«A chaque fois que Kertész déclenche, je sens son cœur battre» (Henri Cartier-Bresson).
Si le cœur de André Kertész s'est arrêté il y a exactement vingt-cinq ans, son œuvre traverse le temps et prend toute sa place. La longue rétrospective que lui consacre le Jeu de Paume vient nous le rappeler, mettant en lumière (tamisée, pour protéger les documents) soixante-dix ans de carrière de ce grand photographe, à propos duquel Roland Barthes évoquait la possibilité d'une «photographie pensive».