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Le PS plus bas que terre...

Le PS est en « pleine convalescence », clamait sur le plateau du grand journal, Arnaud Montebourg.


 C’est le silence au parti socialiste. Les égos surdimensionnés se font moins remarquer, les batailles entre présidentiables sont moins visibles.

Il n’empêche pourtant que ce parti dérive, et cela uniquement par sa faute.

Que l’on accuse Sarkozy de « piquer » les vedettes de gauche (pour ne pas dire de droite) au parti, pouvait expliquer l’incohérence qui régnait à Solferino.


Mais lorsque le PS a le pouvoir de remonter la pente, il préfère lâcher les freins et foncer dans le mur.

En effet, beaucoup de militants attendaient au tournant la première secrétaire sur le célèbre et consternant cas, celui de George Frêche. Pourtant, cela n’a pas empêché les cadres du parti, à l’exception de quelques uns, d’accepter que ce personnage qui ne vaut pas mieux qu’un Le Pen, se présente sur la liste de gauche aux élections régionales.


Le problème est que cette décision ou cette absence de décision est un symbole.

Symbole de la déroute idéologique du PS. Symbole d’un parti qui ne sait pas choisir, décider, ni proposer. Avant peut-être aurait-il eu le courage d’exclure Frêche à jamais et d’accepter de perdre des militants assez stupides pour soutenir un homme à la prose toujours arrogante et constamment raciste.


Mais non, Martine Aubry justifie cela en mettant en avant le choix des militants : « Georges Frêche a été un très grand maire de Montpellier », et d’ajouter : « Je vous tiens le discours que nous avons décidé collectivement de tenir » en concluant que la solution choisie serait la plus favorable à une victoire régionale. 


 


N’a-t-elle pas honte ?

Vouloir gagner à tout prix, au prix de l’intolérance et de la discrimination.

Ce parti ne sait plus quoi faire, les cadres qui le dirigent non plus, le PS n’est que l’expression d’une simple et triste schizophrénie.

Accepter cette candidature, c’est renier son idéologie (existe-t-elle encore ?), cracher sur ses valeurs. C’est aussi donner beaucoup, beaucoup d’arguments à la droite qui ne cesse depuis peu de rétorquer à toute critique sur la politique d’immigration, que la présentation de Frêche est bien pire que de renvoyer des sans-papiers dans un pays en guerre.


Cette schizophrénie se retrouve pour le cas de Julien Dray.

Cet homme que l’on ne sait toujours pas coupable, mais que l’on croit de plus en plus innocent va en effet recevoir un simple rappel à la loi par le procureur.

Le PS pensait pouvoir l’évincer sans difficulté, et tourner le dos, dans le même temps, à la présomption d’innocence. Mais non, Dray et ses amis sont obstinés à obtenir les listes d’Essonne, obstinés à ridiculiser un parti, le mettre face à sa bêtise et son incohérence.


Ces décisions sont des symboles…

Préférer gagner les régionales avec un homme qui prétend qu’il « y a trop de noirs dans l’équipe de France », que « les harkis sont des sous-hommes », ou que les électeurs du Tiers monde « sont des esclaves », veut tout dire. Le PS ne sait plus ce qu’il est, divague entre la sociale démocratie, le libéralisme ou le protectionnisme.

Evincer un homme qui n’est toujours pas coupable comme Julien Dray, cela fait peur. Peur de voir la facilité qu’ils ont de ne rien dire pour Frêche, et de décider pour Dray.


Ce parti n’est que contradictions…

Comment ignorer cette pathologie qui ronge de plus en plus le parti quand on analyse le rôle de certains. Le rôle du la porte-parole par exemple.

Benoît Hamon prétendait, lorsqu’Acturevue l’a interviewé, que le PS avait « une ligne claire », une ligne « à gauche ». Il exigeait aussi à l’époque la démission d’Hortefeux pour ses propos racistes quand il pardonnait ceux de Manuel Valls.


Que pense-t-il aujourd’hui ?

Le PS est-il toujours à gauche ? Quand son ami Valls voudrait renvoyer des militaires en Afghanistan, alors même que la droite ne va pas aussi loin.

Quand Aubry est prête à tout pour gagner des élections au prix de tuer l’identité (peut-être déjà morte) du parti ?

Être porte-parole, c’est faire des compromis, comme le disait si bien Hamon : « Lorsque je ne suis pas d’accord, je ferme ma gueule ». Mais cela a des limites.


Le PS, en ne décidant pas une ligne claire et précise, s’affaiblit de plus en plus, se décrédibilise et se perd.

Peut-être que cette ligne est établie pour gagner les élections régionales.Il faut espérer alors, qu’ils les perdront.

Pour qu’ils comprennent enfin que les principes, et les valeurs d’antan ne sont pas aussi faciles à ignorer, à bafouer, qu’ils le pensent.

 

D.Perrotin

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Des info "fraiches" de l'autre gauche en languedoc  y compris de certains socialistes...à suivre

Communiqué du FRONT DE GAUCHE en Languedoc Roussillon 18 – 12 Ce vendredi  18 décembre  le Front de gauche tenait une conférence de presse pour faire le point sur la constitution d’une liste unitaire de la gauche de transformation sociale. Représentait le Front de Gauche René REVOL, pressenti pour être tête de liste, François LIBERTI, représentant le PCF, Soizik NOEL, représentant le PG, Christian CAUSSE, représentant la Gauche Unitaire, Waldeck MOREAU, représentant le M’PEP. Etaient conviés également à s’exprimer à cette conférence de presse Paul ALLIES, conseiller régional sortant, membre de la direction nationale du PS et Hélène GASC-RATINET, conseillère municipale PS de Béziers. Ces derniers, tout en précisant qu’ils n’étaient pas encore engagés à cette étape dans la liste,  ont exprimé leur intérêt pour la démarche de rassemblement initié par le Front de Gauche avec qui ils partagent la nécessité de construire une liste de rassemblement alternative à celle de Georges Frêche pour pouvoir conserver la région à gauche tout en s’opposant au renouvellement de la présidence sortante.

Pour que les choses soient claires voici la déclaration liminaire que René REVOL a fait au nom du Front de Gauche

« Nos partenaires du PCF ont proposé nationalement en accord avec les responsables régionaux que je sois désigné comme tête de liste sur la Région Languedoc Roussillon sur la liste de rassemblement initiée par le Front de Gauche. Le Parti de Gauche et les autres partenaires ont accepté cette proposition. Je suis très honoré de la confiance qu’ils me font et je ferai tout pour être à la hauteur de la mission qu’ils me confient. Et ceux qui me connaissent  savent que je me sens plus comme  l’animateur d’une équipe avec François et tous mes amis, que comme un chef. La rupture avec les dérives présidentialistes qui dominent la vie politique, particulièrement au Conseil Régional, commencera par le caractère collectif de notre campagne. Les accords nationaux sont en train de se boucler : nous avons reçu ce matin la déclaration nationale qui scelle l’accord entre un arc large de forces politiques (texte joint) et les arbitrages sur les différentes régions et départements seront achevés d’ici quelques heures.    

Nous avons dans cette élection régionale une responsabilité particulière.

D’abord nous devons infliger une défaite nette aux représentants locaux du gouvernement de Sarkozy qui détruit jour après jour tous les fondements du pacte social et républicain établis en France depuis le Conseil National de la Résistance; cette politique porte atteinte aux conditions d’emploi et de vie de nos concitoyens. Cela a des conséquences très concrètes dans notre Région et notre campagne donnera la parole aux acteurs sociaux mobilisés contre cette politique inique. A commencer par toute à l’heure où je vous invite à participer au rassemblement organisé par le Réseau Education sans frontière à deux pas de cette salle. Notre adversaire est l’UMP et la liste de Mr Couderc qui n’a pas attendu l’initiative nauséabonde sur l’identité nationale de messieurs Sarkozy et Besson pour gouverner la région avec le Front National. Les citoyens de cette région s’en souviennent et nous ne cesserons pas de lui rappeler ce passé compromettant.

Mais pour battre la droite, il faut changer la gauche. Dans ce pays, la gauche est malade, malade d’avoir accompagné le libéralisme débridé de la mondialisation capitaliste qui nous a amené à la crise actuelle, dont on voit bien ces jours ci que les puissances économiques et politiques qui dirigent le monde ne veulent rien y changer. Dans cette région, il y a plus : la gauche telle qu’elle est représentée par la présidence sortante de la région a atteint un degré avancé de décomposition politique et morale. Il revient à la gauche de transformation sociale pour mobiliser le peuple sur les valeurs fondatrices de justice sociale et droits fondamentaux de l’homme qui fondent la gauche historique de ce pays. Tourner la page la page de la Présidence actuelle en gagnant à gauche la région, tel est notre objectif.  

Pour cela nous portons une ambition unitaire. Au-delà des forces déjà rassemblées ici ou dans l’appel national nous souhaitons vivement passer un accord avec le NPA dans cette région pour que la gauche de transformation sociale assume unie l’enjeu des élections régionales en LR.  Vous avez pris connaissance de la proposition publique qui a été faite au NPA  en réponse à leurs demandes explicites :  d’une part en places sur la liste ( 15 places sur les 77 de la liste régionale avec la 1ère, 2ème et 3 ème place dans les trois départements les plus peuplés) et d’autre part sur le second tour : nous nous battons pour gagner et donc avoir le maximum de voix au premier tour de manière à pouvoir réaliser un rassemblement  majoritaire avec les autres  listes de gauche sans Frêche au second tour et nous savons que cela peut être atteint si nous sommes unis ;  nous affirmons en même temps notre refus de gouverner avec Georges Frêcheet de présenter en toutes circonstances un candidat contre lui s’il se présente au poste de Président, et en même temps nous affirmons ce qui a été toujours une ligne de conduite à gauche : en fonction des résultats du premier tour, les électeurs étant les seuls juges , nous ne ferons rien qui puisse aider au retour de la droite.  

Nous en appelons en conséquence à toutes les forces de gauche qui accepteraient de construire avec nous une alternative à gauche dans cette région. C’est le sens de  la présence de Paul Alliès qui nous dira en quoi il est intéressé par notre démarche. Notre discussion fraternelle est publique et nous en faisons les témoins. A ce jour il n’est pas engagé dans notre liste mais déclare son intérêt. Nous trouvons judicieux de mener ce débat publiquement, comme nous le ferions avec toute autre organisation ou personnalité.

Notre liste sera en toute hypothèse composée d’une part de toutes les forces politiques qui auront construit ensemble cette alternative politique appuyé sur un programme clair de rupture avec la mondialisation capitaliste, mais aussi de représentants de la société mobilisée, du mouvement social, de représentants de mobilisations citoyennes, de personnalités de la société civile qui ont mené des combats notamment pour le service public, intellectuels, professeurs de médecine …

Nous aurons l’occasion dans le débat de commencer à vous présenter des axes de campagne porteurs d’une autre conception de la politique régionale et de l’aménagement du territoire. »

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