J'en ai marre d'être de gauche
Oui, j'en ai marre d'être du côté des vaincus. Eternels. Toujours là à pleurnicher en creusant pourtant leur propre tombe. Créer son malheur pour mieux s'en repaître. Mais qu'est-ce que j'ai fait au bon dieu pour naître à gauche ? Pourquoi pourquoi ne suis-je pas de droite, fière, victorieuse, arrogante, gagnante ? Non, je suis de gauche ! Je le porte en moi comme un stigmate. Exactement comme on a les yeux bleus ou la peau plutôt noire. Nom de dieu ! Un pataquès rivé à la déprime éternelle. Perdre, toujours. Ici, un homme. Là, une femme. Eh bien, que va faire la gauche ? Voter pour l'homme que Sarkozy va se faire un malin plaisir de ratatiner en 2 temps 3 mouvements. Pourquoi ? Parce qu'un surplus de testostérone en chasse un autre exactement comme un clou chasse l'autre, c'est écrit. Ça doit être génétique: la gauche veut perdre, la gauche doit perdre, c'est son destin. Elle n'existe qu'à ce prix. Ecoutez-là frémir aux malheurs universels, c'est sa sève. Elle a besoin du malheur des autres comme faire valoir. Le monde tout autour peut bien amorcer une révolution, une émancipation vigoureuse, notre gauche française, elle, s'enferre dans son inertie vitale. J'en ai marre d'être de gauche. J'en ai marre de m'acoquiner avec des loosers. J'en ai marre de me mobiliser à gauche pour la gagne et de me fracasser implacablement dans les échecs. Ça fait mal. C'est déprimant. J'en ai marre de ces cadeaux d'anniversaire qu'on me balance aux soirs des 6 mai, et que les années ne soignent plus. J'en ai marre de perdre. J'en ai marre des chipoteries à gauche, ces chipoteries qui tuent la gauche à sa racine. Toujours trop ceci, jamais assez cela. Et celui-là qu'a dit ceci et celle-là qu'a pas fait ça, et toc, anathème, croix sur sa porte, et en avant la droite, et au placard la gauche. Oui, le monde est libéral. Et rien, absolument rien ne pourra entraver cet élan forcené. C'est inscrit dans la génétique humaine. Suffit d'ouvrir les yeux, de s'attarder à regarder, à écouter la globalité de cette rumeur qui gronde. Qui pour proposer un bonheur véritablement autre ? Nobody ! Parce que la politique ne se fait pas précisément avec celui-là ou celle-là, mais sourdement. Elle pousse. Et elle pousse l'humanité inexorablement jusqu'au bord de son abîme.
Wait and see !
J'aurais aimé, simplement, pour cette fois, pour une fois, voir, une femme, de gauche, gagner, enfin, la plus haute place. Quel bonheur pour nous toutes, et quelques autres. Quel sentiment de force aurions-nous eu alors. Une force rendue. Une fierté portée. Le début d'un vrai changement dans nos consciences et nos comportements. Cette sensation qu'enfin quelque chose va, peut, a, changé. Non ! Un coup du destin l'a pourtant placée là, comme un signe, comme un clin d'oeil, comme une invite, comme une chance à saisir dérobée au cours des choses. Mais la gauche va s'appliquer à contrarier ce destin. Elle va voter dimanche pour un mec, et qu'importe qu'il soit flou, il a ce panache viril propre à subjuguer les foules. Un mec porté insidieusement par les médias et ces images qui impriment leurs nécessités aux électeurs, aveuglés et aveugles. En attendant qu'un plus viril encore le ratatine. C'est écrit. La gauche: condamnée aux lamentations éternelles.
Gauche ? Non ! Réacs au final ! Point barre !

Les 3 commentaires les plus recommandés
Moi, j'en ai marre que le PS fasse croire à ses électeurs qu'il est de gauche !!!!
Quelques électrochocs ? Sur le site d'Avaaz.org. : "le monde contre Wall Street. " Ils sont encore debout. Du monde entier.
Et pendant ce temps là, en France et dans le Club...
@ LA DAME DU BOIS JOLI
La gauche est maladroite. Vivement qu'elle soit bien à gauche.
Ok, je sors.
Ceci dit, je vais voter MA. Je ne crois pas que sa défaite soit certaine. Je ne comprends pas le "vote personnel" d'A Montebourg.
Tous les commentaires
La victoire de F. Hollande dimanche n'est écrite nulle part. Si de nombreux médias l'annoncent effectivement comme un favori, clairement ou en sous-entendus, il me semble évident que M. Aubry a été convainquante lors du débat, et beaucoup plus punchy, solide et enthousiasmante, ce que de nombreux téléspectateurs ont ressenti. Et souvenons nous du référendum sur le traité constitutionnel européen, où le "non de gauche" a été tellement ignoré... Alors, tant que le vote n'a pas eu lieu, restons fiers d'être de gauche, et confiants dans la dynamique collective du peuple de gauche !
Il y a bien en effet une dynamique collective à gauche, mais d'échec, malheureusement, pour ce qui concerne la présidentielle. Je préfère donc rester pessimiste, au risque d'une douce surprise...
Je me pose les mêmes questions.
Mais sincèrement, si on s'imagine virer à droite (juste 5mn) et que tout à coup, on s'imagine dans la peau de... Par exemple ... Nadine Morano ! Nadine Morano béate, dansant le libdub (allez, juste 5mn) Elle n'est pas rongée de doute, elle, la nadine... Vous vous imaginez en Nadine Morano ? Ah ! là, ça fout les jetons, hein ?
Allez, on boit un coup ! On ne se refait pas, on y retournera gueuler, manifester, sentir la vieille merguez, c'est comme ça ! ça doit être génétique ...
Impossible d'imaginer un truc pareil ne serait-ce que 5 mn, Annie. C'est ça qui crée ce sentiment d'étouffer... pas d'issue possible!
Je n'en ai pas marre d'être de gauche. Je n'avais aucune illusion, donc je ne suis pas déçue. Et puis on a des choses à faire.
Saisissant ! J'ai été voir, pas de croix sur ma porte... déjà ça !
Alain, il va falloir sortir les doses d'antidépresseurs. Y'a un grand vent de mélancolie sur le Club. Quelques électrochocs peut-être ?
C'est embêtant mais, 6 réactions en dix minutes... Ca montrerait que cette fille, Arpège, a appuyé là où ça fait drôle. La mélancolie c'est le cocktail de gauche.
Un doigt de lucidité et une louche de fol espoir.
Oui, Alain Gillis, je crois que sur ce coup-là, cette fille, Arpège, a appuyé juste là où ça fait vraiment bizarre. Et où on est plusieurs à se sentir floués, au moins depuis quelques jours....
Je continuerai à "être de gauche", mais ne me reconnais plus vraiment nulle part. Et recommande ce billet. Oui, très amère moi aussi....
Quelques électrochocs ? Sur le site d'Avaaz.org. : "le monde contre Wall Street. " Ils sont encore debout. Du monde entier.
Et pendant ce temps là, en France et dans le Club...
Pendant ce temps-là, on se calle dans et auprès de nos foyers et... on refait le monde...
Personne n'est obligé d'être de gauche, c'est un choix qu'on fait. On est libre de ne pas le faire. D'ailleurs, des conservateurs, il en faut. Ils sont utiles à la démocratie, tout comme l'élément neutre autour de la nitro-glycérine dans la dynamite, géniale invention de Nobel.
C'est curieux de voir tant de gens démoralisés alors que la cote de Sarko est au plus bas. Les mauvais résultats, il faut les analyser. Les erreurs, il faut les trouver et concevoir les correctifs. "Femme debout", comme dit l'autre.
Non, être de gauche, ça n'est pas forcément un choix qu'on fait, sauf à être politicien professionnel, ou opportuniste... C'est une identité.
Non, moi je suis fière d'être de gauche, de la vraie. De celle qui veut changer le monde, avec le monde justement.
http://www.mondissimo.fr/
Je lirai... merci Elisa!
MGL dixit : Les mauvais résultats, il faut les analyser. Les erreurs, il faut les trouver et concevoir les correctifs.
Vous êtes sage en disant celà, mais imaginez un peu qu'en analysant les erreurs on tombe sur une "cause d'erreur" qui ne serait pas gauchement correcte... On serait ennuyés de devoir, pour gagner, modifier notre habitus de gauche.
Et on aurait probablement raison.
Thérapie de soutien simple : La gauche, même tenue à l'écart, n'est quand même pas comme une paire de bras ballants... C'est une influence permanente !
Mais bon, je ne suis pas, du tout, un penseur de la politique.
Oui, quelque chose est inscrit dans l'habitus de gauche. Pourtant pas originellement... Il y a à gauche, aujourd'hui, de l'inhibition. Naturelle, je ne crois pas. Induite plutôt par des idées, comme ça, qu'il faut, qu'il faudrait, mais qu'à la fin, il ne faut pas...
Moi, j'en ai marre que le PS fasse croire à ses électeurs qu'il est de gauche !!!!
C'est exactement toute la question. Et toute la réponse.
Moi je dirais plutôt que c'est en effet toute la question, mais que les réponses,.... à nous de les trouver !
Toute la réponse, car, à s'y pencher d'un peu plus près, tout en la situant dans un contexte plus large, cette phrase est tout de même une assertion doutable...
la gauche est maladroite, elle se dandine comme un vieux canard sur lequel les balles ricochent , elle ne sait plus comment décoller, elle ne sait plus atterrir, elle a oublié le gestes simples de la vie, elle n'entend pas elle ne regarde plus, tu vois un nuage tu veux le pourfendre, glisser ton duvet dans son duvet alors tu décolles et tu rêves et tu dis à tous les canards, j'ai trouvé de la douceur et du soleil derrière ce nuage, décollez mes cousins, on va faire des putains de looping ensemble et découvrir des trucs qu'on n'a jamais faits, jamais faits ensemble, et on bâtira nos rêves sur du vent et de l'écume , dans des toiles d'araignées et personne ne pourra nous dégommer leurs toiles nous protègeront , et on refera les fous et on n'oubliera personne en chemin, sinon à quoi auraient servi ces loopings et ces rêves ,nous serons solides et fiers, et quand on sera un peu fatigués et un peu fatigués d'avoir été fous , on se reposera sur les nuages et on se dira que c'était une super vie de super canard, moi je suis une vieille cane au sol mais je regarde encore les nuages, derrière il y a le soleil, je le sais, la gauche est maladroite, je m'en fous je traverserai les nuages, cousins, nous traverserons les nuages, derrière il y a ...
Très joli... pour les loopings... bon, un jour peut-être...
Marre d'être de gauche? Ce n'est pas grave, ils embauchent à l'ump.
Attention en embarquant de ne pas se faire bousculer par les rats qui quittent en masse le navire...
Certains étaient de gauche eux aussi, avant 2007.
J'ai l'impression que tu es guérie.
Vu d'ici.
Non. Je souffre. Tellement de choses à faire et qu'on ne fait pas. Je ne supporte plus.
Pour vous remonter le moral, pensez à la litanie de débilités débitées par les leaders de droite ces derniers temps... Une vraie cacophonie. Ils sont hyper mauvais non ? Sidérant ! Peuvent pas gagner en mai 2012... Ils sont cuits et le sentent. Ce sont eux qui dépriment à mort. Paf Sarko.
Peut-être, Armel... peut-être...
Arpège, relis les Homais de la philo politique, qui courent sur ces pages. Les Trissotins de l'électoralisme.
Tous ceux qui à longueur de fil déguisent leur vote de classe en considérations morales. L'éternel dicours des petits cadres. Hugo et Flaubert en riaient déjà.
Il y en a déjà 3 ou 4 ici.
On ne peut que guérir.
Vote de classe ? Oui, pourquoi pas ? J'y ai pensé aussi ! (d'ailleurs, je l'ai dit, sans le dire).
Arpège,
contre la dépression, rien de tel que l'action. Rejoignez les indignés qui veulent occuper la Défense, notre Wall street français.
http://www.mediapart.fr/journal/france/131011/les-indignes-veulent-occuper-la-defense
Oui, l'action, je suis d'accord. Mais si c'est pour se fracasser encore... non, je préfère m'abstenir. L'action pour l'action, c'est justement ce que je critique.
Heureusement que les Tunisiens ne vous ont pas entendue.
Oui, et on comprend pourquoi la France est si inerte et on saisit que ce n'est pas de cette "gauche" que viendra un mouvement citoyen faisant de la politique autrement.
T'es de mauvaise humeur Art ou quoi ! Jeanne, je comprends, elle est toute nouvelle et les mots sont tellement trompeurs, mais enfin toi !!
C'est de la langue de bois ou je me trompe ?
Mais non je ne suis pas de mauvaise humeur du tout. J'ai simplement poursuivi les propos de Jeanne, me désolant de notre inertie, si frappante quand on regarde vers la Tunisie ou l'Espagne.
Donc finalement en gros, Art, t'es d'accord avec moi (enfin si tu relis bien ce billet) ;-))
Jeanne: pas de problème pas de langue de bois tout va bien respirons !
Mouais...
"J'aurais aimé, simplement, pour cette fois, pour une fois, voir, une femme, de gauche, gagner, enfin, la plus haute place" :
La "gauche" avait, effectivement, en 2007, une occasion unique de voir une femme de gauche gagner, enfin, la plus haute place. Cette femme, bien plus exceptionnelle que celle à laquelle vous pensez, avait même réussi à passer le second tour des présidentielles, contrairement au "mec" de 2002. Malheureusement, la candidature de cette femme, a été sabordée par ses "amis" de gauche qui préfèrent, et de loin, gérer, peinards, leurs baronnies provinciales, loin, très loin du pouvoir national : c'est, pour eux, beaucoup plus confortable, d'autant qu'étant dans l'opposition, leur chance d'élection est bien plus assurée.
Je vous accorde que c'est assez désespérant. Il est, malheureusement fort probable que, quelle que soit l'issue du scrutin de dimanche, cette "tradition" se pérennise !
C'est bien tout ce que je déplore...
Marre d'être de gauche...
Etre de gauche, c'est une identité...
Alors, marre de son identité?
Le problème, ce n'est pas la gauche, c'est son rapport à la perfection.
Mais une aspiration peut-elle être trop haute?
Non, mais certainement, à moment donné, elle peut devenir lourde à porter.
Il vaut mieux une de gauche qui souffre que cent de droite heureux...
Moi, je sais pourquoi. C'est subjectif, forcément.
Son rapport à la perfection: exact !
Et les régionales ? Et les sénatoriales ? Et les futures legislatives?
Je ne dis pas le contraire. Mais alors comment expliquer ce hiatus ? Là, hum hum !
La gauche n'a pas encore perdu, même les présidentielles. Le défaitisme ne me semble pas à l'ordre du jour. - Il faut que le candidat PS réunisse les gens du PS autour de lui. Cela devrait être fait dés lundi, après le second tour. Vainqueur et vaincus devront bosser ensemble. Comme l'ont déjà fait Montebourg, Royal, Valls, le vaincu de dimanche devra se remettre dans le train. - Et puis toutes les composantes de la gauche devront créer un Front, avec des républicains démocrates. - A trop penser clivage, division, pureté, la gauche donne les cordes pour se faire battre par le pire. Il y a un temps pour tout, zut alors!
Imaginer la gauche se rassembler autour de Hollande ? Quelle défaite ! (De l'ordre de l'impossible. Ouf !)
Qui a parlé de la réunir autour de Hollande? Il ne faut pas trop penser en termes de personnes, mais de lignes de force. De toutes façons, on en a assez bavé de l'hyperprésidence pour ne plus la souhaiter et pour l'exécrer.
Qui ? personne, Art, personne ! rendors-toi :-)
@ LA DAME DU BOIS JOLI
La gauche est maladroite. Vivement qu'elle soit bien à gauche.
Ok, je sors.
Ceci dit, je vais voter MA. Je ne crois pas que sa défaite soit certaine. Je ne comprends pas le "vote personnel" d'A Montebourg.
Lire au sujet de Montebourg: Pierre Laurent : "Montebourg, le jeune lion qui finit par miauler"
Il y a un temps pour miauler et un temps pour rugir. C'est souvent d'avoir voulu les confondre qu'on a tout perdu...
Je ne sais plus qui a dit : Vous n'êtes pas mal à gauche mais peut-être maladroite.
La question que vous devriez vous poser c'est: Serais-je bien si j'étais "de droite"?
J'ai remarqué avec le temps que beaucoup de gens sont "de gauche" ou "de droite" sans réellement savoir pourquoi. Comme on est (nait) gaucher ou droitier (il y a des pauvres de droite et des riches de gauche, des chrétiens de gauche et des athées de droite)
Aux Pésidentielles finalement, les candidats devraient s'astreindre à n'essayer de convaincre que les quelques un million d'électeurs "ambidextres" du corps électoral, susceptibles de changer d'avis, les autres n'en changent jamais.
(je vote depuis bientôt 45 ans et, dans les pires moments électoraux de la représentation socialiste, comme en ce moment, je n'ai jamais réussi à voter à droite, ou au centre, sauf en 2002 évidemment)
Aux Pésidentielles finalement, les candidats devraient s'astreindre à n'essayer de convaincre que les quelques un million d'électeurs "ambidextres" du corps électoral, susceptibles de changer d'avis: oui, c'est ce qu'ils font. Et c'est bien toute l'erreur. Pensé-je. Car, pensé-je derechef, seule l'authenticité paie...
Voilà Arpège.
relisez le livre de Job.
Il est assis sur son tas de cendres à se gratter les plaies avec un tesson, et tout ce que ces amis trouvent à lui dire c'est mais non, tu déconnes, reprends toi, ce n'est pas si noir, qui es-tu pour demander autant, fais un effort, regarde les choses en face, fais du sport.
Ici c'est un peu plus ridicule, mais c'est les mêmes.La question n'est pas la pureté, etc.
ce qui fait rire, c'est d'entendre qu'on peut dire exactement le contraire, avec autant d'aplomb, en une semaine. Qu'on peut dégommer avec arrogance, et hargne, celui qu'on encensera une semaine après, avec morgue.
C'est la domesticité. Il faut s'y faire.
C'est l'histoire du corbeau qui dit: et si ça me plait, moi de lui donner mon fromage.
Prenez de la distance. Vous êtes toujours de gauche, voilà tout.
On s'adapte plutôt qu'on se domestique, Bernard...
Job ? C'est drôle, c'est le seul truc que j'ai commencé à lire dans le Livre... Oui, il y a inadéquation entre le gouffre et la réponse. C'est que il faut avoir été Job pour savoir...
Job, oui, Bernard et Arpége. Une lecture qui remet tout à sa place.
Et si on peut se le procurer, le livre de Jacques Ellul (je ne sais toujours pas s'il est de droite ou de gauche, d'en-haut ou d'en-bas ,celui-là) sur la lecture qu'il en fait.
Pierre a toujours un bon livre sous le coude.
Sauf quand je le léve.
Ce que j'aime bien avec Bernard Colin, c'est qu'il est toujours ze best, grâce à quoi il peut, depuis le surplomb de son bow-window, asséner toutes les leçons, juger les autres, donner des conseils de lecture, scander "voilà" à ce qui lui plaît et se gausser, manifestement très content de lui, contre les imbéciles qui gravitent autour de lui. Pauvres moucherons indignes
Je comprends: cette position doit être confortable. On ne se plante jamais. N'est-ce pas, Bernard?
Tu vois, moi je suis une stupid girl, je n'arrête pas de douter pour les primaires (il faut dire que je vote, ce qui n'est peut-être pas ton cas): un jour je m'abstiens, un jour je vote blanc, un jour je vote Aubry, un jour je l'entends causer et je recule de trois pas. Un jour je déteste Hollande, le lendemain je me demande de quoi je lui tiens donc tant rancune. Un jour je me dis que Royal exagère, le lendemain je me dis qu'elle a bien de la hauteur. Ce n'est pas confortable, pour sûr. Mais je suis ainsi.
J'ai fait ma liste de priorités, en bonne petite ménagère: aujourd'hui, que le PS se mette en ordre de marche avec son logiciel un peu amendé, demain que EELV, le FDG, les extrêmes-gauches intéressées par les élections, et quelques péquins démocrates pas nécessairement soi-disant degauche réfléchissent à un Front commun pour une alternance qui soit une alternative.
Je t'aime bien, Bernard, mais parfois tu me pompes l'air
Le prophète n'a-t-il pas dit: Te justifier ne te rapportera pas un chameau de plus
Sourate 74, je crois me souvenir.
Voir ci dessous.
Il était une fois un troupeau de mouton qui marchait vers le précipice. Ils avaient élu un berger qui les y poussaient à marche forcée. Ils commençaient à fatiguer. Les chiens de garde s'apercevaient que le troupeau menaçait de changer de direction. Quand le nouveau berger c'est présenté en promettant de ralentir un peu la marche, ils se sont empressé de l'élire.
Les plus imbéciles avaient proposé de voter directement pour les chiens.
C'est quand même plus cool, disaient ceux qui avaient droit à un peu d'herbe fraiche.
Arrivés devant le précipice, les moutons tombèrent au fond où ils s'écrasèrent en bouillie.
Pendant un bon moment le berger et ses clébards se sont gavés de gigots, de côtelettes et de carré d'agneau.
A la fin, quand c'était plus que faisandé au bout de quelques temps, le berger a boulotté ses clébards, puis il est mort de faim.
Depuis les mouflons, les loups et les fées sont revenus dans la vallée.
C'est bien plus joli, saloperie de moutons et de berger avec ses putain de clébards, bon débarras.
Attention Passifou, vous allez finir par voter Joly.
A priori, je ne pense que que M. Ellul soit très recommandable...
Pourquoi Jacques Ellul ne serait-il pas "recommandable" ?
Une impression comme ça, Pierre, mais pas bien argumentée. En plus, tout ce qui se réfère à dieu me gonfle. Je le perçois, de loin, comme un anar de droite. Je peux me tromper, mais c'est ma perception...
Dieu en anar de droite ? Ou Ellul en nanard de droite.
Sinon : de temps en temps, prendre un pot qui n'a pas d'étiquette, en goûter le contenu.
Dieu n'existe pas, Arpége, tu le sais : tonton Friedrich te l'as déjà dit.
"Dieu" est ce que l' "on "en fait : une création. Et tout est là, justement : création. Comme avec tous les -boles, qu'ils soient sym-, para- ou dia- (il y en a un(e) qui m'échappe...)
Pas de-
Ni d'o-
Ni Dieu ni Maître
Ellul est populaire dans les milieux universitaires protestants aux Etats Unis et c'est là que mon directeur de thèse a essayé de me le recommander quand je lui ai sorti Bourdieu !
On peut même lire Jean de la Croix, avec extase.
Ou Thérése, à la villa. (Surtout aujourd'hui qu'y fê bô !)
Ellul, bien sûr.
T'est-il possible, Pierre, de concevoir, d'imaginer, de penser, que quelqu'un, quelqu'une en l'occurrence, n'ait aucune référence à dieu, à la mythologie et toutes ces histoires ? Et que, du coup, on ne pense pas pareil, forcément. Et que, c'est comme une sensation de liberté que d'autres n'auraient pas...
"T'est-il possible etc." Non. Tout le monde a ou cherche "dieu", le pére. Même tonton Friedrich, qui a passé sa vie à le tuer, jusqu'à ce que tonton Zigmund le calme. mais c'était trop tard, tonton Friedrich était mort, "dieu" encore vivant, et plein de gens s'étaient précipités vers le Dieu-Argent, par crainte de se voir eux-mêmes en leur propres dieux. (Tu sais, cette drôle de "matiére" dont nous sommes "faits".)
Ajout : et si "certaines personnes etc. "pourquoi donc cette question de "dieu" les tracasse-t-elle tant ? Nous parlions du Livre de Job, et de ses questions-réponses, pas du livre de Dieu et de ses etc. (Qui, au demeurant, sont très intéressantes elles-aussi. Sais-tu que la Bible est, parmi d'autres, un fondement de ce que l'on appelle "la philosophie" ?)
Cette question me tracasse uniquement quand je saisis tout à coup le gouffre qui me sépare des autres, instruits... Je ne suis pas réceptive à la Bible. Et ça ne date pas d'hier. On a dû m'offrir, vers mes 11 ans, constatant mes lacunes, un ancien testament: il doit toujours être sur ma table de nuit de l'époque, je ne l'ai jamais ouvert. Je suis fondamentalement rétive. Les croyants, ou instruits en la matière sont à mes yeux des étrangers étranges. Je les observe, mais ne me sens rien, vraiment rien de commun avec eux.
C'est une question de traduction, comme d'habitude, Arpége. C'est à dire de la lecture que sait en faire quelqu'un qui sait traduire (la langue et les symboles). Eugen Drewerman, par exemple, prêtre et psychanalyste. (Défroqué, je crois, maintenant. Avec Papa Benoît aux manettes, des Eugen n'ont plus droit de cité).
Et puis aussi de moment. Je crois qu'on ne s'y intéresse vraiment que quand on est au fond du trou, "pauvre comme Job", justement. Ou en taule.
Aubry a parlé d' un loup et de sa grand-mère
Elle a tout compris !
Mais non, tout ça c'est des problèmes de z'habitus. Bourdieu nous avait bien dit que Ségolène Royal avait un gros n'habitus de droite. Que chacun veuille bien zyeuter son n'habitus dans la glace de sa salle de bains, ou autre, et se demande s'il est de droite ou de gauche. Ensuite on verra. Attention: la glace montre à gauche ce qui est à droite et à droite ce qui est à gauche (comme dans l'hémicycle, quoi). Pensez-y avant de tirer des conclusions hâtives. Pour mémoire: la gauche est le côté du coeur.
T'es vexé, Mel ?!
Vexé ? Pourquoi donc ? Non, les chaussons sont comme ils sont.
Confidence: je ne vous ai jamais crue de gauche. Et je ne comprends pas pourquoi vous voulez vous forcer à l'être, si ce n'est pas dans votre nature. Pourquoi n'essayez-vous pas le Centre (Bayrou par exemple) ?
C'est que, Melchior, vous vous enferrez avec force dans d'innombrables erreurs d'appréciation. C'est votre fonctionnement, votre colonne vertébrale. Sans ces psychorigidités, vous vous écrouleriez.
Je vous le dis avec gravité. Et peine.
Vous m'aideeriez à repérer les défauts dans mes vertèbres. J'ai justement quelque chose qui coince, là dans le coin. Et ça me gêne quand je fais mes galipettes.
Les choses sont assez simples: il y a des réactionnaires, qui veulent revenir en arrière, des conservateurs, qui veulent conserver en l'état, des centristes qui pèsent indéfiniment le pour et le contre, des réformistes d'accompagnement, des réformistes de transformation, et des révolutionnaires. Soit six familles. Mettez sur un autre axe autoritaires-centralisateurs et décentralisateurs libertaires, et il ne sera pas bien difficile de vous situer.
Voyez, vous verrouillez ! Et pourquoi pas des réacs qui ne veulent plus aller de l'avant et qui s'ignorent ?
Moi ? Je suis complexe, comme tout le monde mais peut-être un peu plus que la moyenne. Il y a ce que je suis, fondamentalement, ce que j'essaie de corriger quand je pense qu'il le faut, ce que je perçois de la réalité qui se déroule sous mes yeux, ce que j'aimerais transformer de cette réalité, ce que je sais impossible, ce qu'il faut donc accepter admettre, et puis là où il faudrait agir, c'est à dire ce point infime mais grandiose ou grandiose mais infime, sans pour cela contraindre quiconque, c'est à dire pour résumer il y a moi, les autres, un contexte, des possibles, des choses rédhibitoires, et puis pour finir, globalement, plus simplement ce vers quoi tendre pour arriver à une synthèse acceptable.
Il semble qu'il ait oublié le réactionnaire d'accompagnement.
Vous voyez pourquoi.
J'ai effectivement omis la septième famille: les post-situationnistes, qu'on peut en effet caractériser (mais c'est un peu méchant) comme des réactionnaires d'accompagnement, ou de surplomb.
Voilà un vrai réactionnaire d'accompagnement. Un modèle.
Méthode: il lit ce qui est et ce qui sera à la faveur de ses vieilles cartes. Il croit relire ce qui a été. Il ne relit que ses vieux préjugés. Il est la mort qui passe.
La casuistique aristotélicienne, encore et toujours.
Sortir le dimanche (avec Louise ou Blanche dîner chez Richard)
(no comment)
Comme d'hab
l'extase, la casuistique aristotélicienne, et les moutons de panurge, what else ?
le combat politique
A mains nues ?
Et en caleçon !
Et sans les mains !
Et sur un seul pied !
combat contre les moutons ? ou avec les moutons contre les moulins à vent ?
Gaffe
le roi des mous, tond
Après avoir bien pesé le pour et le contre de façon à conserver en l'état ce qui va en tenant compte de ce qui fut il faut transformer par des réformes révolutionnaires...
Voui voui
@ Alain Gillis,
Devriez pas manier tous ces concepts ...
Je tentais la synthèse des catégories de Melchior, un peu plus haut données par lui.
Quand on est gamin, on s'amuse parfois à mélanger les couleurs de la palette. Le résultat est plutôt décevant, crois-je me souvenir.
Je mélange pas, j'assemble, j'articule, façon puzzle !
Révolutionnaire, dans le sens transformation, changement, mutation...
T'as pas honte, de dire tous ces gros mots !
Dans certaines vestes, la poche intérieure, où on met le portefeuille et les fafiots, est à droite. Il sufit de la retourner : elle passe à gauche.
"Au Vieux Laboureur", une vieille boutique où l'on vend de vieux vêtements, on peut trouver des vêtements de travail, des vestes où la poche intérieure est à gauche. C'est plus net. Et plus solide, finalement, comme vêtement.
Le monde "d'ici" la trouve trés chic, ma "nouvelle" veste noire. Et elle n'a pas de doublure. mais je ne la porte ni à gauche ni à droite. Je l'endosse, et c'est tout.
Interessant.
Hier au café du coin, un type (un artisan) a raconté (en bref et à voix basse tout-de-même) qu'il était passé de communiste à lepeniste. Il a tenu à rassurer qu'il ne s'attaquait pas aux clients qui ne pensaient pas comme lui. Puis il est parti, avec son collègue débonnaire assurant, lui, qu'il ne s'intéressait pas à la politique mais uniquement aux femmes. Le courant d'air enfumé du dehors est entré et les conversations ont repris...
Dans mon enfance populaire, "on" disait, quand il s'agissait d'avancer : "T'occupe pas du chapeau d'la gamine !"
Au goût du jour: t'occupe pas du béret de la Mar(t)ine.
La Marine (la blonde) trouve que Montebourg a abandonné les Français. Pas folle la guêpe...
Je crois que lui et Royal sont toujours là, et qu'on les verra bientôt.
C'est pas en quittant la Gauche que la Gauche gagnera.
A condition de suivre le précepte de Saint Jean-Ferdinand Godard : "Soigne ton gauche !"
Ou le fils d'un roi guerrier.
Qui dirait aujourd'hui :
"Hollande, gardez-vous à droite! Hollande, gardez-vous à gauche!"
J'ai pas dit ça non plus Joël !
Y en a qui disent: "Vive De Gaulle!"...
Faut tendre l'oreille.
A l'UMP, y en a plus beaucoup qui crient ça...
Il paraît qu'on y entend "Vire ta gaule !", maintenant à l'Huhémepet.
(Ca y est, c'est l'heure : le fil dégénére sur l'herbe. Mais mieux vaut-il un Jean Renouard qu'un Boudu sauvé des zoos.)
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, ce ne sont pas toujours des gens de droite qui disent çà .
Au départ, je croyais le titre du billet une citation de Carla Bruni...
Intéressant
"Toujours là à pleurnicher en creusant pourtant leur propre tombe."
Le monde se divise en deux catégories, ceux qui ont un pistolet chargé et ceux qui creusent. Toi tu creuse.
Tuco-Arpège, même combat. Tuco le truand pleurnichard.
Est-ce que j'ai de la chance de ne pas connaître ce Tuco-truand-pleurnichard ?
Mais qui est ce Tuco ??
Un petit truand, interprété magistralement par l'immense Eli Wallach qui est épatant à Hollywood, et à Brodway, depuis 1956 où il est devenu célèbre en jouant Vacarro dans Baby Doll.
Je crois qu'il est encore vivant. Il doit bien avoir 96 ans.
C'est horrible. Je peux pas regarder ce genre de film. En plus dis donc Armel, je pleurniche pas et suis pas truande. Pfff....
Cette séquence du film "Le bon la brute et le truand" est complètement dans le sujet du billet qui démarre par "Toujours là à pleurnicher en creusant pourtant leur propre tombe." Donc "je pleurniche pas", ben si, quand même. Et les politiciens sont (presque) tous des truands.
C'est vrai qu'il y a une ressemblance troublante, mais enfin... oh pis non, pas grave, Armel. Fait beau ce matin, hein ? Un peu froid, mais alors quel ciel rougeoyant ! Un signe ?
Arpège et la gauche, c'est : ni avec toi, ni sans toi.
Les lendemains ne peuvent être qu'amers, à ce jeu-là
Oui. Bien cadré, docteur ! Amèr(e)s aussi sont les veilles et les avant-veilles. Tu parles d'un jeu, toi :-)
Moi j'en ai marre d'être féministe
et la couille molle qu'on verra dimanche soir
n'arrangera pas les choses
Je comprends, je compatis, ô combien, cher Christian !
.
Réveillez-vous, réveillez-vous!
c'est le jour où, pour commencer, il faut sortir le candidat des médias, le candidat de l'appareil, le candidat choisi par le patronat, et par l'UMP
c'est le jour où la base va expliquer à Ségolène, et la base expliquer à Montebourg,
qu'on les suit quand ils sont droits, sincères et justes,
mais qu'on ne les suit pas quand ils jouent contre leurs idées, contre nos intérêts, et contre leur camp,
réveillez-vous ! on ne va pas laisser la gauche entière donner à un mol hableur
la charge de nous défendre contre le tueur aux Rolex.
Y a de ça, Minor swing (quel beau pseudo) !
(gaffe cependant à certaines expressions peut-être légèrement connoté-e-s...)
avec Hollande en France ça fait Sarko-MLP dans la deuxième
Pas impossib'
Arpège, la gauche Onfray. C'est dire si je comprends que dans de trop rares moments de lucidité, elle en ait marre...
Onfray, c'est la gauche islamophobe, blanche et rrrrépublicaine (à ceci près qu'elle vomit Robespierre). Pas étonnant qu'elle se droitise.
J'ai alerté Mediapart et rapporté votre propos diffamatoire sur le blog de Michel Onfray.
Vos dérapages vous déconsidèrent. Dommage.
Diffamé, l'Onfray mieux de se taire ? Pauvre chou ! Lui qui ne sait que s'en prendre aux morts (Freud, Sartre, Robespierre) parce que ceux-ci ne peuvent se défendre (ils n'en ont pas besoin, cela dit, vu la buse normande à laquelle ils ont affaire) se sent outragé ? Oh, pôvre chochotte !
Pour le reste, chère madame, lisez la dernière tribune - ici - de votre filousophe chéri dans Le Monde. Vous y verrez, écrit par Onfray-avec-la-canaille himself, tout ce dont je l'accuse.
A bon entendeur...
Il a ses boutons réactifs, Yvan Najiels !
L'article en question a donc deux mots ou phrases qui feraient de Onfray un islamophobe - le mot 'laïcité' et une phrase sur les horaires de piscine à Lille -
A Aix-en-Provence, une personne s'est vue refuser l'entrée de la piscine publique à un horaire réservé pour des élèves juifs de sexe masculin (les filles ayant un autre horaire, interdit au public aussi) - allez Yvan, il y a de la judéophobie dans l'air à Aix, vite, passez votre cape, on vous attend là-bas...
http://blogs.mediapart.fr/blog/yvan-najiels/040911/michel-onfray-un-grossier-personnage-phallocrate
Merci, mais j'avais déjà remarqué votre billet, et l'ayant trouvé indigeste n'ai pas pu le lire en entier.
Indigeste par le style déclamatoire, et aussi le fond qui semble rassembler bon nombre de traits que vous reprochez vous-même à Onfray (je ne suis pas Onfray-ophile ou -olâtre, je tiens à le préciser)
@ Yvan Najiels
Vous ne connaissez ni Onfray, ni la laïcité ("le mot islamophobe" ???), ni l'histoire de la révolution.
Vous êtes presque touchant, tellement vos attaques sont bêtes.
Pauvre Boiron,
Parce que vous balancez ce qui vous traverse "l'esprit", vous imaginez que vous avez raison ? Enorme !
Y a de grandes chances que je connaisse mieux la Révolution que vous. Quant à "connaître la laïcité", excusez, mais ça n'a pas de sens. Vous êtes, je le confirme, un onfrayien classique, c'est à dire un beauf infatué de lui-même qui fait se gausser ses semblables misérables. Mais à part ça, rien. Les passions tristounettes.
Et dire que l'islamophobie n'existe pas en dit long sur qui vous êtes...
Pas touchant, Boiron... Gerbant.
Mais ce que vous balancez, vous, ça vous traverse quoi ?
Gardez vos chances et votre non connaissance du non sens de la laïcité.
Je ne dis pas que l'islamophobie n'existe pas. Même ce que j'écris, vous n'y pompez rien.
Vous êtes couvert de vos propres sécrétions. Nettoyez-vous.
Grande classe, Boiron. Impec'.
Très onfrayien, une fois de plus, se rapprochant toujours un peu plus de l'écume du pittbull.
Votre réseau lexical "pompez", "sécrétions" en dit long sur le peine-à-jouir que vous êtes. Je comprends que le divan vous dégoûte. Mais, quand même, tout le monde ne se branle pas devant sa glace et ne s'en met pas partout. Gardez votre vulgarité visqueuse pour vous, de grâce. Même si j'imagine qu'évidemment, l'onfrayisme jouisse, un peu comme Le Pen, de son immondice.
L'organisateur des passions tristes, c'est Onfray. Normal, donc, que vous jappiez pour le défendre.
Après votre gerbe, vous vous révélez de commentaire en commentaire.
Poursuivez, je vous en prie.
J'adore son "A bon entendeur...",
que je salue volontiers d'un tsoin-tsoin !
Déjà désabonnée, Bécassine ?
Arpège, la gauche ce n'est pas de l'être. C'est un positionnement politique relatif. Pas une identité.
Essaie le combat politique, des objectifs concrets, des moyens concrets, des résultats concrets. Tu verras.
L'eau chaude dans les appartements, c'est de gauche ? il en a fallu des bagarres pour l'obtenir.
Je suis toujours prête à reconsidérer mes certitudes, Bernard. Mais alors celle-là: niet, niet, niet. Etre de gauche est une identité, un truc qui te colle à la peau. En tout cas, c'est mon identité.
Quant aux combats et objectifs concrets, je les ai menés de façon on ne peut plus concrète, les mains en plein dans le cambouis, pendant 10 ans dans mon activité professionnelle: combat pour les sans papiers, combat pour les étrangers, combat pour les gens de la rue et dieu, misère et miséricorde, que j'en ai bavé ! C'est même à cette occasion que j'ai commencé à détester la gauche et ses belles paroles, les phraseurs et leurs beaux discours dans le vent. La misère noire de chez noire, je l'ai vue, j'en ai senti son odeur et celle des morts tout autour. J'ai vu la déchéance humaine comme tu ne peux pas l'imaginer et des municipalités de droite comme de gauche sortir exactement leur même joker: on ne peut pas porter toute la misère humaine. Pourtant, moi, à force de batailles et de batailles, et je ne veux pas me vanter ici, je m'en tape mais alors grave, j'ai réalisé des miracles, juste avec de la volonté, de la volonté, de la pugnacité et encore de la rage. Ce qui veut dire que les solutions existent mais que le système en place, de droite comme de gauche, n'est pas prêt à les utiliser. Oui, à gauche exactement comme à droite, la misère est vécue comme une nécessité, et contre laquelle on ne peut rien, car elle relèverait d'une responsabilité personnelle de tous ces opprimés, de tous ces abandonnés, de tous ces dégénérés. Voilà où on en est en France, voilà mon constat.
Au bout de 10 ans, j'ai éprouvé le besoin de fuir tout ça, c'était à Paris et 9-3, j'avais le sentiment de vivre la cour des miracles chaque jour, la misère m'imprégnait jusqu'à l'os, et ma révolte contre tout ce qui est censé aider ces gens-là exponentielle. Je me suis cassée au soleil, j'avais besoin de VIVRE. Et puis, à Marseille, la misère m'a rattrapée: des sdf partout, partout, partout et des gens aveugles. Et tout ceci n'est pas une vue de l'esprit, tout ceci est une réalité abominable. Un jour que je croisais sur le Vieux-Port un homme au cheveu hirsute et sans chaussure sur l'asphalte brûlant, j'ai cru entendre qu'il me hélait à mon passage, "s'il vous plaît, s'il vous plaît", je me suis retournée, c'était un asiatique qui courait après cet homme, un billet à la main, pour le lui donner: il avait ce Chinois, je le jure, les larmes aux yeux. L'instant d'après, c'était l'homme hirsute qui trottinait après le Chinois pour le remercier comme s'il avait croisé le Christ....
Et là, j'ai commencé à me dire qu'il fallait que je me casse de là, encore. Je ne peux plus supporter de voir la misère, de savoir le si peu de choses qu'il faudrait faire et de constater l'inertie de notre société, gauche comme droite.
Alors l'action politique, tu me la repasseras !
Je vis maintenant entourée de chevaux, de vaches, de chèvres, d'ânes et de moutons, oui je me suis sauvée, oui sauvée, et advienne que pourra pour les miséreux. Mais en tout, moi, j'aurai donné amplement ma part et je ne peux plus supporter les discours politiciens, je ne peux prsque plus rien supporter. Je cultive mon jardin et basta !
Très belle histoire, celle du mendiant.
Vous ressourcez (je sais que c'est un mot à la mode, mais tant pis) aujourd'hui comme vous le décrivez, n'est ni un abandon ni une défaite.
Votre identité, construite dans ces luttes, ne vous quittera pas, comme vous le dîtes. Mais ce que vous avez fait n'est pas la seule chose à faire pour lutter, et rêver au milieu des chèvres est aussi un bon moyen de ne pas nourrir ce système.
D'autres idées surgiront peut-être, qui vous rendront possibles d'autres luttes moins éprouvantes mais efficaces et nécessaires et parfois même réjouissantes !
Bon Arpège, si être de gauche est une identité, alors pas de souci, tout ce que tu penses, tout ce ce que tu as fait, fais et fera, est de gauche.
A gauche de qui, à gauche de quoi. Ah la la.
PS: Je capte à fond, la description de ta vie. Je suis aussi très coupé du monde, je comprends. Préserver ses forces, préserver son esprit.
Perso, je me fous un peu d'être de gauche ou pas. Mais mes camarades de combat, je ne peux pas me passer d'eux. Je ne peux vivre que dans cette camaraderie. Sans la fraternité, je suis paumé.
Salut Arpège,
Comme je ne te vois pas passer au FN l'année prochaine comme un certain nombre de clients du site d'extrême gauche, je te suggère de rester abonnée et assidue à "Mediapart" jusqu'en 2017, a priori tu seras prête à voter pour l'équivalent de l'UMP à ce moment-là.
Bise
Dés qu'il s'agit de se contenter de voter, tout est de droite.
La gauche ?
J'ai fouillé dans les tiroirs de Mediapart, parfois jusque dans les caves.
Sujet souvent battu et rebattu.
Beaucoup de choses intéressantes, lues avant que je ne quitte ce club (faute de temps et de passion suffisante).
Je vous propose cette sélection, Arpège :
http://blogs.mediapart.fr/edition/ps-bon-gre-congres/article/021108/assumer-sa-gauchitude
http://www.mediapart.fr/content/apres-la-gauche-12-extraits-voir-ici
http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070911/pierre-rosanvallon-la-gauche-manque-dune-utopie-sociale
http://www.mediapart.fr/journal/france/081010/retrouver-le-sens-de-la-gauche
Merci Jeanne, j'ai sans doute déjà lu et tout ça et en fait ce n'est pas moi qu'il faudrait édifier ou changer, mais la gauche. Moi, je suis et me sens absolument pure !
N'oublions pas que le meilleur moyen de se débarrasser d'une tentation, c'est d'y succomber.
Je ne sais de quelle tentation tu parles, Benoît, mais au cas où tu ferais allusion à celle de me retrouver un jour à droite, tu te fous le doigt dans l'oeil, mais grave et tout ceci ne m'étonne absolument pas. La gauche est aveugle de chez aveugle parce que la gauche est dans le mouv' jusqu'au trognon ! Et toi avec !
Les contorsions sémantiques de certains clubistes se disant de gauche pour nier leur positionnement au centre m'auront particulièrement édifiée.
Une question reste : pourquoi tant de gêne à dire ce qu'ils sont ?
Aveu implicite du déficit moral de leur positionnement ?
Que ne comprennent-ils que de compromis à compromission la différence est ténue !
Ténue, mais nette.
Ilest vrai que c'est particulièrement édifiant. Il y a donc de quoi être particulièrement édifiée. Mais le centre existe-t-il ?
Que ne comprennent-il
Ils sont si bêtes.
Et pourquoi Benoît ? Je suis si peu, si peu pape...
A droite, pas forcément. Il y a une très intelligente personne, tout près, qui dit que le Centre ce n'est pas si mal. Ah ! Bayrou ! Ah ! Hervé Morin !
Hé Benoît, ça t'apporte quoi de douter ?
C'est moi, Benoît ? Ou c'est un nom générique comme "Machin" ?
Au cas où ce serait moi l'interpellé galeux d'où nous vient tout le mal, le doute m'apporte de ne pas tomber dans certaines erreurs dues aux apparences trompeuses. Evidemment ça ne marche pas à tous les coups, ce serait trop beau.
Cependant je ne doute pas de l'existence et de l'absolue bienveillance de la Bourrique céleste, qui m'a créé à Son image.
Tu m'accorderais donc, Benoît, une telle importance et un tel pouvoir politique ? Au point de douter ici de ma sincérité, comme si j'étais quelque fake venu d'ailleurs pour vendre mes salades aux seules fins de subvertir sournoisement la droite pensée de gauche ?
Une nouvelle tendance, les mystiques de gauche !
tendance sorcière rurale
Pour moi, ce sera tendance dessillée. Tendance désillusionnée. Tendance désenchantée. Tendance réaliste. Tendance évasion. Tendance ma pomme avant tout. Ce pourquoi, je viens de m'acheter un panier. Et quelques bûches.
Et pour vous évader vraiment, je vous propose d'ajouter ça :
http://youtu.be/PHyiY3-I22g
Oui, convoquons même le seigneur !
Et avec cela, forcément:
Pour ce qui est du seigneur...pas d'excès! (pour ma part)...
Mais magnifique photo pour accompagner la jouissance de la musique d'un immense compositeur.
Bien sûr, ma convocation était ironique. Même pas tentée. Merci pour Bach, F.
Panier pour aller aux champignons et bûches pour passer l'hiver bien au chaud sans allumer la télé pour assister aux derniers soubresauts de Sarko ? La belle au bois dormant, réveillée par un baiser de Montebourg au printemps.
Sans oublier les châtaignes, Armel...
Oui allez, rv le 6 mai, mais le prince charmant, pour les français (de gauche) peut-être mais perso, euh... faut voir... vraiment, hein!
Décidément, ce n'est pas moi. Ce doit être Monsieur Seize, du Vatican.
Illusion, désillusion, c'est tout pareil, une illusion de plus !
ou de moins
une illusion de moins, c'en est une de plus !
Pas même cet imperceptible mouvement intérieur qui nous propulse vers un ailleurs, un autrement, plus loin, plus haut ?
Oh ! comme vous êtes désespéré(s) !
.
ailleurs, plus loin, plus haut - quand c'est le point de départ on va où après ?
redescend-on, comme la plume, plus bas, plus près, ici même ?
Mauvais esprit ?
Non, pas du tout.
La plume est un symbole, méconnu mais important, chez les autochtones d'Amérique du Nord où je l'ai découvert un jour et qui m'a plu d'une façon poétique...
En voilà une bien belle illustration
Une pirouette... :-)
ou un projet peut-être ....
"Toute création de l’esprit est, fondamentalement, poétique. Il s’agit maintenant de savoir où se trouve la poétique la plus nécessaire, la plus fertile, et de l’appliquer." Kenneth White
.
Pas moi ! Bien au contraire, même !
Bon, on dirait qu'il y a un peu de santé, par ici.
Merci de la pêche, ombre.
Bonjour Arpège,
... marre !
Ce n'est pas un gros mot.
C' est même un de ces mots qui tiennent les sentiments et nos corps fragiles bien calés dans la caverne des balades anciennes.
marre !
rien de plus âpre, de plus profond, de plus éternel et capable de nous soutenir !
http://www.youtube.com/watch?v=rsyBEv1dbLo
Superbe ! Je viens de me faire péter cette chanson 3 fois d'affilée: j'aime tout dans cette chanson. Elle correspond tout à fait à mon état d'esprit, même la musique, la voix, le ton de la voix: oui, marre ! It's not our security, our reality non plus, allez broken french too !
Je t'embrasse, Gisèle!
***
!!!
***
***
Mais, dis moi Gisèle, c'est pas un peu osé comme hymne, à réflexion ??
Revenons-en plutôt si tu le veux bien à nos entrechats gracieux.
C'est mieux.
Oui, vraiment, je te le dis, c'est notre destin, n'essaie pas de nous subvertir comme ça.
Notre condition est là, et nulle part ailleurs, souviens-t-en, chère Gisèle:
***
***
Magnifique.
On dirait que ce n'est pas la version de Schwarzkopf, on n'entend pas sa sorte de souffle. Je me trompe ?
La mélancolie est -elle le meilleur sujet de l'art ?
A la question 2: i don't think so!
A la question 1: oui (mais si tu aimes, profite et ne te pose pas de question, les questions sont toujours le début du désamour...)
Alors plus de question.
Merci pour ce moment de grâce.
Voilà!
Quelle beauté !
Peut-être sommes nous, - femmes - collectivement, depuis des siècles et des siècles, devenues prisonnières, ( accros perfectionnistes mêmes... ) de ces humeurs qui sourdent de nos esprits et de nos entrailles...
Nous cultivons de génération en génération, la plainte, la mélancolie, l'effacement, l'abnégation, la résignation, le don, toujours et encore, récoltant notre propre perte... !
Des clous !
.... de girofle !!! ???
http://www.ladietetiquedutao.com/girofle.html
Oui, de girofle, et aussi:
Etre hors des clous (de la norme), lui river son clou qui ne vaut pas un clou, le mettre au clou, afin de ne pas devenir maigre comme un clou...
Parce qu'il y en a marre des archaïsmes. De l'air !
C'est ce que je disais Art Monica... donc....
Bon dimanche !
Franz Schubert
Paul Simon
de génération en génération... tu crois ?
;-))
oui et non
la mélancolie, n'est pour moi, ni le chagrin ni la douleur.
Il y a une jouissance douce, un abandon, une paix où la tristesse est comme une illumination.
A vous Arpège et Bernard,
Ce danseur japonais Kazuo Ohno est comme une présence magique de résistance.
Il est mort quasiment à cent ans, en 2010, toujours présent sur les scènes (y compris dans son fauteuil roulant) devant des spectateurs transcendés.
http://www.guardian.co.uk/music/video/2010/oct/11/kazuo-ohno
Magnifique.
J'ai connu ce monsieur au début des années 80, il était déjà bien vieux. Et dansait magnifiquement. Et était très roublard. Avec une espèce de fausse naïveté qui énervait les imbéciles. Je l'aimais beaucoup.
J'ai juste dit plus haut "pas moi" et je me rend conte que ce n'est peutêtre pas très clair, mon commentaire. Je voulais dire : moi j'en ai pas marre d'être de gauche mais par contre j'en ai mare de ceux qui disent représenter la gauche. La gauche c'est pas eux.
J'avais bien compris, c'est pourquoi, je te remerciais de ta pêche.