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Ségolène Royal : un été pas si pourri, bien travailleur
L’été s’achève avec, pour Ségolène Royal, la poursuite de son action inlassable au service de la France et des Français.
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Ségolène Royal : un été pas si pourri, bien travailleur
Ségolène Royal: one summer not if rotted, very hard-working
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L’été s’achève avec, dans quelques jours l’Université d’été du parti socialiste à La Rochelle. Pour beaucoup ce sera la reprise, pour Ségolène Royal, la poursuite de son action inlassable au service de la France et des Français.
Indignée, déterminée, volontaire et optimiste, voilà l’état d’esprit de celle qui s’est mobilisée tout l’été aux côtés des Français qui souffrent, comme elle l’est depuis plus de cinq ans maintenant aux quatre coins du pays, en métropole comme en Outre-mer.
Des chantiers navals de Saint-Nazaire aux quartiers Nord de Marseille, de l’éco-quartier de Pierrevert à la maternité de La Seyne-sur-Mer en passant par les agriculteurs de Corse, Ségolène Royal écoute, entend, propose. Véritable « passe muraille » comme le disait joliment une de nos rencontres sur le terrain, elle est capable de s’adapter à tous les milieux, mais surtout de faire du lien entre tous ces milieux, rare et indispensable qualité en ces temps de repli sur soi ou chacun se méfie de son voisin…
Les problèmes, elle ne se contente pas de les décrire, de les observer, de les regretter, elle les « empoigne par les naseaux » comme disait François Mitterrand. Elle préfère les décisions carrées aux tables rondes, les actes aux discours. Elle est la « présidente des solutions ». Partout, elle suscite l’enthousiasme de ceux qui l’accueillent et peuvent mesurer son courage, son indépendance et sa détermination à proposer des réponses pragmatiques aux difficultés qu’ils rencontrent dans leur vie quotidienne.
A la question du pouvoir d’achat, elle répond par des mesures que le gouvernement pourrait prendre immédiatement si toutefois il en avait la volonté : gel des prix de l’énergie, gel de 50 produits de consommation courante, en particulier des fournitures scolaires dans la grande distribution.
A la question des impôts, elle répond par un ordre social et fiscal juste, c'est-à-dire par la suppression des niches fiscales qui ne marchent pas où qui permettent aux plus riches comme à de grandes entreprises de payer moins d’impôts. Un ordre social et fiscal ambitieux auquel des Etats généraux sur la réforme des prélèvements et de l’impôt et un référendum permettront d’associer le plus grand nombre.
A la question des services publics, à ces grands déserts sanitaires, médicaux, postaux, judiciaires, que la droite laisse désespérément s’étendre – pour mieux favoriser le privé - , Ségolène Royal oppose la défense des services publics et prend l’engagement de maintenir les services publics de proximité qui fonctionnent et en particulier toutes ces maternités, à la Seyne-sur-Mer ou à Digne promises à la fermeture.
A la crise financière qui n’en finit plus, Ségolène Royal oppose des réponses concrètes, immédiates et fermes pour mettre la finance au pas, améliorer la gouvernance économique de la zone euro, et mettre les banques au service de l’économie réelle. Elle plaide, depuis longtemps déjà, pour un gouvernement économique de la zone euro chargé de mettre en œuvre des stratégies équitables de réduction des déficits, c'est-à-dire qui ne soient pas synonyme d’austérité. Elle a été la première à proposer inlassablement d’interdire aux établissements financiers de spéculer plus longtemps sur les dettes publiques des Etats (ceux là mêmes qui les ont sauvés de la faillite en 2008 !), c'est-à-dire au fond sur le malheur des peuples. La plus constante aussi dans sa défense des PME, à travers notamment un plan de relance européen pour l’activité économique des entreprises financé par une taxe sur les transactions financières.
A tous ceux qui depuis des décennies avaient fait le deuil de nos industries face à la concurrence mondiale, Ségolène Royal répond que la France est et doit rester une grande nation industrielle. La France peut pour cela compter sur l’excellence de ses savoir-faire dans de nombreux domaines, sur la qualité de sa main d’œuvre, sur sa capacité d’innovation et sur l’incroyable esprit d’entreprise des Français. L’ Etat doit être aux côtés de cette France qui entreprend, qui invente, qui prend des risques, en favorisant l’accès au crédit. La croissance verte, les transports propres doivent être à cet égard soutenus en priorité. Là où les banques sont mises au service de l’économie plutôt que de la spéculation, la croissance est au rendez-vous et avec elle l’emploi.
L’emploi justement, voilà bien une préoccupation constante de Ségolène Royal au moment où l’INSEE annonce une nouvelle dégradation de la situation de l’emploi et en particulier des jeunes. Triste bilan pour Nicolas Sarkozy et pour ce gouvernement qui, tel un démiurge, dévore ses enfants au lieu de s’en occuper… La jeunesse sera pour Ségolène Royal une grande cause nationale donnant lieu à une mobilisation sans précédent. Il faut lutter par tous les moyens contre l’inactivité des jeunes en leur proposant un emploi, une formation, un apprentissage, un service civique ou un engagement première chance. Il faut défendre l’éducation nationale et nos universités, abandonnées par la droite en améliorant notamment les taux d’encadrement là où c’est nécessaire et ne jamais se résoudre aux inégalités dans la réussite scolaire. Il faut réparer l’ascenseur social cassé.
Comme le disait Pierre Mendès France « penser constamment à la jeunesse, c'est la seule manière de construire toujours en fonction du futur, c'est la seule méthode pour être certain de ne jamais sacrifier l'avenir au présent, ce qui est en définitive le devoir suprême de l'homme d'État. » J’ajouterai, d’une femme d’Etat comme Ségolène Royal.
Ségolène Royal, c’est le socialisme de transformation, c’est le retour du courage en politique contre le défaitisme, la résignation et la connivence. Les Français modestes, ceux qui travaillent comme ceux qui aimeraient travailler, les oubliés comme ceux qui prennent des risques, ceux qui souffrent ont leur porte parole : elle s’appelle Ségolène Royal.
Sereine, déterminée, préparée à affronter Nicolas Sarkozy, forte d’une expérience forgée dans l’épreuve en 2007, expérience qu’elle ne partage avec personne, capable du plus large rassemblement de l’extrême gauche aux centres humanistes, Ségolène Royal, est prête.
Najat Vallaud Belkacem
Secrétaire générale de la Campagne
Ségolène Royal vous donne rendez-vous au grand rassemblement qui aura lieu le vendredi 26 août à 19 heures au Jardin du Port de la Rochelle (rue de l'Armide, à côté de la Tour Saint Nicolas).
Site de campagne : http://www.segoleneroyal2012.fr
Compte Facebook: http://www.facebook.com/segoleneroyal
Compte twitter: http://twitter.com/royalsegolene


Tous les commentaires
Souffrez l'irruption d'une remarque dans ce panégyrique. Vous dîtes :
" La France peut pour cela compter sur l’excellence de ses savoir-faire dans de nombreux domaines, sur la qualité de sa main d’œuvre, sur sa capacité d’innovation et sur l’incroyable esprit d’entreprise des Français. L’Etat doit être aux côtés de cette France qui entreprend, qui invente, qui prend des risques, en favorisant l’accès au crédit."
L'innovation avant tout n'est pas une question de crédits. C'est une question d'éducation, de culture du projet, dès le plus jeune âge.
Les processus de création s'apprennent comme toute technique, celle du football ou de l'écriture.
La capacité d'innovation est aujourd'hui terriblement en berne car la logique fait que les idées créent des produits qui crèent des usines et de l'emploi. Pour une très grande partie nous perdons donc de l'emploi par manque d'idées.
Si vous comparez la culture industrielle hollandaise, suisse, allemande, suédoise (et leurs balances commerciales) il n'y a pas photo.
Pour le reste, SR bien sûr.
C'est aussi une question de crédits. Aux deux bouts: l'éducation, le financement de l'innovation.
Vous pouvez toujours essayer de financer quelqu'un sans idées...
Les idées ne naissent pas avec l'argent. C'est beaucoup plus subtil.
Oui bien sûr pour les crédits s'ils reconnaissent les vraies idées.
Les crédits servent à réaliser les idées, pas à les créer.
Libérons tout d'abord les ressources immenses de la créativité par des décisions simples, et donnons à cet appel vers la création une éthique (l'homme et la nature sont assez abîmés par le n'importe quoi créatif).
Que cette culture des idées soit fertile, c'est l'emploi qui en dépend : la priorité des priorités.
J'ai dit "c'est aussi", je n'ai pas dit "c'est uniquement".
L'emploi est en effet la priorité des priorités (avec une demi-douzaine d'autres choses). Mais le plein-emploi ne se décrète pas, ni la culture des idées. Ce qu'on peut "décréter", c'est d'y porter attention, et là je vous suis.
Tout tourne autour de l'emploi.
9,5% de la population active au chômage induit beaucoup de graves conséquences sur la cohésion des familles, la santé, le pouvoir d'achat, le lien social...
Je suis tout-à-fait d'accord. En outre, la Constitution le dit: "Chacun a le devoir de travailler et le droit d'obtenir un emploi."
Mais le plein-emploi ne se décrète pas, il est lui-même le résultat d'un ensemble de politiques.
M G-L:
Il y a quelques années, un grand chef d'entreprise américain m'a dit: " l'emploi c'est ce qui nous sauve pour le moment de la barbarie."
Aujourd'hui en France, je vois l'emploi s'effondrer, je vois notre balance commerciale s'effondrer. Le semi-remorque qu'est la dette est tiré par une 2CV en ce qui concerne les ventes.
Je ne vois rien de fondamental, d'innovant, dans les programmes de gauche - ou de droite - qui augmenterait la puissance créative et donc les ventes de l'entreprise France.
Ce sont toujours les mêmes refrains: aides, protections, redistributions, coopératives, etc. Cela ne suffira pas. Tout le monde le sait. La situation est catastrophique. C'est au coeur de l'individu (écoliers, lycéens, étudiants, employés, chefs d'entreprise, consommateurs) et donc par l'éducation qu'il faut agir pour une révolution intellectuelle. Il faut ensuite que l'Etat, le plus grand de nos consommateurs, remonte le seuil de tous les niveaux de qualité pour obliger les entreprises à penser ainsi, et qu'il autorise aux citoyens-consommateurs un réel pouvoir d'expression.
Oui, il faut décréter un état d'urgence sur la création. Savez-vous quel est le seul chef d'état des temps modernes qui a provoqué un tel évènement ?
Un exemple concret :
C'est une entreprise de Bretagne qui fabrique du nid d'abeille de carton.
Un matériau intéressant : léger, solide, écologique - à base de papiers recyclés -.
Le directeur commercial est désabusé, son patron ne veut vendre que des plaques de nid d'abeille, alors que l'entreprise pourrait les transformer en produits : cloisons, cercueils, meubles, palettes, caisses...
L'entreprise va vers la faillite par manque d'idées. Elle n'a plus que sa remise à vendre, alors qu'elle devrait chercher à se démarquer par des plus-values.
Voilà, nous sommes face au problème : le manque d'idées, de culture industrielle.
merci ujamaa et Melchior Griset-Labûche,
je résume :
l'emploi est fondamental parce qu'il évite la barbarie
qui ne s'obtient que par l'éducation
qui produit de l'innovation qui n'a pas nécessairement besoin de grands moyens pour une grande et réelle efficacité
la boucle me semble bouclée ?
merci de vos pertinentes remarques
le plein emploi suppose en effet une politique intelligente de formation initiale et continue (et j'y mets l'éducation à la culture de l'innovation, bien sûr), mais aussi la maîtrise de la reconversion énergétique, la redistribution des richesses, une politique de maîtrise des échanges extérieurs, le contrôle démocratique sur l'embauche, que sais-je encore... La culture de l'innovation a bien entendu toute sa place dans le scénario. Il me semble qu'en Poitou-Charentes certaines initiatives en témoignent. Voir, entre autres, sur Mediapart, le blog de Françoise Mesnard.
Chers amis, chères amies,
Vous trouverez en cliquant @ ICI , la lettre hebdomadaire de la Région Poitou-Charentes qui illustre ma politique par la preuve et les actions concrètes que je mène sur le terrain à la tête de la Région.
Diffusez-la autour de vous.
Ségolène Royal
Pour préciser: une éducation axée pour une part sur des projets - avec un commencement et une fin -, de quelque nature créative qu'ils soient, et une éthique.
D'accord à cent pour cent, sinon plus.
M G-L :
Tout le monde est d'accord sur l'innovation comme sur l'amour, l'amitié ou la musique. Mais ce sont des termes terriblement génériques, on va dire... des déclarations d'intentions.
Le mot création ou innovation recouvre tant d'autres mots.
Le seul homme politique qui ait réellement tenté une action sur l'innovation fut curieusement Richard Nixon (!!!) le 2 et 3 avril 1973 avec la First Federal Design Assembly qui fut suivit d'un programme relevant tous les niveaux de qualité à appliquer par toute l'administration US.
1000 concepteurs et décideurs furent réunis. La promesse était grande : le design concerne notre cadre de vie en son entier, des immeubles, aux routes, aux produits, au graphisme.
Aujourd'hui on s'accorde à donner une extension sans limites au mot design (Bruno Lacour). Le philosophe allemand Peter Sloterdijk résume le tout en une phrase: - Dasein ist design.
Pour revenir à Nixon, il cherchait surtout à transmettre le message qu'un bon design fait un bon gouvernement.
Sur le fond il n'y a rien de plus juste.
Mais je ne pense pas qu'il comprenait le design, à l'origine... créé par deux socialistes anglais William Morris et John Ruskin.
Je ne pense pas qu'il partageait la philosophie progressiste des mouvements du design basée sur la culture de l'altérité, la transparence des buts, le respect de l'homme et de la nature, l'innovation originale, et la simplicité comme ascèse.
Nixon était un animal politique. Il ne prononçait pas par hasard des expressions comme "l'excellence du design", "une nécessité pour répondre aux besoins humains", souvent en totale contradictions avec sa propre politique.
Les participants eurent l'impression désagréable qu'on en était encore à l'intention à la forme. Point. Ou que le design était là pour peut servir la propagande gouvernementale.
Le plus important, les critères d'un bon design - définis plus avant dans mon commentaire - n'apparaissaient pas.
En conclusion Nixon essaya d'utiliser le design en le cantonnant à son côté formel, en diffusant des normes de qualité à travers toute son administration.
Ce qui fut très utile. Mais en oubliant le fond politique du design.
Or c'est encore le problème aujourd'hui, parler d'innovation, de design ou de conception, c'est parler comme Nixon.
De la forme, pas du contenu.
Moi aussi je suis d'accord pour l'amour, l'amitié et la musique. Et d'accord avec vous pour dire qu'il vaut mieux se mettre d'accord sur ce qu'on entend par là.
Morris et Ruskin: cela me paraît tout à fait intéressant.
Lien sur Morris, Ruskin et d'autres socialistes fondateurs du design.
Continuons de rire avec Najet Vallaud Belkacem :
http://www.tunizien.com/122492-tunisie--najet-vallaud-belkacem.html
http://www.lyoncapitale.fr/lyoncapitale/journal/univers/Actualite/Divers/Najat-Belkacem-chahutee-sur-l-esclavage
Soit dit en passant...
Qu'un billet se résume à une annonce politique, dans ce cas il vaut mieux fermer les commentaires. "Mais le danger est que le message politique ne morde plus autour de lui, par auto-admiration."
Laisser les commentaires ouverts après un message politique expose. Ce qui généralement agace l'auteur du billet car il peut penser "n'affaiblissons pas nos propres thèses; restons unis dans l'intérêt de la Cause".
Au fond, le politique de qualité est une Personne Libre qui justement accorde de l'espace, écoute la différence, en sortant de sa messe.
P.-s. - citations du philosophe Alain.