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Le Parti du Peuple Cambodgien perdure et joue sur les instabilités régionales historiques

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La réélection de Hun Sen et du PPC au Cambodge confirment les craintes de l'électorat d'une remise en cause des trois éléments phares de la stabilisation cambodgienne:

- les facteurs de stabilité politiques hérités du processus de paix et des Accords de Paris de 1991, avec le retrait des vietnamiens, mais confortés par un exercice du pouvoir par le PPC s'appuyant sur les services de renseignement;

- les facteurs de croissance, et ce malgré un niveau de corruption élevé et une inflation galopante;

- et les facteurs de stabilité régionale, avec une mini-crise au sujet des temples de Preah Vihear pour lesquels la Cour Internationale de Justice avait pourtant figé le tracé frontalier dès 1962.

 

L'apparente stabilité gouvernementale depuis 1985, avec Hun Sen occupant la place de Premier Ministre depuis cette date, cache un Etat constamment fragilisé par des évolutions politiques qu'il ne maitrise pas.

 

Le Cambodge peine ainsi à se remettre de son historique, que ce soit les protectorats français, vietnamien, puis de l'ONU, ou les périodes de radicalisation politique khmer et de guerres extérieures ou intérieures ininterrompues (1970 - 1991) avec un gouvernement de droite allié aux sud-vietnamiens et aux américains, puis un gouvernement communiste allié en un premier temps aux nord-vietnamiens et chinois, qui se rendra responsable de crimes contre l'humanité (auto-extermination), avant de se voir envahi par son ex-allié.

 

La voie d'une démocratisation progressive, avec des alternances régulières, et une croissance assistée par l'ASEAN et l'ASEAN Plus Trois, ne semble toutefois pas encore évidente pour les cambodgiens.

 

La suite ici

 

Photos de yeowatzup sous licence Creative Commons 2.0

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