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Mise en danger de la vie d'autrui !
Il y a quelque chose d'inadmissible dans ce qui est en train de se passer au Lycée Chérioux, à Vitry sur Seine, dans le Val-de-Marne.
Suite à l'agression dont a été victime un élève, les professeurs ont manifesté leur colère et exigé le double des surveillants. Passé l'émotion ils persistent et signent dans l'exigence de personnel d'encadrement. C'est à dire depuis quelques années, à Vitry et ailleurs, l'administration diminue les effectifs, le nombre d'adultes dans les communautés scolaires et les conséquences, entre autres, c'est la "désertification" d'établissements où les professeurs sont confrontés à des jeunes en grande difficulté d'insertion et de motivation.
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La politique qui consiste à aligner par l'arithmétique le nombre d'adultes et le nombre d'élèves, produit des affrontements, des violences, des climats qui empêchent et interdisent le travail. Le rectorat de Créteil, tristement célèbre et peu enclin au dialogue menace les enseignants, considérant les journées de protestation comme des journées de grève, et de ce fait non payées.
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Par leur politique, les Darcos-Chatel , qui représentent ce pouvoir fossoyeur de l'éducation nationale, devraient être assignés pour la "mise en danger de la vie d'autrui : les enseignants et les élèves"!

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Malheureusement, ce ne sont pas ces atteintes, ce démantèlement sournois du socle de la République qui mettra le feu aux claviers des blogueurs; nous sommes bien occupés à nous engouffrer et à nous perdre dans l'enfumage envoyé par la sarkozie afin de nous détourner des turpitudes idéologiques de l'ultra libéralisme; nous avons bien à faire à rogner les os que "la gauche plus à gauche..." nous jette pour cacher leur manque d'entrain à tenir leur rôle de l'OPPOSITION.
Alors, les enseignants et les élèves, vous allez jdevoir jouer tous seuls parce qu'ici c'est chacun pour soi!
C'est vrai que ces sujets ne "mobilisent" pas les foules.
Je pense cependant qu'il se joue là d'événements importants qui concernent le quotidien des enseignants, des personnels et des élèves.
Ne pas tenir compte de ce "ras-le-bol", sous prétexte qu'il s'agirait des sujets de la 'droite sécuritaire', me semble négliger des questions qui fondent une politique, en l'occurrence le démantèlement du service public.
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On peut trouver des similitudes entre la violence qui règne souvent entre jeunes et la "provocation" qui est faite aux enseignants: quand on a plus de mots on "cogne" dans la cour de récréation; quand elle n'a plus d'arguments l'éducation nationale "cogne" au portefeuille de son personnel !
Et bien ,moi je ne suis pas indifférente à ce que vivent les enseignants .Ce qui se passe est très grave .Hier mon petit fils est revenu à la maison en plein milieu de l'apres midi ,victime d'une agression dansla cour .Il a 7ans et 3 garçons de 6ans lui sont tombés dessus àcoups de pieds dans le ventre coups de poings etc..Les maitres étaient à l'autre bout de la cour .Ce matin le ramenant à l'école ,ma fille s'est entendue dire qu'elle auait du porter plainte ;porter plainte contre qui ?Des enseignants qui ne pouvaient voir?Contre des enfants de 6ans?Et tout ça s'est passé dans une école d'un petit village de Bretagne ,pas dans une grande ville .Il n'y a qu'une seule personne pour seconde les instits .Insuffisant .
Merci pour votre témoignage. Je pense que vous exprimez bien cette difficulté devant laquelle les parents d’élèves se trouvent souvent. Bien sûr il peut y avoir des adultes plus ou moins compétents et qui savent, ou pas toujours, faire le geste adapté ou exprimer le mot juste.
Mais ce que je vérifie, ce qu’on peut vérifier plus largement, c'est le nombre insuffisant d’adultes dans beaucoup d’établissements qui par leur seule présence contribuerait à apaiser les conflits et favoriser un autre type de relations.
C’est bien peu adapté de répondre « que votre fille devait porter plainte ». On peut attendre que des professionnels de l’éducation devant un fait comme celui là, saisisse l’occasion pour aider les enfants à exprimer par les mots ce qui a fait qu’ils ont « cogné ».
Porter plainte oui, peut-être, mais contre l’éducation nationale qui par une politique de contage détruit l’école et de ce fait met en péril l’avenir de nos enfants. * Ce qui se passe au lycée Adolphe-Chérioux est exemplaire car depuis quelques années que dans ce lycée progressivement le nombre de surveillants diminue et le ministre, en recevant les enseignants leur dit que même s’il y avait trente surveillants supplémentaires « n’auraient pas évité l’agression ». Bien évidemment que quand il y a un climat propice à la manifestation de la violence c’est tout le système qu’il faut interroger. Ici, dans l’Académie de Créteil ou d’ailleurs, on rétrécie le cadre pour mieux le faire exploser et donner raison aux « portiques » rêvés par Monsieur Darcos ou les nouvelles dispositions notamment le couvre-feu que les préfets pourront imposer aux mineurs de moins de 13 ans dont rêve Monsieur Hortefeux. * Dans ce sens, alerter contre le démantèlement de nos institutions scolaires c’est en quelque sorte soutenir les enseignants de Vitry sur Seine et de Morlaix ...
L'enjeu de l'enseignement est un enjeu important
Tout ou en partie se joue à l'école
Merci , Arthur, de nous éclairer sur ces dysfonctionnements
Bonjour Ben,
C’est en effet un enjeu essentiel. Et il est à souligner que ce qui se joue à l’école contribue au contexte dans lequel vivent les enfants.
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Je pense que l’éducation nationale devrait être le ministère de l’avenir, celui de l’investissement durable !
J'entends régulièrement des témoignages des enseignants etc. sur France Culture (qui suit cette affaire). Le dernier, celui d'une prof chevronnée qui dit ne plus pouvoir faire de projets avec les élèves, tellement faire la police et réconforter les collègues débarqués de zones plus calmes, prend toute son énergie.
Les lycées de centre ville peuvent peut-être se contenter d'un taux d'encadrement réduit, si les parents ont eu le loisir, vu leur vie plus tranquille et confortable, de consacrer du temps, de l'énergie, à la socialisation de leurs enfants et ado-
-car il en faut , du calme, des certitudes, pour le faire.
Mais les autres établissements, écoles, lycées, ne peuvent pas réaliser la tâche d'enseignement si en plus c'est à eux d'assurer cette socialisation : c'est impossible humainement parlant.
C'est une question de solidarité nationale, il faut davantage de moyens d'encadrement qui permettent une socialisation là où elle n'a pas pu s'achever, là où les conditions de vie des familles sont plus difficiles sur tous les plans (travail, habitat, discriminations éventuelles.)
C’est en effet la question, des « taux d’encadrement sans discernement ». Car dans les Lycées dits des « bons élèves et des bons parents » lorsqu' il y a des difficultés, l’encadrement, les enseignants sont là, en général, pour donner sens et travailler autour des difficultés qui émergent.
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A Vitry sur Seine, où il y a aussi des « bons élèves et des bons parents » il y a également une population en grande précarité, des jeunes dans une certaine dés-errance, et c’est par l’innovation, l’investissement que la communauté scolaire peut contribuer à l’avenir de ces jeunes, c’est à dire à l’avenir du pays en valorisant l'apport des enseignants et une pédagogie adaptée.
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C’est l’ensemble du projet scolaire que cette initiative des enseignants, parents d’élèves et élèves du Lycée Adolphe Chérioux, interroge et met sur la place publique. Or, il semble que ceci ne soit pas dans les préoccupations des états major politiques qui ne parlent de l’école qu’en termes de réformes de structures quand il s’agit à mon sens de réformes des priorités.