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Récession technique, expression choisie

On peut donc dire à la télévision que la récession est technique et la croissance négative.

Est-ce du toupet, du foutage de g... ou de la suffisante stupidité? Récession technique, que sa quo? Croissance négative, oulipopotamitude?

C'est un peu comme le 11 septembre 2001 quand les commentateurs parlaient à l'unanimité d'une réalité qui dépassait la fiction. Ce dépassant elle-même la soldatesque ministérielle enfile l'oxymore et les expressions écran de fumée.

Les mots de la crise financière dépassent la fiction financière.

Ci-après, quelques propositions d'expressions prêtes à l'emploi pour ministre en mal d'inspiration.

 

Crack d'ajustement, la déroute régulatrice ou la faillite raisonnée.

La dépression drôle, la déconfiture optimiste, l'effondrement constructeur.

Le chaos maîtrisé, l'infinie limité, les parachutes pas dorés.

La pilule non amère, l'investissement dégonflant, la spirale droite, les indicateurs muets.

La richesse pauvre. Le nain géant. L'argent propre. le banquier honnête. Le porte-feuille déboursier.

 

A compléter sans exagérante modération

 

Tous les commentaires

Bravo Alexy ! Moi aussi ça m'avait chatouillé l'oreille... Récession oui, mais juste technique et juste deux trimestres d'affilée de croissance négative (ce qui est la définition de la récession)... mais de récession à proprement parler, non ? Où avez-vous vu ça !

Tout de même "croître négativement" à fortiori en tant que définition de la récession, l'économisme fait perdre le sens commun.

Dans le même genre, il y a aussi (c'est Armelle Chevassu qui l'a noté sur un autre billet) capitalisme éthique...

N'oublions-pas qu'on nous avait aussi donné du "capitalisme de la frivolité".

Zigzaguer droit dans le mur, ça te va ?

Regard aigü sur le néant prospère, mots justes sur la pente fertile des langues de bois modernisées,analyse ô combien d'actualité du parler vrai dissimulateur de réalité, peinture fraîche qui révèle le moisi sous les ravalements de façades linguistiques, flasche opportun sur les engagements sans conséquence et les discours sans paroles, écho parfait des vides évidences et des alertes rouges pour vent tiède...Zigzagons de l'oeil et de l'oreille, c'est ainsi qu'on attrape les meilleurs points de vue. Serge Koulberg

Ah que oui! ça me va zigaguer droit dans le mur. Parce que ça fait un bon bout de temps que dans les quartiers où je travaille, le crack est là sous la forme de la perte du pouvoir d'achat, de la crise du logement et plein d'autres choses que les économistes distingués considèrent comme étant le produit des circonstances...Pauvres cendres de conséquence comme le chantait Brassens. (Je deviens trop sérieux) . En les manipulant, la soldatesque maroquinisée tue le sens. Elle tue les mots. . Dans la crise, défendons les mots!!

En physique freiner est une accelération (au sens variation de la vitesse). Quand on parle de récession, en général on s'attend à des baisses d'activité de plusieurs pourcents (honnêtement entre +0,2% et -0,1% la plupart des citoyens ne ressentent aucune différence dans leur portefeuille). Enfin le petit "crack d'ajustement" est vu comme une aubaine pour certains financiers (Warren Buffett avec des banques américaines, l'état français avec Dexia ou les chantiers immo) qui en profitent pour faire leurs petites emplètes bien soldées (en général trés rentable à long terme). N.B. du matheu : l'infini en temps qu'objet mathématique peut parfois être pris comme un nombre classique (avec des règles franchement lourdes de calcul mais bon, nos élèves de 1°S et ES s'y frottent sans le savoir). Cantor avait même élaboré une échelle des infinis (y'en a qui sont plus gros que d'autres; plus denses...).

Excellent à propos en effet que ce texte. D'autant plus que cette crise est pilotée depuis le début. Gérée par ce "on", cet indéfini : le marchés . un coup fébriles, un coups déprimés , un coup saluant telle initiative... Derrière tout cela une seule logique, les gros mangent les petits et une seule loi , la loi de la jungle.

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