L'argent des contribuables fait le bonheur des managers. OK mais....
Beaucoup disent ou vont dire que l'argent des contribuables fait le bonheur des managers gonflés et gonfleurs de bilan, amateurs de stock options et de revenus délirants avec parachutes dorés. OK! c'est vrai.
On va hurler, comme Libé, au hold up. Ok! c'est vrai.
Mais il y a quelque chose qui fait plaisir politiquement, c'est que l'Europe est de retour!
Si le redressement des places boursières se confirme, il faudra tout de même saluer l'initiative européenne tandis que le spectre de 29 hantait les esprits. Les Etats unis ont été peu puissants voir impuissants à endiguer l'effondrement du domino financier. Les décisions du week-end dernier prises à Paris, parce qu'elles furent politiques et coordonnées entre états européens constituèrent au moins une première digue efficace face au tsunami qu'aurait représenté la déstabilisation probable des banques de dépôts. Il s'agissait de soutenir le système bancaire pour éviter la catastrophe. Pour ma part, dans mon immense ignardise économique, je regrette naïvement que ce plan de sécurisation européen ne soit accompagné d'un New Deal façon troisième millénaire ainsi que d'un calendrier de discussions internationales pour la "régulation et la moralisation" du système financier mondial. Mais qui sait? ça viendra peut-être les prochains jours face à la dégradation économique et sociale que va induire la crise financière actuelle.
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Donc OK, c'est vrai, les salauds s'enrichissent encore sur le dos des "vrais gens", les mains plongées dans nos bas de laine et nos cochonnesques tire-lires, nos portefeuilles en carton bouilli, nos modiques assurances vies, nos prêts à taux variables... Bref notre travail, celui de nos ascendants et celui de nos descendants. OK, c'est vrai!
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Mais les mains invisibles du marché, pour faire vite, le Père Noël, le Dieu-Argent, et le Veau d'or, ont pris un coup sur leurs nez sphinxiens. L'hétéronomie économique plaçant au dessus de nos têtes la loi de l'offre et de la demande comme un Elohîms mangeur d'hommes, a reculé face à l'autonomie. Le "soyons égoïste" a pété une Durit. La religion Thatcherienne a plié face à la Politique et c'est l'Europe qui a donné les coups décisifs.
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Il ne manquerait plus qu'un noir devienne président des Etats Unis d'Amérique et on pourrait peut-être recommencer à penser faire de la politique...OK ?


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bonjour j'aime bien votre article mais je crains que l'avenir ne vous casse le moral!!! Vous faites semblant d'ignorer que la grande majorité des pays européens sont dirigés par la droite (sauf la péninsule ibérique, peut-être??!!)...et je ne vois pas au nom de quoi, ces dirigeants européens de droite feraient Hara-Kiri du système qui les a mis en place???!!! G. Brown (le seul personnage intéressant dans ce zoo d'incompétents) est ce qu'est tout bon upper class british heroe.....un pragmatique, qui montre aux autres incompétents d'Europe comment régler, dans LE BON SENS (celui du libéralisme of course), le problème actuel! !Le "soyons égoïste" a encore de beaux jours devant lui, contrairement à votre conclusion. Chris
Je ne crois pas que la droite européenne veuille se faire Hara Kiri. Mais face au marché financier et au pouvoir des managers c'est la politique ou eux. Il semble qu'après quelques hésitations Merckel ait choisi son camps.
Bonsoir, je vous trouve bien optimiste...Pour ma part, je suis beaucoup plus désabusé, c'est un peu triste à mon age je trouve... Quand j'entend les conversations autour de moi, c'est surtout, "ca va remonter", "il faudrait quand meme que ca s'arrete nos actions chutent"...Parfois j'entends des "c'est incroyable quand meme ce qui arrive", alors que tout depuis longtemps montrait que ce système financier, cette économie virtuelle (maintenant on a le droit de dire que c'est virtuel) ne pouvait que s'écrouler au bout d'un moment...J'entends des "il faudrait quand même réguler ce système" de la bouche de ceux là même qui considèrent comme de "dangereux gauchistes" ceux qui réclament depuis des années qu'on le régule ce systeme, en taxant les capitaux par exemple. ceux la même qui considèrent au pire comme des dangereux extremistes, au mieux comme des doux reveurs, ceux qui reclamaient une taxe tobin... Moi je ne me fais pas d'illusion : cette crise n'aura pas de valeur pédagogique, je le crains...Et quant à ceux qui nous tiennent le discours de la "r"gulation du système", de tendance socialiste pour résumer, je renvoie à l'excellent article de Laurent Mauduit sur le sujet : http://www.mediapart.fr/journal/france/081008/crise-financiere-l-encombrant-heritage-de-la-gauche bonne soirée
Pardon de ne pas avoir pris plutôt connaissance de votre commentaire. Je ne me sens pas particulièrement optimiste ou pessimiste dans cette histoire de crise financière qui "mute" en crise économique. Simplement comme le montrent la victoire et le score d'Obama aux USA, nous changeons de période, l'air du temps change etc...Nous avons vécu jusque-là en pensant qu'il était impossible de penser autrement ou de combattre autrement. Il y avait le libéralisme (ou supposé tel) et l'anti libéralisme. ' En quelques semaine le paysage politique de la planète a changé. JO de Pékin, intervention Russe en Géorgie, chute du Dollar, hausse et baisse du pétrole, diffusion de la crise à l'ensemble des pays, place prise par l'Europe dans les affaires du monde, élection du premier président noir au USA: c'est l'effondrement de l'économisme et la relance du politique ' Cette relance clôt la période ouverte par la fin du communisme en 1989. Il y avait après 70 ans de totalitarisme soviétique de quoi s'interroger sur la place de l'Etat dans la vie. Voilà, la période de deuil du communisme se referme. La période du "parti église" dont le corollaire était la religion économique est morte. Nous pouvons nous occuper de la nouvelle ère qui commence (mal et bien à la fois, mêlée en somme).
Sauf que l'Etat et les collectivités locales dépendent des banques pour les crédits et les emprunts de dette publique. Alors il ne faut pas s'étonner que jusqu'à présent toutes les aides soient sans contrepartie. La seule raison d'interventionnisme qu'en France l'on n'a pas connu de puis Louis XIV (nationaliser pour faire la même chose comme au crédit lyonnais n'est pas intervenir) serait que les banques à force de camoufler leur état réel et de restreindre leurs crédits aux entreprises, menacent ainsi directement les revenus de l'Etat et ses capacités de remboursement. Là il y aurait conflit d'intérêts, d'où le jeu du chat et de la souris entre pouvoir et banques. Quant à l'effondrement de l'économisme et la relance du politique où le voit-on? En Chine, dans un pays dirigiste qui alors reprend les rênes et décide de revaloriser les prix des produits agricoles non par générosité mais parce que par exemple lorsque dans la province de Canton, 2,7 millions de travailleurs se retrouvent à la rue, on peut penser qu'ils vont revenir chez eux et qu'il faut des revenus supplémentaires à leurs familles pour les aider à survivre, dans cette Chine qui décide de se lancer dans une politique de grands travaux: énergie, transports (230 milliards d'euros investis sur douze ans dans le ferroviaire) avions et aéroports et qui va tenter d'unifier son marché intérieur en tentant d'implanter des usines dans les provinces tout en spécialisant la production agricole, en pour une fois lui fournissant l'eau d'habitude réservée aux villes. Mais ce faisant ils réinventent la roue qui a fait depuis 1933 des Etats-Unis la première puissance mondiale, retournant aux bases mêmes de la société industrielle nationale: la satisfaction auto suffisante des besoins intérieurs.