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Conseil de développement RHONE ALPES du bassin annécien


La réunion du séminaire du CDRA du 2 juillet a permis de partager le futur bilan établi sur l’année 2007 et de recueillir les éléments forts de l’évolution du bassin annécien au sens large.
Pour donner quelques chiffres, il est remarqué que le bassin a perdu 452 hectares d’espace agricole et 61 hectares d’espace naturel entre 2000 et 2006. Le rythme de construction ralentit avec un délai de 120 jours de commercialisation au lieu de 70 jours en 2006/2007, et des promoteurs abandonnent certains projets ce qui n’existait pas jusque-là.
Je suis intervenu sur la question du Schéma de cohérence auquel chacun renvoie pour indiquer sa nécessité d’un travail de cadrage de l’évolution du territoire. Or le SCOT arrive comme les carabiniers : trop tard.
Bien entendu, il est aujourd’hui reparti de l’avant depuis le changement de président, et Joseph GRIOT a eu raison de souligner que d’ores et déjà le SCOT donne des avis sur les plans locaux d’urbanisme dans le sens du développement durable.
Mais on ne fera pas oublier les déclarations de Bernard ACCOYER selon lequel le SCOT ne servait à rien (sic) et qu’il n’en avait pris la présidence qu’à la demande de ses « amis » (sic).
Compte tenu des délais de concertation, d’enquête publique, etc. le SCOT ne sera pas adopté avant 4 ans. « 6 ans » a annoncé récemment Bernard ACCOYER au conseil municipal d’ANNECY LE VIEUX après une question de l’ami Eric SERVEL.
Les discussions ont porté en sus de ce constat sur une nette augmentation de la précarité dans le bassin. 85% des demandeurs en attente de logements sociaux sont aujourd’hui en deçà du seuil de 1.024 € si ils sont seuls ou de 1.900 € pour un couple avec 2 enfants. 1.000 personnes sont ainsi hébergées par des tiers.
Quant aux déplacements, le projecteur doit être porté sur la progression de 33% de la fréquentation des bus de la SIBRA alors que l’offre n’a augmenté que de 9% : il y a donc bien un gain net de fréquentation significatif. On note aujourd’hui une fréquentation de 92 voyages par an et par habitant alors que la moyenne nationale est de 79. Cela illustre l’efficacité de la politique d’offre de transports collectifs développée par la SIBRA depuis plusieurs années. Et renvoie à la question de l’augmentation du « VT », le versement transport que doivent verser les entreprises pour financer le transport collectif : l’augmentation du prix du pétrole nous oblige à être encore plus ambitieux dans l’offre de solutions de transports collectifs.
Dernier élément à souligner, c’est le débat sur l’aménagement du territoire autour de deux dimensions : le sillon alpin et l’arc franco-valdo-genevois organisé autour et par GENEVE dont ANNECY est pour le moment absente, alors que le nombre de frontaliers a augmenté de 9% entre décembre 2006 et décembre 2007 pour atteindre 5.770 personnes dans l’agglomération. Si ANNECY a pu considérer que sa richesse et son développement tertiaire lui rendaient inutiles de se préoccuper de l’aire métropolitaine de GRENOBLE à GENEVE, les participants ont convenu de la nécessité de contacts formels avec nos voisins pour comprendre leur stratégie, mesurer l’impact sur le bassin et envisager les mesures d’adaptation ou d’opposition utiles.

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