Sun.
27
May

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Fermer

Les otages de France 3 en Afghanistan. Réaction de Reporter sans Frontières.

21/02/2010 18:31 AFP Journalistes enlevés

: RSF "consternée" par les propos du général Georgelin, L'association Reporters sans frontières (RSF) s'est déclarée dimanche consternée par les "propos pour le moins déplacés" du chef d'état-major des armées, le général Jean-Louis Georgelin, sur le coût des opérations menées pour rechercher les deux journalistes français enlevés fin décembre en Afghanistan. Pour sa part, la direction de France Télévisions dit s'interroger "sur l'opportunité d'une telle déclaration". "Il n'était pas, jusque-là, dans les habitudes de la France d'évaluer le coût du rapatriement de citoyens français retenus contre leur gré à l'étranger", souligne-t-elle dans un communiqué. Le général Georgelin a révélé que le coût des opérations menées jusqu'à présent s'élevait à plus de 10 millions d'euros. "Je donne le chiffre parce que j'appelle au sens de la responsabiltié des uns et des autres", a-t-il dit dans la matinée lors du "Grand rendez-vous Europe 1/Le Parisien/Aujourd'hui en France". "Nous sommes consternés par ce genre de propos, pour le moins déplacés", assure RSF dans un communiqué. "C'est la troisième fois depuis l'enlèvement de ces deux journalistes que les autorités françaises relancent la polémique, alors même qu'elles ont demandé de faire preuve de discrétion et de retenue. Rappeler encore une fois que les recherches coûtent cher est irrespectueux vis-à-vis des familles et inutile", estime l'association de défense de la presse. La direction du groupe public ajoute que, depuis l'enlèvement, elle-même "et les rédactions de France Télévisions se sont légitimement imposé, en accord avec les autorités françaises, une règle d'absolue discrétion". "Il paraît surprenant que ces mêmes autorités rompent aujourd'hui cette règle de discrétion", s'étonne-t-elle. Pour le Syndicat national des journalistes de France Télévisions, la déclaration du général Georgelin est "obscène". Le SNJ demande au chef d'état-major des armées "de présenter officiellement ses excuses et de revenir à la discrétion demandée à tous dans cette triste et douloureuse affaire". "Alors que le SNJ attend toujours des nouvelles du ministre de la Défense à qui il a demandé rendez-vous la semaine dernière, le syndicat condamne aujourd'hui fermement cette manière dont l'Elysée communique autour de la captivité des journalistes et leurs accompagnateurs", écrit le syndicat dans un communiqué. Le 17 janvier, le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant, avait reconnu que l'enlèvement des deux journalistes avait suscité la colère du président Nicolas Sarkozy, qui a dénoncé à leur propos une "imprudence vraiment coupable". "Ils font courir des risques aussi à beaucoup de nos forces armées, qui du reste sont détournées de leurs missions principales. Je crois que, quand même, le scoop ne doit pas être recherché à tout prix", avait-il ajouté, soulignant le "coût tout à fait considérable" de cet enlèvement.

Tous les commentaires

Cette ignominie où le chef d'état-major des armées rejoint le secrétaire des armées est intéressante. La liberté d'informer n'est plus défendue par l'Etat français, etr ce très officiellement. Le métier de grand reporter est un métier à supprimer pour l'Etat français.

Les banquiers et autres capitalistes peuvent être financés à fonds perdus; mais la presse, ce qu'elle a d'admirable, pourrait mourir, capitalistes et Etats subordonnés le souhaitent.

On est bien d'accord.

C'est une honte.

Qui défend qui là dedans? on ne sait plus....

Les uns sont payés fort cher et n'ont pas à dire leur salaire à la TV devant le chef de l'état, les autres croupissent dans le froid pour leur idée du travail bien fait...

On nage en plein délire:-(

Par contre il n'est pas nouveau que les gens qui "voient " et savent dire ce qu'ils voient, se fassent taper dessus et restent toujours, comme des danseuses lynchables à merci...déjà La Fontaine....

Merci de votre commentaire!

Lorsque les autorités rompent la "discrétion" archi-recommandée, pour dire, non qu'elles négocient, non qu'elles espèrent sortir de là les reporters, mais que ça coûte cher, il est tout à fait temps de foncer, et faire du bruit. Plein de bruit.

Or, la télévision , à cet égard, est super armée.Souvenez-vous ( ou regardez si trop vieux) les journaux télévisés qui plaçaient en incrustation permanente Kauffmann, Seurat. Que personne ne connaissait vraiment, avant.

Kauffmann qui est venu au comité de soutien Florence Aubenas, car il savait que le poids médiatique était déterminant.

RSF, SNJ, il faut élargir, en faire, encore une fois, une affaire qui concerne tout le monde.

 

J'entends j'entends,

On est bien d'accord(!) ô combien!

je vais transmettre.

mais moi je ne travaille plus à France 3 depuis 2004 et pour l'instant les syndicat ont beaucoup de pouvoir...

Mais je transmet à Serge, bien entendu.

Merci de votre commentaire!

Désolé de vous contredire, mais le devoir ou le droit d'informer n'autorise pas l'irresponsabilité et le non professionnalisme.

Si je comprends bien l'affaire, ces malheureux se sont crus capables de rentrer seuls et sans protection dans une zone où tout le monde sait que sans même parler de talibans d'insurgés ou de quoi que ce soit, chacun peut devenir un coupeur de route. C'est de tradition.

Des journalistes occidentaux, c'est une possibilité de rançon qui passe, dans un pays en guerre où tout est possible. Il faudrait être d'un humanisme rare pour se priver d'une telle occasion. Sûr que si j'étais Afghan dans un pays ruiné par les étrangers depuis des décennies et qu'ils soient passés devant moi, je les aurais coxés.

Faut quand même pas déconner, ignorer cette réalité de la part de pros de l'info, c'est tout simplement une faute professionnelle.

Quant à la position du directeur de la chaine, elle est tout simplement irresponsable et elle le déconsidère. Il ferait mieux de s'étouffer et de laisser faire les spécialistes plutôt que pousser les enchères vis à vis des ravisseurs qui le regardent. Non mais ils doivent se marrer les gars, on doit franchement les faire rire.

Surtout qu'avec des principes à la noix comme ça on se pose en arbitres des élégances et qu'on veut aller leur expliquer chez eux comment ils doivent vivre.

Ca c'est comme les mecs qui s'aventurent en voilier en bordure des côtes du Puntland ou ceux qui s'engagent dans le Nord mali ou l'Est de la Mauritanie alors que c'est marqué défendu de partout.

Ou la nana fille d'employé du Quai d'Orsay qui ne trouve rien de plus malin que de jouer avec le feu en Iran.

Désolé, mais il y a des trucs à pas faire, on n'est pas partout chez les gentils ou chez des intégriste du droit de l'homme.

Faut arrêter avec ces mal grandis irresponsables qu'il faut sans cesse aller sortir des merdiers dans lesquels ils sont allés se mettre en dehors de tout bon sens et malgré tous les avertissements.

A un moment donné, il faut être un peu responsable de ses actes.

Alors d'accord, on peut éprouver de la compassion pour ces malheureux, mais en restant quand même réaliste et sérieux et en condamnant cette irresponsabilité.

Ca c'est comme ceux qui appellent les pompiers à tout bout de champ sans rime ni raison.

A un moment donné, il faut sortir de la toute puissance de l'enfance, stop l'irresponsabilité à tous les étages.

Moi, je suis d'accord avec le gégène, 10 millions d'Euros c'est hallucinant, et encore, ça c'est la mise en bouche, il reste encore à passer voir caisse pour la rançon.

Désolé, mais à ce tarif là je trouve chère la propagande, car on ne peut pas parler de journalisme s'agissant de gens assez naïfs pour se faire prendre aussi bêtement.

dans ces conditions, il ne faut même pas parler de journalisme, que voulez vous qu'ils comprennent à quoi que ce soit, s'ils ne sont même pas foutus de mesurer les risques objectifs auxquels ils se sont exposés.

Nuls nuls nuls.

Je ne vous sens pas en contradiction avec moi car nous ne parlons pas de la même étape...Et même sils étaient nuls, ces deux gars? Doit-on les oublier? les laisser aux mains des talibans?

Ce que vous dites est un point de vue tout à fait intéressant mais dont on ne pourra débattre qu'avec eux. par exemple "pourquoi avez-vous été si nuls ?" serait la question que vous pourriez poser . Mais là vous ne savez pas pourquoi ils ont fait les choix qu'ils ont fait...alors c'est un peu hardi de votre part d'affirmer qu'ils sont nuls, parce que si ça se trouve il y avait une raison pas nulle ni idiote, ni même inculte...(je m'avance là...!)

La première étape c'est qu'ils reviennent en vie. quelque soit le prix qui est dérisoire à côté de certains budgets de l'Etat (où l'on ne défand pas des vies humaines), après, on parle...

Merci de votre commentaire!

Cher arquius,

vous résumez excellement ce que nous avons entendu, pile poil, à propos de Florence Aubenas, en tant que comité de soutien. A l'identique!

Non, c'était un peu pire: on adorait rappeler qu'après l'enlèvement de Chesnot et Malbrunot, franchement, elle aurait pas du y aller... sauf qu'elle était partie avant.

La recherche de l'information, des gens, en des zones troublées, est irresponsable. Pourquoi ne pas attendre derrière son écran?

Vous savez - à l'évidence bien mieux que moi - qu'ils se sont "fait prendre bêtement". Je ne sais pas comment on se fait prendre intelligemment. Il y a des endroits, sur la planète, où l'on prend des risques, sinon, on peut aussi demeurer dans l'hotel "grands reporters", et n'en bouger qu'en déplacement organisé. Quelle fiabilité, arquius, accordez-vous à une information pêchée sur internet, à une information en visite guidée ?

 

 

@ à toutes les deux,

Si j'ai bien compris l'histoire, ils ont été accompagnés par les militaires à l'aller, leur reportage ne concernait que le suivi des troupes sur le terrain ; sans quoi l'armée ne les aurait jamais accompagnés dans cette zone pour y faire du free lance. Il s'agissait d'une opération par nécessité encadrée.

Pour le retour, l'armée leur avait recommandé de rentrer sous escorte militaire.

La question de la motivation de leur choix ne doit même pas se poser puisque ce choix n'est moralement pas possible. Je veux dire du point de vue de la morale élémentaire.

On ne peut pas relativiser un truc pareil, surtout s'agissant de journalistes qui ont un devoir moral vis à vis de l'opinion.

Donc, semble-t'il pour aller plus vite, ils ont pris le risque de rentrer seuls malgré les recommandations.

Dans toue activité humaine, il y a une limite de risque à ne pas prendre ; pour soi même d'une part et sa famille , mais aussi pour tous les autres.

Surtout quand on est journaliste et que l'on sait que de ce seul fait tous les moyens seront engagés pour vous sortir de là.

C'est à dire en premier lieu la vie des militaires qui s'exposent désormais pour retrouver leur trace et tenter de les libérer. Actions de renseignements, services spéciaux etc etc ...

Je vous rappelle que cette région échappe totalement au contrôle et que nos soldats y sont déjà tombés dans une embuscade meurtrière.

C'est pas un endroit pour les infentiles mal grandis de la société de l'irresponsabilité.

Ceci dit, bien sûr qu'il faut les sortit de là maintenent qu'ils s'y sont mis ; d'autant que nous ne savons pas le dessous des cartes ni pourquoi, dans quelles conditions et avec quelles consignes leur chaine les à engagée là bas.

La pire des choses serait qu'ils aientété engagés là bas sans consignes ni brief serré sur leur sécurité de la part des responsables de leur chaine.

Cela ne me paraît pas exclu vu la position publique irresponsable prise par Paul Nahon qui est bien dans la même veine.

Allez y les gars carte blanche, vous avez tous les moyens, on veut de l'info ...

Il nous faut de l'audimat ...

De mon point de vue, il y a sans doute eu pas mal d'irresponsabilité au dessus et autour d'eux dans la chaine.

Les sortir de là, bien sûr, pas sans un rude commentaire pédagogique responsable à l'adresse de tous ceux qui à tout bout de champ s'engagent malgré les signaux.

Cf cette équipe de randonneurs isérois qui s'est engagée sur une route fermée par le conseil général pour cause d'avalanches et dont la voiture isolée s'est retrouvée prise sous 4 mètres de neige ; eux dedans. Par chance, ils ont réussi à s'en extraire.

L'histoire c'est que cette déresponsabilisation personnelle parcourt toute la société de haut en bas.

Les journalistes ont de ce point de vue une responsabilité supplémentaire et un devoir d'exemplarité étant donné leur exposition médiatique.

Enfin, je me demande quel est le réalisme et le sérieux de leur journalisme s'ils ne sont même pas capables de comprendre ce qu'ils risquaient et de mesurer l'impact public de leur absence de responsabilité.

De mon point de vue, la responsabilité personnelle est une question de morale élémentaire qui malheureusement s'est perdue.

Désolé, mais on ne peut pas relativiser un truc pareil ; encore plus s'agissant de journalistes.

L'info, le droit à l'info et les slogans et lieux communs de la pensée unique ou du politiquement correct sur le sujet ne justifient pas tout.

Franchement c'est une question majeure de morale socile, dans laquelle les sentiments même si on en a n'ont pas la primauté ; d'où mon insitence.

 

à toutes les deux encore,

je ne vois pas bien comment on peut parler de journalisme sur les TV et radios françaises quand tous les commentateurs de manière unanime et sans nuance appliquent mécaniquement le mot slogan officiel ''d'insurgés''.

Ce petit point singulier est parfaitement illustratoire de la parfaite soumission de la corporation aux attentes du pouvoir et à la pensée unique.

Je pense qu'on doit parler de propagande et non pas de journalisme.

Alors, la propagande à ce prix, non merci.

Je prends quand même une réserve car nous commentons à la lumière de ce qui nous est dit qui n'est pas nécessairement la vérité.

amicalement à toutes les deux.

Newsletter
Je m'identifie