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Se hace camino al andar !
« Caminante, no hay camino,
se hace camino al andar... Marcheur, il n'y a pas de chemin, le chemin se construit en marchant… » (*)Inspiré par ce beau poème de Machadoil me semble un de ces moments où « le chemineau » enliberté se rempli de joie et de bien être dans sa progression.Marchant entre Aumont-Aubrac (12) et Figeac (46), sur le GR 65 qui est aussi le Chemin de St Jacques, ce poème d'Antonio Machado m’est venu en mémoire. C’est à la fois le plaisir de la marche et ce chemin de rencontres entre randonneurs, pèlerins, chercheurs de paix, de connaissance de soi (corps et esprit) et de connaissance de l’autre !Chemin fait de croyances, de spiritualité et aussi chemin de conviction en l’Autre. On ne marche pas pour rien … c’est toujours pour aller « quelque part » parfois indéfini, mais jamais sans signification ; il y a celle qu’on se donne, qu’on s’attribue, qu’on se représente et, quand on dit « sem destino » … sans but …, ceci prend sens quand on y est, quand on y passe, qu’on y arrive car le « chemin se fait en marchant » !On peut le dire sur les chemins mais on peut aussi entendre que, pour le voyageur de la vie, il s’agit bien de « trouver » son destin, celui de sa voie car le chemin de l’Homme c’est surtout celui que nous bâtissons !(*)Antonio Machado Chant XXIX Proverbios y cantarès, Campos de Castilla, 1917

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Caminante, son tus huellas el camino, y nada mas ; caminante, no hay camino, se hace camino al andar. Al andar se hace camino, y al volver la vista atras se ve la senda que nunca se ha de volver a pisar. Caminante, no hay camino, sino estelas en la mar. ___________________________________________________ Marcheur, ce sont tes traces ce chemin, et rien de plus ; Marcheur, il n'y a pas de chemin, Le chemin se construit en marchant. En marchant se construit le chemin, Et en regardant en arrière On voit la sente que jamais On ne foulera à nouveau. Marcheur, il n'y a pas de chemin, Seulement des sillages sur la mer. _____________________________________________________ Magnifique poème effectivement... Je l'ai appris il y a longtemps.... très longtemps. Mon premier professeur d'espagnol était un passionné de poésie, et plus particulièrement des poètes d ela génération de 98, ce qui a été une manière plutôt étrange d'apprendre la langue castillane, mais cela m'a appris la patience de l'apprentissage... Machado a été professeur de français à Soria et Ségovie et a écrit des choses efffectivement magnifiques. C'est étrange de penser qu'il est mort en fuyant l'Espagne en 1939, après avoir cheminé justement de longs jours vers la France, épuisé, quelques jours avant sa mère, à Collioure, "assis dans cette campagne, il ferma les yeux pour toujours" a écrit Louis Aragon, et je crois même que Ferrat l'a chanté ! Mais mon poème préféré à moi de lui, que je ne me risquerai pas à traduire, c'est celui-ci, qui me fait toujours penser à mon grand-père, parti du chemin depuis deja de longues années... ____________________________________________ A UN VIEJO Y DISTINGUIDO SEÑOR Te he visto, por el parque ceniciento que los poetas aman para llorar, como una noble sombra vagar, envuelto en tu levita larga. El talante cortés, ha tantos años compuesto de una fiesta en la antesala, —¡qué bien tus pobres huesos ceremoniosos guardan!— Yo te he visto, aspirando distraído, con el aliento que la tierra exhala —hoy, tibia tarde en que las mustias hojas húmedo viento arranca—, del eucalipto verde el frescor de las hojas perfumadas. Y te he visto llevar la seca mano a la perla que brilla en tu corbata. ______________________________________________ Que cela fait du bien, un moment de poésie !! Merci !! Et bon chemin le long du chemin de Saint Jacques de Compostelle !!
Bonsoir et je vous remercie de m'avoir fait connaître ce "viejo y distinguido senõr". C'est un cadeau qui enrichi les autres que cette aventure de Mediapart nous réserve ! Merci !
Le 22 février 1939 Antonio Machado est mort à Collioure dans les Pyrénées-Orientales. Et soixante-dix ans après, une marche symbolique a réuni "1 500 marcheurs dans les pas des Républicains espagnols" pour clôturer l'anniversaire de la retirada (la retraite). Avec notamment Vicente Vicente de 101 ans, et Anne Hidalgo Adjointe au maire de Paris, fille de républicain espagnol, qui au milieu de quatre générations d'Espagnols et de Français d'origine espagnole ont par ce "camino" rendu hommage aux réfugiés d'alors. Hier, Paco Ibañez le chanteur des poètes et des résistants leur a rendu hommage sur place. Un recueillement sur la tombe du poète a eu lieu dans ce cimetière "dépôt de messages d'espoir ...et de poésie"! ** la retirada «En 1939, 500 000 Espagnols pourchassés par des militaires factieux et fascistes ont quitté leur pays en quelques semaines pour se réfugier en France. Tous ou presque ont échoué dans notre région. Une vague d’humanité terrorisée, annonciatrice des grands massacres qu’allaient perpétrer d’autres Européens pratiquant la même idéologie que les bourreaux franquistes.»[...] José Lozano source : le journal de Perpignan du 22 février 2009, http://www.lindependant.com
Et à Collioure, il logeait dans une pension de famille tenue par la famille Quintana... Si me quieres escribir, ya tenes mi paradero... Machado, Ibañez, muchas gracias, Arthur, votre billet me parle énormément !
merci à tous... "En marchant se construit le chemin, Et en regardant en arrière On voit la sente que jamais On ne foulera à nouveau. Marcheur, il n'y a pas de chemin, Seulement des sillages sur la mer."
@ grain de sel et Fantie B. vos remarques me font dire combien le combat de ces réfugiés nous ont construit ... et instruit! Paco Ibañez a chanté plusieurs poèmes de Machado dont "un enfant qui rêvait": * Era un niño que soñaba un caballo de carton. Abria los ojos del niño el cabalito no vio. . Con un cabalito blanco el niño volvia a soñar; y por la crin la cogia... Ahora no te escaparas! . Apenas lo hubo cogido, el niño se desperto. Tenia el puño cerrado, El caballito vala! . Se puso el niño muy serio pensando que no es verdad un cabalito soñado. Y ya no volvia a soñar. . Pero el niño se hizo mozo y el mozo tuvo un amor, y a su amada le decia: Tu eres de verdad o no ? . Cuando el mozo se hizo viejo pensaba : todo es soñar, el cabalito soñado y el cabalito de verdad. . Y cuando vino la muerte, el viejo a su corazon perguntaba: Tu eres sueño? Quién sabe si desperto? ** (je n'ai pas trouvé de vidéo avec la chanson)
En marchant se construit le chemin.. Nous sommes nombreux à cheminer avec et grace Antonio Machado, alias Juan de Mairena ... Edgar Morin nous le fit découvrir il y a lontemps... Et depuis nous le chantons dans toutes les langues de la Planète. Si vous en trouvez /traduisez d'autres, ajoutez les à ce bouquet symbolique, à http://www.mcxapc.org/static.php?file=florilege.htm&menuID=florilege Cheminons en invisibles et reliantes itinérances . JL²M
A défaut, quelques purs moments de bonheur: http://video.google.fr/videosearch?q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f#q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f&start=30 http://video.google.fr/videosearch?q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f#q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f&start=30 http://video.google.fr/videosearch?q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f#q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f&start=20 http://video.google.fr/videosearch?q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f#q=paco+ibanez+et+machado&hl=fr&emb=0 et le bouquet final: http://www.youtube.com/watch?v=HSgyTBf_pNQ&eurl=http://video.google.fr/videosearch?q=paco+ibanez&hl=fr&emb=0&aq=f