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MIKIS THEODORAKIS NOUS PARLE DE NOUS


Traduction d’un entretien entre Mikis Theodorakis et Athens News daté du 19/02/2012 publié sur le site Okeanews
Athens News : Pourquoi considérez-vous le vote du programme d’austérité comme une trahison ?

Mikis Theodorakis: En 2009, la Grèce était à un niveau de, disons, 100. En deux ans, la troïka, le FMI et notre gouvernement nous a conduits à Ground Zero, ce que le premier ministre [Lucas] Papademos a concédé. Personne ne se demande pourquoi le pays se dirige vers le chaos, même si on nous dit de temps en temps que les Européens nous ont envoyé des dizaines de milliards d’euros ? Où va cet argent ? Il va directement à nos créanciers, tandis que l’état se surcharge avec une nouvelle dette et le paiement des intérêts. C’est comme cela que la dette a augmenté à 160% du PIB, et avec le nouveau paquet de 130 milliards d’euros elle augmente à 180%. Cela est sans précédent, et cela signifie que nous serons pieds et poings liés sur le pieu de la dette et de l’intérêt pour les 150 prochaines années. De quel droit les partis qui représentent une minorité (les sondages donnent le Pasok à 6% et la Nouvelle Démocratie à 20%) décident-ils de l’avenir de la Grèce pour les 100 prochaines années?

Quelles ont été vos pensées quand vous avez entendu le débat parlementaire sur le plan de sauvetage?
Je ne suis pas intéressé par un parlement qui représente une minorité de la nation – ils totalisent moins de 50% de l’électorat combiné. D’un point de vue constitutionnel, les parlement est illégal parce qu’il prépare un coup, tout comme les membres de la junte.

Pensez vous qu’un défaut désordonné serait mieux pour les classes moyennes et les plus pauvres que le plan de sauvetage?
Comment peut-on parler de défaut de paiement dans le futur quand nous sommes déjà dans un état de faillite absolue – où 423.000 entreprises ont fermé leurs portes et quand le taux de chômage est supérieur à 20%. Ne voyez-vous pas les gens chercher dans les poubelles et dormir sur les trottoirs ? Ceux qui nous ont conduits à la faillite consciemment – la troïka et le gouvernement - clament maintenant qu’ils veulent nous sauver de la faillite. C’est incroyable ! Avec le nouveau protocole, ils ont légitimé le premier (2010), qui n’a pas pourtant pas reçu une majorité des trois cinquièmes [nécessaire pour céder leur souveraineté]. Le professeur de droit Yiorgos Kasimatis a fait valoir que même 300 députés ne peuvent pas négocier notre intégrité nationale (akeraiotita). Tous les actes d’exécution du mémorandum sont donc illégaux. La troïka, le gouvernement et tous les politiciens qui ont pris de telles décisions sont illégitimes. Vous pouvez être sûr qu’un jour, ils seront jugés et punis.

Est-ce que seule l’aile gauche peut renverser le mémorandum?
Non, pas seulement la gauche. Mais le peuple tout entier le peut – de la gauche vers la droite patriotique. La patrie. La Grèce. Unis comme un poing, un jour, nous évincerons les gouvernements indignes, la troïka et le couple Merkel-Sarkozy.
La Grèce est riche. Nos citoyens sont des travailleurs acharnés. De quoi manquons-nous ? Nous manquons essentiellement de l’indépendance nationale. Depuis la fin de la guerre civile, depuis 1950, toutes les grandes questions – la diplomatie, la défense, l’économie et la politique – ont été décidées par les Américains. Quels sont les partis qui ont gouverné la Grèce? Les partis qui ont la bénédiction des États-Unis et ont juré de garder l’aile gauche dans un coin. Pourtant, aujourd’hui, la gauche patriotique commence à se réveiller. Ce sont ces forces qui ont sauvé la Grèce des nazis, qui ont combattu les premiers la junte et finalement rapporté la démocratie. Sur ce point, je suis en mesure de connaître la vérité cachée.
Comme pour les deux partis [de la Nouvelle Démocratie et du PASOK] qui ont gouverné la Grèce, ils nous ont laissé des emprunts excessifs, de la corruption, l’assujettissement au FMI en 2010, et, à partir de là, à la catastrophe. C’est le point de vue des gens, qui punissent de Pasok et [l'ancien premier ministre] George [Papandreou], qui est passé de 44% dans les élections de 2009 à 6% dans les sondages aujourd’hui. Les gens commencent à comprendre, à se réveiller et à protester.

Qui est à blâmer pour la crise – les Grecs, les Allemands avec leur modèle d’austérité ou les marchés tout-puissants?
La seule crise est celle du capitalisme international, qui comprend la mafia internationale et les géants du capital financier – de l’argent virtuel. Le capital financier a apparemment suborné le leadership européen d’aujourd’hui, qui ne se rend pas compte qu’il met un noeud autour de son propre cou. Aujourd’hui, le leadership européen menace et agit comme un prédateur. Demain, ils [l'ensemble de l'Europe] seront les victimes, tout comme nous.

Où est l’orientation politique après l’expulsion de dizaines de députés du PASOK et de la ND?
Après le Pasok de 6% dans les sondages, ND va certainement subir le même déclin[note okeanos : les derniers chiffres le démontrent]. Il peut y avoir de nouveaux partis, mais ce sont les mêmes personnes avec la même mentalité, les gens qui acceptent notre dépendance nationale et la présence d’un gouvernement essentiellement d’origine étrangère. Le système politique actuel est comme un train sur des rails mis en place par des étrangers, qui nous mènent là où ils veulent aller. Quelle différence cela fait-il si les wagons du train sont remplis avec de nouveaux partis? Que se passe-t-il si on change le conducteur-premier ministre ? Le train ne peut aller ni à droite, ni à gauche. Il n’y a pas de volant. La vitesse et les freins sont déterminés par des étrangers. Aujourd’hui, ils nous poussent vers le chaos absolu. La seule solution est de couper les rails et de les remplacer par les nôtres, dans le sens décidé par le peuple grec, si à un moment donné, il a le pouvoir de prendre son destin dans ses propres mains.

Pourquoi n’avez-vous pas été en mesure d’unir les gens dans un front anti-mémorandum? Votre nouvelle organisation Ellada n’est-elle pas conçue pour faire cela?
Manolis Glezos et moi avons appelé le peuple à inonder Athènes en signe de protestation, et ils l’ont fait. Il y avait des centaines de milliers de personnes. Dans la terreur, le pouvoir de l’Etat a pulvérisé des gaz toxiques directement sur nous, pour nous tuer. Glezos s’est évanoui et il est tombé. Dans un premier temps, j’ai vu Charon (la mort) de mes propres yeux, car je ne pouvais pas respirer. J’ai récupéré et je suis retourné à mon poste[okeanos : on notera un signe des temps, de résistance en temps de guerre], en face du parlement gardé par la police anti-émeute. J’ai pris un haut-parleur et j’ai dit: «N’ayez pas peur. Nous ne le prendrons pas d’assaut. Nous ferons cela plus tard, quand nous serons prêts.  » C’est là qu’ils ont commencé à lancer des milliers de bombes de toutes sortes. L’atmosphère est devenue sombre de bombes fumigènes et d’attaques au gaz. J’ai été sauvé parce que j’avais un masque. Par conséquent, vous pouvez être sûr que la Grèce se porte bien, et qu’elle permettra d’atteindre l’objectif pour lequel elle a été créée.

Est-ce que la destruction d’Athènes était prévue? Y a-t-il un danger d’explosion sociale?
C’était fondé sur un plan visant à effrayer les gens. S’il n’y avait pas eu les gaz, la police anti-émeute et ce déchaînement de violence, un million de personnes auraient entouré le parlement. Les personnes en cagoules, main dans la main avec la police anti-émeute, nous battaient. Puis vous avez eu des gangs, des voleurs et des racailles, qui tirent profit du pillage et des incendies. Vous obtenez une situation cauchemardesque, où la vérité – des centaines de milliers de manifestants pacifiques – est cachée sous un nuage de gaz et de fumée. Ce que contenaient la colère, le dégoût et la rage est ce qui effraie les pouvoirs en place, qui tentent de le repousser par tous les moyens, principalement par la destruction. Ainsi, la seule partie responsable de l’enfer d’aujourd’hui est le leadership politique. Le gouvernement !

Tous les commentaires

La grèce est un laboratoire .. de la mise en esclavage des peuples par le modèle de la Dette .. au profit d'une junte financière dont les meilleurs hommes de main sont les institutions européennes et la fameuse Troika qui a désormais envoyé ses milices en Grèce . 

Dans la succession invraisemblable d'évènements de  cette prise en otage du peuple Grec , en voici une nouvelle .. qui illustre totalement le détournement sémantique de ceux qui nous parlent de solidarité .. 

The Telegraph ce matin :

Germany drawing up plans for Greece to leave the euroPlans for Greece to default, potentially leaving the euro, have been drafted in Germany as the European Union begins to face up to the fact that Greek debt is spiralling out of control - with or without a second bailout.


Solidarité vous êtes surs ? 


oui...!!

Les manifestations d'hier en Grèce: http://www.okeanews.fr/19fgr/

Pour compléter  et vous pouvez faire la relation avec l'article du Télégraph de ce matin 

Déclaration en date du 29 Février de Sonia Mitralias  .. Cadtm 

La Grèce en lutte de 2012 comme l’Espagne de 1936 pour lespeuples d’Europe !

19 février par Sonia Mitralias

Il s'agit donc pour la junte financière de sauver les intérêts financiers par n'importe quel moyen .. en particulier les intérêts financiers américains .. 

GREEK D-DAY: SLOG US SOURCE CONFIRMS WALL ST PLANS AS SECRET BERLIN TIMETABLE EMERGES

L'Espagne est sur la voie de la Grèce. Les gens y vont d'autant plus dans la rue qu'ils ont vécu la dictature de Franco et celle des colonels! Il faut retrouver d'urgence le sens de la "patrie" dont parle Theodorakis. C'est le premier rempart contre la dictature mondialisée du capitalisme financier, relayée par une Union Européenne qui semble totalement tributaire d'elle.

A propos de la Grèce également :

http://www.pauljorion.com/blog/?p=34053%3Fp%3D<i>L’actualité+de+la+crise<%2Fi>+%3A+<b>« LA+SOLIDARITÉ+N’EST+PAS+GRATUIT

Merci. Excellent.

Ce texte que vous avez publié est magnifique, Music. Merci de ce partage entre frères humains.

Et aussi cet article de Peter Oborne dans le Daily Telegraph du 17 février . Sans commentaires !

http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1521471-comment-bruxelles-detruit-la-grece

Vous pouvez signer la pétition 1 million de signatures

http://www.1millionsignatures.eu/?a=fr

"... cette association de nations dévoile soudain un côté tout à fait déplaisant : elle se mue en un oppresseur implacable qui n’a que mépris pour la démocratie, l’identité nationale et la subsistance des gens de la rue. Cette semaine, peut-être avons-nous vécu un tournant, avec la dernière intervention de Bruxelles en date : les bureaucrates menacent de pousser un pays entier à la faillite si les partis de l’opposition ne s’engagent pas à soutenir le plan d’austérité promu par l’Union. " Eh oui.

«Nous avons sauvé les gens plutôt que les banques»

L'ancien ministre de l'Economie argentin, Roberto Lavagna, a sorti son pays de la crise en 2002, en se passant des services du FMI. Il préconise la même solution pour la Grèce.

La Grèce pourrait sortir de l'euro. Philipe Murer en novembre. http://www.marianne2.fr/Grece-et-si-la-moins-mauvaise-issue-etait-la-sortie-de-l-euro_a212017.html . en sortant de l’Euro et en retournant à la Drachme . en restructurant sa dette, en la réduisant de moitié et en la transformant de dettes en Euros en dettes en Drachme . en faisant financer sa dette par la Banque Centrale de Grèce, le temps que la Grèce puisse revenir sur ses Marchés. . en arrêtant les plans de rigueur . en favorisant la relance de l’industrie du pays par des politiques publiques C’est ce qui se passe habituellement quand un pays ne peut plus payer ses dettes. La dette est restructurée, réduite pour redevenir soutenable, le FMI prête au pays le temps que celui-ci puisse revenir emprunter sur les Marchés, la baisse de la devise permet aux exportations d’augmenter fortement, provoquant une reprise de l’économie. C’est l’exemple à suivre de l’Argentine au début des années 2000, pays qui enchaîne maintenant de belles performances économiques. Avec la solution proposée : . la Grèce pourra se financer par sa banque centrale (le FMI sera malheureusement sans pitié pour les Grecs car on les jugera coupables des problèmes de l’Euro) . aura une dette soutenable qu’elle remboursera . verra sa monnaie baisser de 50 à 75% vis-à-vis de l’Euro, permettant à certains de ses produits de bien se vendre à l’étranger et au tourisme de reprendre très fortement dans le pays. Cela ramènera leur balance commerciale vers l’équilibre . relancera son économie dans le respect de sa population En revanche, cela fragilisera un peu plus ce grand malade qu’est l’Euro mais les Grecs doivent-ils payer éternellement pour l'incomptence de leurs gouvernants?

Blog de Philippe Murer qui chaque jour met  en ligne des articles sur le MES ou sur la Grèce

(Philippe Murer est professeur vacataire à la Sorbonne : finances)

http://www.manifestepourundebatsurlelibreechange.eu/

Merci, c'est très précieux. La sortie de l'euro était rejetée par beaucoup, Murer est à contre-courant. Mais la situation évolue si vite... Il y a une inconnue (encore une!) dans l'UE: "Le traité ne prévoit pas de sortie de la zone euro sans sortie de l'UE", a souligné Karolina Kottova au cours d'une conférence de presse, précisant toutefois: "C'est la situation actuelle". Par la suite, le porte-parole a souhaité clarifier ses propos. Elle a indiqué "que le traité ne prévoyait pas la sortie de l'euro, le traité prévoit seulement la possibilité de la sortie de l'UE". Le traité de Lisbonne, entré en vigueur en décembre 2009, a introduit en effet pour la première fois une clause de sortie de l'Union européenne. En revanche, aucune clause de sortie de la monnaie unique ne figure dans ce traité. "La place de la Grèce est dans la zone euro, et les instruments sont en place. Les accords ont été conclus pour que ceci puisse continuer à être la réalité", a précisé Karolina Kottova. "Mais les discussions ont lieu au plus haut niveau à Cannes", a-t-elle souligné, admettant implicitement la possibilité que les dirigeants européens puissent en décider autrement.

On a l'impression que ce n'est plus possible. Le train fou de l'UE avance sur les rails en accélérant. La locomotive a été programmée, elle suit les ordres sur un mode automatique. On a nous fourgué une Europe technocratique mal pensée, construite dans la précipitation, occupée à servir des intérêts financiers à court terme, aux antipodes des intérêts humains. L'entretien avec Roberto Lavagna montre qu'il y a une voie envisageable: la reprise en main par chaque pays d'une marge de souveraineté.

P. Grigoriou a raison. Les coutures de la caste politique actuellement au pouvoir dans les pays d'Europe en danger ont craqué. Les doublures pourries sont devenues visibles. Elles s'appellent droite dure et socialisme. Hélas, Pasok ou PSOE ont vendu leur âme, devenant les rouages principaux de la mondialisation effrénée en Grèce et en Espagne. Cette "gauche" là a sombré corps et biens, trop bénéficiaire et dépendante du pouvoir capitaliste pour se préoccuper des humains.

 Je transmets ce billet à mes contacts !

Aucune radio, publique, privée ou municipale ne fonctionne aujourd'hui  à Athènes en raison d'une grève de 24 heures observée par les journalistes, techniciens et personnel administratifs à l'appel de leurs syndicats respectifs.

Les syndicats des radios dénoncent "l'ouragan de licenciements" et "les violations de conventions collectives" dans les radios en Grèce, selon leur communiqué commun.

La crise de la dette, qui frappe le pays depuis deux ans ainsi que la rigueur imposée avec une série de lois sur la flexibilité du travail en échange des prêts internationaux, ont fortement affecté les médias grecs. Deux quotidiens nés il y a plus de 10 ans ont fermé en 2010.

Le personnel du quotidien de gauche Elefthérotypia, qui date de la chute de la dictature des colonels en 1974, a observé une grève de deux jours la semaine dernière pour réclamer des salaires impayés depuis trois mois.

Le secteur le plus touché des médias est l'audiovisuel, un paysage complètement déréglementé où licenciements, précarité et baisse des salaires sont monnaie courante.

Les 650 journalistes, techniciens et employés administratifs de la chaîne de télévision privée grecque Alter, lourdement endettée, ont observé plusieurs grèves ces derniers mois pour protester contre des salaires impayés depuis sept mois.

Les médias publics, la radiotélévision publique (Ert) ainsi que l'Agence de presse grecque (Ana, semi-officielle) ont observé des arrêts de travail la semaine dernière pour dénoncer la réduction des salaires et du personnel après l'adoption d'une loi récente sur le chômage technique.

Selon une récente loi visant à réduire le personnel des organismes publics, l'Ert et l'Ana compris, plus de 20.000 personnes, dont la plupart sont près de l'âge de la retraite, devraient subir un chômage technique d'ici la fin de l'année, selon une liste envoyée aux autorités au cours des deux derniers mois.

Les syndicats du privé et du public, Gsee et Adedy respectivement, ont appelé à une grève générale jeudi en Grèce contre la rigueur, la première depuis la désignation début novembre du gouvernement d'union de Lucas Papademos après la démission du gouvernement socialiste élu de Georges Papandréou.

Ce ne sont que des sondages, mais ils donnent une petite photo de l'avis des Grecs (1013 ménages). 75,9 % des gens interrogés se disent en faveur "de la perspective européenne" de leur pays et ne souhaitent pas "la sortie de l'euro", malgré les mesures d'austérité imposées par les créanciers, UE et FMI. 19,6 % des gens interrogés se sont prononcés pour le retour à la drachme, monnaie nationale du pays avant son adhésion dans la zone euro en 2002. 48,4 % des gens espèrent que la Grèce "va finalement rester dans la zone euro si le programme d'assainissement de l'économie" dicté par l'UE et le FMI, réussit" contre 39,3 % qui croient le contraire. 66,5% souhaitent que le programme de sauvetage réussisse et 60 % estiment que "si le programme n'avait pas été voté dimanche dernier par le parlement, la Grèce aurait risqué de faire faillite". Près de 48 % des sondés estiment que le vote parlementaire en faveur du nouveau plan d'aide à la Grèce était "juste" contre 45,5 % disant qu'il était "faux". 81,8 % estiment que la responsabilité de la mauvaise situation économique du pays incombe "aux gouvernements grecs", 9,3 % disent que la crise c'est de la faute "des marchés et des spéculateurs" et 6,1 % qui donnent tort "aux Européens et au FMI".

Les résultats des votes des députés sur le MES seront publiés ici:

http://www.courtfool.info/fr_MES_les_resultats_des_votes_individuels.htm

Lorsque seront connus les résultats du vote:

Un courrier, modulé en fonction de son positionnement, devra être adressé à chaque député. De type; " Nous avons noté que votre positionnement sur le projet de ratification sur le texte sur le MES à été ( "oui"; "non", " abstention"). Vous avez pris en toute responsabilité une ( "bonne","mauvaise", "mauvaise") pour et au nom des citoyens que vous représentez. [ une petite note à composer en fonction du positionnement]. Veuillez, Monsieur le député, prendre note, que nous allons faire publicité ( "bonne", "mauvaise") auprés des électeurs, qui saurons se souvenir de la responsabilité que vous avez su prendre en leurs nom et sauront s'en rappeler."... etc

La Troïka envisagerait une sortie de l'euro pour la Grèce... http://www.lepoint.fr/economie/la-grece-peut-encore-sombrer-21-02-2012-1433736_28.php La Grèce est-elle tirée d'affaire après l'approbation, dans la nuit de lundi à mardi, du plan de sauvetage de 130 milliards d'euros décidé le 27 octobre dernier ? Rien n'est moins sûr à en croire un rapport confidentiel de la "troïka" (BCE, FMI, Commission européenne) dévoilé par le Financial Times. Dans cette analyse de neuf pages datée du 15 février, qui a servi de document de travail aux ministres des Finances de la zone euro, les experts mettent en doute la capacité d'Athènes à remettre ses finances en ordre. "Il y a des risques notables. (...) La capacité de la Grèce à retourner sur les marchés dans les années suivant la fin du programme (d'aide) est incertaine et demande plus d'analyse. Un prolongement du soutien financier public pourrait être nécessaire." Et cela, pour une raison simple, c'est qu'il y a "une tension fondamentale entre les objectifs du plan de réduire la dette d'un côté et d'améliorer la compétitivité de l'autre, dans la mesure où la dévaluation interne requise pour restaurer la compétitivité de la Grèce conduira inévitablement à un ratio dette-PIB plus élevé à moyen terme". Les experts dénoncent notamment le retard pris par les privatisations et les réformes structurelles pourtant nécessaires pour accompagner la rigueur. "Compte tenu des risques, le programme grec restera exposé à des dérapages, la question de sa viabilité restant posée", poursuivent-ils. Résistances possibles L'accord conclu par les ministres de l'Eurogroupe prévoit de ramener la dette grecque à 120,5 % du PIB d'ici à 2020 grâce à un nouveau programme de prêts publics de 130 milliards d'euros d'ici à 2014 et à une restructuration de la dette détenue par les créanciers privés. Ceux-ci ont accepté une décote de 53,5 % sur leurs obligations grecques dans le cadre d'un échange de titres qui permettra d'effacer plus de 100 milliards de dette d'Athènes. Encore faut-il que suffisamment d'acteurs y participent effectivement, ce qui n'est pas encore totalement acquis. Les États de la zone euro, quant à eux, ont décidé de revoir à la baisse leurs taux d'intérêt sur les prêts déjà accordés à la Grèce. Enfin, la BCE et les banques centrales nationales de la zone euro participeront également au plan en renonçant à certains bénéfices réalisés sur les titres grecs qu'elles détiennent. Mais le scénario sur lequel tablent les ministres des Finances européens pour parvenir à leur objectif apparaît des plus fragiles. "Les autorités grecques pourraient ne pas être capables de fournir les réformes structurelles et les ajustements politiques au rythme escompté", préviennent les experts. Notamment parce que les "agents économiques" pourraient résister aux réductions de salaires et à davantage de flexibilité, et les "bénéficiaires des droits acquis" pourraient continuer à s'opposer à l'ouverture de certaines professions et à la libéralisation du marché. Enfin, toujours selon ces experts, "la bureaucratie" pourrait continuer à entraver les réformes. Une trajectoire sensible aux accidents de parcours Or, si les Grecs dévient d'un seul de leurs objectifs, c'est la sortie de route assurée. Que l'excédent budgétaire primaire (avant déduction du paiement des intérêts de la dette) reste en dessous de 2,5 % du PIB, comme c'est le cas actuellement, et la dette ne cessera d'augmenter. Que les revenus des privatisations n'atteignent que 10 milliards d'euros en 2020, au lieu des 46 milliards escomptés, et la dette ne descendra qu'à 148 % du PIB ! Que la croissance économique soit inférieure à 1 % par an jusqu'en 2020 et elle resterait à 143 %. Que les taux d'intérêt d'emprunt du Fonds européen de stabilité financière (FESF), désormais chargé de lui prêter l'argent, augmentent de 100 points de base et la dette restera à 135 % en 2020... Au final, l'option d'une sortie de la zone euro n'est pas totalement écartée.

Ce n'est qu'un moyen de continuer la tonte .  Faire sortir de la Grèce de l'Euro sans annulation de 100% de sa dette est criminel . 

 

Deal Could Leave Greece on Short End

The ECB's deal to transfer profits from its Greek bond holdings to national governments likely will leave Athens with only some of the $5 billion the bonds are expected to generate.

Sur Okeanews, Olivier Berryuer analyse le plan d'aide à la Grèce: Tout faux

 

http://www.okeanews.fr/plan-daide-a-la-grece-tout-faux-olivier-berruyer/

 

L'article comporte des graphiques très parlants...

Manifestations en Grèce aujourd'hui.

 

Solidarité avec les Grecs!

 

http://www.okeanews.fr/22fgr/

Ce qui est très clair, c'est que rien n'est finalisé dans leur fameux plan, contrairement à ce qu'on veut nous faire  croire. Les modalités de la participation du FMI ne sont toujours pas définies, on ne sait toujours pas ce que vont vraiment faire les créanciers privés, et de nombreux points restent obscurs dans la présentation "officielle" du fameux plan. L'Europe gagne du temps. 

Démentiel et absurde ... 

Il n'y a plus de qualificatif pour çà !!!

22/02/2012, 17:43PAR MALIN0

Le comble de l'absurdité.

 It's Official - Greece Unveils The Negative Salary, And A Whole New Meaning For "Pay To Play"

Salary cutbacks (called "unified payroll") for contract workers at the public sector set to be finalized today. Cuts to be valid retroactively since november 2011. Expected result: Up to 64.000 people will work without salary this month, or even be asked to return money. Amongst them 21.000 teachers, 13.000 municipal employees and 30.000 civil servants.

Traduction :

Les coupes salariales des contractuels du secteur public en passe d'être finalisées aujourd'hui. Les coupes seront rétroactives en partant de Novembre 2011.

Résultat attendu : Plus de 64000 personnes travailleront sans salaire ce mois-ci, ou pourraient même devoir rembourser l'argent (des salaires versés depuis Novembre 2011)

Payer pour travailler ...

Pardonnez mon cynisme, mais dans le prochain plan d'aide à la Grèce, pourquoi ne pas proposer directement aux Grecs d'hypothéquer leurs organes ?

La tonte des moutons rétroactive: on leur prélève la laine non encore poussée depuis la dernière tonte. Les technocrates ont fait leurs calculs comptables pour grappiller ici et là par anticipation. Les armateurs, l'église orthodoxe?

Libération hier parlait d'un essoufflement des manifestations en Grèce. C'était un jour de pluie, certaines stations de métro étaient fermées, et il y avait une présence policière anormalement forte. http://www.okeanews.fr/22fgr/

Appel de Mikis Theodorakis à l'opinion internationale

Un complot international est en cours, visant à mener à terme la destruction de mon pays. Les assaillants ont commencé en 1975, avec comme cible la culture grecque moderne, puis ils ont poursuivi la décomposition de notre histoire récente et de notre identité nationale et aujourd’hui ils essaient de nous exterminer physiquement par le chômage, la famine et la misère. Si le peuple grec ne se soulève pas pour les arrêter, le risque de disparition de la Grèce est bien réel. Je la vois arriver dans les dix prochaines années. Le seul élément qui va survivre de notre pays sera la mémoire de notre civilisation et de nos luttes pour la liberté.

la suite là :  http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article5521

Theodorakis a tout compris. Il s'agit bien de dépecer la Grèce, pour s'en partager les morceaux encore vibrants. Quelle horreur. C'est à cela que conduisent la mondialisation, la chute des Etats-nations et l'UE infiltrée par la pompe à Phynance.

Histoire de prende un peu de recul, je vous propose une interview en deux parties de l'économiste Yanis Varoufakis, qui présente une analyse intéressante des origines de la crise, remontant au début des années 70.

Beaucoup d'économistes situent le point de départ en 1971 avec l'abandon de l'étalon-or.

Yanis Varoufakis propose une théorie sur la mise en place à l'époque d'une sorte de Mécanisme de Recyclage des Surplus Mondiaux (tiens, un "mécanisme"), destiné à orienter et maintenir les flux de capitaux vers les US.

Une pensée résumée par cette phrase lourde de sens prononcée par le Secrétaire du Tresor de l'époque J. Connally à l'endroit des dirigeants européens de l'époque :

"C'est notre monnaie, mais c'est votre problème"

Aujourd'hui, c'est Tim Geithner qui porte ce message aux oreilles de Bruxelles.

Une crise issue de l’hégémonie américaine, entretien avec Yanis Varoufakis (I/II) La crise du Minotaure américain, entretien avec l’économiste Yanis Varoufakis (II/II)

La télé se reveille?

A voir et revoir  et à diffuser au plus large.

Précisons que le début du reportage 30 éme minute sur la vidéo

13 heures France 2 le 25/02/2012 La télévision publique consacre enfin un reportage sur les CRIMINELS COMME GOLDMAN SACHS RESPONSABLES DE LA FAILLITE DE MILLIONS DE CITOYENS A TRAVERS LE MONDE

 http://13h15-le-samedi.france2.fr/?page=accueil&video=rhozet_13h15_20120225_60_25022012152524_F2

 La Grèce a encore beaucoup à nous apprendre - qu'on le sache ou non à Washington ou au FMI, cette civilisation reste gravée au coeur de l'Europe.

Grèce : 39% seulement des créanciers privés prêts à participer à l'échange de dette

 

Les créanciers privés s'étant déjà prononcés en faveur de l'échange de dette grecque ne représentent pour l'instant que 39,3%, soit 81 milliards d'euros, du montant total visé par cette opération, a indiqué mercredi le comité des créanciers privés dans un communiqué.

La date limite pour apporter ses titres à l'échange est fixée à jeudi 21H00 (20H00 GMT). L'échange concerne 206 milliards d'euros de titres de dette détenus par les créanciers privés (banques, fonds d'investissement, assureurs, etc). Au total, la dette grecque dépasse les 350 milliards d'euros.

La Grèce a déjà indiqué qu'elle ne procéderait pas à l'échange si le taux de participation n'atteignait pas au moins 75% de cette partie de la dette grecque détenue par les créanciers privés.

Elle a également annoncé que si ce seuil était atteint, elle pourrait contraindre, par le biais de clauses d'action collective (CAC), l'ensemble des créanciers privés à se soumettre à l'échange.

A ce jour, aucun établissement financier non-grec détenant un montant significatif de dette grecque ne s'est officiellement prononcé contre l'échange.

Plusieurs grandes banques, assureurs et fonds d'investissement n'ont pas encore fait part publiquement de leur décision. AFP 7:03 15.09

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