Débat sur l'identité nationale: refuser la stigmatisation
Voici un entretien paru le mardi 3 novembre dans le quotidien L'Humanité, où j'exprime ma méfiance des initiatives étatiques relatives à l'écriture de l'histoire et à la définition de la nation; en refusant, à l'occasion de ce type de «débat», les entreprises possibles de stigmatisation.
Rosa Moussaoui : Comment jugez-vous l'initiative gouvernementale prétendant défi nir « l'identité nationale » ?
Benjamin Stora. Cette initiative est très curieuse : elle ne correspond à aucune demande de définition de l'identité nationale émanant de la société. Cette question, en réalité, ne préoccupe ni le mouvement associatif, ni les partis politiques, ni les syndicats et ce que l'on appelle le mouvement ouvrier. C'est une proposition de débat qui vient d'en haut, de l'État. Là se situe le problème. Je me suis toujours méfié des initiatives étatiques relatives à l'écriture de l'histoire de la nation. On se souvient de la mobilisation des historiens contre la loi du 23 février 2005 définissant le système colonial comme « positif ». Ce genre d'initiative trahit une sorte d'obsession de l'État, qui veut à tout prix encadrer, régir l'écriture de la nation française. Le « débat » voulu par Éric Besson va, en outre, se tenir dans des lieux hautement symboliques : les préfectures. Participer à un débat sur la nation française, sur l'histoire de France, en se rendant à des convocations en préfecture, là où sont délivrés ou refusés les papiers aux étrangers, voilà qui est franchement très spécial. Personnellement, je ne répondrai pas à une telle convocation. En revanche, je suis favorable à l'ouverture d'un débat sur l'histoire de France, jusque dans ses aspects - osons le mot ! - négatifs. De Vichy à la guerre d'Algérie, il y a beaucoup à dire sur l'histoire de France. Sur ses lumières, celles de la Révolution française, comme sur ses ombres, celles de la collaboration ou de la colonisation. Pour cela, les enseignants, qui sont en première ligne, ont besoin de moyens, et non pas d'injonctions. Ils n'ont pas besoin d'aller dans les préfectures pour transmettre l'histoire de ce pays et ses valeurs républicaines.
En quoi l'association des termes « identité nationale » et « immigration » pose-t-elle, en soi, problème ?
B.S. Nous savons, aujourd'hui, que la crise de la question nationale, si elle existe, est liée à d'autres facteurs que l'immigration. Par exemple, la mondialisation culturelle ou la construction européenne. On ne peut pas nier les interrogations sur le devenir de la nation française dans le monde, dans l'espace européen ou dans l'espace méditerranéen. Ce sont là de vraies questions politiques, géostratégiques. Il faut redéfinir la question nationale en France au regard de ces nouvelles données. C'est une évidence. Mais faire de l'immigration l'unique facteur de définition ou de redéfinition de l'identité nationale est très problématique, pour ne pas dire plus. D'autant qu'est mobilisé, ici, un champ lexical dangereux, celui de la « fierté d'être français », un mot d'ordre aux visées xénophobes introduit par l'extrême droite française il y a une trentaine d'années.
Que vise, en termes de projet politique, l'« ostratisation » de la population sous-jacente à ce débat, tel qu'il est mené ?
B.S. Ce débat ne vise malheureusement pas à unifier, à produire de la cohésion nationale. Il risque au contraire de procéder par stigmatisation. Aux antipodes de la recherche de boucs émissaires, il faudrait, au contraire, essayer d'agréger, d'intégrer toutes les mémoires, y compris les mémoires blessées, dans un même récit national. L'enjeu central et difficile est celui de la construction d'un nouveau récit républicain. Je plaide, pour ma part, pour l'ouverture et l'enrichissement de ce récit national, pour une transmission des valeurs de la République. Mais dans le refus de toute stigmatisation.


Tous les commentaires
En total accord avec vous. Mais si l'on veut ouvrir un débat sur ce thème,il faut recommander la (re)lecture du brillant ouvrage d'Henri Guillemin intitulé "Nationalistes et nationaux".
Je profite de l'occasion pour vous dire mon enthousiasme à la lecture du "Mystère de Gaulle",que je viens de terminer.
S'agissant d'Henri Guillemin n'est ce pas plutôt Le Général clair-obscur, Seuil 1984 ?
Refuser la stigmatisation = refuser de répondre, tout simplement. Ça ne les regarde pas (voir le billet de Mathieu Potte-Bonneville là : http://www.mediapart.fr/club/blog/mathieu-potte-bonneville/261009/etre-francais-cela-ne-vous-regarde-pas) !
Qu’est ce que ne pas être français ?
Ce lundi 2 novembre débute le débat, voulu par Besson, sur l’identité nationale.
Le ministre de l’immigration veut savoir ce que cela « signifie d’être français », et a déjà livré un avant-goût de sa définition en déclarant que c’est « d’être fier d’être français ».
Je ne suis pas fier, je ne suis donc pas français ?
J’ai honte, et cette honte ne fait qu’éclipser de plus en plus mon honneur d’habiter dans ce pays :berceau des droits de l’Homme, Terre des lumières.
Ignorer les droits de l’Homme : telle est notre devise
Autrefois, la France était synonyme d’acquis sociaux, d’innovations, d’avancées sociales. On se félicitait de l’interdiction de la peine de mort, de la loi sur l’avortement, de la couverture maladie universelle.
Aujourd’hui, l’on doit avoir peur de l’immigration. Les jeunes de banlieue sont responsables de l’insécurité. Le service public doit imiter l’entreprise privée.
Une politique. Un leitmotiv : Sécurité, rentabilité, économie.
Etre français, ce n’est pas toujours être fier de l’être. Les allemands étaient fiers de l’être lorsque le führer gouvernait. Beaucoup d’espagnols aussi, lorsque Franco dirigeait. Je suis français et pourtant …
Il est une chose évidente :Si nous trahissons nos valeurs, bafouons nos principes et nos idéaux, comment vouloir être français ?
D.Perrotin
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Oui, cette volonté d'encadrer, de tenir de main de maître le débat est plus que douteux et pernicieux. A noter que cette volonté de brider les choses va de pair avec une autre qui est de briser, sorte de "stratégie du choc" comme dit Naomie Klein.
Au milieu de ces injonctions, le citoyen désorienté est de plus en plus assommé.
Et puisque vous êtes historien, monsieur Stora, je rajouterai que ce qui nous fait beaucoup de mal, c'est qu'il n'y ait pas de discours politique audible qui montre que les faits sont des conséquences, que les bla-bla moralisateurs (et bourrés de vâââleurs à trois sous) et purement réactifs ne sont jamais des analyses qui retournent vers le passé récent et plus lointain et mettent en lumière les possibles déterminations de ce qui nous arrive.
Un débat sur l'identité nationale tel qu'on nous le présente pue la manipulation politicienne en vue de récupérer un électorat xénophobe. c'est pas nouveau; Est ce une raison pour que les intellectuels les historiens, les politiques abandonnent le terrain. L'identité nationale a des racines historiques, sociologiques a produit de bonnes choses mais aussi de terribles catastrophes dont il faut montrer les raisons.L'identité nationale c'est aussi un système complexe de valeurs qui ne peut se réduire à quelques slogans politiques simlplistes et dangereux.
La modernité c'est se battre pour éclairer l'opinion sur la complexité du monde et l'aborder avec sagesse et humanité
Voilà une parole claire, ce dont nous avons besoin par ces temps de confusion ou on mélange tout pour mieux tromper le monde. Benjamin Stora fait partie de ceux qui peuvent apporter des éléments, une cohérence dans la bouillie que veut nous faire avaler le sieur Besson et son chef le sarko band
et voilà Besson qui se manifeste de nouveau...quand on connait le parcours du godillot, on ne peut pas être fier de nos politiques!
et pourquoi il se manifeste, ce triste sire, sinon pour se faire le démarcheur d'une droite nauséeuse qui va quémander les voix d'un électorat sulfureux, réactionnaire et xénophobe, parce que tous les moyens sont bons pour aborder les prochaines échéances électorales...
le ministère de cet individu devrait s'appeler "commissariat aux affaires ...des immigrés", et pourquoi pas une petite exposition pour montrer les profils comparés des "bons" français et celui des mauvais étrangers...heureusement qu'on a démoli le Vel d'Hiv, mais on a quand même créé les centres de rétention...
Ma France, terre d'accueil, terre d'asile, ambassadrice des Droits de l'Homme, à quoi essaie-t'on de te rabaisser!
L'affiche rouge
Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand
Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan
Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant
Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant
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Tous des métèques!
C'est ca la grandeur de la France!
Besson et ses SarKoUMP m'écoeurent!
Ce débat sur l'identité "nationale" française a un relent de Vichy avec son commissariat aux questions "juives" l'exposition "les juifs et la France" au Palais Berlitz sur les Grands Boulevards près de l'Opéra Garnier. Un débat organisé par les Préfets, sur ordre de "Sarkozy-Bessson" est un ABUS de POUVOIR qui ne repose sur aucune base légale. Sa durée fixée pour 3 mois a manifestement pour objectif d'occuper le terrain médiatique, faire diversion avant les élections régionales de mars et surtout d'escamoter les vrais débats sur les projets gouvernementaux: changement du statut de la poste, suppression de la Taxe professionnele, réorganisation et nouvelle loi électorale concernant les collectivités locales, qui deviennent pour la circonstance des territoires en faisant fi de la démocratie locale. Pour Sarkozy, l'État, c'est moi. Le banqueroutier organise la faillite frauduleuse de l'État, 150 milliards de déficit, des collectivités locales suppression de la taxe professionnelle 12 milliards, de la Sécu 30 milliards de déficit, des retraites, des services publics, de l'hôpital, de l'école, des Universités, au nom de la modernisation "libérale, du marché, de la libre concurrence non faussée, de la compétitivité, de la rentabilité"...Il faudrait que l'opposition saisisse, en URGENCE, le Conseil d'État pour faire cesser cette mascarade...de débat sur l'identité française.
Effectivement, il faut arrêter ça , les syndicats, la LDH, des associations s'ils prenaient une initiative trouveraient un écho.
Sous des airs de bouffonerie, le Besson se sert des préfectures, l'endroit où se décident, les expulsions et après on "débat de la fierté d'être Français ". Actuellement il se déroule une grève de travailleurs sans papiers qui travaillent depuis 8 ans et plus dans nos magnifiques entreprises du bâtiment, du nettoyage, du gardiennage où ils sont employés en intérim, avec des mi temps, et des salaires très bas. Cette réalité là fait-elle partie aussi du débat qui doit se dérouler dans les préfectures.? Pour être fier, il ne suffit pas d'être français ou française, il faut agir au minimum conformément à quelques principes de droit. En réalité on veut réanimer un nationalisme douteux pour ne pas dire dangereux. Pourtant, en France on a des figures de référence qui nous donnent des raisons d'être fiers, je pense à Madame Germaine TILLON, à Madame Simone VEIL étonnament silencieuse par ces temps mauvais, je pense aussi aux résistants et militants Claude BOURDET, David ROUSSET et d'autres. Bien sûr, 3 de ceux-là sont morts mais ils nous invitent à dépasser nos préjugés, à ne pas accepter l'oppression. Monsieur Besson nous fait honte avec ses expulsions.
Quand un pays comme la France en guerre a été chercher des Sénégalais, des Marocains, Algériens, Indochinois etc., pour la défendre, avec comme promesse à la clef que ceux qui s'engageraient deviendraient de bons Français, promesse évidemment non tenue par nos gouvernants d'alors, nous sommes-nous posé la question sur leur identité?
Quand un pays comme la France en paix a été chercher des Hollandais, Belges, Polonais etc., pour la repeupler après la grande saignée de 14/18, nous sommes-nous posé la question de leur identité?
Et si un ministère de l'immigration avait refoulé M. Sarkozy père au prétexte qu'on n'acceptait pas les Juifs en France, serions-nous dirigés par ce gouvernement de m.... qui nous prend vraiment pour des c....?
Combien va coûter cette mascarade de consultation ? Arrêtons la gabegie gouvernementale! Ces gens qui dépensent nos sous comme si après eux il y aurait le déluge me font vomir.
A quand un impeachment à la Française?!!
Delenda Sarkozy!
Sarkozy père n'était pas juif, Danibuisson, c'est la mère de Sarkozy qui était juive de Salonique en Grèce...
Je n'avez pas compris que le fameux débat se tenait dans les préfectures, alors il faut se pointer dans une préfecture pour aller dire qu'on est fier d'être français, faut'il y aller avec le drapeau déployé en chantant la Marseillaise, c'est du grand comique. Non ce n'est pas possible ! Monsieur STORA s'il vous plaît faites quelquechose pour arrêter tout ça, votre qualité d'intellectuel vous y autorise. J'ignorais que les préfectures étaient des lieux privilégiés du débat public ! C'est peut-être pour provoquer la rencontre avec les immigrés qui viennent chercher leur titre de séjour, ou pour rencontrer les sans papiers qui travaillent depuis 8 ans dans leur boîte du bâtiment et qui risquent l'explusion.En ce moment on peut les rencontrer sur les piquets de grève, à la Porte des Lilas par exemple. C'est lamentable !
a France c'est ça????
La République.....
L'identité????
De plus en plus odieux et scandaleux ! Lisez et relisez, faites circuler, ça ne doit pas rester un simple
"fait divers" d'un journal local, c'est un véritable scandale qui doit être dénoncé. Pas de TA, juste une
déportation de familles dont les enfants sont pris en otage. C'est ça la France d'aujourd'hui, et il
faudrait qu'on soit fiers d'être français ?!!!
http://www.midilibre.com/articles/2009/11/04/NIMES-Des-Georgiens-renvoyes-de-force-en-Pologne-984849.php5
Nimes. Sans-papiers
Des Géorgiens renvoyés de force en Pologne
Quatre familles de Géorgiens (21 personnes) de la minorité yézid, parmi lesquels trois malades et sept
enfants, ont été embarqués manu militari à Garons, dans un avion pour la Pologne, hier matin. L'appareil
avait été affrété par le ministère de l'Intérieur et cette opération, organisée par la police des
frontières, a mobilisé une bonne trentaine de policiers.
Ces demandeurs d'asile politique avaient été interpellés la veille, au lever du jour, dans un hôtel situé
dans la banlieue de Dijon, en Côte-d'Or. Ils étaient en France depuis le début de l'année et les enfants,
scolarisés à Dijon, étaient encore en vacances de Toussaint. Le département de Côte-d'Or n'ayant pas de
centre de rétention administrative et celui de Lyon étant complet, ces quatre familles ont abouti à
celui de Nîmes, dans la soirée de lundi, vers 20 heures. Trop tard pour saisir le juge des libertés sur
les conditions d'interpellation, de transfert, la présence de malades et d'enfants normalement
scolarisés, s'insurge José Lagorce, de la Cimade, service oecuménique d'entraide aux migrants. « Tout a
été planifié pour se faire en cachette et nous empêcher d'intervenir car il était trop tard pour saisir
le juge des libertés, surtout que l'avion devait décoller à 7 heures. Nous n'avons malheureusement rien
pu faire. » Une « opération d'autant plus honteuse », affirme la Cimade, que les enfants, qui hurlaient
de terreur, auraient été arrachés à leurs parents, hier matin, pour obliger ces derniers, qui s'y
refusaient, à sortir des locaux d'hébergement du centre de rétention. L'émotion et la tension auraient
été telles que des policiers, scandalisés, auraient carrément refusé de prêter main forte à leurs
collègues. Ce que démentent les autorités .
A l'aéroport de Garons, où l'avion a finalement pu décoller peu avant 11 heures, des consignes de silence
absolu avaient été données . « Les vols privés sont confidentiels », expliquait un employé, tandis que
des policiers en civil, « au courant de rien », disaient être là pour une ... « réunion ». Même silence
embarrassé du côté du centre de rétention administrative, où l'on refusait de répondre à Midi Libre .
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ZPAJOL liste sur les mouvements de sans papiers
"Cette question, en réalité, ne préoccupe ni le mouvement associatif, ni les partis politiques, ni les syndicats et ce que l'on appelle le mouvement ouvrier"
Cette invocation d'un fantasmatique "mouvement ouvrier" montre que le cerveau de Benjamin Stora a cessé de fonctionner en 1983, quand la gauche est passée du marxisme-léninisme à l'ultra-libéralisme.
Je ne sais pas d'où vous sortez ces hallucinations, mais votre discours sonne étrangement faux avec ce que je connais de l'histoire récente. Et votre invective vis-à-vis de l'auteur sonne encore plus faux par rapport à la plus large majorité des commentaires de Médiapart. Vous avez du vous tromper de site, Monsieur Berbère...
essayez de poser un commentaire qui ne soit pas en accord avec le Grand Gvt SarKo/Besson/UMP .... tentez d'être critique .... et vous serez rejeté et non enregistré.
Expérience menée par l'équipe du Gd journal de canl Plus hier.
Et de bien des citoyens!!!!!!!!!! (lire R89, un "papier" sur le sujet, vous y trouverez de nombreux témoignages)
Donc .... faites une copie de votre "expression" et si elle n'est ! pas acceptée expediez-l à la Ligue des droits de l'homme.
Cette manip. est écoeurante.
Etre Français... demandez à Manouchian ... cela se prouve quand l'histoire le réclame (allez voir l'armée du crime, si vous ne l'avez vue) ... cela ne se baratine pas bessonnement!
Ce gvt - quand il n'a plus de vraie réponse - crée des néologismes ... Donc... allons-y gaiement!
faire copie de tout message non accepté et l'expédier au joli ministère (dont le nom "débute" bien par le vrai .... Problème :l'immigration!!!) et à la Ligue des droits de l'homme..... pour prouver qu'on se fout de la gueule du citoyen!!!!!
Un peu chiant .... mais nous n'avons pas de solution... à moins qu'un site web s'ouvre pour "ramasser" tous nos mails de réflexions sur la République!
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à toutes fins utiles :
je n'ai pas trouvé le mail!
Adresse postale du ministère :
Ministère de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale
et du développement solidaire
101, rue de Grenelle
75323 Paris cedex 07
Tél. : 01 77 72 61 00
MAIS GARDER COPIE SUR DISQUE DUR!
les coordonnées du Ministère de Besson (je me refuse d'en écrire le titrage)
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
sp.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : christian.decharriere@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Conseillère en charge des relations avec le monde associatif, social et culturel laura.kwiatowski@iminidco.gouv.fr
http://www.youtube.com/watch?v=v_7QM30Xivg
venir au secours des immigrés en difficulté .... la trado de l'interview d'un 3ème génération
L'ironie est la politesse du désespoir! (wilde)
La problématique posée est de savoir ce qu'est qu'être français, qu'est ce que notre identité nationale.
Ici et là on a de merveilleuses professions de foi, indignations vertueuses, froncements de sourcils screugneugneu ..... et blablabla.....
Je dis cela parce que ce n'est ni répondre à la question, ni argumenter un éventuel refus de répondre.
La prise de distance est indispensable pour tirer ses chaussons du bourbier Bessonnien.
Qu'on aime ou pas son histoire cela ne change rien à l'affaire. Qu'on me cite un seul pays vierge de tout massacre, coups tordus, violence faites aux juifs, aux jeunes, aux femmes, aux homos et j'en passe.
L'histoire est. Comme sa parentèle avec le parent raté, la nana pas trop vertueuse, ou le petit dernier totalement insupportable. C'est un fait et comme dit l'autre les faits sont têtus.
Savoir son histoire la regarder pour ce quelle est ET surtout se garder de porter des jugements culpabilisateurs au delà des siècles est totalement improductif. A mon sens cela annule le bienfait de la connaissance.
Tout tenter pour ne pas recommencer les mêmes erreurs. Pas d'exclusion, pas de mépris, s'appuyer sur ce qui a réussi.Et peut-être nous commençons à voir la problématique posée.
J'ai décidé, sans trop de temps de réflexion de ne pas répondre à cette injonction imbécile.
Pour ne pas me perdre dans des arguties futiles.
Car je vois qu'ici les Médiapartiens s'empaillent déjà joyeusement, et que je n'ai pas envie de faire partie de la bataille. ( cela me rappelle les bagarres qui ponctuent les récits d'Astérix)
Décidément rien ne me ferait participer à ce débat. Trop d'excès en tout genre.
Comité de soutien pour Nanette. Rejoignez-nous !
Beaucoup parmi vous ont demandé ce qu’ils pouvaient faire pour soutenir notre action en faveur du retour de Nanette Alanhi. L’action qui nous est la plus utile aujourd’hui serait de rejoindre le comité de soutien ou l’association, en faisant un don même modeste. Il faut savoir que cette jeune fille est hébergée dans la plus grande précarité à Brazzaville et son retour que nous espérons proche risque aussi de couter cher.D’autre part,plus nous avons de personnes sur le comité de soutien, plus forte sera notre action. Voici l’adresse du site où cette inscription est possible. http://www.nanette-siegfried.org/index.php
Mais la question n'est pas dans tel ou tel excès, la question est qu'un débat initié sur ce thème par le gouvernement et organisé dans l'appareil d'Etat est totalement illégitime. De plus la manoeuvre électorale sur ce sujet est tellement évidente qu'y participer vous transforme en acteur de cette même manoeuvre.
Mon message s'adressait à Manoui67
C'est ce que je tentais de dire.
Rien ne légitime la question si c'est un gouvernement qui la pose, de droite ou de gauche. Rien n'oblige à s'étriper autour de notions abstraites, impalpables, rien ne m'oblige à dire ce que j'en pense au fond, à ce gouvernement.
A contrario je pense que ce genre de point de vue ne peut s'élaborer que dans une relative sérénité, et un retrait prudent. Ce n'est pas forcement ce que j'entend, ou remarque.
Si j'ai réagi à cet article c'est qu'il pose la question de l'histoire et la méfiance que nous devons avoir devant un gouvernement qui racole plumes tricolores au cul .
J'ai pour ma part horreur que l'on me tire par les bas-morceaux.
Merci Benjamin Stora et tout-à-fait d'accord avec votre analyse. On ne saurait trop recommander de se reporter au petit livre de Gérard Noiriel paru en 2007 aux éditions Agone : "A quoi sert l'identité nationale ?". Je crains que le "grand débat" ne soit en fait un faux débat visant à remettre en cause l'acquisition de la nationalité française, voir de la nationalité française déjà acquise, ce qui ne peut que réjouir le Front national. S'interroger sur l'identité nationale, c'est en effet s'imaginer qu'il y aurait un problème de reconnaissance entre français sur ce qui nous rend semblables alors que le problème vient du refus de reconnaissance de ce qui nous rend différents les uns des autres.
Soyons clairs : être français, ce n'est pas parler le français (sinon qu'est-ce qu'un canadien, un belge ou un suisse francophones ?), ce n'est pas non plus résider en France (sinon qu'est-ce qu'un français de l'étranger ou un étranger de France ? ). Être français ce peut être le fait d'être né français (acte involontaire) ou d'avoir acquis la nationalité française ultérieurement à la naissance (acte volontaire). Cela n'a rien à voir non plus avec le fait de chanter la Marseillaise au moins une fois dans l'année (est-ce qu'on voudrait retirer la nationalité française à ceux qui s'y refusent ?) ou de saluer le Drapeau pendant les fêtes nationales qui sont des actes d'obéissance et d'allégeance d'une société militarisée, pas des actes de civilité qui impliquent de porter le débat sur les symboles mêmes de la République qu'on peut changer le cas échéant car ils ne sont pas immuables et n'ont aucun caractère sacré. Cela a à voir en revanche avec les droits et obligations des citoyens de ce pays.
Lorsque Benjmin Stora, que je salue chaleureusement au passage, rappelle que le débat se tient dans les préfectures et que 'on y remarque, au moins dans certaines, comment son traitées les demandes de régularisation , il a raison. Rien n'incite à y participer.
Si le ministre en charge du débat n'était pas le même que celui qui expulse trois afghans (pourquoi 3 au fait?) ou organise la séparation forcée des parents et des enfants de familles divisées par la réglementaion, on pourrait peut être y croire ou du moins attendre pour vérifier l'intérêt dudit débat.
Mais là franchement , M.Besson regnante, nous avons déjà la réponse à la question qu'il pose. Il n' a donc nul besoin de notre participation à un débat que celui qui le sollicite a déjà clos.
Il semblerait que Luc Chatel vient en renfort, en décidant d'étendre le débat sur l'identité "nationale" française dans les écoles. C'est la nouvelle Laïcité Sarkozienne ou la propagande à l'école... encore un effort, et bientôt pourquoi pas les Jeunesses Sarkoziennes?...
Reprocher à Benjamin Stora de s'intéresser encore au mouvement ouvrier, mais figurez-vous qu'il y a encore des syndicats, des militants qui défendent les salariés, les sans-papiers. Non il n'est pas resté fixé en 1983 et les manifestations de fin janvier 2009 ont dérangé l'ordre sarkosiste, alors bien sûr ça c'est arrété. Aujourd'hui la grève des sans-papiers est soutenue par un très classique mouvement ouvrier et des associations même si ce n'est pas suffisant. Ce n'est pas parceque les gouvernants méprisent souverainement le peuple travaillé appelé hier la classe ouvrière qu'il faut en rejouter dans le style tout ça n'existe plus, c'est un passé révolu. Non les gens exploités cherchent toujours à se défendre et dans les outils, il n'y en pas cinquante.
Merci pour cette intervention claire , nette.