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Sortie de Crise : vers un management rénové et une compétitivité sociale et humaine (Arnaud Marion)
Les solutions à la sortie de crise : vers un management rénové capable de faire évoluer la compétitivité des entreprises vers une compétitivité sociale et humaine
42 millions d’entrées sur Google sur la « crise », 8,9 millions sur la « sortie de crise » : pourtant, c’est bien « l’après » qui intéresse tout le monde…
Il est curieux de constater combien la sortie de crise ne s’est pas conceptualisée dans les esprits : elle est appréhendée de façon macro-économique, comme si cala pouvait être un élan global, diffus voire impalpable, dans lequel « tout le monde » irait. La crise a été subie par tous avec des implications personnelles fortes, mais les sorties de crise se bâtiront individuellement car ceux qui subiront ne sortiront pas de la crise (l’après-crise ne pouvant s’assimiler à une sortie de crise…).
S’en sortiront ceux qui agiront, qui oseront, et ceux qui re-créeront une dynamique interne qui infuse à l’intérieur des entreprises et se diffuse à l’extérieur.
Le renouveau d’un management rénové
Le Management va (et doit) revenir à l’honneur, celui de l’audace et celui de la créativité, dans la stratégie globale, mais aussi dans la redéfinition d’un nouvel équilibre social au sein des entreprises et institutions avec un management plus participatif et impliqué, créateur d’idées et de valeurs à partager. Le management doit se rénover pour être de nouveau à l’honneur.
Seule une gestion socialement responsable, éthique, créera un développement durable des entreprises et un épanouissement durable des individus : le partenariat doit plus que jamais s’imposer car c’est ensemble, après un repli sur soi individualiste et protecteur, qu’il va falloir ré-aborder la concurrence et le monde. Et pour construire, il faut partager, redéfinir de nouveaux contours à la collaboration entre les individus et leur entreprise, partager une vision commune et créer une dynamique en repartant des faiblesses pour se reconstruire encore plus forts.
La sortie de crise se gère tout autant qu’elle s’imagine, sans que rien ne soit rédhibitoire, et où tout devient possible avec de nouvelles cartes rebattues. Les critères d’appréciation devront également changer, avec une gestion financière traditionnelle qui doit laisser la place à un management moderne mettant la rentabilité au même plan que le savoir-faire, la valeur collective des employés ou le qualitatif (parts de marché, leadership, qualité de vie, écoute et management participatif).
Le partage de la stratégie
Cela signifie aussi que les sorties de crise réussies seront celles d’une équipe et d’une entreprise prise dans son ensemble et non celles de personnes isolées ou d’un système : la stratégie d’entreprise devra obligatoirement se partager pour mieux s’appliquer. Les salariés devront s’impliquer aux côtés des managers pour soutenir mais aussi proposer et donc innover dans l’organisation et l’équilibre des pouvoirs et des idées, afin de recréer un nouveau lien social entre les individus et leur entreprise.
Il est toujours intéressant de constater dans les restructurations d’entreprises et les constructions de plan de restructuration ou de reformatage que beaucoup d’idées émergent des comités d’entreprise ou des salariés, mais que cette non prise en compte a provoqué non seulement une rupture du dialogue mais surtout les prémices d’une crise devenue irréversible. Le manager moderne se doit d’être un stratège tout autant qu’un porte-parole (non pas de ses idées, mais de son entreprise), et il doit savoir faire partager ses convictions qu’il se forgera grâce à un travail en commun avec ses équipes qu’il impliquera à ses côtés sans discrimination de position hiérarchique.
La compétitivité des entreprises doit devenir la compétitivité des acteurs de l’entreprise : la compétitivité financière en est une des composantes mais elle doit aller vers une compétitivité sociale et humaine. C’est l’individu qui doit s’épanouir pour que les entreprises s’épanouissent et dominent par leur force intrinsèque.
Le secret de la sortie de crise sera sans doute du génie dans la stratégie, et du talent dans l’action.


Tous les commentaires
Le galimatias du manager dans toute sa splendeur !
J'ai bien connu ces discours. J'ai été cadre sup' dans une multinationale. Je n'aurais pas eu la sottise de les livrer, tels quels, sur mon blog tant ils sont responsables de la crise et en aucun cas de sa sortie !
Cher Velveth,
Ce n'est pas un discours, mais de l'action et de l'expérience.
c'est bien la différence entre le management opérationnel et la technocratie régnante dans les grandes structures.
c'est aussi la différence entre les multinationales dont vous parlez et les PME qui elles représentent 75 % de l'emploi salarié ets e confrontent sans filet à une dure réalité économique que vous ne pouvez ignorer.
Ma spécialité, c'est la crise, et personne ne parle de sortie de crise.
mais il faut arrêter de croire que ce sont les patrons des 2,4 millions de PME qui ont créé cette crise : elle est bien l'émanation d'une minorité des 5000 grandes entreprises en France (de plus de 250 salariés), et des spéculations du système financire de la planète.
la sottise, c'est de confondre ceci, et de ne pas avoir conscience du tissu économique.
cordialement
Cher Arnaud Marion, je serais ravi que vous puissiez répondre de manière structurée et convaincante au "résumé" de Velveth. Rappelez vous que la majorité de vos lecteurs ici ne participent pas aux commentaires, et même si on peut suspecter qu'il s'agit pour la majorité de retraités ou de fonctionnaires certains ont l'esprit ouvert. Les commentaires sont plus le fait des gauchistes et autres aigris (pour faire plaisir aux responsables du site et à Antoine P. je dirais que j'en fais partie)
Cordialement
Que voulez vous cher Beber, il est tellement plus facile de ne jamais réflechir ni chercher de solutions !
la pensée est étriquée, mais moi je me confronte au quotidien à des ouvriers et à des salariés, soucieux de leur avenir et de leur entreprise, et qui ne sont pas choyés ou fondus dans la masse de grandes multinationales.
les personnes que je rencontre au quotidien sont à l'écoute pour que leur entreprise s'en sorte, car avec elle ce sont eux qui s'en sortent.
c'est toute la différence entre ceux qui commentent et ceux qui agissent !
cordialement
Arnaud Marion,
Ne pensez vous pas que la crise est la conséquence du système dans lequel nous vivons? Que c'est une crise structurelle et non conjoncturelle? Que les crises actuelles sont les cahots d'un chemin qui nous emmène vers le chaos?
Dans ce cas je crains que les solutions que vous suggérez, même si elles peuvent apparaitre sympathiques par leur mise en valeur de la capacité innovante des hommes, ne soient pas à la hauteur de l'ampleur de la crise que nous vivons.
C'est une évidence.
celà dit, notre système mondial est basé là-dessus.
il n'empêche que justement il ne faut pas l'accepter et qu'il faut le combattre en se battant pour sortir de la crise.
la macro-économie n'est que la somme des micro-économies !
il me semble que c'est réellement le système financier qui est en cause. la faillite de Lehman Brothers n'a pas suffi semble-t-il, et on peut craindre un nouveau décrochage à l'échelle planétaire dont l'économie ne sortira pas indemne, mais dans l'économie réelle profitera.