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PS, PCF...Mairie de Montpellier. Dur, dur de communiquer sur la com' !


Montpellier, champion de France des dépenses de com' !

Combien votre ville dépense-t-elle pour sa com’ et ses élus ?

Promo de la politique municipale, fêtes et cérémonies, frais de mission... Rue89 a dressé la carte des budgets com’ des grandes villes. Alertez vos élus sur Twitter et Facebook. 

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L'article de Rue 89

Alors, bien sûr, Le Figaro avait, déjà à la mi-décembre, mis son gros grain de sel (et Montpellier journal avait relayé en posant sa propre pincée de poivre) ... 

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 Avec un zoom, voilà Montpellier qui brille de ses mille feux dépensiers

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L'article Grandes villes : les maires soignent leur image

Quelques remarques

Au NPA 34 nous ne partageons pas, bien entendu, l'idéologie autoproclamée "antigaspi" des élus de droite et des contempteurs du tout aussi supposé "matraquage fiscal" qui travaille en souterrain bien des enquêtes et conclut à la nécessité d'équilibrer les comptes et de tailler sans plus dans les dépenses. "Sans plus" mais avec la conséquence "en moins" bien connue de ces couplets convenus de la pensée libérale et social-libérale, que ce sont les dépenses salariales, publiques et sociales qui doivent faire les frais de ces appels à traquer le gaspillage. 

Or le gaspillage ne prend du sens que par rapport aux priorités politiques que l'on se donne : l'argent d'une imposition locale, que nous concevons, sans faux-fuyant, comme une pièce maîtresse d'une authentique politique publique reposant elle-même sur une radicale refonte de la fiscalité, à établir au niveau national, pour mettre à...forte contribution les plus riches, doit être mobilisé en faveur des plus démunis, des salariés, des retraités, des jeunes; en faveur de certaines zones à décréter prioritaires autrement que sur la base des scandaleuses ZSP du gouvernement; en faveur enfin de mesures comme la gratuité des transports publics. Dans cette optique-là, et seulement dans cette optique-là, on peut à bon droit trouver inadmissible qu'une ville comme Montpellier, particulièrement déficitaire en mesures sociales alors qu'on y compte 27 % de pauvres, caracole en tête d'un hit parade des villes de France pour des dépenses de com' à raison de 316 864€ pour 10 000 habitants ou pour des frais de mission d'un montant de 1884 € accordés par élu alors que l'élu marseillais ou parisien ne perçoit respectivement que 875€ et 870€ ! Le tout est à rapporter aux dépenses somptuaires, aux indécentes dépenses de prestige, que nous avons toujours contestées, comme celles du bâtiment de la nouvelle mairie ! Sans parler de l'opacité qui caractérise, bien dans la tradition frêchiste, le fonctionnement de la démocratie "socialiste" montpelliéraine !

Montpellier journal a rapporté qu'Hélène Mandroux avait vivement contesté les chiffres de dépenses avancés par Le Figaro mais a noté que  la ligne de défense de la maire revenait à "comparer des choux et des carottes" puisqu'elle finissait par revendiquer que Montpellier soit classé, pour la com', sur la base d'une fourchette restreinte de dépenses (celles de la seule direction de communication de la mairie) alors que les autres villes évaluées resteraient classées sur la base de la fourchette large initiale, celle des dépenses générales de la collectivité se rattachant à la communication ! Avec ce curieux classement à deux barèmes Montpellier passerait de la 1ère place à la 11e mais se retrouverait 1èr d'un autre classement : celui de l'argumentaire politique le plus farfelu et de l'esbroufe politicienne la plus ébouriffante !

Si les enjeux n'étaient pas aussi sérieux on sourirait au paradoxe que ce soit une socialiste social-libérale qui cède à des libéralités dépensières peu conformes avec les envolées austéritaires et budgétairement rigoristes de ses mentors de l'Elysée et de Matignon ! Mais on n'oubliera pas que chez ces gens-là, bien engoncés dans les logiques dominantes, il y a loin de la coupe aux lèvres, des discours aux pratiques et que le libéralisme, qu'on le décline social ou pas, est in fine un culte de l'intérêt individuel, voire personnel d'où, sauf exception, sont bannies l'austérité et la rigueur pour soi (voir le caricatural Cahuzac !)...

Nous aurons enfin une pensée émue, au sortir de cette évocation des dérives dépensières de la mairie de Montpellier, pour les camarades élus communistes, ces éminents représentants du Front de gauche qui pratiquent une indéfectible solidarité de gestion avec Hélène Mandroux et son parti. L'émotion qui nous gagne tient à l'intuition que nous avons que leur situation s'avère de plus en plus inconfortable, tiraillés qu'ils doivent être entre, d'une part, leurs fortes proclamations frontdegauchères sur le financement de la justice sociale, sur la transparence citoyenne des assemblées délibératives, etc., sur le refus des gestions opaques et, d'autre part, l'amer sentiment que les couleuvres politiques sont décidément toujours plus surdimensionnées ! Au fait, ont-ils émargé aux défraiements de mission à 1884€ ?

Quant à nos camarades anticapitalistes du Front de gauche, en particulier, vu la nature municipale de la question, l'élu de GA et l'élue de la Fase, ont-ils été amenés à aborder en interne de leur coalition ces écarts par rapport au socle d'accord sur "L'humain d'abord", l'invitation faite au peuple à prendre le pouvoir et donc à contrôler les élus ? "En interne", disons-nous, car, pour ce qui est des débats publics avec leur partenaires d'alliance que ces anticapitalistes annonçaient porter sans tergiversation politicienne, les citoyens sont sur leur faim : et donc, pour inaugurer avec un certain panache la nouvelle année, pourquoi ne commenceraient-ils pas par mettre sur la table publique une question du type "comment le Front de gauche 34  peut-il s'emparer du dérapage des dépenses de com' à la mairie de Montpellier pour initier la construction de l'alternative citoyenne au social-libéralisme" ? Avec l'espoir (fou) que, geste spectaculaire à l'appui, Michel Passet (le grand chef départemental du PCF) franchisse enfin le Rubicon de l'adéquation des paroles avec les actes au grand dam de son actuel allié du Modem, Marc Dufour (1)

(1) La fascinante journée d'un élu communiste de Montpellier 

Le matin, une bonne mise en jambe pour l'unité de gestion avec les socialistes de la mairie (M Passet à la droite de Madame le maire)...

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 ...l'après midi un fort moment d'unité antilibérale et radicale avec les camarades du Front de gauche (M Passet à la droite de R Revol du PG et de D Hermet de GA)...

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 Le conseil municipal de lundi avait à son ordre du jour le budget 2013 : débattu lors de cette séance il sera soumis au vote au prochain conseil municipal (février). Un budget c'est, nous le savons, plus que les chiffres qu'il aligne : il donne le la de la politique générale qui est suivie et des priorités que l'équipe municipale majoritaire se donne. Politique générale et priorités avec lesquelles le NPA 34 se déclare en opposition totale.

 A lire ici

Montpellier. Le NPA 34, ses accords et ses désaccords sur la critique de la politique municipale 

Nos dossiers Front de Gauche, Front de gauche 34, Montpellier, NPA 34, PS, Europe Écologie Les Verts, Région Languedoc Roussillon, Vie politique locale

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