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25
May

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Etat policier? Etat limite?

Non, bien sûr que non, nous ne sommes pas dans un état policier, mais nous sommes bien dans un « Etat limite »! Les événements concernant le candidat socialiste Ali Soumaré, candidat tête de liste aux élections régionales dans le Val d’Oise deviennent tout d’un cas l’exemple jusqu’où des calomniateurs sont en capacité et « en droit » d’aller pour mettre en cause un adversaire politique. Cela démontre aussi jusqu’ils peuvent aller pour installer la peur. Et leur démarche c’est de discréditer, de décrier toutes celles et ceux qui ne sont pas comme eux et ne disent pas comme eux. MM. Delattre, Meurant et Poniatowski, dans une République de valeurs devaient, après ce « fait d’armes », présenter des excuses sans doute, mais aussi faire placarder dans la porte de leurs mairies un édito avec leur « facétie ». Publier dans leur journal municipal, à distribuer avant le 14 mars, un édito de Ali Soumaré et de ses camarades. Sur d’autres contrées s’effacer, devant tant d’impudence, sur le suivant de liste. Les accointances, que l'affaire semble faire émerger, entre ces dénonciateurs et les services de police et de justice font penser que l’état policier, qui n’est pas encore en place, est en tout cas dans la tête de nombreux élus et peut-être de certains de nos gouvernants. Va-t-on savoir ? Le livre du Président de la 12ème Chambre Correctionnelle, au Tribunal de Paris Serge Portelli, « le Sarkozysme sans Sarkozy » (éd. Grasset) est à ce titre une excellente contribution à la réflexion. Le livre est sorti en novembre 2009 et les maires de Franconville et de Saint-Leu-la-Forêt et la tête de liste UMP du Val-d’Oise, viennent en février 2010 de faire la démonstration de ce qu’il dénonce comme un « Etat-limite ».

Tous les commentaires

" MM. Delattre, Meurant et Poniatowski" : ils vivent, se vivent, dans un état (Etat ?) sans limites

.. Ils se vivent en effet dans un état-sans-limites et leur façon de faire est bien à l'image de ce qui nous est donnée à voir -et aux actes- des responsables de ce pays notamment en matière dite de sécurité. Créer un état-d'insécurité dans les esprits !

*

Un ami vient de me laisser un message privé pour dire qu'il considère que nous sommes bien dans un Etat policier, contrairement à ce que j'indique.

Je pense, quelque soit notre "juste indignation", qu'il est important de rester dans la mesure de l'événement.

Si nous étions dans un "Etat-policier" nous ne serions pas en train d'en parler sur Mediapart et surtout, la procureure de la République de Pontoise, Marie-Thérese de Givry, n'aurait pas eu le courage professionnel de rétablir la vérité concernant trois des cinq accusations dont Ali Soumaré est victime.

 

Quand on sait les méthodes utilisées dans le champ de la justice, c'est une attitude à saluer.

Certes. Bien d'accord.

Il n'en reste pas moins que l'on a guère entendu JP Huchon défendre "son" candidat...

C'est en effet surprenant, là aussi semble une des méthodes de certains politiciens « surtout ne pas bouger pour voir où cela tombe » … Pas très courageux ni très démocratique.

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La manière dont les responsables du parti d'Ali Soumaré ont réagi (par le silence et le flou) ne contribue pas à comprendre la nature du problème et, au contraire, le rend compliqué et de ce fait démobilisateur. Alors que c'est plutôt dans la complexité des choses et des personnes qui aurait été nécessaire de faire la lumière.

D'une part pour défendre le candidat (puisque je pense que son choix a répondu aux règles exigées pour être candidat, pas seulement partisanes mais aussi légales et éthiques). D'autre part il s'agissait de dénoncer publiquement des méthodes inadmissibles dans une démocratie.

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Les compères de JP Huchon ont été bien longs à assumer le choix d'un candidat de la « diversité »!

Je relaie volontiers cette information de Joël Martin

Cher Velveth, j'ai entendu Huchon défendre son candidat sur Radio-France.

Oui, une fois "l'affaire" terminée !

Quel courage...

Je relaie volontiers cette réponse de Joël Martin

C'était avant qu'on s'aperçoive de l'homonymie.

Ni le facteur.... ni Melanchon.... ni Buffet etc...etc....

On a pas entendu Huchon, certes, mais pas plus le facteur.... ni Melanchon.... ni Buffet etc...etc....

Je vous donne raison. Cet événement montre combien on est dans un fonctionnement de "l'arrangement" : les uns tirent à vue, uniquement soucieux de l'effet à récupérer, les autres font les Raminagrobis, postés en embuscade, sans se mouiller et dans l'attente de voir, comme vous dites "où ça tombe".

C'est de mon point de vue très significatif du peu de conviction de ces derniers, de leur souci de récupérer les miettes et d'accéder au pouvoir, point barre.

 

j'approuve totalement vos commentaires,même si un peu de mauvaise foi qd même sur les réactions du PS qui ont été un soutien clair , fort .

Les vrais raminagrobis sont X.Bertrand, et Lefebvre qui osent dire , avec onctuosité pateline, que c'est pas leur problème et qui continue avec leur sous-entendus d'imputer à Ali Soumare des faits qui ne le concernent pas.

Nous sommes dans un état UMP Union des Menteurs Patentés où le mensonge étatique (du président au dernier des militants ump) est institutionnalisé. Alors ne pas s'étonner de ce qui arrive à Ali Soumaré, c'est du pur jus mensonger ump. Un UMP qui ouvre la bouche : un mensonge éructé. GUY

Etat limite pour beaucoup, Etat policier pour quelques uns, quand même. Les jeunes de banlieue, les sans papiers traqués, les fous...

Qd j'étais gosse l'institutrice de primaire ( la classe je ne sais plus) nous avait fait apprendre un texte de Beaumarchais sur la calomnie. En gros pour résumer: calomnié, calomnié, même si tt est faux, tu en restera toujours sali. Et ça , nos Raminagrobis Pécresse, Bertrand and co le savent...

j'attend un arcticle de médiapart sur ce sujet: objectif bien sur. Je suis un peu surprise du "rien".

Elene:

"Je suis un peu surprise du "rien""

 

Non, c'est un comportement très sain auquel d'autres affaires judiciaires nous ont déjà habitués: il vaut mieux garder le silence tant que les avocats sont au travail car il y a bien une plainte pour diffamation, et l'avocat de Ali Soumaré est l'excellent Maître Mignard, comme vous savez peut-être.

 

Cette affaire n'en restera pas là, mais soyons patients et laissons les avocats et la justice faire leur travail sans trop participer au brouillage électoraliste.

Le dicton UMP?
"Maintiens l'ordre...L'ordre te maintiendra."


Ce proverbe prussien est appliqué par SarKoL'UMP et ses sous offs!

La démocrature a remplacé la démocratie.

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Je relaie volontiers ce commentaire de Joël Martin

L'UMP qui pousse des cris vertueux, c'est l'hôpital qui se moque de la charité.

Ils oublient Balkany et tant d'autres.

On va dire un Etat-limite à la limite de l'Etat-policier...

Un article de Libé indique qu'un agent des Télécom avait découvert en 2008 dans l'épicerie de Tarnac un "dispositif d'écoutes sauvages de la police" dont la justice n'a pas été informée jusqu'à ce jour.

http://www.liberation.fr/societe/0101621271-tarnac-des-oreilles-trainaient-illegalement

 

C'est quand même un peu plus que limite, non?

Je relaie volontiers ce commentaire de Joël Martin

Ces écoutes sont dignes de feue la Stasi est-allemande.

On constate une évolution vers un état de plus en plus policier : un médecin qui demande à des policiers pourquoi le contrôle (au faciès, bien sûr) des papiers d'un monsieur est-il aussi brutal (le contrôlé est poussé violemment contre un mur, doit tourner le dos et lever les bras) se retrouve en garde à vue pendant quatre heures pour, tenez-vous bien : "immixtion".

Délit inédit et non encore répertorié par le code pénal.

Posons la question autrement, pour Ali Soumaré qui à ma connaissance ne faisait pas l'unanimité dans son propre camp. Il n'y a pas que des salauds d'un cotés et des anges de l'autre. Avait-il la possibilité de le dire? de le publier avant? Je le souhaiterai, mais je suis loin d'en être certain. Il faut être trés connu pour pouvoir le dire avant. Cependant faut il laisser croire qu'on a droit de faire des conneries avant un certain age? et qu'il suffira de le dire?

Attention, sujet difficile.

 

On a le droit de faire des conneries, oui, bien entendu,

à condition qu'on paie, c'est-à-dire que justice soit faite aux victimes, et que la punition fonctionne bien comme leçon.

 

C'est comme ça qu'est (très bien) conçu notre système civilisé, tant et si bien qu'il prévoit aussi, cela va de soi, que après un certain nombre d'années, la connerie est effacée du Casier Judiciaire, qui se retrouve donc vierge, c'est le droit à l'oubli qui s'accompagne du devoir des victimes de l'oublier aussi étant donné qu'il leur a été fait justice depuis longtemps.

 

On a le droit de fairer des conneries, c'est prévu par la Loi,

mais tout ça sachant par ailleurs qu'il est préférable de ne pas en faire du tout, c'est encore mieux, bien entendu.

 

Ainsi un homme qui a commis des vols de chèques à l'âge de 19 ans, peut très bien dix ans plus tard devenir par exemple un ingénieur très talentueux et très utile à l'environnement.

 

Ainsi un garçon qui a une jeunesse difficile émaillée de nombreuses disputes et outrages à la Force Publique, n'est pas condamné à toute une vie de paria sans espoir de s'amender et sans possibilité de se proposer au service des autres quand, vieilli et assagi, il comprend ses erreurs de jeunesse et même, s'en sert pour les éviter aux autres.

 

Tout ça est prévu et pensé par ces philosophes et autres penseurs qui au fil des siècles, ont inventé la Démocratie et les Constitutions etc etc.

à cerragle

Je crois que c’est important cette question et merci de nous alerter. Il me semble indispensable de ne pas tomber dans un système binaire des salauds et des anges.

La façon dont Ali Soumaré a pu rendre compte de son passé « judiciaire » est en effet important pour les instances de son parti et je pense qu’il doit être ainsi et je suppose -je l'espère- que c’est la pratique. Il est aussi de salubrité publique que les citoyens appelés à voter sachent pour qui dans l’intégralité, y compris judiciare, du candidat.

*

Mais à mon sens faire des conneries avant un certain âge n’est nullement un droit. Même si l’environnement dans lequel on vit peut expliquer des comportements et des phénomènes, ceci ne justifie pas les passages à l’acte.

Et si on a fait des conneries il est juste de le payer. Une fois qu’on l’a « payé » il reste l’expérience de son acte et de ses conséquences.

Il n’est pas normal ni juste qu’on vienne les évoquer, même s’il s’agit de Messieurs Devedjian ou Madelin à en croire Monsieur Peillon.

Gardons nous de tout manichéisme, qui est le fond de commerce des redresseurs de torts de tout bord. Ceci n’excuse d’aucune manière, et c’est le sens de mon billet, la calomnie que des « responsables politiques et élus » ait pu trouver de l’écho dans les gazettes et qu’une fois connu leur forfait, ils poursuivent, après des « excuses » d’opportunité, leur campagne.

D'accord.

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