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Retour sur le “Maghreb des films“ consacré aux harkis

maghreb_des_films.jpgDu 8 au 14 juin 2011, le « Maghreb des films » a consacré une semaine de cinéma aux harkis, en partenariat avec l’association harkis et droits de l’Homme. Nous vous présentons quelques extraits des débats qui avaient lieu à la fin de chaque projection.

L’association harkis et droits de l’Homme remercie l’équipe du Maghreb des films (Bernard Gentil, Mouloud Mimoun, Victor Mustar, Eva Rolens et Gérard Veaugeois).

Colloque : “Lieux d'internement, lieux de mémoire“ à Paris le mercredi 8 juin 2011

Colloque : "Lieux d'internement, lieux de mémoire"

rivesaltes_2.jpgMercredi 8 juin 2011 de 9H15 à 18H00 à l’Auditorium de l'Hôtel de Ville, 5,rue Lobau, 75004 Paris (Métro: Hôtel-de-Ville) : journée organisée par la Ville de Paris et l'association harkis et droits de l'Homme. Pour plus d'informations et inscription : 06 68 00 61 34 ou associationAHDH@gmail.com

Le 12 novembre 1938, sous la Troisième République, un décret permit l’internement des « étrangers indésirables » dans des « centres spécialisés ». Contrairement à la procédure "juridico-policière" traditionnelle, l'internement administratif vise des personnes non pour ce qu'elles ont fait (ou sont présumées avoir fait) mais pour le danger potentiel qu'elles représentent aux yeux de l'Etat du seul fait de leur présence sur le sol français. En 1938, elle vise principalement les réfugiés espagnols... suivent les juifs, les tziganes, les indochinois, les harkis… « Ces centres spécialisés » ne sont rien d'autre que des camps.

Maghreb des films spécial “Harkis“ du 8 au 14 juin 2011 : demandez le programme !

maghreb_des_films.JPGMaghreb des films spécial « Harkis », du 8 au 14 juin 2011, en partenariat avec l’association « Harkis et droits de l’Homme (AHDH) »

Cinéma "Les trois Luxembourg", 67 rue Monsieur-le-Prince à Paris (Métro : Odéon ou Saint-Michel, RER : Luxembourg)

Qui sont les harkis ?

Pendant la guerre d’Algérie, de 1954 à 1962, ils furent supplétifs de l’armée française. Aujourd’hui, en France, ils forment un groupe social qui comprend les anciens harkis et leurs familles. Dans la mémoire collective en France, le mot « harki » évoque la fin de la guerre d’Algérie avec l’abandon, les massacres, les camps en France, la révolte de leurs enfants et leur demande incessante pour la reconnaissance par l’État français de sa responsabilité dans l’abandon de leur père en 1962, qui a eu pour conséquence une tragédie, aujourd’hui bien connue. À l’approche du 50e anniversaire de leur arrivée en France, le Maghreb des films, en partenariat avec l’AHDH, leur consacre une semaine de cinéma de fictions et de documentaires.

De Villepin et Begag à propos des harkis : le mariage de la carpe et du lapin ?

villepin_begag.jpgDans l’édition du quotidien Le Monde du 24 février 2011, on peut voir une photo de Dominique de Villepin en compagnie d’Azouz Begag arpentant ensemble les rues de Lyon. La présence de ces 2 personnes côte à côte interroge dès lors qu'on aborde le sujet des harkis. Ces 2 hommes se parlent-ils ? Lisent-ils ce que chacun d’eux écrit ?

Une conférence de Lydia Aït Saadi sur la question nationale à l'école algérienne

ait_saadi_lydia.JPGLors d'un colloque organisé par l'INRP (Institiut National de Recherche Pédagogique) en décembre 2010), Lydia Aït Saadi a fait une communication sur le thème suivant : "La question nationale à l'école algérienne (1962-2009)".

Cette communication s'inscrit dans le prolongement de la thèse de doctorat défendue récemment par Lydia Aït Saadi à l'INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales).

Elle montre, que l'enseignement de l'histoire est encore largement sous la tutelle de l'Etat. Nous vous invitons à écouter la communication : lire en ligne.

Jean-François Kahn : "Les harkis, c'est la droite colonialiste" !

kahn.jpgJean-François Kahn se singularise dans une interview au quotidien algérien El Watan, parue le 21 décembre 2010. Il déclare en effet :

« Retenez seulement qu’en France, vous avez deux lobbies très importants. L’un rassemble tous ceux qui, pour une raison ou une autre, n’ont jamais accepté l’indépendance de l’Algérie. Je parle de certains, comme les pieds-noirs et les harkis. En gros, je parle de la droite colonialiste ! Il y a tout un camp qui n’a jamais accepté le fait que l’Algérie soit indépendante et pour lequel l’Algérie est toujours l’ennemi. » Jean François Kahn ferait bien de s'intéresser à l’Histoire au lieu de jouer les flagorneurs devant le peuple algérien ( "vous avez vu, je suis sympa, je suis de votre côté »). Il s’apercevrait :

Le quotidien algérien “El Watan“ publie un article sur les harkis dans son édition du 20 décembre 2010

elwatan logoCi-dessous l’article de Walid Mebarek, paru dans le quotidien algérien El Watan du 20 décembre 2010. L’association Harkis et droits de l’Homme félicite le quotidien El Watan pour son ouverture d’esprit et son courage éditorial.

On peut aussi accéder à l’article « les harkis dans le contexte de la colonisation » sur le site du journal (lire en ligne) et de la même manière à l’encadré intitulé « Un sujet délicat » (lire en ligne). L’édition du journal El Watan du 20 décembre est également disponible au format pdf (lire en ligne).

Sur lemonde.fr, la LICRA et l’association Harkis et Droits de l’Homme s’expriment à l’occasion de la journée du 5 décembre 2010

lemondepointfr.JPGSur le site Lemonde.fr, dans la rubrique Débats, le 3 décembre 2010, Alain David (LICRA) et Fatima Besnaci-Lancou (Association Harkis et Droits de l’Homme), s’expriment à l’occasion de la journée d’hommage du 5 décembre 2010. Ils reviennent sur le crime contre l’humanité dont les harkis ont été victimes.

Le quotidien algérien" Liberté" insulte sournoisement Jeannette Bougrab, fille de harki

libertéOn savait le quotidien algérien Liberté peu enclin à oublier les stéréotypes et les vérités assénées par ceux qui ne veulent pas que l’histoire s’écrive autrement qu’à coups de dogmes et de mythes . C’est ainsi que dans son édition du 18 novembre 2010, Ameur Ouali publie un article intitulé La relation Paris-Alger après le remaniement en France avec, pour sous-titre, L’indésirable Kouchner et « la fille du traitre » en faisant référence, bien sûr, à Jeannnette Bougrab, fille d’ancien harki.

 

 

 

Avec une certaine perfidie, Ameur Ouali, n’assume pas totalement en se cachant derrière les guillemets (sur le mode « ce n’est pas moi qui le dit, c’est les autres »).

Une manipulation pitoyable : quand Azouz Begag dénigre les harkis à Alger

begagAzouz Begag, ancien ministre de l’Egalité des chances dans le gouvernement Villepin, a déclaré dans une interview, réalisée à Alger, au quotidien arabophone « Ech-Chourouk » (30 octobre 2010) : « Sarkozy a adopté le discours d’extrême droite, s’est allié aux harkis et autres mouvements sionistes (…) ».

 

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