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20 mars : un jour sans immigrés en Europe !

Un groupe de personnes domiciliées à Barcelone a mis en route, à travers la plate-forme digitale Facebook, une initiative pour démontrer les conséquences qu'aurait pour le continent européen un jour sans immigrants.


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Les immigrés et les européens sensibles sont en train de perdre patience face aux politiciens et aux moyens de communication xénophobes qui transmettent, comme les nazis dans le passé, l'idée que les étrangers sont à l'origine de tous les maux. Les mesures approuvées en Italie et au Parlement Européen démontrent la criminalisation des êtres humains en provenance des pays du Sud, victimes historiques de l’exploitation par l'Europe, qui, aujourd'hui, sont attirés par l'image de bien-être que ce continent offre, en apparence.

Pour manifester contre cette perversion et pour démontrer les poids social et économique des immigré/es en Europe, le 20 mars prochain --un jour avant la Journée Mondiale contre le Racisme-- nous voulons qu'aucun immigré résident en Europe ne travaille, ni utilise le transport public, ni consomme dans des restos, bars, cinéma...Et pour démontrer leur engagement avec cette cause, les sportifs extracommunautaires de haut niveau, principalement des footballeurs, ne travailleront pas non plus ce jour là.

Il faut faire face à cette irresponsabilité institutionnelle. Il n'existe aucune autre voie que l'union, les réseaux sociaux ainsi qu'un engagement individuel à la cause.. Démontrons, à ceux qui essayent de nous manipuler comme des marionnettes, qui nous sommes et de quoi nous sommes capables. Faisons-le pour une société plus humaine et plus juste. Pour nous mêmes et pour nos enfants.

 

http://www.facebook.com/group.php?gid=49394623524
Groupe en français : http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=50303271729

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n50303271729_95.jpgn49394623524_6046.jpg * * * Peut-on s'en passer ? Sommes-nous en capacité d'entendre que les mesures prises et la façon de traiter la population immigrée est en quelque sorte un "banc d'essai" sur les intentions et les décisions concernant la politique sociale qui fragilise tous les secteurs. Une journée sans l'apport des immigrés, sans leur contribution ? pure utopie ? vraisemblablement, mais le fait de l'évoquer c'est déjà participer au débat qui, la crise aidant, est souvent escamoté les désignant comme le bouc émissaire de nos maux et de nos désarrois!

C'est une idée enthousiasmante. En lisant le billet, avant que l'esprit critique, ce rabat-joie, ne se mette en marche, j'ai même cru que cela allait se faire et j'en était tout retourné : enfin la preuve allait être faite ! Hélas, j'ai l'impression que nous sommes un peu coincés. Si on essaie de lancer cette action avec le plus de retentissement possible, on n'a pas le droit à l'échec qui aux yeux des malades de l'anti-immigré fournirait la contre-preuve. Or comment réussir ? Comment faire pour que les immigrés soient presque tous avertis et cela dans toute l'Europe ? Et comment ne pas voir que beaucoup d'entre eux ne sont peut-être pas en mesure de faire cette grève de la présence sans conséquences dramatiques pour eux-mêmes ? Suis-je victime d'une illusion défaitiste ? Alors détrompez moi, je vous bénirai, et tous au boulot !

Suis-je victime d'une illusion défaitiste ? Je ne le pense pas. Il paraît en effet assez illusoire que cette initiative ait un autre effet que celui d'alerter, de faire penser et peut-être ici ou là de donner à voir que cela pourrait marcher et pourrait avoir des conséquences, de par leur absence faire remarquer l'importance de leur présence! Par ailleurs il s'agit de l'initiative d'un jeune espagnol, Felipe Villa qui affiche la petite main aujourd'hui presque méconnue, touche pas à mon pote et qui publie ce même texte, outre l'espagnol, en anglais, français, italien, portugais, allemand et russe. C'est cette dimension européenne, qui me paraît mériter diffusion et peut-être échanges, réflexions voire "prises de conscience". Au moment où sous prétexte de crise on assiste à un repli sur soi -notre Président serait même pour que les voitures pour les bretons soient fabriquées en Bretagne (j'exagère ...)-, cette utopie partagée en plusieurs langues, comme vous le soulignez c'est une idée enthousiasmante.

extrait du blog de Felipe * Liliane a écrit le 12 février 2009 Je voulais juste dire que je trouve que cette "absence" des immigrés en France pourrait être très efficace pour montrer à quel point ils font partie de la vie, du pays. Et nous, que ferons-nous ce 20 mars pour les soutenir ? Y-a-t-il des idées? Je trouve aussi super important que l'évènement ait lieu dans toute l'Europe en même temps. Bravo à ceux qui y ont pensé et j'espère que nous arriverons à démonter ces politiques cruelles. Amicalement. Liliane ** Felipe a écrit le 17 février, à 08:19 Nadie está obligado a sumarse a esta iniciativa, Basia, y por supuesto no se utilizarán métodos de coarción ni mucho menos. Cada quién sabe lo que tiene (o siente que tiene) que hacer. Es una iniciativa que busca generar adeptos, sumar propuestas, unir esfuerzos, potenciar críticas. No generar temores, que para eso están otros. Queremos cambiar algo, ¿no? Resulta que ese algo es tan grande, antiguo y está tan enraizado en nuestras sociedades, que no lo podremos cambiar con miedos, sino con acciones. Cada quien sabe qué sociedad le quiere dejar a sus hijos, y cada quién sabe lo que hizo en su vida por intentar cambiar ciertas cosas.

L'important c'est peut-être ceci : "pour démontrer leur engagement avec cette cause, les sportifs extracommunautaires de haut niveau, principalement des footballeurs, ne travailleront pas non plus ce jour là." Parce que c'est peut-être un moyen de "toucher l'opinion"...

C'est en effet un des éléments importants et qui expliquent bien la limite et la portée de cette initiative "toucher l'opinion" et le foot mobilise les sportifs et surtout beaucoup de non-sportifs!

En mai 1949, au Venezuela, 160 immigrés clandestins espagnols arrivés par bateau (bien léger pour le nombre) "la Elvira" au port de Garupano, étaient arrêtés. *n584693100_1484897_9301.jpg

** Deux courts commentaires sur le blog de Felipe en réaction à cette image: Daniel, à 08:10 le 11 février La historia se repite, los españoles en los años 50 eran los que venían para cá *** Maria, à 09:17 le 11 février madre mia..me asombro al ver esta foto..y pensar que ahora de eso muy pocos se acuerdan...ahora es a la inversa. **** Il est en effet singulier que les anciens conquistadores aient utilisé les méthodes, " peu conquérantes", comme aujourd'hui les populations africaines qui traversent la Méditerranée pour immigrer en Europe. Quand on voit ces mouvements de l'histoire on ne peut pas rester indifférent à cette répétition où les populations fragilisées d'hier comme celles d'aujourd'hui sont la proie facile de tous les trafics humains...!

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