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La prochaine étape pour la puissance européenne: la création d'une architecture modulable de sécurité, une Eurozone de Défense

6a00e54f9b83738834011279367c0e28a4-piPrès de soixante ans après l'échec du projet de Communauté Européenne de Défense (CED), et à la veille du sommet de Strasbourg-Kehl de l'OTAN, le constat sur les capacités de défense européennes est frustrant: malgré une paix continue pendant plus d'un demi-siècle, force est de constater qu'elle n'est pas le fait des européens, dépendant pour l'essentiel de l'OTAN et du parapluie sécuritaire américain, ni une nouvelle constante, avec le regain de tensions aux frontières nord, est et sud de l'UE. A cela s'ajoutent la multiplication des conflits régionaux et des crises sécuritaires (terroristes, environnementales, économiques, alimentaires, sanitaires, trafics humains, d'armes et de drogues, besoins d'extraction de ressortissants et civils, cyber-menaces), qui ont repris leur caractère international, et demandent une gestion multipolaire en accord avec l'architecture des puissances géopolitiques du monde du XXIème siècle. Le schéma sécuritaire global de la Guerre Froide a laissé sa place à un schéma fait de flux transnationaux démultipliés par la globalisation, créant de nouveaux espaces composés aussi de puissances émergentes et de groupes para-étatiques pérennes dans les zones de tension, dont les effets pervers avec des impacts sécuritaires encore mal cernés, ne peuvent être contrés de manière efficace qu'à l'échelle multipolaire. Le nouveau Concept Stratégique de l'OTAN, ainsi que la mise à jour de la Stratégie Européene de Sécurité doivent refléter pleinement ces évolutions. C'est d'ailleurs cette analyse qui prime dans l'opinion européenne (dans l'EuroBaromètre de 2008, 64% des européens pensaient que les décisions de défense et politique étrangère devraient être prises en commun, ils étaient 67% en 2007 et 62% en 2006, voir QA20a. 5 dans EB69, EB68, EB67; de même que pour la lutte contre le terrorisme avec respectivement 79%, 81% et 81%) en ce qui concerne les nouvelles justifications du rôle de l'Union (faisant suite au triptyque de justifications pendant la Guerre Froide, en tant qu'élément de paix, démocratie et prospérité). La tribune signée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy dans Le Monde et leSüddeutsche Zeitung le 5 février 2009 demandant un plus haut degré de cohésion européenne dans le cadre de la PESC confirme cette orientation, tout comme le retour annoncé de la France dans le commandement intégré de l'OTAN, interprétée par certains analystes néoconservateurscomme une européanisation excessive des centres de décision de l'Alliance.

 

Et pourtant il serait injuste de ne pas mettre en avant les véritables progrès réalisés sur le terrain par la PESD cette dernière décennie, réalisées par petits pas depuis le Traité d'Amsterdam, signé en 1997, le Sommet de Saint Malo de 1998, et les accords Berlin Plus de 2002, reprenant les missions de Peterberg confiés à l'UEO en 1992 et l'ESDI accordé entre l'UEO et l'OTAN en 1996, et les étendant de manière exponentielle sur le terrain (voir carte des missions PESD plus bas). Ces progrès auront permis le développement d'une réelle capacité de projection européenne, même si cette dernière reste insuffisante, sans pour autant s'immiscer dans l'organisation des contingents nationaux et la réalité de la défense continentale (que ce soit les aspects nationaux ou ceux de l'OTAN). De plus, les défaillances opérationnelles, notamment en matière d'armement, à travers l'AED et OCCAR, et de surveillance satellitaire, à travers l'EUSC, auront été partiellement adressées. Cependant, ces avancées, dont la création des forces de réaction rapides (brigades tactiques) et celle du Centre d'Opération non permanent, constituent une option minimaliste de construction de la défense européenne, surtout lorsque l'on compare les besoins conséquents de puissance européenne dans un monde multipolaire, et les risques géopolitiques liés aux problèmes des zones de non droit, aux crises sécuritaires multiples pour lesquelles il n'existe plus de puissance tutélaire capable de geler les conflits, ou encore aux actions étatiques et para-étatiques ayant besoin de réponse rapide, avec des durées d'exécution dépassant les capacités opérationnelles actuelles de l'UE, voire de l'OTAN et des forces de maintien de la paix de l'ONU. La PESD a d'ailleurs commencé à reprendre des missions, dont l'OTAN ne sait fournir les capacités opérationnelles à ce jour, que ce soit dans son vosinage, dans les domaine de la gestion frontalière et la formation des garde frontières (EUBAM en Ukraine et Moldavie), la renforcement des capacités policières et judiciaires (EUPM Bosnie, EUPAT Macédoine, EULEX Kosovo, EUJUST Themis Géorgie), le monitoring d'accords de paix (EUMM Géorgie), mais aussi au-delà de sa périphérie, avec des missions de la même nature en Palestine (EUBAM Rafah, EUPOLCopps), Irak (EUJUST LEX), Afghanistan (EUPOL), Guinée Bissau (EUSSR) et en Indonésie (AMM).

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Ces constats conduisent naturellement aux deux postulats de base nécessaires pour la pérennisation de la puissance européenne dans un espace géopolitique autonome au sein du nouveau monde multipolaire. Il s'agit d'une part de créer un système de sécurisation continental d'origine européenne, reprenant les thèses développées au sein de l'OTAN de "burden-sharing" (partage croissant des responsabilités de la sécurité continentale entre américains et européens), avec une augmentation des capacités de défense européennes, une mutualisation des ressources existantes, et l'existence d'une sécurité collective assurée en première instance par les européens, sans ">article 5), mais recadrerait son rôle à la périphérie de l'UE en lui permettrait de revoir son Concept Stratégique qui date de 1999 (invasion territoriale, protection des sites stratégiques, des réseaux énergétiques, de transport, et de communication, terrorisme, prolifération, cyberguerre) et clarifier sa vocation à l'international, notamment vis-à-vis de l'ONU et des autres puissances et organisations régionales (UE, UA, Pays de Contact, IPAP). D'autre part, afin de dépasser les coordinations insuffisantes au sein de l'UEO et maintenant de la PESD, il deviendrait possible de miser de manière croissante sur les passerelles entre services militaires et civils, de stabilisation, reconstruction et développement, et l'optimisation de la capacité de projection européenne, afin de prévenir le développement de crises plus larges, à ses frontières, mais aussi en tant que composante considérable du nouveau système sécuritaire international, cherchant avant tout à limiter les risques systémiques de guerre.

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Du point de vue de la sécurisation continentale, et au-delà des éléments quasi-statiques de sécurité européenne faisant l'objet de discussions continues entre spécialistes depuis la fin de la Guerre Froide (OTAN, UEO, ESDI, PESD), il s'agit aussi de mettre en place un système proactif et évolutif, intégrant les véritables enjeux géostratégiques pour l'UE en ce début de XXIème siècle, qui ne correspondent plus à une confrontation de deux blocs géopolitiques réservé au domaine militaire. Cela passe tout d'abord par une reconnaissance et un dépassement (et non remplacement) du rôle protecteur joué par l'OTAN pendant la Guerre Froide, ayant permis la réunification politique du continent, et son rôle formateur ayant évité, puis réglé les guerres intestines (consolidation du bloc occidental pendant la Guerre Froide, réduction progressive des tensions pendant les guerres et crises aux Balkans). De fait il s'agit de figer "l'acquis atlantique" continental et permettre à la PESD de l'approfondir. D'une part, le bloc sécuritaire européen doit dorénavant être capable de répondre aux risques permanents à ses différentes frontières: au Sud-Est, au Proche-Orient et au Moyen-Orient (sans dépendre d'une stratégie américaine défaillante, que ce soit en Palestine ou en Iran, avec le corolaire de la stratégie du Bouclier Anti-Missile); au Sud et Sud-Ouest, avec les tensions inter-étatiques en Afrique du Nord et les crises terroristes en provenance de l'AQMI; au Nord et Nord-Ouest, avec les risques croissants liés au développement économique des régions arctiques (voir billet). D'autre part, compte tenu de la concurrence géopolitique croissante entre l'OTAN et la Russie, la priorité géostratégique du bloc européen doit être la normalisation sécuritaire de sa frontière orientale (chose dont l'OTAN semble incapable), l'achèvement de la période de transition post-Guerre Froide, la mise en place d'un système permanent de sécurité collective européen, avec la création d'un système de coordinations avec la Russie dans les zones pouvant facilement faire l'objet de crises (zones périlleuses au regard du droit international, corridors énergétiques et commerciaux, libre circulation), évitant ainsi des mouvements unilatéraux de l'OTAN perçus comme des provocations nécessitant réaction politique et / ou militaire russe, et la participation des Etats orientaux du voisinage européen au système sécuritaire continental (éliminant les risques d'Etats-tampons avec des dispositions sécuritaires floues), ou des décisions dépendant des relations bilatérales entre les Etats-Unis et la Russie, favorisant la sortie de crise multilatérale (UE + Russie + forces nationales et autonomistes / indépendantistes dans le pays déstabilisé). Les pendants géopolitiques de cette normalisation sécuritaire se devant d'être une utilisation intelligente des réseaux transnationaux, avec gestion politique plus équilibrée, et unifiées au sein de la PESC, des relations énergétiques, économiques, financières, et de libre circulation, négociées au sein d'un partenariat stratégique UE - Russie pouvant être suspendu en cas de crise, évitant ainsi un recours automatique aux tensions politiques dans le domaine sécuritaire (principal facteur potentiel de déstabilisation sur le continent européen), y compris les mouvements de troupes. Cette analyse semble d'ailleurs être partagée par les russes qui exercent davantage leur soft power dans les relations avec les Etats de leur voisinage. Intégrer ces éléments dans la gestion sécuritaire européenne équivaudrait à savoir tourner définitivement la page de la Guerre Froide, faisant valoir la stabilisation en Europe Centrale et de l'Est, l'unification du continent, et la normalisation de ses frontières orientales. Par ailleurs, la coordination sécuritaire avec l'Union Africaine (FAA), telle que promise lors du G8 de 2003 à Evian, demeure aussi un objectif prioritaire, permettant de mieux maîtriser les risques transnationaux en provenance du Sud. Une force européenne se doit de pouvoir sécuriser de manière autonome ses périphéries, et faire appel à l'Alliance Atlantique lorsque cette dernière semble plus pertinente (l'extension de l'alliance elle-même devenant facteur de déstabilisation à l'est du continent; les mécanismes internes de prévention de tensions politiques entre pays membres n'ayant quasiment pas fonctionné lors du 11 septembre, avec l'utilisation inutile de l'article 5 - la reprise du commandement de l'ISAF en Afghanistan par l'OTAN ne s'opérant qu'à partir du mois d'août 2003 - , et lors de l'invasion de l'Irak, que ce soit par les forces de la coalition ou par la Turquie; la durée de la mission en Afghanistan remettant par ailleurs en cause sa toute-puissance opérationnelle).

 

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Du point de vue de la projection de forces, les défaillances européennes sont largement dues à des budgets de défense insuffisants, et une coordination qui en est encore au stade embryonnaire, surtout au regard des besoins sécuritaires mondiaux affectant directement les intérêts européens. Sans faire table rase de l'existant (UEO - Missions de Petersberg, ESDI - Sommet de Saint Malo, PESD, AED, EUSC), et sur la base d'une institutionnalisation au sein d'un cadre permanent des missions réussies de la PESD en matière de gestion sécuritaire frontalière (EUBAM), maritime (EUNAV), territoriale (EUFOR, EULEX), d'interposition et observation (EUMM), ou de renforcement des capacités régalienne des Etats (EUPOL, EUJUST, EUSSR), permettant d'optimiser les défaillances opérationnelles, il s'agit d'identifier les goulots d'étranglement limitant les capacités de projection militaire européennes. Pour l'essentiel, ces défaillances sont liées aux limitations fixées par chaque Etat européen sur l'utilisation de ses troupes au sein d'une mission, la vitesse de déploiement, le déséquilibre budgétaire entre les différents pays européens, le manque de matériel nécessaire pour certains types de déploiements, l'inter-opérabilité limitée de certaines forces, et le manque de coordination des capacités de projection (bases extérieures, porte-avions, sous-marins, etc.). Les réponses trouvées pour adresser ces limitations doivent devenir les piliers de la politique de défense européenne, dépassant ainsi les débats récurrents sur le partage des responsabilités entre l'OTAN et l'UE (la question n'ayant pas de sens car l'UE, de même que les Etats-Unis, doit être en mesure d'assumer seule plusieurs opérations extérieures dans la durée, et agir de concert avec l'OTAN lorsque cela rentre dans le Concept Stratégique de l'alliance), les autres éléments pouvant rester, selon le principe de subsidiarité, du ressort des Etats membres.

 

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Afin de créer un cadre qui permette d'optimiser les capacités militaires existantes de l'UE et ses Etats membres, réduisant sa dépendance en matière d'armement et de surveillance électronique et satellitaire, rendant cohérente sa dissuasion nucléaire, cherchant à rendre évidente l'émergence d'une véritable puissance militaire européenne, capable de répondre aux défis actuels et à venir dans un monde multipolaire (notamment militaire avec l'approfondissement de l'OCS et de l'OTSC), il s'agit de redynamiser la PESD en créant une "Eurozone de Défense" ou une Force Européenne de Sécurité et de Défense (FESD), dénommée "SAFE" (Synchronised Armed Forces Europe) dans le rapport de Karl Von Wogau au Parlement Européen, selon un système à plusieurs vitesses. Ce système intégrerait les divergences existantes dans les conceptions d'intégration européenne, celles-là même qui ont fragilisé la construction d'une défense continentale depuis 60 ans. Le principal point d'achoppement historique étant l'utilisation de votes à majorité qualifiée en matière de défense et sécurité, notamment pour le Royaume-Uni, voire le Danemark, et certains nouveaux Etats membres. De même, il s'agirait de prendre en compte les possibilités d'intégration dans la FESD de pays ne participant pas directement à l'UE, mais essentiels pour sa sécurité, et permettant une cohérence compte tenu de leur appartenance à l'OTAN, comme cela a été le cas avec les membres associés à l'UEO à partir de 1992 (par la même occasion, l'achèvement de la fusion UE-PESD / UEO rendrait aussi l'architecture européenne de défense plus cohérente). Finalement, il s'agirait de créer un système suffisamment souple pour permettre une intégration progressive des pays membres de l'Union avec des doctrines évolutives de défense (pays neutres, pays préférant dépendre uniquement de l'OTAN). Mis à part les conceptions historiques et doctrines défensives divergentes, la spécificité en matière de forces militaires de certains pays européens justifie l'utilisation de méthodes hétérogènes d'intégration; à l'inverse, des pays s'étant peu investi dans le schéma sécuritaire continental jusqu'à présent (budget, inter-opérabilité) ne peuvent réclamer un traitement différencié. La mise en oeuvre de ce projet implique donc l'utilisation de toute la panoplie d'outils disponibles pour une nouvelle construction européenne: les méthodes communautaires et inter-gouvernementales, les accords extra-communautaires (de type EEE), les mécanismes de coopérations renforcées permettant une intégration lente au rythme de chacun ( à l'image de ce qui s'est fait pour l'Euro et Schengen, et qui devrait progressivement se faire pour l'Eurogroupe). Sur la base du réalisme géopolitique et politique européen, le projet de FESD imposerait a priori une construction à sept vitesses, dont la mise en oeuvre complète, effectuée de manière évolutive et en s'adaptant aux nouvelles réalités géostratégiques du XXIème siècle, pourrait prendre plusieurs décennies:

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08/03/2009, 14:05 | Par laforest

C'est trés interressant, mais de grâce lorsque vous tapez des sigles... mettez entre parenthèse ce que cela signifie, car quand on a pas l'ADSL.... (un sigle) c'est suprêmement long d'aller voir les explications. Je ne suis pas au fait des sigles militaires, onusiens, bruxellois, politico divers et vatiés que les techniciens ont tendances à abuser ce qui rend abscon leurs discours et ou écrits. . En final vous faites la synthèse de ce qui existe actuellement au niveau de la Défense Européenne, beaucoup de bla-bla mais concrètement si demain nous avons une guerre et que les Etats Unis soient occupés ailleurs nous serons en mauvaise posture sauf à utiliser l'arme atomique ? Le monde est dangereux, avec cette crise les états européens feraient bien de s'unir sur un programme militaire moins dépendant des Américains: garantir notre indépendance y compris à ce niveau , serait souhaitable car la mondialisation actuelle n'est guère propice aux démocraties... il n'y a qu'à entendre les drernières bourdes de la CIA vis à vis des régimes élus démocratiquement en Amérique Latine où cette dernière aurait des velléitées à recommettre les erreurs du passé (Dictatures et répressions...) . Votre papier est donc un constat mais quels sont les débats au niveau du parlement Européen à ce sujet, les différents courants ? les propositions pour l'avenir ? les positions des différents groupes ? cela serait interressant de le savoir avant les élections Européennes ? .

13/03/2009, 17:12 | Par ArnaudH en réponse au commentaire de laforest le 08/03/2009 à 14:05

@ la forest: - oui pour les sigles, je n'avais pas pensé à l'option non ADSL, à corriger lors des prochains textes - au dela de ce qui existe, j'aimerai voir émerger une véritable Eurozone de Défense modulable, intégrant un noyau dur (car le réalisme l'impose) utilisant la méthode communautaire de prise de décision (double majorité) avec des formules spécifiques pour les autres Etats (inter-gouvernementales, accords extra-communautaires de type EEE, statut d'observateur participant au cas par cas pour les pays neutres). - en cas d'attaque / projection urgente, il a déjà été accordé que l'UE (PESD) devrait avoir une force de réaction rapide de 60 000 hommes déployable en 60 jours; cela n'est pas suffisant, mais c'est un début; le véritable problème se situe avant tout dans la capacité de décision à 27 avec des Etats préférant déléguer à l'OTAN ou affichant leur neutralité (le Traité de Lisbonne mettra fin à cela en matière de défense continentale avec une assistance mutuelle obligatoire; mais ce ne sera pas le cas pour les projections hors UE). - les débats au Parlement Européen (attention, il n'y a pas encore de co-décision dans le domaine de la défense ou de la politique étrangère) sont bien résumés dans les opinions majoritaires et minoritaires de ces deux rapports: - de Karl Von Wogau sur la stratégie européenne de sécurité: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A6-2009-0032〈uage=FR - d'Ari Vatanen sur le rôle de l'OTAN dans l'architecture de défense européenne: http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A6-2009-0033+0+DOC+XML+V0//FR PS: désolé de la lenteur de ma réaction, un déménagement est passé par là (et je souffre aussi du manque d'ADSL depuis une semaine...)

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