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Une polémique peut en cacher une autre

Les polémiques s’enchaînent et ne se ressemblent pas.

 

Il n’y a rien de mieux pour un gouvernement, que d’avoir des histoires qui suscitent effroi et indignation pour pouvoir masquer l’inactivité politique du pays, les mesures hypocrites et les chiffres du chômage ou de la croissance toujours aussi mauvais.

 

Nous n’avons même plus le temps d’apprécier la justesse de ces mille et une histoires.

Il y a eu la vidéo raciste d’Hortefeux, l’affaire des tricheries au sein du P.S, l’affaire Polanski, l’affaire Mittérand. Et maintenant l’affaire Jean Sarkozy.

 

Et demain ?

Le problème de ces petits scandales, c’est qu’ils suscitent un débat superficiel. Jamais nous n’avons eu de véritables conclusions, de solutions ou de réponses à ces affaires qui ont ému la population.

Il est en effet déplorable de constater que tout ceci a, par exemple ,permis à Brice Hortefeux de faire oublier ses propos sur les « problèmes » que peuvent créer les arabes alors que sa démission devrait être encore d’actualité.

 

Mais non, les médias, la population sont des gens impatients et gourmands de scandales.

L’affaire Polanski les a donc rassasiés un moment, jusqu’à se lasser et enchaîner sur la soi-disant affaire Mittérand et ses écrits pour le moins tendancieux.

 

À ce moment aussi, les réactions sont effarantes.

 

Au début c’est le scoop du FN, Marine Le pen met K.O Mittérand et le gouvernement, le P.S avec Hamon lui emboîte le pas et exige la démission du neveu du grand Mitterand.

Puis revirement de situation.

Mitterand est défendu de toutes parts, c’est un artiste incompris, qui a eu le courage de confesser sa vie sexuelle à des milliers de personnes. Benoît Hamon est lynché de toutes parts pour avoir suivi aveuglement le P.S et exigé la démission du poète.

 

Mais quel est le rapport ?

Je pense en effet que l’on a voulu tromper les gens, créer d’autres polémiques pour ne pas justifier l’injustifiable.

 

Oui, Mitterand doit démissionner !

Non pas parce qu’il fait part de ses « dégueulasseries sexuelles » dont on se fout éperdument (en tout cas chez Acturevue), mais parce qu’il a osé prendre la défense de Roman Polanski en usant d’arguments à la fois stupides et inappropriés. Et aussi, parce que je refuse d’être spectateur d’un gouvernement qui n’hésite plus à s’immiscer dans les affaires judiciaires : qu’elles soient françaises ou étrangères.

 

Cela fait trop longtemps que l’indifférence a éclipsé notre conscience critique.

Est-ce acceptable que Sarkozy clame la culpabilité de Colonna ou des accusés du procès Clearstream avant même leur jugement ? Ces transgressions à répétition de la séparation des pouvoirs sont toujours plus importantes mais de plus en plus banalisées. Eh bien demander que Frédéric Mittérand démissionne, c’est avant tout le refuser et condamner ces dirigeants qui croient pouvoir ignorer tous les principes républicains.

 

Cela est évidemment stupide de mettre en avant le livre de ce dernier pour exiger qu’il quitte le gouvernement, mais, ce qui l’est encore plus, c’est de prétendre que parce que la polémique est née du Front-National, alors il est honteux de récupérer les arguments de ce parti extrémiste.

 

Depuis quand, des gens aussi répugnants que Marine Le pen ou son père auraient le droit de s’emparer d’un sujet sans que personne ne puisse être d’accord avec eux ou ajouter des éléments?

 

Même si, encore une fois, Hamon a fait preuve d’incompétence dans ses propos et ses revendications, ce n’est pas lui qui est honteux, mais ce sont tous ces gens qui le lynchent dans le seul but de faire oublier les erreurs d’Hortefeux, Mitterand, ou autres personnages qui n’ont rien à faire au sein du gouvernement.

 

Les polémiques ne sont que politiques.

 

En vérité, tout le monde se fiche des conséquences que cela peut entraîner.

N’importe qui défend n’importe quoi dès lors que la personne visée appartient à son parti.

Et cela fait accepter n’importe quoi à des milliers de militants. Plus personne ne s’offusque des propos racistes, des magouilles dans un parti, des nomination arbitraires du président; on est même prêts à accepter qu’un jeune de 23 ans, deux fois redoublant, sans aucune expérience d’entreprise, dirige la première place d’affaire d’Europe.

 

Si ce n’est pas consternant d’en arriver là…

 

D.Perrotin

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Tous les commentaires

Je suis bien d'accord avec vous. Nous vivons dans une époque où manipulation et mensonge sont la règle. C'est l'ère du sarkozysme. Un mini-scandale chasse un mini-scandale,et la population assiste médusée,à ce chassé-croisé médiatique...Tout est truqué,tous les dés sont pipés. Et les "intellectuels" tombent aussi dans le panneau !

"Que faire en un gite à moins que l'on ne songe ?" disait Lafontaine... Il faut quitter le gite,ouvrir les fenêtres et respirer. On peut aussi hurler !

"la population assiste médusée" (Vingtras) : ne participe-t-elle pas ?

"les médias, la population sont des gens impatients et gourmands de scandales." (acturevue)

Oui, quand nous sommes consommateurs de spectacles : c'est par là que ce système nous "tient".

 

Merci pour ce billet, très juste.

A propos des commentaires, une remarque.

Le système ne tient personne, c'est la démission, et la lacheté, qui font tout.

Quand on voit qu'on ne peut pas tenir devant un sarkozy et ses sbires, qu'on ne peut pas se révolter contre un quarteron de chefaillons, ou de petits roitelets syndicalistes, on peut gloser sur la collaboration de 1940, et ceux qui ont cédé aux nazis...

Ce sont les gens qui font le système, qu'on cesse de le soutenir, il s'effondre.

On exige la démission de Mitterrand, pas pour sa vie sexuelle, c'est son affaire, mais tout simplement parce que quelqu'un convaincu de tourisme sexuel n'a rien à faire à la tête d'un ministère.

On va nous objecter que si Mitterand se doit d'être irréprochable, en tant que ministre, les autres aussi.

Qu'on veut l'ordre moral.

Tout à fait. C'est bien cela.

C'est bien le minimum que d'exiger la plus haute moralité, l'honnêteté, et le sérieux chez les gens qui sot en charge de notre avenir, et aussi de notre présent.

D'où vient donc que l'équipe de nullités et de menteurs qu'on a à notre tête a pu s'installer?

Parce que le système est complètement dévoyé.

Chirac, successeur d'un menteur, lui même menteur, a laissé la place non pas à un qui dit la vérité mais à encore plus menteur.

Où cela va-t-il s'arrêter?

Avec un Jean Sarkozy?

Même pas qualifié pour faire le secrétariat de l'EPAD, il se retrouve bombardé président de l'organisme, avant de l'être de la France, le tout avec l'approbation pleine et entière de tous les ministres?

Et du patron des patrons Laurence Parisot?

Qu'est-ce que cela signifie?

Simplement que les menteurs sont absolument sans vergogne.

Ils se croient tout permis, et ils osent tout, parce qu'ils ont déjà tout osé, et tout réussi, dans la déliquescence totale de jusqu'à ce qui reste de plus ténu du sens commun.

Douillet vient d'être élu.

Les menteurs parlent d'une victoire pour sarkozy.

Mais Douillet, s'il a l'investiture UMP, vient du sport de haut niveau, pas de la politique, et du meilleur, puisqu'il est champion olympique. On veut l'excellence, c'est normal.

C'est l'anti-politique, le summum de la société civile qu'on appelle avec lui. et la médaille d'or, le meilleur, espérons pour ses électeurs, qu'il sera à la hauteur de ses résultats sportifs, dans son mandat.

Et qui l'a élu?

Même pas 40 % de l'électorat!

Cela veut dire, qu'il est élu avec 52 % des voix de même pas 40% des votants.

Il a la légitimité du système, certainement, et la loi pour lui, ce n'est pas du tout celle du peuple qui ne croit même plus en l'élection.

On est dans le désastre.

Il faut en sortir et renouveler l'ensemble de la classe politique en faisant un immense nettoyage.

Quant aux valeurs qui nous gouvernent, ce sont celles du commerce, où tous les coups sont permis, et seul compte le résultat, et le bénéfice.

Dans l'idée du marchand, peu importe le bien où l'utilité de ce qui est vendu et acheté, ce qui compte, c'est d'avoir le plus de marge possible.

Ce qui est vrai du commerce ne l'est pas de toute la vie des hommes, au contraire.

Les investissements de la vie sociale ne se font jamais dans la recherche d'un bénéfice à court terme. Ils ne se lisent que dans l'histoire, et sur le temps des générations.

Il y a d'autres valeurs, bien plus importantes, et celle du commerce doit y être subordonnée.

Le commerçant plus riche que riche, utilise ses moyens fianciers pour régner, il fait la guerre au sens et à l'intérêt commun, sans arrêt. Il faut la lui rendre.

Il faut l'abattre, le redresser, l'emprisonner, ou l'éliminer de façon à ce que la société, retrouve la normalité de son bon fonctionnement. Parce que aujourd'hui, les commerçants s'approprient le patrimoine public.

Cela suffit.

Redéfinissons les objectifs et les valeurs, et arrêtons le règne du mensonge pour le bénéfice des menteurs.

 

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