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Un site d’information critique, pour réfléchir : http://michelcollon.info/-Qui-sommes-nous-.html?lang=frTrouvé, par exemple, l’article suivant de novembre 2010. Il n’est pas interdit de chercher un rapport avec l’actualité immédiate.Qu'est-ce qu'on leur a fait, à part les bombarder pour leur bien ?

On ne se départit pas facilement d'une vision colonialiste du monde. Témoin un échange entre le journaliste de France 5 qui anime l'émission de talk-show politique « C dans l'air » et un de ses invités, Pierre Servent (expert en quelque chose) en novembre 2010. Question du journaliste (les citations sont d'après des notes) : "La menace d'attentats pourrait-elle être liée aux ravages créés en Afghanistan par les drones, avions sans pilote qui ne servent plus seulement à l'observation, mais tirent des missiles et font des morts tous les jours ?" Un petit reportage explique alors ce qu'est la vie des militaires américains qui utilisent ces drones : ils habitent la Floride ou le Nevada, quittent la maison familiale le matin après un bon petit déj', vont au bureau où, confortablement assis devant des écrans dans une salle climatisée, ils manipulent un joystick. Et à des milliers de kilomètres de là un drone survole des villages afghans. Si l'opérateur repère quelque chose de suspect, il pousse sur un bouton - en Floride ou au Nevada - et des gens prennent un missile sur la gueule trois secondes plus tard en Afghanistan (ou ailleurs, peu importe pourvu que ce soit dans un pays musulman). A midi, ils rentrent chez eux manger un hamburger et faire un bisou à Madame, puis retournent au bureau faire la guerre, avant de regagner leur petite maison pour regarder la télé (Chuck Norris, c'est reposant après une journée de dur labeur au service de la civilisation). Le soir, dodo réparateur : la journée de demain sera dure, y'a pas mal de muslims à exterminer encore. Et les experts de préciser, l'air manifestement satisfaits, qu'à aucun moment avant que le ciel leur tombe sur la tête, les cibles n'ont eu le sentiment d'être surveillées : elles n'ont rien vu, rien entendu... Il ne vous étonnera pas d'apprendre au passage qu'Israël est devenu un des principaux producteurs de ce genre de joujous, dont la taille varie de celle d'une libellule à celle d'un Boeing 737 et l'autonomie peut atteindre des dizaines d'heures de vol.Question du journaliste : ces drones font des morts tous les jours depuis de nombreux mois en Afghanistan, n'y aurait-il pas un lien avec une hypothétique menace terroriste chez nous ? (Il est bien élevé, le journaliste, et il tient à sa place, donc il ne suggère pas que l'usage de ces drones EST du terrorisme). Réponse de l'invité, Pierre Servent : "cela paraît peu vraisemblable ! il y a de nombreux mois que les drones sont utilisés de cette manière et tuent tous les jours, et cela n'a jamais engendré de menace terroriste. Donc il n'y a aucune raison de penser que ce soit le cas maintenant". C'est pas une logique implacable, ça ? Pourquoi voulez-vous que des gens que de courageux militaires occidentaux se fatiguent à flinguer à coups de joysticks depuis des mois finissent, comme ça, soudain, sans justification, par mal le prendre ? Ils ont eu le temps de s'habituer, non ? (si non, c'est vraiment la preuve de leur infériorité et de leur inaptitude au monde moderne). Vraiment, s'ils finissaient par se fâcher - sait-on jamais ? Ces gens-là ne sont pas des cartésiens démocrates comme nous - ce ne serait que la preuve de leur perversité intrinsèque, et on ne pourrait en tirer d'autre conclusion que la nécessité de multiplier la flotte de drones par dix. Au moins. Avec des plus gros missiles, si possible. 

Tous les commentaires

 

*** Pas de morts encore chez nous, mais ils sont là, ils veillent, ils tournent.

http://www.davduf.net/Tribune-cinq-questions-sur les.html
Pour Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, « la mise en service de drones facilitera la surveillance et la sécurisation de grands événements sportifs, la gestion des flux de circulation routière, ou encore l’observation des manifestations les plus importantes ». Publiquement, la police met également en avant des opérations exceptionnelles type GIGN/RAID. Après les émeutes survenues à Villiers-le-Bel, en novembre 2007, plusieurs rapports internes de police, que nous nous sommes procurés, faisaient état d’utilisations tout autres. Ainsi, la Direction centrale de la sécurité publique écrivait :

« L’expérience menée à Strasbourg lors de la nuit du Nouvel An avec un avion est particulièrement positive et riche d’enseignements » ;

« L’emploi des moyens aériens doit être désormais systématisé quelles que soient les réticences de certaines autorités ou certains élus, la Direction générale de la police nationale doit l’imposer comme outil d’appui tactique. » Quant à la Direction centrale des compagnies républicaines de sécurité, elle recommandait "la dotation de moyens de vision nocturne (1 par section) et l’inscription des CRS dans un programme d’acquisition de drones légers Elsa. "

 

http://www.terredisrael.com/drone.php
Paris se fournit discrètement auprès de l’Etat hébreu pour ses avions sans pilote:

Officiellement, ces engins sont français. Mais dans le vaste hangar de Malat, filiale d’Israel Aircraft Industries (IAI), spécialisée dans les drones (avions sans pilote), ce sont des techniciens israéliens qui s’affairent autour des trois Eagle One destinés à la France. Le ministère français de la Défense est en train d’acheter à l’Etat hébreu l’un de ses futurs systèmes de combat les plus pointus, un avion de reconnaissance sans pilote. Mais il évite soigneusement de le crier sur les toits du Salon du Bourget, préférant mettre en avant EADS, le partenaire d’IAI. Pas question pour la France de s’afficher trop ostensiblement aux côtés d’Israël, alors que les marchés arabes restent l’un des principaux débouchés de l’industrie d’armement.

http://www.20min.ch/ro/news/infographies/story/Un-drone-capable-de-voler-cinq-jours-sans-escale-22662497

Un drone capable de voler cinq jours sans escalepar Richard Gautier - L'entreprise américaine Aurora Flight Sciences vient de dévoiler Orion UAV, un drone de la nouvelle génération développé avec le soutien financier de l'US Air Force et de l'armée de terre. 

L'appareil pourra voler sans interruption pendant cinq jours. Le fait de pouvoir séjourner en l'air aussi longtemps permet de limiter le nombre de décollages et d'atterrissages, ce qui réduit le risque d’accidents et par conséquent les coûts opérationnels. Son énorme rayon d'action permet à Orion de dépendre d'une grande base logistique à l'arrière. C'est un
avantage économique non négligeable, car le fuel y est moins cher que celui acheminé vers des bases plus petites, à l'avant. Orion UAV entamera ses vols d'essai en 2011.

Drone de drame...

Drone, aussi, de notre civilisationFurieuxFurieuxFurieux

Pourquoi voulez-vous que des gens que de courageux militaires occidentaux se fatiguent à flinguer à coups de joysticks depuis des mois finissent, comme ça, soudain, sans justification, par mal le prendre ? Ils ont eu le temps de s'habituer, non ? (si non, c'est vraiment la preuve de leur infériorité et de leur inaptitude au monde moderne).

Vraiment, s'ils finissaient par se fâcher - sait-on jamais ? Ces gens-là ne sont pas des cartésiens démocrates comme nous - ce ne serait que la preuve de leur perversité intrinsèque, et on ne pourrait en tirer d'autre conclusion que la nécessité de multiplier la flotte de drones par dix. Au moins. Avec des plus gros missiles, si possible.

Merci mettre en exergue ces mots d'une tristesse apocaliptiqueFurieuxFurieuxFurieux

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