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Un incendie très ordinaire à Paris. Deux morts!

 

Mercredi 19 janvier 2011 à une heure du matin dans les rues pentues du quartier Montmartre à Paris, tout est calme ou presque. Dans les caves du 17 rue André Barsacq, trois individus se sont introduit frauduleusement et emportés par l'ivresse et la fumée du cannabis qu'ils consomment dans leur salon de fortune se font entendre par le voisinage à force de bruit et d'éclats de voix.

 

La Police alertée intervient mais ne découvre en arrivant sur les lieux que les premières fumées d'un incendie qu'ont laissé derrière eux les intrus qui seront appréhendés un peu plus loin dans le quartier.

 

Entre temps l'incendie s'est développé et quand les habitants se réveillent incommodés par les émanations toxiques, la cage d'escalier est devenue impraticable et chacun doit se calfeutrer dans son appartement en attendant l'intervention des pompiers qui ne tardent pas à arriver sur les lieux.

 

Hélas, l'inclinaison de la rue André Barsacq ne permet pas aux soldats du feu de déployer leur grande échelle et les habitants demeurent coincés chez eux, réfugiés à leurs fenêtres. La vétusté des installations électriques du bâtiment placé en arrêté de péril depuis novembre 2009 provoque des arcs électriques dans la cage d'escalier qui ralentissent d'autant les secours.

 

Les sauveteurs devront néanmoins sortir les habitants par cet escalier en les équipant de casques de protection pour échapper aux fumées toxiques. La dernière personne évacuée de l'immeuble résidait au rez-de-chaussé, Brigitte X, une femme d'une soixantaine d'année qui paniquée a tambouriné en vain à la porte de son appartement pour appeler à l'aide mais n'a pu être extraite de chez elle qu'inanimée . Elle est décédée dans l'après-midi de mercredi à l'hôpital.

 

Je ne raconte tout ceci que de ouïe dire puisque arrivé sur les lieux pour secourir mon épouse et ma fille qui avaient été évacué de l'immeuble voisin, j'ai été placé en garde à vue toute la nuit pour outrage car j'avais traité de « connard » le fonctionnaire de Police qui m'ayant violemment plaqué au sol m'interdisait le passage dans le périmètre de sécurité autour de mon domicile.

 

Quand le lendemain matin mon épouse est venue au commissariat prendre de mes nouvelles il lui fut répondu qu'on ne pouvait rien lui dire car la procédure était en cours, elle demande alors: « Il est vivant au moins? Pince sans rire le planton lui réplique: « non il est mort » .

 

 

 

Tous les commentaires

Inadmissible et abjecte. Au delà du simple fait divers on voit bien l'impunité de certains policiers. A noter qu'Amnesty internationale a demander l'année dernière suite à un rapport, la création d'une commission indépendante chargée des plaintes contre la police française.

 

à hurler.

Bonjour

quelques précisions concernant cet incendie pas si ordinaire puisqu'il s'agit d'un incendie criminel..Ensuite, en tant qu'habitante (et propriétaire) d'un appartement dans l'immeuble, présente sur les lieux (dans un appartement enfumé au 4e étage avec une enfant de 2 ans) j'aimerais préciser deux trois choses car l'article peut prêter à confusion. L'arrêté de péril dont il est question porte sur un mur que se partagent plusieurs immeubles du paté de maison: le 17 (notre immeuble incendié), le 19 (ou habite monsieur et qui est le seul à présenter un réel péril pour ses habitants) et le 26 de la rue des trois frères. L'arrêté de péril est le moyen trouvé par la préfecture pour contraindre les trois immeubles à faire des travaux, quels que soient les contentieux qui les oppose depuis 15 ans pour savoir à qui il revient de faire ces travaux. Cela a marché puisqu'un accord est en passe d'être signé. Il ne s'agit donc pas d'une énième histoire d'installation électrique vétuste que les propriétaires refusent de réparer (une grande partie des appartements sont occupés par des propriétaires ou leurs enfants) et le péril porte sur un mur au fond de la cour. Je précise tout cela parce qu'après avoir vécu l'expérience assez pénible de me trouver perchée sur mon balcon avec ma gamine de 2 ans dans les bras en lui fermant les yeux pour qu'elle ne souffre pas trop de la fumée à 2h du mat, je trouve assez désagréable de lire des éléments faux sur la soi disant-vétusté de mon immeuble. L'immeuble est à Montmartre, il est vieux, il penche mais il n'est pas vétuste. Voilà pour les précisions cher voisin.

Chere voisine,

Pour rappel voici qq synonymes de vétuste : ancien, antique, croulant, décrépit, délabré, dépassé, détérioré, obsolète, usagé, usé.

Le fait est que ces adjectifs s'appliquent plutôt bien aux parties communes de vôtre immeuble.

C'est le responsable des pompiers que j'ai eu au téléphone le lendemain de l'incendie qui a fait mention de la vétusté des installations électriques qui auraient selon eux ralentis les secours. Il est a noter que l'appartement de la personne décédée qui n'a pu être secourue à temps est juste derriere le panneau electrique. Si les propriétaires sont prompts à augmenter les loyers, ils sont toujours plus réticents à réaliser les travaux d'entretien, qu'ils résident ou non sur place. Quand le plafond de ma chambre s'est écroulé sur mon lit ( pendant que nous étions en vacances) cet accident ne pouvait pas lui non plus être imputé au "mur au fond du jardin", pourtant cela illustre la fragilité du bâti dans ce quartier qui comme chacun le sait est un gruyere. Concernant l'arrêté de péril le danger s'exprime au niveau du mur de soutainement entre les copropriétés mais il ne peut pas être résorbé sans prendre en considération les questions d'infiltration d'eau en amont. D'ailleurs l'injonction de travaux émanant de la Préfecture demande bien que les "causes" du péril soient traitées aussi bien que leurs conséquences.

Un accord pour financer des travaux cosmétiques après quinze ans de palabres ne résoudra pas nécéssairement le problème et ne garantit pas la levée de l'arrêté de péril.

Pour ma part je paye un loyer exorbitant pour "une cabane au fond du jardin" et je n'ai pas peur de dire que c'est vétuste et globalement en péril comme la récente tragédie l'a malheureusement démontré.

Je suis désolé de ce qui est arrivé et j'espère que vous vous en remettez bien vous et votre enfant. 

 

 

Difficiles cohabitations.

Peuvent-elles conduire à des drames comme celui-ci, ou n'ont-elles rien à voir?

Cher voisin, vous nous offrez un véritable festival de la mauvaise foi !

Si je vous comprends bien, il existerait donc deux races d'humains : les locataires, qui ont le souci de leur sécurité et de celle de leurs enfants, et les méchants propriétaires qui, même lorsqu'ils occupent leur propre logement (et qu'ils n'augmentent donc promptement le loyer de personne) préfèrent risquer leur vie et celle de leurs enfants plutôt que d'entretenir les parties communes de leur immeuble. Rendre ainsi les propriétaires occupants du 17 André Barsacq responsables de l'incendie et de la mise en danger de leur propre vie alors que vous savez pertinemment que 3 personnes ont été arrêtées pour cet incendie criminel et ont avoué... c'est abjecte !

Les problèmes que vous avez connus dans votre logement sont bien entendu liés au "mur du fond du jardin". Vous n'ignorez sans doute pas que votre appartement est construit à cheval sur ce mur et sur du remblais et qu'il existe un lien entre les mouvements de ce mur et ceux de votre logement. Mais quoiqu'il en soit, l'arrêté de péril ne concerne en rien le bâtiment d'habitation du 17 André Barsacq, dont les structures ont d'ailleurs été intégralement reprises il y a quelques années (tiens, les propriétaires ont payé pour stabiliser leur immeuble, incroyable non ?).

Vous avez raison, le péril qui concerne le mur du fonds de jardin et votre logement ne peut être arrêté qu'en réglant le problème des infiltrations d'eau. C'est pour cela qu'un expert en a cherché l'origine puis l'a trouvé dans une citerne qui fuit un peu plus haut (au 21 ou au 23 rue André Barsacq). Vous voyez, les propriétaires ont même cherché les causes du péril...

Des travaux cosmétiques, où allez vous chercher tout ça ? Les différentes options actuellement à l'étude ont bien entendu été proposées par des architectes et validées par des bureaux d'étude. On dirait que ça vous embête qu'une solution soit trouvée. Je me trompe ?

Mais reste l'essentiel : contrairement à vos insinuations, il n'y aucun lien d'aucune sorte entre cet arrêté de péril et l'incendie qui a malheureusement eu lieu. Vous pouvez multipliez les considérations sur les propriétaires et sur ce péril, cela ne change rien à ce fait.

Dans votre dernière phrase, vous portez la mauvaise foi au niveau d'un art : "Pour ma part je paye un loyer exorbitant pour "une cabane au fond du jardin" et je n'ai pas peur de dire que c'est vétuste et globalement en péril comme la récente tragédie l'a malheureusement démontré." J'ai beau réfléchir encore et encore je ne comprends pas en quoi la tragédie qui a frappé le 17 André Barsacq, et en particulier Brigite V., démontre que la "cabane" située à une autre adresse pour laquelle vous payez un loyer exorbitant (Vous payez ? Malgré l'arrêté de péril ?) est vétuste et en péril...

En fait, si, je crois comprendre. Pour vous les propriétaires sont intrinséquement méchants, qu'ils soient bailleurs ou occupants. Puisqu'il y a eu une tragédie au 17, les "propriétaires" en général sont nécessairement responsables pour n'avoir pas fait les travaux d'entretien nécessaires. Le fait qu'une grande partie des victimes de l'incendie étaient propriétaires de leur logement est une contradiction qui ne vous effraie pas. Alors vous poussez plus loin votre absurde raisonnement : l'incendie du 17, dont vous n'avez pas été victime, est la preuve que tous les logements loués sont vétustes et dangereux ! Quels amalgagmes...

Une dernière chose : je ne suis pas habituellement un grand admirateur de la police, mais ce soir là j'ai bien été obligé de constater la gentillesse, la disponibilité et l'efficacité des policiers présents, comme celle des pompiers. Et aussi des voisins qui, plutôt que d'utiliser notre malheur pour parler d'eux sur des blogs, nous ont ouvert leurs locaux (merci à la galerie de la rue Chappe), réconforté, apporté des boissons...

Pouvez-expliquer précisément en quoi les parties communes de l'immeubles avant l'incendie étaient vétustes? A cause du crépi usé sur les murs de la cage d'escalier? Les installations électriques que vous mentionnez sont tellement vétustes qu'EDF a établi un certificat de conformité et d'ores et déjà remis l'électricité dans les parties communes: là encore un complot des propriétaires? La préfecture qui a émis l'arrêté de péril a visité l'immeuble et autorisé sa réintégration: malveillance des propriétaires? Un peu de bon sens et de bonne foi si cela est possible: en quoi le fait que vous vivez dans un immeuble vétuste implique-t-il que l'immeuble d'à côté soit dans le même état? Que savez-vous des travaux qui se décident? Sur quelle base jugez-vous qu'il s'agit de "travaux cosmétiques"? Je vous le confirme, il s'agit de travaux qui seront longs et coûteux mais qui seront bien effectués et qui, encore une fois, s'ils concernent un mur sur lequel est bâti votre habitation n'est, pour nous, qu'un mur au fond du jardin. Et évidemment, les travaux seront validés par la préfecture et permettront la levée de l'arrêté de péril. Désolée que vous habitiez dans un tel endroit avec votre famille pour un prix exhorbitant, mais ce n'est pas le cas pour les habitants du 17, et surtout ce n'est pas de leur faute.(petite précision d'ailleurs, les propriétaires qui résident dans l'immeuble ne sont pas prompts à augmenter les loyers dans la mesure où c'est eux qui résident dans les appartements..dont ils sont propriétaires. Mais bon, la logique ne semble pas guider vos propos de toute façons...) Sans doutes serait-il plus raisonnable, et aussi plus digne de votre part, de trouver de réels sujets d'indignation et d'éviter des insinuations et des faux-procès qui sont, vraiment, très pénibles. Et moi et ma fille nous nous remettrons d'autant mieux que vous cesserez de vous rendre intéressant sur notre dos...Merci.

Bonsoir

Résident du 19 rue André Barsacq je tiens à apporter quelques précisions quant à cet "article ".

 

Mais avant toute chose, je pense à tous les habitants du 17 barsacq qui ont vécu un traumatisme aux conséquences dramatiques et bien sur à Brigitte .

Je suis certain que toutes les personnes du 19 se joindront à moi pour vous exprimer notre réel soutien.

 

CET ARTICLE N'EST ABSOLUMENT PAS REPRESENTATIF DE L'OPINION DU 19 BARSACQ ET N'ENGAGE QUE SON AUTEUR .

En effet celui-ci se prend pour un grand journaliste d'investigation en décrivant dans son article des faits qu'il n'a vécu qu'à leur dénouement en mélangeant tout et n'importe quoi. Comportement dont il est d'ailleurs coutumier.

L'auteur s'étonne de s'être vu placé en garde à vue alors qu'il s'est littéralement jété sur un policier en l'insultant sans même s'informer de la situation de sa femme et son enfant sorti de l'immeuble une heure auparavant et se situant 10 mètres derrière lui.

Il est vrai que cela diminue le côté héroïque de son récit.

 

Pour ma part je paye un loyer exorbitant pour "une cabane au fond du jardin" et je n'ai pas peur de dire que c'est vétuste et globalement en péril comme la récente tragédie l'a malheureusement démontré.

 

Mr allopj n'est pas obligé de rester...

Si il craint vraiment pour sa famille, je m'étonne que ce héros des temps modernes continue à faire prendre de tels risques à ses proches.

Rappelons aussi que son "loyer exorbitant" n'est plus payé suite à l'arrêté de péril ce qu'il oublie de préciser est qu'il bénéficie (impunément) de la jouissance d'une cour et qu'il s'approprie bon nombre de parties communes pour stocker ses affaires canapés et autres . Effectivement la vie est très dure pour vous Monsieur.

 

Un accord pour financer des travaux cosmétiques après quinze ans de palabres ne résoudra pas nécéssairement le problème et ne garantit pas la levée de l'arrêté de péril.

Est il expert, géomètre, ingénieur structure dans un cabinet d'études ?

A t'il déjà assisté aux différentes réunions techniques avec les différentes copropriétés ?

Mais par contre nous n'ôterons pas à celui ci son talent de grand dramaturge et de comédien. En effet il se présente avec un casque de chantier sur la tête lors des visites d'experts, provoquant les rires dissimulés de chacun des techniciens et des membres des différents syndic.

 

"Quand le plafond de ma chambre s'est écroulé
sur mon lit ( pendant que nous étions en vacances) cet accident ne
pouvait pas lui non plus être imputé au "mur au fond du jardin",
pourtant cela illustre la fragilité du bâti dans ce quartier qui comme
chacun le sait est un gruyere."

Il s'agissait d'un dégât des eaux qui aurait pu arriver n'importe où ! Mais il est vrai que là encore les faits réels ne servent pas son propos.

 

La situation (due à la procédure) entre les copropriétés est dèjà assez difficile . Nous n'avons donc pas besoin que quelqu'un qui ne soit pas au fait des problèmes et adepte de la théorie du complot se permette de se lancer dans des conjectures qui ternissent l'image du 19.

Le 19 n'est pas un immeuble en décrépitude comme il le laisse entendre et nous ne sommes pas des marchands de sommeil (je ne suis pas le propriétaire de l'auteur) .

Nous sommes au coeur des débats concernant les travaux, et la levée de péril est notre objectif principal. Nous souhaitons trouver une solution rapide et pérenne et nous l'avons démontré en acceptant l'accord entre les 3 copropriétés.

Pour terminer le titre de cet article est à mon sens une insulte à la personne décédée et aux habitants du 17 .

L'auteur pour faire un bon mot et se rendre intéressant associe la personne décédée et une vulgaire phrase dont il à fait l'objet. C'est un vrai manque de respect .

Alors Monsieur cessez de nous importuner en déblatérant des contres vérités et des polémiques stériles qui encore une fois ne font que nuire à l'image du 19.

Et si vous n'êtes pas bien, partez !

 

 

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