En résumé, la famille Renault se lance dans une démarche d'une audace rarement égalée : elle prétend à une indemnisation astronomique pour "nationalisation abusive" alors même qu'à la Libération la nationalisation de ses usines, à titre de sanction pour l'attitude collaboratrice du célèbre constructeur, avait été assortie d'une convention qui permettait aux héritiers de conserver des sommes fort coquettes provenant des relations de l'entreprise avec l'ennemi.