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Vers un Etat totalitaire.

J'ai entendu ce matin, sur France Inter, une nouvelle incroyable et qui semble n'émouvoir personne. Une gamine de 14 ans s'était interposée dans une bagarre. Le lendemain, au petit matin, les policiers sont venus l'arrêter. Elle dit avoir été menottée et emmenée en pyjama. Elle a été mise en garde à vue pendant 10 heures, houspillée et menacée. Une gamine de 14 ans...On croit rêver !!!

Dans quel pays vit-on pour entendre de telles énormités ?

Eh bien, je vais vous le dire, nous vivons dans un pays en route vers le totalitarisme. Les symptômes en sont nombreux, on peut citer en vrac :      * la citoyenneté remise en cause et l'étranger stigmatisé, * le contre pouvoir des media anesthésiés par les amis du président ou par le président lui même qui nomme les dirigeants de la télé publique, * l'indépendance de la justice réduite à la portion congrue par la suppression du juge d'instruction et le projet de dépénalisation du droit des affaires pour aider les copains et les coquins, * la constitution détournée pour minimiser le rôle du 1er ministre et vassaliser le parlement sans que le président ait à rendre compte de sa politique, *le mensonge généralisé comme méthode de gouvernance, * la xénophobie et la délation comme nouvelles morales, * l'enfermement remède universel qui aboutit à la surpopulation carcérale et au doublement des gardes à vue, * les rafles jusque dans les écoles, *les quotas de la police qui entrainent tous les débordements, * les fichiers qui se multiplient, *la fin des libertés qui conduit notre guide suprème à vouloir déceler les germes de la délinqunce dès la maternelle et à prédire la dangerosité future génétiquement déterminée...

Je ne sais pas vous, mais, moi, j'ai peur. Cela rappelle une époque que les moins de 20 ans... mais que j'ai connue.

Tous les commentaires

 *** Très choquée, j'ai lu et entendu... Bien tièdasses les contenus de ces articles! De révolte nenni... Instiller de la peur, une de leur vocation première et çà marche!

" Quand dans un Etat, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus." 

Edouard Herriot

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Oui, il y a aussi eu le coup de cette dame qui avait fait une fausse couche chez elle, qui est allé la déclarer sans doute au service de santé et qui a immédiatement été mise en garde à vue pour avortement en dehors de la période légale.

Je crois qu'elle y est restée plus d'une dizaine d'heures ...; dans son état ... et qu'elle a finalement été poursuivie ...

J'ai entendu parler de cette histoire une fois à la radio puis black out total.

C'est souvent que ça arrive d'ailleurs, on entend un truc énorme à la radio ou au JT puis black out total. 

Vous avez raison, notre pays devient dangereux.

 

Le néo-libéralisme, dans sa phase actuelle, a l'objectif d'aller, sous couvert de lutte contre l'insécurité et contre le terrorisme, vers un capitalisme totalitaire.

Cela passe par un processus d'installations de phobies et d'instruments destinés à entretenir peurs et angoisses dans tous les compartiments de la vie (professionnelle, privée, politique etc.) en "jouant" sur des boucs émissaires (les étrangers, les meneurs d'actions politiques et syndicales...)..

Effectivement, cela fout la frousse !

 *** En vérité, lisez les nombreux billets , bien peu en sont "agités"...  çà papote, çà mégote, çà ergote, des fois çà complote, mais faire avancer un schmilblick  au nom de la liberté qu'on assassine!

Les vraies résistances à la "marche autoritaire du capitalisme" sont tues ou tournées en dérision notamment par la plupart des journalistes des grands médias.

On a un régime qui n'a rien à envier aux totalitarismes militaires, la casquette du chef est tenue par le plus haut fonctionnaire d'Etat qui s'absout de toute responsabilités par le mensonge et la langue de bois.

Le pouvoir tient tous les leviers, et il en abuse pour supprimer d'abord la liberté d'expression, le parlement croupion réduit l'espace entre les pouvoirs, l'argent tient les médias privés, qui relayent la propagande officielle, l'Elysée tient l'information publique en maîtrisant la nomination des têtes de l'audio-visuel qui font régner la parole unique.

Le prochain rendez-vous contre la liberté, bien au-delà des excès d'une police aux ordres, c'est la fin de l'indépendance de la justice.

La suppression d'un juge d'instruction inamovible, et indépendant, dans la forme annoncée, avec le renforcement extraordinaire des missions de l'accusateur public, le procureur,  qui est nommé et surveillé directement par le pouvoir, donne à l'éxécutif le complet contrôle de la justice.

Le pouvoir est sans vergogne et sans crainte du suffrage universel.

C'est l'évidence de l'annonce prévue de la défaite dans des proportions incroyables du parti majoritaire qui le porte aux régionales qui le laisse froid.

Elle n'a absolument pas infléchi ni son discours, ni sa politique, ni les décisions plus que controversées, d'un gouvernement et de son chef-président, chef aussi de ce parti majoritaire en élus au parlement, mais devenu ultra-minoritaire dans la nation.

Le pouvoir montre ainsi le peu de cas qu'il fait du suffrage, et de la volonté comme du sort de l'immense majorité des citoyens.

Si, dans la forme, on se rapproche du totalitarisme, combien plus nous le vivons maintenant dans le cours habituel de la vie publique.

Aucune concertation, aucune discussion, aucun avis, fusse celui des commissions d'élus et d'institutionnels les plus autorisés, voire des représentants des forces vives de la nation, ceux de ses aspirations sociales et économiques qui sont consultés simplement pour la forme, et jamais ni écoutés, et encore moins entendus.

Il n'y a plus que l'action qui puisse arrêter l'abus d'un choix de société que n'a pas fait la nation et qu'elle se fait imposer.

A quand la grève générale, et la censure, non seulement du gouvernement mais aussi celle maintenant d'un parlement qui n'a plus aucune légitimité à soutenir des politiques désastreuses, et la ruine de ce pays?

La seule sortie démocratique passe par les élections et la dissolution des assemblées.

Le mieux étant de faire pression sur les députés pour qu'il demandent cette dissolution au chef de l'Etat.

Aujourd'hui la loi n'est plus légitime, il est donc naturel de voir ses représentants faire n'importe quoi.

Le mot d'ordre, c'est élection, rendez-vous après les régionales, et la légitimité des pouvoirs décentralisés qui doivent maintenant se dresser contre l'autocratie.

Il y a un Appel (de plus...), Aux armes citoyens.
Un de plus, oui.

 

Et aussi, le billet de Dianne , 800 000

 

Les multiples appels sont le signe avant-coureur de défaites annoncées.

Si la partie de la population qui sait le danger d'un capitalisme autoritaire ne s'engage pas dans des actions collectives (associations , syndicats et partis politiques), elle ne pourra pas dire qu'elle "ne savait pas"...

 Merci Fantie, mais le lien "aux armes... renvoie sur la Une!

Propre aux systèmes totalitaires, il y a surtout le gouvernement par ordre contradictoire.

Du type, pour l'exemple qui est le début de ce billet : il faut aider, car sinon non assistance à personne en danger - il ne faut pas aider car c'est à la police de le faire sinon garde à vue.

Plus généralement : aux policiers, il faut du chiffre, mais il ne faut pas d'excès.

 Aux fonctionnaires : il faut dépenser moins de moyens, mais il faut obtenir de meilleurs résultats.

Etc.. 

Il y a aussi la "bureaucratisation" de la politique : les réglements administratifs priment sur la loi et empêchent en fait l'application du droit. Droit du sol? Seulement si vous pouvez apporter tel et tel et tel et tel et tel et tel formulaire, sinon pas de papiers d'identité.

 

Oui, je penses moi aussi qu'il y a une volonté de changer les règles, je sens que ce qui agace depuis quelques années maintenant les pouvoirs financier ce sont les perspectives d'alternance du pouvoir politique.

Comme il est impossible dans une démocratie d'empêcher qu'une alternance se produise un jour ou l'autre une des solutions pour garder le pouvoir c'est d'installer un sentiment de crainte.

Dans une société qui vieillie cela est plus facile et j'ai bien l'impression que tout est fait dans ce but.

Le plus difficile pour lutter contre ça c'est que justement c'est un "sentiment", une ambiance.

J'ai l'impression que la seule arme possible pour lutter contre serait de fournir aux gens des exemples concrets de cette oppression diffuse.

Et justement c'est ce qui manque le plus aujourd'hui dans les médias de masse, une info chassant l'autre et le droit de suite n'étant plus du tout utilisé.

En lisant ce soir le blog de http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/02/10/moi-florence-aubenas-femme-de-menage-pendant-six-mois-en-cdd.html

j'ai appris que la journaliste florence Aubenas Pendant six mois, dans le plus grand secret, s'est inscrite au chômage au Pôle emploi de Caen.

Son expérience qu'elle va raconter parleras à beaucoup de gens, encore faut il que beaucoup de gens puisse la lire ou l'entendre, ce qui n'est pas gagné.

Peut être que c'est ça ce que nous pouvons faire, simplement informer à partir de témoignage, faire toucher du doigt ce que fait subir cette société à des milliers de gens.

Le début de l'article de F.Aubenas est en première page du nouvel obs.com

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20100211.OBS6614/dans_la_peau_dune_femme_de_menage.html

Comme quoi, pour un état totalitaire, il y a quand même encore une certaine liberté d'expression.

Oui, bien sur mais on sent quand même un léger glissement vers autre chose, je dirais une manipulation des esprits un peu plus organisé.

Mais nous somme encore loin de la dictature, je suis bien d'accord.

Ce billet du monolecte peut être ajouté à la réflexion

http://blog.monolecte.fr/post/2010/02/03/La-strategie-de-la-muleta

La disparition oganisée de la plupart des contre pouvoirs, vous appelez ça un léger glissement ? La justice mise en coupe règlée, les media à la botte, les incarcérations et gardes à vue qui explosent, les rafles et la xénophobie généralisée... Je vous trouve bien idulgent !!!

Aux USA, modèle ultra-libéral, dans les pas duquel nous nous inscrivons dorénavant à marche forcée, 1% de la population, soit plus de 2 millions de personnes sont sous les verrous.

Rapporté à la France, cela donnerait 600.000 personnes, et nous n'avons actuellement que 70.000 prisonniers, il en reste donc environ 530.000 à embastiller pour divers motifs qu'il reste à définir (sans-papiers, vols à la tire pour survivre, marché parallèle et économie souterraine pour survivre et défaut de paiement dans l'économie réelle, abus sur internet (ça c'est pour moi) etc....etc....).

Enfin, un marché en devenir, vous pouvez d'ores et déjà spéculer là-dessus ça ne fera que grimper comme cote.

@ +ENO- 

"plus de deux millions de personnes sont sous les verrous" dont une très large majorité de noirs, soumis au travail forcé. 

Pour les motifs d'embastillement, en France, vous pouvez aussi penser à des causes politiques.  Vous pouvez être sûr qu'ils y pensent, nos réactionnaires.

Bonne progression collective sur ce fil.

Et n'oublions pas, rien de tout ça n'est dû au hasard, tout est raisonné, codifié, mécanisé. C'est technique, la combinaison des actions et la méthode sont parfaitement réglées.

De ce point de vue, le blog indiqué par capucine est parfaitement net et précis.

L'enjeu et la forme prise par la guerre que livrent les libéraux à la société demandent de dépasser le cadre conventionnel des associations, syndicats, partis politiques et de passer à l'organisation d'une véritable résistance transversale dans toutes les composantes du pays.

Qu'ils soient de gauche ou de droite, les libéraux c'est bonnet blanc et blanc bonnet, tous complices et successivement responsables du désastre.

 

La solution n'est pas dans les urnes dont ils ont verrouillé le fonctionnement normal.

Il s'agit de désacraliser le vote car eux l'ont profané et dévoyé.

 

 

 

 

 

 

J'ai appris ce matin u'une artiste chinoise, Siu Lan Ko, à qui l'école des Beaux Arts avat commandée une oeuvre, vient d'être censurée. L'oeuvre en question se composait de plusieurs banderolles exposées sur la façade de l'immeuble sur lesquelles on pouvait lire (entre autres ?) "travaillez plus" et "gagnez moins". La censure a été appliquée par la direction de l'école au motif que cette oeuvre se moquait de Notre Saigneur. Cela rappelle le nouveau directeur de France Inter (Ph. Val nommé par Notre Saigneur) qui reproche à sa station de mal traiter son actionnaire !!!

Rectification : en fait ces banderoles disaient parait-il "Travailler moins" et "gagner plus". Mais sur le fond ça ne change pas. Ce qui importe c'est la censure exercée par un fonctionnaire au prétexte qu'une artiste aurait pu vexer Notre Saigneur ! Un scandale.

Je crois que l'artiste avait affiché les mots séparés, et que chacun pouvait y lire l'association qu'il voulait.


Mauis le ministre de la culture a insisté pour reprogrammer l'oeuvre (info France Culture hier, je ne sais pas où ça en est).

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