Une histoire de fous !!
En ces temps troublés par des économies livrées sans défense à elles-mêmes et à la voracité d'une finance internationale incapable de contrôler ses appétits pathologiques, il est bon de rappeler qu'à la base de toute vie sur terre, dans la mer et partout ailleurs dans l'univers où elle pourrait exister, se trouve un élément constitutif d'une importance capitale, pour ne pas dire tout simplement vitale : la membrane. La membrane cellulaire qui permet à la cellule vivante de préserver son organisation interne, souvent bien plus complexe que bien des organisations humaines, tout en lui permettant les multiples échanges nécessaires avec l'extérieur, avec le milieu ambiant. Je ne suis pas biologiste, pas plus qu'économiste d'ailleurs, mais je suis certain que le premier pourrait trouver dans sa discipline largement de quoi convaincre le second de l'intérêt vital pour chaque pays d'avoir une telle protection. Mais autant il est aisé de faire admettre des évidences aussi basiques à des gens raisonnables, autant cette tâche s'avère mission impossible auprès de fous dangereux et irresponsables qui continuent, malgré les dégâts humains et environnementaux considérables et souvent irréversibles qu'il provoque, à soutenir ce système démentiel. La question qu'il est vital de se poser aujourd'hui est celle-ci : "doit-on discuter avec des fous ?". Je relis une seconde fois "Confessions d'un banquier pourri". Savez-vous ce qui était (et l'est sans doute encore) le fin du fin pour le gratin de ces fous dont je vous parle, à la date de parution de ce bouquin en 2009 ? : se payer des montres Reverso d'une valeur avoisinnant 350 000 euros. Il est vrai que ces montres ont des capacités extraordinaires car en plus de l'heure civile, elles affichent l'heure sidérale !!! Combien d'enfants mal nourris pourrait-on sauver en lieu et place de permettre à ces fous irresponsables d'assouvir leurs caprices ? Combien de temps encore cette sinistre plaisanterie va-t-elle durer ? Un article de Ludovic Lamant du 26.01.12 nous informe que le projet de réaliser une agence de notation européenne est sur le point d'être abandonné par les instances dirigeantes de l'UE. D. Cameron nous explique que l'établissement de la taxe Tobin coûterait 200 Milliards d'euros à l'union européenne et que les investisseurs s'empresseraient d'aller voir ailleurs, abandonnant, sans l'ombre d'une hésitation, la zone euro à son triste sort. Les différents sommets du G20 tendent à nous faire comprendre que nous sommes totalement impuissants face aux marchés, aux paradis fiscaux et autres belles réalisations néolibérales. Et alors QUOI ? Alors, tout cela n'est qu'un monceau de mensonges, d'enfumages grossiers pour nous forcer à abandonner tout espoir de retrouver un jour, un monde normal. Etrange paradoxe, n'est-il pas ? Le monde est devenu, en l'espace de trente ans, un immense hôpital psychiatrique, ce qui est déjà assez dérangeant en soi. Mais plus fort encore, un hôpital psychiatrique dirigé par les fous et peuplé par les gens normaux, ça ne vous dit rien ? Les gens normaux qu'on enferme ?... Le mal "fou" pour la victime d'un enfermement arbitraire, à faire reconnaître qu'elle est parfaitement saine d'esprit.


Tous les commentaires
Ce monde fou que vous décrivez dans ce post est le principal fauteur du trouble que vous décrivez dans votre post d'après : c'est pourquoi je pense que plutôt qu'un cahier de doléances, il pourraait s'agir d' un cahier à charge contre les raisons qui poussent un individu lambda à maltraiter (harceler, mépriser, atteindre à la dignité de ) ses semblables.
On assiste à une sorte de violence institutionnelle généralisée , une reproduction, à échelle mondiale, de la déshumanisation qui est la marque des sociétés totalitaires. La dignité de l'humain (comme de l'animal ) ne saurait être prise en compte dans un univers où l'Entreprise avec un grand E est le seul mètre-étalon, et le seul maître. Il y a des ressources humaines. L'unité de rendement se mesure en hommes-jour. Mais dans ces sociétés occidentales modernes, qui furent pourtant le berceau des Lumières, il n'y a plus d'hommes tout court. Tout a été marchandisé.
Bien à vous, BS
Le pire, Baruch S, c'est que malgré le côté apparemment outrancier ou caricatural de mon propos, la réalité est encore plus folle que la description que j'en fais. "Confessions d'un banquier pourri" en donne la preuve : ce système ne tient que par les subterfuges de ceux qui en profitent à plein (banquiers, actionnaires, traders, etc...) et qui ne veulent surtout pas lâcher le morceau. Des subterfuges grâce auxquels ils parviennent à embobiner non seulement la plupart des gogos que nous sommes, certains soi-disant experts auto-proclamés des questions économiques, mais aussi les dirigeants des principaux Etats de la planète. Au premier rang desquels, les EU, bien évidemment.
Les fous se sont emparés de la direction de l'asile, ont enfermé les équipes soignantes au pavillon des agités et foutu le feu.
Incendie !
Pas grave, ils vont l'éteindre, faites leur confiance, ils sont en train de remplir la motopompe avec de l'essence.
Le marché des CDS va bien, merci…
Il faudrait des gens capables de constituer un front de salut public d'envergure européenne. Un front qui rassemblerait toutes les organisations politiques et syndicales de gauche ou apparentées et qui déciderait de tout reprendre en main avec l'appui des populations.
En attendant, ils sont réellement sur le point de tout foutre en l'air. Ils ne font pas machine arrière, ils verrouillent le système !!! Et tout le monde s'en fout. Ou presque, à part nous trois ...
+ 1 = 4 ? Suis-je bonne pour l'asile?
Ma seule divergence avec vos propos consiste à penser que les dirigeants d'asiles sont la plupart du temps déjà des"fous"
"Un front qui rassemblerait.........avec l'appui des populations". J'ai aussi envisagé cette possibilité, certes difficile à réaliser, mais compter sur le nécessaire mais combien improbable appui des populations m'a paru plus utopique.
Pas du tout, Oregon !!
Nous partîmes cinq cents ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes trois mille en arrivant au port...
Si à nous quatre, nous ne pouvons pas renverser l'ordre des choses, nous pouvons et nous devons faire tout ce qui est en notre faible pouvoir pour y contribuer. Ce sont les petites rivières qui font les grands fleuves... Si vous êtes à la SG ou à la BNP, par exemple, il vous suffit d'ouvrir un compte dans une autre banque, comme la Banque Postale ou je ne sais plus quelle autre banque coopérative. Le boycott est l'arme la plus efficace que nous avons, et nous ne pensons jamais à l'utiliser. Et vous ne le savez peut-être pas, Oregon : c'est avec les clients ordinaires comme vous ou moi que les banques, même les plus grosses, réalisent leurs plus gros profits. Je dirais même leurs seuls profits, car en jouant les investisseurs et en inventant leurs sacrés produits dérivés, elles ont perdu des sommes astronomiques. Ces mêmes sommes qu'elles nous demandent de rembourser.