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Face à la désertification intellectuelle : contrer Terra Nova

La gauche socialiste et ses fronts (de gauche ou national) ont une idée fixe : réindustraliser la France. Quelle bonne idée !
Et quand c'est un think tank qui aligne des chiffres dans la très sérieuse Revue Parlementaire, on peut légitimement s'attendre à une démonstration sérieuse de l'intérêt de revenir à ce qui a été rejeté en 1968.

Helas, Terra Nova accumule les erreurs et approximations.

Commençons par la question d'introduction, faussement rhétorique, vraiment naïve. "La France est-elle sur le point de devenir un désert industriel ?". Terra Nova n'ignore pas que la densité de population actuelle ou la densité économique passée en France n'est pas comparable à ce que nous trouvons de l'autre coté du Rhin. le terme de devenir n'est donc pas approprié. La France a systématiquement suivi un autre modèle. L'attachement fétichiste à la PAC n'est qu'une illustration de cet autre usage de l'espace que nous préférons.

Ensuite, la part de l’industrie manufacturière dans la valeur ajoutée marchande en déclin. Terra Nova ne nous fera pas croire que leurs brillants analystes confondent valeur relative et valeur absolue. La valeur ajoutée marchande ayant augmenté, l'industrie manufacturière n'a pas connu de déclin absolu.


Poursuivons sur la situation soit disante pan-Européenne de cet effrondrement de l'industrie : un coup d'oeil aux statistiques de notre voisin Suisse montre que ce constat est faux. En 2008, 26% du PIB de Romandie était lié à l'industrie.

Terra Nova enchaine alors sur la politique de compétitivité prix, préalable au succès de l'industrie allemande. C'est ignorer que les produits allemands sont toujours plus chers que leurs concurrents étrangers, français notamment. Terra Nova pourra consulter les catalogues des constructeurs automobiles pour constater qu'une Audi TT 1.8 de 160 chevaux se vend 32.560 euros en France contre 28.400 euros pour la Peugeot RCZ équivalente (1.6 THP de 156 chevaux). C'est bien parce que les produits allemands ont développé une compétitivité hors prix qu'ils se vendent.

Du coup, on comprend comment on arrive au contresens qui réside dans l'affirmation suivante :" L’objectif de toute politique économique, c’est la croissance". La croissance n'est pas un objectif d'une politique économique, c'est la conséquence d'une politique qui ne doit avoir pour seul but que de créer un cadre favorable à l'émergence des entrepreneurs et des opportunités d'entreprendre.

Passons sur le fait que le Canada (34 millions d'habitants et deuxième superficie au monde derrière la Russie) soit qualifié de "petit pays".

Notons plutot la confusion : Terra Nova confond l'Allemagne et les entreprises allemandes. Deutz (Rhénan, leader sur le marché des moteurs diesel pour bateaux), Audi (bavarois), Heidelberger Drucksmaschinen (Hesse, leader sur le marché des machines à imprimer), Nivea (hambourgeois, leader sur le marché des cosmétiques), Porsche (souabe, leader sur le marché des voitures de sport), SAP (souabe, leader sur le marché des progiciels de gestion) ne sont ni des entreprises allemandes ni des sociétés bénéficiant d'une quelconque aide du gouvernement allemand, ce sont des entreprises de leur région, avec une expertise particulière.

Du coup, on comprend bien une des différences entre la France et l'Allemagne. Les élites françaises, bien formées, bien connectées, intelligentes et ayant accès aux capitaux, ne vont ni se risquer à aller créer une obscure PME (exception : Michel Noir, de manière involontaire) ni conseiller leurs enfants de quitter l'ENA pour créer le futur Dell ou le futur Microsoft. Du coup, seul l'Etat peut, dans l'esprit des élites ultra-étatiques, diriger la politique industrielle. Problème : l'innovation, chose bien distincte du process de développement, émerge rarement des cabinets ministériels. On peut du coup, continuer à réver du retour des cheminées qui fument. Pas sur que la croissance y soit même gagnante.

Tous les commentaires

11/04/2011, 12:43 | Par ACNM

NB : l'affirmation d'un PIB/hab supérieur en France par rapport à celui en Allemagne ne semble pas se vérifier dans les chiffres ?

 

https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/gm.html

https://www.cia.gov/library/publications/the-world-factbook/geos/fr.html

11/04/2011, 14:09 | Par JoëlMartin

"La France est-elle sur le point de devenir un désert industriel ? [...]. le terme de devenir n'est donc pas approprié. [...]."

Autrement dit, la France ne peut pas devenir un désert industriel: elle l'a toujours été.

Bref, tout le monde a rêvé sauf les brillants cerveaux alternolobérultranéocons-servateurs.

Il n'y a jamais eu de sidérurgie en France. Ceux qui disent qu'elle a été systématiquement cassée ont rêvé.

Il n'y a jamais eu d'industrie automobile en France. Donc ceux qui prétendent que les trois-quarts des Renault commercialisées en France sont assemblées hors l'Hexagone alors que naguère, elles y étaient toutes construites, ont rêvé. On n'a pas pu désespérer Billancourt puisque on n'a jamais construit de voiture à Billancourt.

Il n'y a jamais eu d'industrie textile en France, c'est bien connu.

Il n'y a jamais eu ni Lipp, ni Moulinex, ni Continental, ni aucun de ces foyers du syndicalisme défenseur systématique de feignants salariés parasites improductifs socialo-gaucho-communistes qui profitaient toute honte bue de plantureux émoluements scandaleusement élevés face aux salaires de misère des patrons délocalisateurs...

Article après article, ACNM montre qu'il est dans une sorte de nuée ultralibérale hallucinogène qui le déconnecte complètement de la réalité des faits.

L'ultralibéralisme est une drogue dure.

Mais ce sont les plus démunis qui en subissent la dureté.

 

12/04/2011, 14:15 | Par liz sallander en réponse au commentaire de JoëlMartin le 11/04/2011 à 14:09

Tout à fait d’accord avec vous et cela me gêne d’autant plus , que le lecteur de Mediapart est orienté ostensiblement vers ce billet , de part sa position de tête sur la première page du journal.

cordialement

12/04/2011, 14:19 | Par ACNM en réponse au commentaire de liz sallander le 12/04/2011 à 14:15

donc, parce que ce billet a été ecrit par un libéral, DONC vous allez etre renforcée dans votre possible conviction que seul l'Etat, en France, créera les Audi, Heideldruck, Bosch français ?

12/04/2011, 14:22 | Par ACNM en réponse au commentaire de ACNM le 12/04/2011 à 14:19

je vous invite quand meme à lire trois lignes plus bas "(d'habitude, ca ne sert à rien de répondre à Joel Martin. Cependant, pour une fois, ses remarques sont pertinentes. Elles sont celles que tous ceux qui regardent la TV se posent. ")

 

il ne faut pas nier les difficultés de l'économie française, certes, mais

1. est ce que ca autorise Terra Nova à pondre une analyse aussi pauvre

2. est ce que ca empeche de se demander pourquoi on a pas de PME industrielles chez nous ?

3. est ce qu on ne eut pas, aussi, se demander si les francais veulent des PME industrielles chez eux, et non pas plutot une economie du service ? auquel cas c'est encore autre chose.

12/04/2011, 22:57 | Par ericcrl en réponse au commentaire de ACNM le 12/04/2011 à 14:22

Est-ce qu'un élément de réponse sur l'absence de PME industrielles en France ne serait pas aussi (surtout?) liée à l'attitude des grands groupes français (EDF, Total, Bouygues etc etc) qui ne veulent surtout pas voir une quelconque concurrence émerger ou leur faire de l'ombre? Personne ne déteste plus la concurrence "libre et non faussée", n'est-ce pas, que ces groupes. Leurs exigence envers les PME sous traitantes(délais, prix, paiement... voir l'automobile) n'aboutissent-elles pas à étouffer ces dernières? Les politiques de rachat ou d'absoption des possibles activités concurrentes n'ont-elles pas le même effet?

Voir EDF avec EDF-énergie nouvelles par ex? Pourquoi doit-on importer nos éoliennes d'Espagne ou d'Allemagne, idem pour les panneau solaires qui viennent de Chine ou d'Allemagne?

L'Etat centralisé n'est peut être pas responsable de tout. Et ce ne sont pas des opérateurs privés qui auraient pu créer un groupe comme Airbus, même si celui ci est aujourd'hui privé. Le rôle de l'Etat n'a peut-être pas toujours été néfaste...

 

 

 

11/04/2011, 14:53 | Par Emmanuel Esliard

Qu'est ce qui a été rejeté en 1968 ?

 

11/04/2011, 15:38 | Par ACNM en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 11/04/2011 à 14:53

le fordisme et le taylorisme, base de la croissance de la productivité industrielle des années 20 aux années 70.

11/04/2011, 16:07 | Par ACNM

d'habitude, ca ne sert à rien de répondre à Joel Martin. Cependant, pour une fois, ses remarques sont pertinentes. Elles sont celles que tous ceux qui regardent la TV se posent.

Il n'y a jamais eu de sidérurgie en France. Ceux qui disent qu'elle a été systématiquement cassée ont rêvé.

==> production d'acier en France en 1960 : 17 millions de tonnes

http://tel.archives-ouvertes.fr/docs/00/44/23/32/PDF/These_FBerger2000_France_All_acier.pdf

en 2007 : 19.2 millions de tonnes , en France toujours

http://www.usinenouvelle.com/article/production-d-acier-en-baisse-de-3-en-france-en-2007.N22436

 

Il n'y a jamais eu d'industrie automobile en France. Donc ceux qui prétendent que les trois-quarts des Renault commercialisées en France sont assemblées hors l'Hexagone alors que naguère, elles y étaient toutes construites, ont rêvé.

==> nombre de marques françaises auto dans les années 50 : innombrables (Peugeot, Simca, Hotchkiss, Renault, Panhard, Citroen, Bugatti, Delage, etc...

174 305 immatriculations en 1950. L'auto est un produit de riche.

 

marques françaises en 2010 : 3, dont la moitié produite à l'étranger. Mais Toyota (japonais) a sa plus grande usine hors Japon à Valenciennes, et Smart (allemand) est implantée en Lorraine . 2 251 736 voitures particulières neuves ont été immatriculées en France au cours de l'année 2010.

 

Il n'y a jamais eu d'industrie textile en France, c'est bien connu.

 

==> années 90 : le dynamisme du Sentier, et ses marques comme Naf Naf, Chevignon, la City, etc. L'industrie textile est devenue du marketing, avec des emplois qualifiés de logisticien, de marketeur, etc

 

Il n'y a jamais eu ni Lipp, ni Moulinex, ni Continental

==> En 2011 il y a Ubisoft

 

la nostalgie des années 50, de ses bidonvilles à Nanterre, de ses femmes à la maison, de son inflation galopante, de la salle de bain comme bien de luxe, ne ramenera pas d'emplois en France.

11/04/2011, 22:17 | Par TakuanSoho

J'ai un peu de mal à comprendre ACNM.

Le libéralisme a conduit le monde au bord de la destruction et l'ultra-libéralisme est en train de faire le dernier pas ...

Et la solution serait ... l'ultra-libéralisme !

Etonnant comme disait Desproges.

11/04/2011, 22:41 | Par Oliv92 en réponse au commentaire de TakuanSoho le 11/04/2011 à 22:17

Pour une fois, je suis d'accord avec ACNM... et l'article de Terra Nova est vraiment très léger. On croirait un article du Monde, alignant les poncifs et les approximations.

Et, dans sa réponse, ACNM n'évoque pas du tout le libéralisme.

100% d'accord avec son analyse des entreprises "régionales" devenues championnes internationales. La réussite de l'Allemagne est avant tout due à son fédéralisme.

12/04/2011, 10:31 | Par TakuanSoho en réponse au commentaire de Oliv92 le 11/04/2011 à 22:41

La France aussi a des régions.

Mais étranglée par un pouvoir central omniprésent !

Débarrasons d'abord la France d'une présidence inutile et redémocratisons ce pays ...

 

12/04/2011, 14:24 | Par ACNM en réponse au commentaire de TakuanSoho le 12/04/2011 à 10:31

je suis content que vous arriviez à cette conclusion d'une nécessaire decentralisation + application du principe de subsidiarité, Takuan Soho, peut etre que ca vous permet de vous rendre compte que les libéraux, ca n'est pas ce qu'en disent les socialistes, ce sont des gens qui, dans les grandes lignes, pensent qu'il vaut mieux qu'un homme ou une femme politique au niveau ministériel ne fasse rien au niveau économique, afin justement de laisser l'initiative aux gens de terrains (élus locaux, entrepreneurs)

01/08/2011, 12:33 | Par guydufau en réponse au commentaire de Oliv92 le 11/04/2011 à 22:41

Quelle connerie que d'opposer ACNM et Terra Nova ! On ne sait pas lequel des deux est le plus libéral.

01/08/2011, 16:29 | Par ACNM en réponse au commentaire de guydufau le 01/08/2011 à 12:33

1. restez poli :-)

2. depuis quand Terra Nova se definit comme libéral ?

18/04/2011, 12:41 | Par salluste en réponse au commentaire de TakuanSoho le 11/04/2011 à 22:17

On est pas dans le libéralisme en ce moment mais dans une sorte de socialisme dont le profit est réservé aux banquiers aux fonctionnaires et aux retraités ...

Hé oui c'est en train de s'effondrer ! L'écroulement de l'Etat Français interventionniste est le préalable indispensable à une reprise de l'économie sur des bases saines. C'est ce qui sur le point de se produire, parfois l'histoire fait des cadeaux !

11/04/2011, 22:39 | Par GUY BERTRAND

BOF!ACNM n'est qu'un doctrinaire,qui vend son idéologie ,a bout de souffle ,discréditée,usée !!! pour ce faire , il manipule l'histoire, les faits, pour faire coller le tout à sa religion!!!! du vent , le don QUICHOTE et ses moulins!!!!

12/04/2011, 00:32 | Par ACNM en réponse au commentaire de GUY BERTRAND le 11/04/2011 à 22:39

est ce que vous pourriez preciser ??

12/04/2011, 11:42 | Par Emmanuel Esliard

Sur l'industrie, vous prenez les chiffres qui vous arrangent !

La production d'acier était égale à 27 millions de tonnes en 1974, 35% de plus qu'aujourd'hui !

Les entreprises délocalisées, c'est juste dans les films ! L'abandon de la machine-outil, rêve de vieux décrépis sans doute ? Et je pourrais multiplier les exemples, et si un jour on arrête de vendre du vent, le marketing pourrait stopper son ignoble racket ! Que feront tous ces parasites ?

Parce-que les choses vont changer, la relocalisation des productions est un phénomène qui commence et qui va s'amplifier dans les années à venir, les circuits courts deviendront une règle.

Le problème avec vous ACNM, c'est que cela ne vous dérange pas, sans doute en bon libéral, de dire une chose et son contraire. Si vous examinez les courbes de la production industrielle (plus exactement de leur part dans le PIB de chaque pays) en Europe (et aux USA) depuis le début des années 60, vous vous apercevez qu'elles tendent à diminuer dans les mêmes proportions, dans tous les pays industrialisés, et il est plutôt surprenant de constater que le pays qui a le mieux résisté à l'érosion de son industrie est l'Italie, pas l'Allemagne !

 

12/04/2011, 12:15 | Par ACNM en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 12/04/2011 à 11:42

bonjour Emmanuel Esliard, et merci de votre feedback.

 

FAITS

Qui a nié les délocalisations ? Au contraire, elles ont eu une certaine logique, dont, rappelons le, l'ensemble des consommateurs occidentaux, dont vous même puisque vous utilisez un ordinateur, a bénéficié.

 

Sur les tonnes d'acier : tres juste. Maintenant, quel est ce passion pour la plus grosse production d'acier produite ? Vous direz : celle relative au fait de mettre les gens au travail. Mais ne pensez vous pas que ce qui compte, c'est le pouvoir d'achat des gens ?

je cite l'IFP

- Avec une heure de Smic, on peut acheter 4,5 litres d’essence en mai 2008, contre 3 litres en 1974″.

- En 1983 et en 1985, l’heure de Smic valait 3,8 litres, en 1995, elle valait 5,2 litres, précise ainsi l’institut.

- Mais la tendance s’est inversée à partir de 2001, année pendant laquelle on pouvait acheter 5,1 litres avec un Smic. En mai 2008, on ne pouvait acheter que 4,5 litres avec un Smic.

 

idem pour quasiment tout sauf le logement, hors équipement de ce dernier.

 

sur la relocalisation, je suis d'accord avec vous.

 

Sur l'Italie, je n'ai pas les chiffres.

 

CONCLUSION IDEOLOGIQUE

 

En effet, on pourrait mettre tout le monde au travail, demain. Il suffit pour cela de diminuer la part des services non parcellisables dans l'économie (journaliste, responsable marketing, webmaster, enseignant, commercial), au profit d'activités et d'emplois parcellisables et pointables (ouvrier dans la sidérurgie ou dans le textile, fort des Halles, pointeur des Lilas, télémarketeur, caissier) et de diviser strictement le nombre d'heures à travailler par le nombre de gens, de préférence en centralisant la gestion de l'ensemble de l'économie au niveau d'un Politburo unique) . Pour que ca marche, il faut

- empecher les gains de productivité (pas de machines ou d'automatisation)

- forcer les recalcitrants à prendre les emplois decidés d'en haut

- couper les importations, d'Allemagne notamment, pour controler la devise et donc limiter la perte de pouvoir d'achat.

Ca ressemble sincerement à ce que l'URSS a tenté, avec une bonne intention.

 

12/04/2011, 17:46 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de ACNM le 12/04/2011 à 12:15

La production d'acier, c'est vous qui en parlez ! Donc, je donne des précisions, qui contredisent ce que vous vouliez montrer !

Question pouvoir d'achat, se servir du prix de l'essence n'est guère sérieux !

Il est curieux de constater quand on examine les chiffres qu'en pouvoir d'achat, 1000 F en 1970 équivalent 1000 € en 2008, que le salaire mensuel moyen en 1970 s'élevait à 1338 F et 2068 € en 2008 ! Cela évidemment pour un temps plein, alors que de nos jours, les temps partiels sont légion, sans parler des chômeurs, quasi inexistants en 1970.

Pendant que les salaires à temps plein augmentaient d'un peu plus de 50 %, le PIB par habitant en monnaie constante s'envolait de 106 % !

Ce différentiel du simple au double illustre l'évolution particulièrement néfaste, du partage des richesses dans l'économie française, principalement au cours des trente dernières années.

Votre conclusion fantaisiste, n'apporte de ma part aucune remarque, étant donné que cela mérite de sérieux et longs développements, à partir de la relocalisation, de la définition des priorités, de la réorientation de l'agriculture, de la décentralisation des décisions concrètes, etc ... !

 

15/04/2011, 19:35 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 12/04/2011 à 17:46

Pour la comparaison de salaires, la plus grosse différence est que moins de femmes travaillaient en 1970. Il faut donc parler du revenu des ménages.

La question du chômage en en découle. Le pb aujourd'hui est la différence entre les ménages avec deux salaires, ceux avec un seul salaire, et ceux avec les seules prestations sociales.

La conséquence est de modifier la hiérarchie sociale qui était plus stricte dans les années 70, et qui est confuse aujourd'hui. (voir les pyramides sociales illustrant le dernier billet de mon blog de médiapart).

Les moyennes des salaires ne veulent plus rien dire, à supposer que cela ait jamais signifié autre chose qu'un rapport avec l'inflation (et des difficultés pour ceux qui sont au dessous de la moyenne).

15/04/2011, 19:52 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 15/04/2011 à 19:35

La question du chômage découle de quoi ?

Vous oubliez qu'en 1970, la grande majorité des salariés travaillait avant 20 ans et que les jeunes gens effectuaient un service militaire de 14 mois !

D'accord pour la hiérarchie sociale, mais les moyennes de salaire ont toujours eu leur importance, surtout pour les salariés !

 

16/04/2011, 13:35 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 15/04/2011 à 19:52

Ce que je dis est que la moyenne des salaires n'a pas d'importance (ce qui a du sens serait plutot les moyennes par tranche de toute façon) du fait que ce qui est important est le revenu des ménages (avec la différence du travail des femmes par rapport à l'époque 70 qui est la seule vraie grosse différence).

Pour l'âge, je n'oublie rien (spécialement ça), d'autant qu'à l'époque les pauvres (surtout) mouraient plus jeunes (la retraite était une fiction).

Beaucoup de nos catégories sont fausses, spécialement dans le cadre des comparaisons entre époques ou entre pays.

16/04/2011, 15:49 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 16/04/2011 à 13:35

La retraite n'était pas une fiction dans les années 60/70, mis à part ceux qui subissaient des maladies professionnelles comme les silicosés ! Les guerres du vingtième siècle faussent les résultats, et ceux qui y ont réchappé ont eu une durée de vie assez proche de celles de nos contemporains.

Ne pas oublier également, que ce qui donnait jadis les énormes différences avec l'espérance de vie actuelle, c'était la mortalité infantile et celle des femmes en couche.

 

17/04/2011, 15:03 | Par ACNM en réponse au commentaire de Emmanuel Esliard le 16/04/2011 à 15:49

c est normal, il y avait beaucoup de cotisants en proportion des ayant droit

13/04/2011, 15:46 | Par Michel P.

@ ACNM

Entièrement d'accord avec vous. Tant que la France sera dirigée par Sarkozy et le plus con de ses conseillers Henri Guaino, nous resterons dans cette ligne économique étatique digne des dirigeants de l'ex URSS. Seules les initiatives d'ordre libéral permettrons de retrouver une France industrielle qui avec le retard actuellement pris sera en place au niveau de 2007 seulement en 2013. Alors ce n'est pas pour demain. C'est le seul "satisfecit" que je donne à Jospin lorsqu'il disait mais pas pour les mêmes raisons "L'Etat ne peut pas tout."

14/04/2011, 02:27 | Par ACNM en réponse au commentaire de Michel P. le 13/04/2011 à 15:46

merci Michel !

15/04/2011, 19:43 | Par Jacques Bolo en réponse au commentaire de ACNM le 14/04/2011 à 02:27

En fait, le pb n'est pas l'Etat, mais l'étatisme (dans ses variantes: colbertisme, bonapartisme, socialisme, fascisme). Car cela correspond précisément à la prétention à régenter l'économie par des individus bien concrets qui prétendent détenir toute la légitimité.

De ce point de vue, on peut considérer qu'il s'agit du fascisme comme système cognitif en cela que cela concerne le fait que les républicains n'ont pas compris ce qu'était le libéralisme (bon, les libéraux non plus la plupart du temps).

15/04/2011, 19:54 | Par Emmanuel Esliard en réponse au commentaire de Jacques Bolo le 15/04/2011 à 19:43

Plutôt d'accord avec votre analyse !

 

01/08/2011, 12:42 | Par guydufau en réponse au commentaire de ACNM le 14/04/2011 à 02:27

ACNM et Michel peuvent se congratuler, asinus asimum fricat

L'âne frotte l'âne, se dit de deux personnes qui s'adessent mutuellement des éloges outrés.

Petit Larousse

16/04/2011, 10:33 | Par junon moneta

J'apporte mon soutien à... ACNM.

Et je recommande...

Comment se fait-il que l'édition TERRA NOVA apparaisse systématiquement comme le "Top du top des Editions à voir" (au même niveau que "Les invités de MDP"?

C'est cela qui est choquant car, en fait, regardez bien, personne ne lit ni ne recommande leurs billets... parce que les MEDIAPARTICIPANTS ne sont pas idiots : ils ont tout compris!!!!!!

Cordialement,

JM / ALTER-EUROPA

 

17/04/2011, 15:04 | Par ACNM en réponse au commentaire de junon moneta le 16/04/2011 à 10:33

merci bcp, Junon Moneta !

18/04/2011, 13:29 | Par salluste en réponse au commentaire de junon moneta le 16/04/2011 à 10:33

Bien d'accord avec toi Junon Moneta mais ils faut comprendre que ce sont les gens de Terra Nova: ils sont plus qualifiés que nous (en fait non !) et ils ont de bonnes idées (en fait non !) et ce sont des hauts fonctionnaires et des économistes de cours (en fait oui !). Deux mensonges qui font une véritée ....

Au plaisir des contreverses que nous aurons à l'avenir !

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