Sam.
01
Nov

MEDIAPART

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Comment se crie l'histoire

 

Décidément, il y a quelque chose de pourri au Royaume de la vantardise et de la courtisânerie :

A la criée de l'Elysée, avant-hier, le poisson-com rempli de la farce-book présidentielle du 9 novembre sentait mauvais.

Comme si on avait oublié de vider les bestioles. Mais puisque le patron-pêcheur avait compromis quelques uns de ses mariniers dans le récit faussé de ses exploits dans la rade de Berlin Est, ceux ci ont dû l'avaliser.

Bah, ils n'en sont pas à leur première couleuvre : avaler en avalisant ou avaliser en avalant, ils en ont l'habitude :

C'est à qui trouverait les meilleurs raccourcis historiques, pour couvrir les vantardises du capitaine histrionique !

C'est à qui trouverait les meilleures antidates au poisson !

 

Las, à l'heure du numérique, les mensonges d'un patron-pêcheur, même célèbre, ne perdurent que le temps d'un "buzz". Leur dénonciation aussi, hélas. Mais (quel bonheur ! ) ce "buzz" là est bien mal tombé !

Com' quoi, trop de com' tue la com ! Sarkozy en a fait les frais :

Car du coup, son beau discours mitonné par guaino est tombé à l'eau des festivités commémoratives. Le pêcheur fut empêché par un paquet de varech, revenu sur le pont et qu'il avait jeté lui-même dans la tempête médiatique.

 

La mer était mauvaise mais la soupe (de guaino) était bonne :

Dommage !

 

Derrière les murs, tombés et /ou à démolir, la question qui hantait et qui hante encore le citoyen en mal d'infos, c'est : y est-t-il ou pas allé, à la pêche à la baleine, le soir du 9 novembre 1989 précisément, avec ses mariniers ?

 

Las ! Les démentis sont là pour prouver que tous ont menti !

 

Fillon, peut-être y était, pour un congrès, mais pas depuis le 7 novembre, puisque le 8, il est intervenu à l'Assemblée Nationale en soirée, cité en page 14 du compte rendu. Et s'il était là bas, probablement il dormait à l'hôtel ce soir là.

Le 9 novembre vers midi, Juppé était au mémorial du Général, à Colombey les deux églises, à 12 h de Berlin.

Quand à Sarkozy il a été photographié le 10 novembre au soir, en train de foncer dans le mur (déjà !), le photographe qui a pris le cliché est formel.

 

 

 

Pour autant ce matin, la revue de Presse de radio-France a surtout fait état des avancées et reculades du sieur Juppé, qui à trop vouloir s'empresser auprès du président en se vantant sur son blog, s'est bien ramassé . C'est le mur du çon, qu'il a franchi, sur sa goélette et celui-là n'est pas près de tomber. Comme quoi le temps des cerise, surtout en hiver, c'est beau, à condition de ne pas les confondre avec des dattes.

 

On le sait, l'Agence France Presse reçoit des consignes assez précises pour noyer le poisson pas frais :

Du coup, les autres évitent l'écueil du ridicule derrière l'écran de fumet du maire de Bordeaux : la menterie de Fillon est à peine évoquée (pourtant, la preuve par les minutes de l'Assemblée est accablante !)

Quand à Sarkozy, seul l'internaute averti trouvera trace du démenti du photographe, au hasard de la presse libre.

 

Sarko s'en tire bien pour cette fois, à part son speech gâché. Cela pourrait l'encourager à récidiver, imaginons :

http://ilfautquilparte.over-blog.com/article--les-servants-du-jeu-de-momes-39067008.html

 

S'il réussit dans son entreprise, à force de confondre "historique" et "hystérique", on finira par le retrouver dans les pages du Malet et Isaac, chez les bouquinistes des quais ....

 

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10/11/2009, 11:00 | Par Vingtras

Oui,Baruch S,ils ont tous franchi le mur du çon ! Décidemment,ce Guaino,lorsqu'il ne se prend pas pour Emmanuel Berl,est une vraie nature comique...Mais,de grâce,ne surchargez pas de leur opprobe le Malet et Isaac.

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