Jeu.
27
Nov

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Révolution populaire en Islande

 

La révolution en cours en Islande


Deena Stryker
Daily Kos

    Le fait qu'une seule émission de radio italienne (Radio Italia) ait parlé de la révolution en cours en Islande est un témoignage impressionnant du peu que les médias veulent bien nous dire sur le reste du monde. Les nord-américains ont pu se rappeler que, au début de la crise financière de 2008, l'Islande s'était déclarée en faillite. Les raisons n'en ont été abordées que très superficiellement, et depuis, ce membre peu connu de l'Union Européenne(1) est retombé dans l'oubli : L'islande. Du fait que les pays européens s'effondrent les uns après les autres, mettant l'euro en danger, avec des retombées pour tout le monde, la dernière chose que l'oligarchie dominante* souhaite est que le cas de l'Islande se transforme en exemple.

    En voici à présent les raisons :

    Cinq années d'un régime purement néolibéral ont fait de l'Islande (320 mille habitants et pas d'armée) l'un des pays les plus riches du monde. En 2003, toutes les banques du pays ont été privatisées et, dans le but d'attirer les investisseurs étrangers, elles ont offert des lignes de crédit dont les coûts très bas ont permis des taux de rendement relativement élevés. Les comptes appelés "icesave" attirèrent de nombreux petits investisseurs britanniques et hollandais. Mais, au fur et à mesure que les investissements s'accroissaient, la dette des banques étrangères s'accroissait aussi. En 2003 la dette de l'Islande était égale à 200% (cumul dette publique/privée(2)) de son PIB mais en 2008 elle en atteignait les 900% (cumul dette publique/privée(2)). La crise financière de 2008 donna le coup de grâce. Les trois principales banques islandaises - Landbanki, Kapthing et Glitnir - firent alors faillite et furent nationalisées, tandis que la couronne islandaise perdit 85% de sa valeur par rapport à l'euro. A la fin de l'année, l'Islande se déclara en faillite. 

    Contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre, la crise offrit aux Islandais l'opportunité de récupérer leurs droits souverains, par un processus de démocratie directe participative, lequel a finalement abouti, grâce à une persévérance inflexible, à une nouvelle Constitution.

    Geir Haarde, le premier ministre du gouvernement de coalition social-démocrate(3) négocia un prêt de 2,1 milliards de dollars, auquel les pays nordiques rajoutèrent 2,5 milliards de plus. Néanmoins, la communauté financière étrangère fit pression sur l'Islande pour imposer des mesures drastiques. Le FMI et l'Union Européenne voulaient prendre le contrôle de sa dette, en arguant qu'il s'agissait du seul moyen pour que le pays s'en aquitte à l'égard des Pays-Bas et de la Grande- Bretagne, lesquels s'étaient engagés à rembourser leurs citoyens.

    Les protestations et les désordres se poursuivirent et, finalement, contraignirent le gouvernement à démissionner. Les élections, anticipées à avril 2009, aboutirent à la victoire d'une coalition de gauche qui condamnait le système économique néolibéral. Mais, dans l'immédiat, cette coalition céda aux pressions exercées sur l'Islande afin qu'elle s'aquittât de ses 3,5 milliards(2) d'euros de dette. Cela impliquait que chaque citoyen islandais payât 100 euros par mois (prèt de 130 dollards) pendant 15 ans, avec un taux d'intérêt de 5,5%, amors que la dette avait été contractée par le secteur privé. Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.

    Ce qui s'est passé ensuite est extraordinaire. La croyance que les citoyens devaient payer pour les erreurs d'un monopole financier, et que toute une nation devrait se voir imposer le paiement de dettes privées, tomba en morceaux. Ce qui aboutit à une transformation de la relation entre les citoyens et leurs institutions politiques, et conduisit finalement les dirigeants de l'Islande à se ranger du côté de leurs électeurs. Le chef d'Etat, Olafur Ragnar Grimsson, se refusa à ratifier la loi qui rendait les citoyens islandais responsables de la dette bancaire d'Etat, et accepta les appels lancés pour un référendum.

    Evidemment, la Communauté internationale ne fit qu'augmenter la pression sur l'Islande. La Grande- Bretagne et les Pays-Bas la menaçèrent de représailles terribles et d'isoler le pays. Pendant que les Islandais se rendaient aux urnes, les banquiers étrangers menacèrent de bloquer toute aide du FMI. Le gouvernement Britannique manaça de geler les épargnes et les comptes courants islandais. Comme le disait Grimsson, "nous avons dit que si nous nous refusions à accepter les conditions de la Communauté internationale nous deviendrions le Cuba du nord. Mais, si nous avions accepté, nous serions devenus le Haiti du Nord". Combien de fois ais-je écrit que, quand les Cubains voient l'état lamentable de leurs voisins d'Haiti, ils peuvent se considérer comme chanceux ?

    Lors du référendum de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. Le FMI congela immédiatement  ses prêts. Mais la révolution (qui n'avait pas encore était retransmise aux USA) ne se laissa pas intimider. Avec l'appui d'une population furieuse, le gouvernement poussa à des enquêtes civiles et criminelles concernant les responsables de la crise financières. Interpol émit un ordre internationnal de mise en détention pour l'ex-president de Kaupthing, Sigurdur Einarsson, ainsi que pour les autres banquiers impliqués qui quittèrent le pays.

    Mais les Islandais n'en restèrent pas là : Il fut décidé de rédiger une nouvelle Constitution pour libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l'argent virtuel. Celle qui était en vigueur avait été écrite à l'époque où l'Irlande avait obtenu son indépendance du Danemark, en 1918, l'unique différence avec la constitution danoise étant que le mot "Président" avait été remplacé par celui de "Roi".

    Pour écrire la nouvelle Constitution, le peuple Islandais élut 25 citoyens parmi 522 adultes qui n'appartenaient à aucun parti politique, mais qui étaient recommandés par au moins trente personnes. Ce document ne fut pas l'oeuvre d'une poignée de politiciens, mais fut rédigé sur internet. Les réunions des électeurs furent diffusées en ligne, et les citoyens purent envoyer leurs commentaires et suggestions, du fait qu'ils étaient les témoins de ce document au fur et à mesure qu'il prenait forme. La Constitution qui émergera de ce processus de démocratie participative sera présentée pour approbation au Parlement, après les prochaines éléctions.

    Certains lecteurs se souviendront de l'effondrement agraire de l'Islande au IX ième siècle, mentionné dans le livre de Jared Diamond. Aujourd'hui, ce pays est en train de se remettre de son effondrement financier mais d'une manière totalement opposée à ce qui était considéré comme inévitable. Comme l'a confirmé hier la nouvelle directrice du FMI, Chistine Lagarde, a Fared Zakrie. Ils dirent au peuple grec que la privatisation de son secteur public était l'unique solution. L'Italie, L'Espagne et le Portugal font face à la même menace.

    On devrait regarder du côté de l'Islande. En refusant de se soumettre aux intérêts etrangers, le pays a indiqué clairement que le peuple est souverain libre. 

    Voilà pourquoi cela n'apparaît plus dans les actualités.

 

Traduit du portugais (Brésil) et de l'anglais

* traduction libre, le mot oligarchie dominante me paraissant plus adapté que "the powers"

(1) L'Islande n'était pas dans la communauté européenne. Elle a fait acte de candidature qu'en 2010.

(2) je me suis permis de corriger des erreurs faites par l'auteur, qui ont été rectifiées par les lecteurs de l'article sur le lien et dans les commentaires suivants - http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html

(3) En fait il s'agit d'une coalition entre le premier ministre Geir Haarde de centre droit et les sociaux-démocrates.

Il n'existe pas, à ma connaissance, une nouvelle version corrigée par l'auteur, Deena Stryker.

Sources :

http://www.dailykos.com/story/2011/08/01/1001662/-Iceland-s-On-going-Revolution

http://www.midiaindependente.org/pt/blue/2012/02/503300.shtml

http://www.advivo.com.br/blog/luisnassif/a-revolucao-em-curso-na-islandia?page=1&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

http://www.positivenewsus.org/editions/fal11/fal1105.html

Tous les commentaires

25/02/2012, 21:36 | Par Corinne N

....merci... :o)

 

25/02/2012, 21:51 | Par Bob 92 Zinn

viens de voir ça sur indymédia brésil s'taprem, mon sang n'a fait qu'un tour... Rigolant

25/02/2012, 22:00 | Par samines

Ben oui. Sourire

Vous allez voir que sur les dictionnaires et les mappemondes de la prochaine année scolaire, ils auront enlevé l'Islande de la somme des terres émergées.

.

Le plus grand ennemi de la finance, aujourd'hui, c'est le modèle islandais.

25/02/2012, 22:01 | Par Bob 92 Zinn

je crois que il n'y a pas photo, en effet !

20/04/2012, 09:41 | Par Arthur Porto en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 25/02/2012 à 22:01

Merci pour cette mise en perspective de ce que les Islandais sont en train d'accomplir, qui dérange peut-être certains de nos "maîtres d'opinion"...

http://blogs.mediapart.fr/blog/arthur-porto/110412/silence-radio-sur-lislande

25/02/2012, 22:11 | Par âge du faire

Eva Joly a signalé lors de sa soirée à Médiapart, de la situation en Islande et de son évolution positive.

25/02/2012, 22:22 | Par samines en réponse au commentaire de âge du faire le 25/02/2012 à 22:11

Ah ba c'est le minimum.

.

Même Fitch, la très sarkompréhensive agence de notation française, a relevé la note de l'Isande qui de ce fait n'est plus en placement spéculatif mais en placement fiable. Avec l'Autriche qui veut sortir de l'Europe sur une initiative populaire portée par plusieurs partis, et au motif du paiement d'une dette jugée injustifiable, les dés sont tout sauf jetés.

.

La france sarkozyenne est à la traine, mais faut-il s'en étonner ?

25/02/2012, 22:29 | Par Ivan Villa en réponse au commentaire de samines le 25/02/2012 à 22:22

"Eva Joly a signalé (...) la situation en Islande et de son évolution positive" : ... d'autant plus qu'elle est à l'initiative de cette évolution positive! :)))

....

EVA JOLY, SI ELLE ETAIT CANDIDATE EN ISLANDE,  ELLE SERAIT ELUE AU 1er TOUR Clin d'œil
.
=> Enquête sur la crise financière en Islande - Eva Joly - Wikipédia En mars 2009, Eva Joly est appelée par le gouvernement islandais pour servir en tant que conseillère spéciale dans une enquête sur une possible criminalité financière qui aurait aggravé la crise financière dans le pays[17]. Elle rend un rapport de 2 000 pages en janvier 2010. La chanteuse islandaise... http://fr.Eva_Joly#Enquete_sur_la_crise_financiere_en_Islande

.

=> Eva Joly, tournée de star en Islande : http://www.lejdd.fr/Eva-Joly-tournee-de-star-en-Islande/

25/02/2012, 23:09 | Par Art Monica

L'Islande montre l'exemple. A suivre! Nous aussi, on peut! Reconquête de la démocratie citoyenne directe, de la souveraineté nationale, accompagnent naturellement la rupture avec la logique néolibérale et avec la tutelle mortifère de l'Europe, et la mise au pas de la finance internationale. Là bas, comme en Grèce ou en Espagne, la gauche avait ployé l'échine. Cette gauche-là, qui sacrifie le peuple au nom de son "réalisme" de résignation, doit se reprendre au plus vite, ou elle sera balayée par les vents libres du monde.

25/02/2012, 23:38 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de Art Monica le 25/02/2012 à 23:09

Ce n'est pas l'aspect "reconquête de la souveraineté nationale" qui m'intéresse dans l'article de Deena Stryker , je suis anti-capitaliste, internationaliste et pour la libre circulation des personnes. "no border" Rigolant

26/02/2012, 06:46 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 25/02/2012 à 23:38

Moi aussi, je suis pour la libre circulation des personnes, mais pas pour celle des spéculations financières. Et aujourd'hui, pour affirmer sa force contre le capitalisme financier, qui utilise l'UE afin de réaliser tous ses desseins antidémocratiques, chaque nation a besoin de réaffirmer ses droits à disposer librement de son corps! Il faut cesser d'avoir peur d'utiliser des termes, et oser s'opposer à d'autres. Je suis opposée à la mondialisation qu'on nous a imposée pour mieux exploiter les pays pauvres, et transformer les pays riches en pays pauvres. Cette mondialisation permet aujourd'hui aux prédateurs financiers de nous bouffer tout crus et de menacer très gravement notre modèle de démocratie qui n'est certes pas un modèle, mais qui mérite d'être défendu pour être perfectionné et non amputé et supprimé.

20/04/2012, 08:47 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Art Monica le 25/02/2012 à 23:09

L'Islande montre l'exemple. A suivre! Nous aussi, on peut!

@ Art Monica

ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

25/02/2012, 23:29 | Par malto cortese

HelloSourire

césur, c'est plus simple quand on est 320 000...

...mais faut pas désespérer!

26/02/2012, 07:25 | Par samines en réponse au commentaire de malto cortese le 25/02/2012 à 23:29

césur, c'est plus simple quand on est 320 000...

C'est clair Rigolant

Bon, en même temps aux Îles Caïman ils sont moins de 50 000, et je ne les ai pas compris hostiles au Système...

26/02/2012, 10:18 | Par malto cortese en réponse au commentaire de samines le 26/02/2012 à 07:25

Coucou Samines,

Ah les îles Caïman, ses 40 000 compagnies, ses 600 banques, son droit anglais... mé... ça fait une compagnie par habitant...waouh!

26/02/2012, 12:15 | Par netmamou en réponse au commentaire de malto cortese le 26/02/2012 à 10:18

Excellent, votre échange, Malto et Samines , j'adhère ++++++ Rigolant

  ET 

Merci pour le billet !

25/02/2012, 23:32 | Par Liliane Baie

La gauche qui ploie l'échine, chez nous, c'est celle qui s'abstient lors du vote au Parlement concernant le Mécanisme Européen de Stabilité, celui qui inscrit dans le marbre notre soumission aux décisions d'une union des ministres des finances de nos pays, les "gouverneurs" qui pourront nous obliger à lever des fonds (donc à endetter encore plus notre pays, et à faire payer encore plus les citoyens) pour rembourser auprès des banques les emprunts faits par des pays en difficulté. Sans contrôle parlementaire, sans droit de véto, sans possibilité d'attaquer en justice les personnes décisionnaires, ni sur un plan administratif, ni sur un plan pénal. Et sans transparence sur les prises de décision...

L'inverse, en tout point, des choix islandais.

De quel côté vont se situer les sénateurs socialistes ? La défense de la Finance, ou celle de la démocratie ? Une instance supranationale non élue qui décide du budget, ou une démocratie participative sortant du présidentialisme (une sixième République ?) et refusant les diktats de la finance internationale ? La Banque ou le peuple ? L'Euro ou les citoyens européens ?

Il ne reste que deux jours pour devenir islandais : prévenez vos sénateurs !

20/04/2012, 08:53 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Liliane Baie le 25/02/2012 à 23:32

La gauche qui ploie l'échine, chez nous, c'est celle qui s'abstient lors du vote au Parlement concernant le Mécanisme Européen de Stabilité

@ Liliane Baie

ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

A bas le Mécanisme Européen de Stabilité dans le retour au pétainisme actuel, Vive le Mécanisme Européen de Solidarité entre les peuples que nous construisons http://youtu.be/4qXVjcbWIF8 Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !Super !

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

26/02/2012, 06:29 | Par melgrilab@yahoo.fr

Une erreur assez fâcheuse (de rédaction ? de traduction ?) présente Geir Haarde comme chef d'une "coalition social-démocrate". En fait il est conservateur. C'est le nouveau gouvernement, celui de la "révolution", avec à sa tête Johanna Sigurdardottir, qui est social-démocrate...

26/02/2012, 08:10 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 06:29

@ Melchior Griset-Labûche

Non l'erreur n'est pas dans la traduction mais dans la rédaction du texte lui même par Deena stryker. Ce n'est d'ailleurs pas la seule erreur, j'en ai relevé d'autres que j'ai directement corrigées, c'est expliqué dans les notes. Malgré ses défauts, erreurs et imprécisions, son article a le mérite de parler de la situation en Islande, et de partager des informations totalement occultées par les médias. On ne dispose de pratiquement rien sur la situation politique en Islande, et pour cause ! Je ne peux pas réecrire son texte, mais je me suis permis de corriger les erreurs matérielles relevées par les internautes et reconnues par l'auteur du texte.

26/02/2012, 08:47 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 08:10

totalement occultées par les médias.

 

Dans la cartouche "rechercher" de Mediapart, tapez "Islande". Dans les résultats, sélectionnez Christophe Gueugnon.

26/02/2012, 09:39 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 08:47

Oui, j'ai lu le billet qui est d'ailleurs très bien.

26/02/2012, 12:08 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 09:39

Oui, j'ai lu le billet, qui amène à un lien du PS. Je préfère les articles de Ludovic Lamant (je sais je me répète)...

26/02/2012, 07:57 | Par melgrilab@yahoo.fr

Il me semble que les commentateurs font la même erreur. Ce n'est pas "la gauche" qui avait "ployé l'échine", mais une coalition conduite par les conservateurs. Et les Islandais se sont empressés de donner la majorité à la gauche, sociale-démocrate. Avec pour mandat de rapprocher le pays de l'Union européenne, dans la perspective d'une adhésion. (Pour l'Euro, on verra plus tard).

 

On peut essayer de comparer avec la Grèce mais: l'Islande est vingt ou trente fois moins peuplée, l'Islande n'est pas dans l'Euroland, l'Islande s'en remet purement et simplement à l'Otan pour sa défense, les Islandais paient leurs impôts, etc. etc.

26/02/2012, 08:25 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 07:57

@ Melchior

Oui, l'Islande est un pays indigne d'intérêt, pour vous, donc. Mais les recettes imposées par le FMI à l'Islande sont les mêmes que celles imposées à la Grèce, par La BCE et le FMI. De plus Papendreou et les sociaux-démocrates grecs n'ont pas brillé, pour dire le moins. Il ne s'agit pas de comparer mais de souligner que l'Islande a fait une révolution pacifiste, mis en place une constituante, privatisé le secteur bancaire et pratique la démocratie directe et participative. Cela semble vous déplaire fortement.

26/02/2012, 08:33 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 08:25

Oui, l'Islande est un pays indigne d'intérêt, pour vous, donc.

 

 

Je ne vois pas du tout ce qui vous permet d'écrire cette imbé... hum, cette sott... hum hum, cette phrase un peu hasardeuse.

 

Cela semble vous déplaire fortement.

 

Même remarque.

 

Allez z'en paix.

26/02/2012, 08:42 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 08:33

@ Melchior

Je vois que vous fuyez le débat quand on vous met face à vos propres contradictions. Bonne journée. Sourire 

26/02/2012, 08:49 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 08:42

Je fuis le débat, vraiment ? Quel débat ? Avec qui ? Sur quel sujet ? Bonne journée, à vous aussi.

26/02/2012, 11:59 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 08:49

@ Melchior

Je me permets de rajouter les articles de Ludovic Lamant sur l'Islande, "l'Islande indignée en 6 reportages à Reykjavik" en vous souhaitant une bonne lecture Melchior. Rigolant

http://www.mediapart.fr/dossier/international/lislande-indignee

 

 

 

20/04/2012, 08:56 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 08:25

@ Bob 92 Zinn

souligner que l'Islande a fait une révolution pacifiste, mis en place une constituante, privatisé le secteur bancaire et pratique la démocratie directe et participative.est, en effet, très important ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

26/02/2012, 08:41 | Par melgrilab@yahoo.fr

Contrairement à l'auteur du billet, je m'intéresse depuis longtemps à ce qui se passe en Islande. Je ne crois pas nécessaire, ni utile, ni d'ailleurs longtemps possible, d'appliquer à l'actualité d'un pays (en particulier de celui-ci; mais c'est la même chose pour la Grèce) une grille de lecture en forme de "lit de Procuste", et d'y chercher bêtement la simple confirmation de ce qu'on croit savoir déjà.

 

La gestion sociale-démocrate de l'Islande n'est sans doute pas parfaite, mais elle a, pour le moment, la confiance du peuple. Il serait honnête de le reconnaître.

26/02/2012, 08:55 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 08:41

Vous tombez mal parce que je m'intéresse aussi à ce qui se passe en Islande depuis le début. Il était très difficile d'avoir des information sur la révolution islandaise pour le citoyen lambda que je suis. Et je n'ai, je suppose, ni vos contacts, ni vos moyens. Mais partagez vos informations sur l'Islande en rédigeant un billet, au lieu de vous complaire dans le mépris envers ceux qui ne partagent pas votre point de vue.

 

26/02/2012, 09:09 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 08:55

Que savez-vous de mon point de vue ?  Sur les informations, encore une fois, tapez "Islande" dans la cartouche "rechercher" de Mediapart, ce sera un début.

 

En quoi tombé-je mal parce que vous êtes un spécialiste de la question ? Dans la vie, il est préférable de coopérer. la compétition pour la compétition, c'est plutôt une valeur néo-libérale, savez-vous ?

26/02/2012, 10:13 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 09:09

@Melchior

L'article du point fait l'éloge du rôle du FMI dans le redressement de l'Islande "Parmi les raisons du redressement, l'aide du FMI a été primordiale". No comment... J'ai vécu au Brésil et j'ai vu les ravages causés par le FMI sous le gouvernement FHC. Le fameux "plano real" qui a mis a mal toute la population brésilienne. En Argentine, que dire... c'était encore pire. Je vous conseille de visionner l'excellent documentaire Debtocracy... Mais je crois que nous ne tomberons jamais d'accord.

Je ne me suis jamais posé en spécialiste de la question islandaise, loin de moi cette prétention... J'ai traduit un article, certes, imparfait, mais intéressant.

 

26/02/2012, 11:29 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 10:13

Je ne me suis jamais posé en spécialiste de la question islandaise, loin de moi cette prétention...

 

Moi de même. Il faudrait maîtriser l'anglais et l'islandais. Cette dernière langue est à elle seule plus difficile, dit-on, que toutes les langues scandinaves réunies.

 

Comment pouvez-vous inférer de votre expérience brésilienne que l'auteur de l'article a forcément tort quand il trouve un aspect positif à l'aide du FMI à l'Islande ? (Je ne dis pas qu'il a raison, je ne dis pas qu'il ne faut pas prendre avec des pincettes toute argumentation fondée sur l'idée que le FMI pourrait être autre chose qu'une émanation particulièrement perverse du Malin, mais enfin, est-ce que cela suffit à fonder un raisonnement ? Achetez un engin (le mot m'échappe) à asperger d'eau bénite, mais lisez la presse quand même.)

 

Mais je crois que nous ne tomberons jamais d'accord.

 

Je ne suis même pas d'accord avec ça. Malgré vos actuelles préventions quasiment néo-libérales à l'égard de la social-démocratie (dont je ne suis pas exactement un adepte, d'ailleurs).

26/02/2012, 12:58 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 11:29

Les recettes imposées par le FMI ont été un désastre partout. Non, seulement en Islande, mais aussi (ne vous en déplaise), au Brésil et en Argentine, en Espagne, en Grèce, en Irlande, au Portugal, etc

26/02/2012, 14:48 | Par Corinne N en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 12:58

...voui, voui.... en Amérique du Sud ils ont éjecté le FMI.... fô bien qu'il se rabatte quelque part.... c'est chez nous ! :o))))

 

26/02/2012, 16:31 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de Corinne N le 26/02/2012 à 14:48

On n'est pas dans la merde Corinne... Le real au Brésil et le peso argentin étaient alignés sur le cours du dollar et ce jusqu'en 1999. Donc surévalués pour permettre à l'industrie Made in USA et européenne de vendre à bas coût et d'inonder le marché brésilien de leurs produits. Tout cela s'accompagnant d'une privatisation des secteurs publics et d'une compression des salaires. Pendant ce temps la dette contractée auprès du FMI atteignait des sommets (le facteur risque du pays alourdissant d'autant plus le taux directeur de la banque centrale et donc, le crédit à la consommation. Au Brésil, les revenus étant dérisoires pour la grande majorité de la population, les gens achetaient les biens courants de consommation à crédit et payaient dès lors en 10, 20, 30 fois avec des taux d'intérêts complètement délirants. Les factures électriques (après la vague de privatisation du réseau) ayant explosé, les entreprises ont licencié à tour de bras pour continuer à rémunérer leurs actionnaires... de la BAAAALLEUU le FMI je vous dis.... En 2004 le real avait été dévalué de 66% par rapport au dollar...

Pour conclure, la politique du FMI c'est pousser les gens au crédit pour engraisser les banques et les actionnaires, jusqu'à la bulle spéculative de 2008 qui a touché le reste de la planète... avec les conséquences sur l'emploi, les services publics...

 

26/02/2012, 08:58 | Par Liliane Baie en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 08:41

MGL La question soulevee par ce billet n'est pas celle de la social-democratie mais celle de la possibilite pour un pays de s'opposer ou non aux diktats des creanciers. Et celle de l'omerta ( ou de la ridiculisation) mediatique sur la solution islandaise.

26/02/2012, 09:01 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de Liliane Baie le 26/02/2012 à 08:58

CQFD, merci Liliane Sourire.

26/02/2012, 09:08 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 09:01

26/02/2012, 09:26 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Art Monica le 26/02/2012 à 09:08

En tapant dans Google "crise Islande", on obtient un certain nombre d'entrées. Plusieurs journaux, radios... en ont parlé. Le problème n'est donc pas tant une omerta qu'une interprétation de la situation islandaise selon le point de vue politique du journaliste (sur ce Fil, celui des abonnés) sur l'Europe, le capitalisme financier, les sorties de crise.... Il faut faire le tri dans les articles, comme toujours, en ayant évidemment à l'esprit les enfumages constants de la doxa néolibérale... Et ceux de la doxa sociale démocrate qui défend bec et ongles ce qu'elle a accepté ou mis en oeuvre...

26/02/2012, 11:40 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Art Monica le 26/02/2012 à 09:26

doxa sociale démocrate qui défend bec et ongles

 

Un jour que vous aurez le temps, il faudra que vous m'expliquiez ce qu'est exactement cette doxa social-démocrate et comment vous la distinguez de sa soeur jumelle néo-libérale. Est-ce qu'il y a aussi une petite soeur doxa écologiste ?

 

Il me semble vous avoir lue un jour tirer argument d'un propos de Helmut Schmidt. Vous le classez sous quelle doxa ?

 

La bourrique que je suis aimerait disposer un moment de votre boussole, avant de défendre quoi que ce soit de la denture et des sabots (je ronge mon frein). Je vous la rendrai, c'est promis.

26/02/2012, 12:38 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 11:40

@ Melchior

Je ne partage pas vos idées politiques. Le parti socialiste ne représente pas toute la gauche que je sache... Ni UMP ni PS ne signifie pas, ni droite ni gauche. Je laisse ça au FN. Pourquoi tant de haine ? Je n'ai eu aucun problème a prendre position contre le lynchage médiatique organisé par l'UMP, et les médias qu'il contrôle, à l'encontre de Serge Letchimy dans un billet plus bas sur ma page qui s'intitule : "L'humiliant apprentissage du premier député "nègre" Hégésippe Legitimus". Je vous rappelle à ce sujet que nous sommes en pleine semaine anti-coloniale...

http://blogs.mediapart.fr/blog/watayaga/100212/votez-pour-elire-le-colonialiste-de-l-annee-et-votez-pour-le-prix-francafr

26/02/2012, 18:13 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 12:38

Que savez-vous de mes "idées politiques" ? Déposez donc vos petites lunettes spéciales, et nous pourrons parler gentiment. Vous êtes bien aimable de me rappeler la semaine anticoloniale. Tiens, île pour île, au lieu de l'Islande qui pouvait attendre quelques jours puisqu'elle a pu déjouer les sombres desseione du vampire FMI,, vous auriez pu nous parler de la Réunion, où il se passe, dit-on, des choses (mais quoi ? avec toutes ces omertas...).

26/02/2012, 09:11 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Liliane Baie le 26/02/2012 à 08:58

LB

Je ne vois pas d'omerta, et me tiens à l'écart de la ridiculisation. Merci de m'éclairer sur la question soulevée.

26/02/2012, 09:28 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 09:11

Vous êtes bien le seul à ne pas voir d'omerta médiatique sur le sujet. Le processus de démocratie directe en Islande, n'a pas ou que très peu été traité par les médias.

26/02/2012, 09:28 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 09:28

Rien de comparable avec celle qui frappe le Sri-Lanka, par exemple.

20/04/2012, 08:58 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 08:41

La gestion sociale-démocrate de l'Islande n'est sans doute pas parfaite, mais elle a, pour le moment, la confiance du peuple. Il serait honnête de le reconnaître.

@ Melchior Griset-Labûche

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26/02/2012, 11:01 | Par Bob 92 Zinn

Il existe d'ailleurs un article de Télérama.fr qui examine en détail le processus constituant actuellement en oeuvre en Islande :compter.php?f=70444&c=monde&t=La%20Const

Source : http://www.telerama.fr/monde/la-constitution-islandaise-s-ecrit-sur-les-reseaux-sociaux,70444.php

 


La Constitution islandaise s'écrit sur les réseaux sociaux

 

Le 23 juin 2011 à 9h00    -    Mis à jour le 24 juin 2011 à 7h22

 

En 2008, les Islandais avaient refusé par référendum, à plus de 93%, d'assumer les dettes des banques responsables de la faillite du pays. Aujourd'hui, ils continuent de prendre leur destin en main : via Facebook et Twitter, les citoyens sont appelés à participer à la rédaction d'une nouvelle Constitution. Un processus inédit qui pourrait préfigurer la démocratie de demain.


la-constitution-islandaise-s-ecrit-sur-l

L’Islande serait-elle en train d’inventer le futur de la démocratie ? Tirant les leçons de la crise financière et du chaos institutionnel et financier dans lequel il a été plongé, le pays a décidé de réécrire entièrement sa Constitution, inchangée depuis 1944, et de confier le projet à ses citoyens. Tous ses citoyens.

Via Facebook et Twitter, les Islandais sont en effet invités depuis début avril 2011 à venir soumettre leurs doléances pour la future Constitution à une Assemblée constituante de vingt-cinq « super citoyens ». Cette assemblée, composée d’avocats, de journalistes, de fermiers ou de profs de sciences politiques, a été élue en novembre 2010 lors d'un scrutin national. Les 522 candidats s'étaient présentés aux électeurs via des brochures d’informations distribuées dans tous les foyers du pays ou par l’intermédiaire de sites personnels. Les vingt-cinq constituants planchent depuis deux mois et demi sur une base de travail issue d’une concertation organisée fin 2010 autour de 950 citoyens islandais, qui en avaient défini les grandes lignes.

Démocratie participative
Si le projet, qui mêle habilement démocratie participative et représentative, s’avère totalement inédit dans le monde, il convient bien à un pays de 320 000 habitants comme l’Islande. Mais il est aussi dicté par des impératifs temporels. « La décision de s’en remettre à la participation active des internautes (appelée aussi « crowdsourcing ») est complètement spontanée », explique Silja Bára Ómarsdóttir, membre de l’Assemblée constituante et professeur de Sciences politiques, qui entretient le dialogue quotidien avec les internautes. « Elle est liée au fait que nous avons un temps imparti très court d’ici la présentation du texte au Parlement fin juillet, et nous voulions être le plus interactif possible. »

Même si la participation n’a atteint que 35% aux élections à l’Assemblée constituante, il suffit de jeter un œil aux contributions pour constater que le scepticisme initial d’une partie des Islandais a vécu. Les internautes se passionnent pour le projet et même, s’en emparent.

Suggestion d'internaute
La page Facebook, en particulier, tient lieu d’espace privilégié de discussion où internautes islandais mais aussi étrangers (on y croise des experts en environnement ou en droit constitutionnel), soumettent idées, suggestions parfois très précises ou simples encouragements au projet, dans un rapport direct avec les rédacteurs de la Constitution. « Par exemple, nous nous interrogeons sur la pertinence de la possibilité d’un vote de défiance envers le gouvernement, une idée qui provient directement d’une suggestion faite par un internaute. Sur des sujets comme la neutralité du Net, la liberté de l’information, beaucoup d’internautes se révèlent être experts et nous sont très utiles. » A ce jour, quelque 1 700 messages sur le projet ont été relevés par l’Assemblée pour alimenter son travail.

<p>Jökulsárlón Lagoon en Islande (Licence CC by SA 2.0 Galerie Flickr de heatherbuckley) et extrait de la constitution islandaise (Wikimedias commons).</p>

Jökulsárlón Lagoon en Islande (Licence CC by SA 2.0 Galerie Flickr de heatherbuckley) et extrait de la constitution islandaise (Wikimedias commons).


La prise en compte de la parole des citoyens en Islande ne passe pas seulement par les réseaux sociaux. Elle va de pair avec une transparence totale dans le processus de rédaction. Le texte de la Constitution est ainsi librement consultable en ligneet modifié en temps réel à mesure que le travail progresse (des volontaires font même l’effort de le traduire en anglais !). Les débats de l’Assemblée étant publics, ils sont également diffusés en direct via la chaîne YouTube et des clichés sont postés sur un compte Flickr. Sous vos yeux, le "work in progress" de la démocratie de demain en somme.

Doléances
Reste à savoir si le texte, lui, tiendra la route. Vu le profil des Constituants, la crainte est minime bien que la technicité d’un tel travail soit réelle. Silja Bára Ómarsdóttir rassure : « Certes, nous ne sommes pas tous avocats [deux au sein de l’Assemblée, NDLR], mais nous travaillons en lien avec de vrais spécialistes. Notre souci, désormais, est que le texte, une fois les principes fondamentaux intégrés, soit juridiquement valide et applicable. » Entre autres mesures, cette Constitution devrait entériner un encadrement plus strict des pouvoirs du Parlement (très étendu dans une démocratie parlementaire comme l’Islande) au profit de l’exécutif. C'était l'une des doléances nées du forum citoyen de novembre 2010 et qui découle directement des enseignements issus de la crise financière.

Ensuite, si l'Althing (nom islandais du Parlement) valide le texte dans son intégralité sans rien en changer, un référendum devrait être organisé à l’automne 2011. Il sera suivi, vraisemblablement, de nouvelles élections. Dans le meilleur des cas, la nouvelle Constitution ne sera donc pas appliquée avant plusieurs mois.

 

Jean-Baptiste Roch

 

Le 23 juin 2011 à 9h00    -    Mis à jour le 24 juin 2011 à 7h22

www.facebook.com/#!/Stjornlagarad
twitter.com/#!/

26/02/2012, 09:21 | Par melgrilab@yahoo.fr

Merci Art Monica (et Le Point).

 

Sur la rémanence du Parti conservateur: là, on peut s'attendre à quelque chose de comparable en Grèce, en effet...

26/02/2012, 09:25 | Par melgrilab@yahoo.fr


à l'auteur:

 

 

Ensuite, si l'Althing (nom islandais du Parlement) valide le texte dans son intégralité sans rien en changer, un référendum devrait être organisé à l’automne 2011. Il sera suivi, vraisemblablement, de nouvelles élections. Dans le meilleur des cas, la nouvelle Constitution ne sera donc pas appliquée avant plusieurs mois.

Jean-Baptiste Roch

Le 23 juin 2011 à 9h00    -    Mis à jour le 24 juin 2011 à 7h22

 

Avez-vous des nouvelles fraîches ? Merci d'avance.

26/02/2012, 09:30 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 09:25

L'article n'est pas récent. c'est pas un scoop, il suffit de lire les sources.

26/02/2012, 09:33 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 09:30

Celui du Point référencé par Art Monica l'est davantage.

26/02/2012, 09:47 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 09:33

Médiapart est un journal indépendant, il a donc parlé à plusieurs reprises de l'Islande. Pour le reste de la presse c'est quasi inexistant.

26/02/2012, 10:08 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 09:33

L'article du point fait l'éloge du rôle du FMI dans le redressement de l'Islande "Parmi les raisons du redressement, l'aide du FMI a été primordiale". No comment... J'ai vécu au Brésil et j'ai vu les ravages causés par le FMI sous le gouvernement FHC. Le fameux "plano real" qui a mis a mal toute la population brésilienne. En Argentine, que dire... c'était encore pire. Je vous conseille de visionner l'excellent documentaire Debtocracy... Mais je crois que nous ne tomberons jamais d'accord. 

26/02/2012, 10:25 | Par Art Monica en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 10:08

Le Point évidemment défend la doxa néolibérale... Avec l'apparition du gentil DSK à la tête du gentil FMI. Il n'y a pas une omerta, comme je l'ai écrit plus haut, mais des interprétations de ce qui se passe en Irlande. C'est peut-être pire, en fait. Il faudrait recenser tous les articles référencés dans Google et les analyser. Ce serait assurément instructif !

26/02/2012, 15:00 | Par netmamou en réponse au commentaire de Art Monica le 26/02/2012 à 10:25

Tiens, dans la foulée des "socialistes " version 2012, ce rappel de Jean JAURES...pour la route  Rigolant

Juste pour mesurer le décalage, voire l'usurpation d'identité de ceux qui aspirent à prendre la suite du nabot...

" Oui par le suffrage universel, par la souveraineté nationale, qui trouve son expression définitive et logique dans la République, vous avez fait de tous les citoyens, y compris les salariés une assemblée de rois. C'est d'eux, c'est de leur volonté souveraine qu'émanent les lois et le gouvernement ils révoquent, ils changent leurs mandataires, les législateurs et les ministres; mais au moment même où le salarié est souverain dans l'ordre politique il est dans 1'ordre économique, réduit à une sorte de servage.
Oui ! Au moment où il peut chasser les ministres du pouvoir, il est, lui, sans garantie aucune et sans lendemain, chassé de l'atelier. Son. travail n'est plus qu'une marchandise que les détenteurs du capital acceptent ou refusent à leur gré
Il est la proie de tous les hasards de toutes les servitudes et, à tout moment ce roi de l'ordre politique peut être jeté dans la rue. 
Et c'est parce que le socialisme apparaît comme seul capable de résoudre cette contradiction fondamentale de la société présente, c'est parce que le socialisme proclame que la République. politique doit aboutir à la République sociale, c'est parce qu'il veut que la République soit affirmée dans l'atelier comme elle est affirmée ici, c'est parce qu'il veut que la nation soit souveraine dans l'ordre économique pour briser les, privilèges du capitalisme oisif, comme elle est souveraine dans l'ordre politique, c'est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain ..."

 

26/02/2012, 18:24 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de netmamou le 26/02/2012 à 15:00

Recommandé.

 

 

c'est pour cela que le socialisme sort du mouvement républicain ..."

 

Comprendre:  se distingue à l'intérieur du mouvement républicain, s'en fait l'aile la plus conséquente pour l'émancipation

 

 

Les social-démocrates islandais sont bien sur cette ligne.

 

 

26/02/2012, 10:30 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 09:33

@ Melchior

Plutôt que de citer l'article désolant du Point, mieux vaut citer celui de Ludovic Lamant "La sortie de crise à l'islandaise pourrait elle sauver l'Europe?" du 17 janvier 2012.

http://www.mediapart.fr/journal/international/170112/la-sortie-de-crise-lislandaise-pourrait-elle-sauver-leurope

 

26/02/2012, 11:42 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 10:30

En effet. Merci de le rappeler.

26/02/2012, 18:26 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 26/02/2012 à 10:30

Ce n'est pas moi, mais Art Monica, qui est venue nous apporter cet article du point, qui donne, à mon avis, des informations intéressantes malgré tout.

26/02/2012, 10:05 | Par MARIE CAROLINE PORTEU

Mettez en relation :

la dernière déclaration de Draghi sur les modèles sociaux Européens qui sont morts 

La faillite actuelle de Dexia et les 1500 Milliards qui risquent  de nous tomber sur le dos en sus des pertes déjà déclarées (voir l'article de Martine Orange)  

Les déclarations d'hier de Timothy Geithner , ahurissantes dans le contexte Dexia puisque cela ne consiste qu'à renforcer les banques pour leur permettre de spéculer plus encore :

"M. Geithner a également estimé que la zone euro devait renforcer son système bancaire.

"Il faut agir aussi rapidement et de manière aussi déterminée que possible pour recapitaliser un système financier qui manque de fonds propres", a-t-il souligné.

 

vous comprendrez d'autant mieux pourquoi l'omerta est faite sur l'Islande . 

C'est l'exemple Européen qui montre l'inanité des mesures préconisées par la Troika , le FMI  et qui montre que les clefs du succès sont ailleurs . C'est l'exemple qui montre que la signature des traités que l'on veut nous imposer est tout sauf une solidarité et qu'ils nous conduisent à la catastrophe . 

Tant que nous laisserons une troika dirigée par les financiers américains conduire les destinées Européennes , nous sommes sûrs du résultat :  la catastrophe intégrale . 

Il est étonnant que les socialistes soient obtus au point de n'avois pas encore compris cela

 

26/02/2012, 10:27 | Par Art Monica en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 26/02/2012 à 10:05

Les socialistes se sont adaptés au néolibéralisme. Ils ont cru pouvoir transiger avec lui, ils n'ont pas réussi. Et pourtant, ils persistent.

26/02/2012, 10:32 | Par samines en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 26/02/2012 à 10:05

Il est étonnant que les socialistes soient obtus au point de n'avois pas encore compris cela

Sauf à revisiter ce qu'est "le socialisme" en France et en 2012. Avec le risque de la consternation.

Sauf à admettre que l'exercice électoral qui nous est proposé, tel qu'il est médiatisé, ne permet de choisir qu'entre plusieurs présentations d'une même salade financière.

Sourire

26/02/2012, 10:34 | Par malto cortese en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 26/02/2012 à 10:05

Je dirais même plus, têtus comme des ânes, hein Melchior? à croire qu'on leur a enfoncé des idées avec un clou...

109px-Blason_Spechbach-le-Haut_68.svg.pn

26/02/2012, 11:45 | Par jamesinparis

Depuis sa révolution populaire, montrant une autre voie, Islande n'existe plus.

Merci de nous le rappeler à la vie.

26/02/2012, 11:51 | Par melgrilab@yahoo.fr

Oui. L'important, ce n'est pas la société islandaise. L'important, ce n'est pas comment sortir de la crise. L'important, ce n'est pas d'en finir avec Sarkozy. L'important, ce n'est même pas les possibles innovations dans les pratiques de la démocratie. L'important, c'est de cracher au mufle malvenu des vilains social-démocrates. Ils ne s'en remettront pas, c'est sûr, et du coup l'émancipation des travailleurs va faire un grand pas, vous pouvez m'en croire. Et merdre ! Vive la machine à perdre !

 

Allez, joyeux dimanche à tous, et que la Bourrique céleste qui m'a fait à Son image vous tienne en sa Sainte garde.

26/02/2012, 12:09 | Par malto cortese en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 11:51

Melchior, ne soyez pas si fâchéSourirecette année, certains vont voter pour leurs idées, c'est une bonne nouvelle!

patience, encore quelques semaines à tenir;

N'ayez pas peur a dit Jean-Paul, souvenez vous...Clin d'œil et bon dimanche.

26/02/2012, 12:17 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 11:51

Melchior Arrêtez de répéter cela, comme si c'étaient les gens exigeants et critiques à l'égard de la gauche de gouvernement la plus probable - le PS - qui étaient responsables d'une machine à perdre! Bon sang, regardez ce qui se passe. C'est le PS qui ne donne aucun signe de sa résistance au capitalisme financier, en laissant voter le MES, le TSCG, en voulant rassurer la City! Je voterai au second tour pour Hollande contre Sarkozy, mais j'ai le droit d'exprimer des exigences et des critiques sans être suspectée de faire perdre la gauche! C'est un comble.

26/02/2012, 12:24 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de Art Monica le 26/02/2012 à 12:17

Oui, c'est bien ce que je disais, il faut leur cracher à la gueule. Et merdre ! et vive la machine à perdre !

26/02/2012, 12:31 | Par Art Monica en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 12:24

Cracher à la gueule? Je ne suis pas un lama, m'enfin! Vous confondez critique, exigences devant une situation terrible et insultes. C'est étonnant. On dirait que vous êtes devenu Hollande. Rassurez-vous, il a le cuir bien plus épais que vous et il se fiche comme d'une guigne de mes critiques. Il n'en a rien à cirer. Passez un bon dimanche avec une prescription de double dose de chocolat, cher âne.

26/02/2012, 12:33 | Par malto cortese en réponse au commentaire de Art Monica le 26/02/2012 à 12:17

Voyez Melchior, Art Monica dit la même chose, mais, aïe!, ça fait plus mal! (le marteau, le clou, la chêvre, le chou, le rateau...)Rigolant

tiens...ça me donne une idéePied de nez

le PASOK il a fait 6% en Grèce...

comment traduit-on FOURMIS, en grec ?

le MES et les fourmis fourmis

http://blogs.mediapart.fr/blog/fatarella/240212/melenchon-le-pen-hollande-et-les-petites-fourmis

26/02/2012, 18:40 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de malto cortese le 26/02/2012 à 12:33

D'après le JDD, l'erreur a été corrigée dans les nouveaux (déjà !) tirages. Mais c'est vraiment le genre de taonnerie qui ne fera pas avancer d'un nano-millimètre la cause des travailleurs.

 

Plus rien sur l'Islande, ses malheurs, sa résilience ?

26/02/2012, 15:22 | Par MARIE CAROLINE PORTEU en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 26/02/2012 à 11:51

@Melchior

Arrêtez de croire que l'avenir de l'europe se construira en gardant l'oeil fixé sur des sondages ineptes ... 

Ce sera la machine à perdre si les socialistes continuent . Mais d'ailleurs , en l'occurence , il n'y aura pas de perte par rapport à l'existant puisqu'ils font la même politique .. en disant qu'ils en font une autre . 

C'est leurs mensonges qui fabriquent une machine à perdre .. rien d'autre . Qu'ils soient cohérents et ils deviendront une machine à gagner 

26/02/2012, 18:34 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 26/02/2012 à 15:22

Ce n'est pas moi, mais un autre intervenant qui donne le Pasok à 6%. Moi, je ne sais rien de ces sondages. L'élection en Grèce est en avril (j'espère qu'elle se tiendra), que l'offre politique se concrétise, et que les meilleurs gagnent.

 

Je vous dis la même chose qu'à Art Monica: si vous croyez vraiment que les socialistes sont aussi mauvais que la droite, alors vous avez le devoir, vis-à-vis de vos concitoyens, de ne pas appeler à voter pour eux au second tour. Si vous ne le croyez pas vraiment, alors ne le laissez pas croire.

26/02/2012, 18:43 | Par melgrilab@yahoo.fr en réponse au commentaire de MARIE CAROLINE PORTEU le 26/02/2012 à 15:22

Et vous devriez alerter les Islandais sur les graves dangers qu'ils courent en essayant d'entrer dans l'Union européenne. C'est une contrée maléfique et financière, pleine d'elfes et de farfadets.

26/02/2012, 19:08 | Par christian delarue

Du pouvoir de la finance et des créanciers au triptyque socialiste.
Le texte qui suit ne contient aucune référence technique sur la finance. Il est juste supposé de savoir que la montée de la dette a épousé le mouvement de la libéralisation financière. Mais ce n'est pas indispensable.
I - S'émanciper de la domination de la finance et des créanciers.
La dette des créanciers s'appuie sur le secteur de la finance comme pouvoir de prédation et de captation monétaire. La finance a la capacité de faire de très gros profits monétaires en circuits courts - les marchés financiers - sans passer par la production. Les banques privées et les assurances sont impliquées dans cette activité. Cela ne signifie pas que le secteur productif est hors jeux. C'est au contraire la finance qui exige de gros taux d'exploitation de la force de travail au sein des sociétés cotées en bourse. A défaut de lecture scientifique ou journalistique sur le sujet, il suffit d'écouter des travailleurs de ces entreprises pour le savoir .
C'est toujours la finance et les agences de notation qui exigent que les États diminuent les dépenses publiques. Alors que l'on pourrait augmenter les impôts des riches. A l'instar du pouvoir contre les travailleurs, ce pouvoir là est largement considéré comme exorbitant, comme illégitime quoique légal. Il s'exerce contre la quasi totalité de la société car il est destructeur des services publics qui ont eux vocation à la satisfaction des besoins sociaux hors logique de profit. Il est contraire à la démocratie et à un État de droit soucieux de ne pas entériner la destruction de 95 % de la société comme cela arrive en Grèce. Les dirigeants de ce pays refusent toujours d'établir, que je sache, un système d'impôts qui fasse payer les riches. Il y a donc en Grèce collusion entre la bourgeoisie nationale et la troïka (FMI, BCE, Commission européenne)
Plus largement, si l'économie s'est placé comme au-dessus des humains, du moins de l'immense majorité d'entre-eux pas tous, c'est bien parce que l'économie est liée à des groupes humains en position de pouvoir. Il y a les plus grands multi-milliardaires de la planète. Il y a aussi, du côté du marché, les hauts dirigeants des grosses firmes transnationales et du côté de l'organisation, les grands dirigeants des institutions internationales comme le FMI, l'OMC, la Banque mondiale forment ce groupe puissant. Nous sommes en société capitaliste mondialisé. Ce qui ne signifie pas qu'il n'existe pas des institutions non capitalistes, non orientées vers le profit, mais que la logique du capital, celle de l'appropriation privée, celle du profit et de la rentabilité est non seulement largement dominante dans la société mais que même là ou elle n'est pas elle tend néanmoins à intervenir comme en surplomb de quasiment toutes les autres activités. Elle tend à coloniser quasiment toute la vie quotidienne. Elle pervertie ce qui d'une autre nature qu'elle.
II - De la déclaration de Hollande au programme transitoire.
Revenons à la finance comme pouvoir différent de la finance comme moyen de financement des biens et services utiles, des besoins sociaux . On ne peut qu'apprécier - quoique l'on en pense par ailleurs - le propos du candidat Hollande qui voit dans les banques le "principal adversaire” du Parti Socialiste et de son candidat à l’élection présidentielle même si cela soulève bien des questions techniques et politiques. Notez qu'il n'a d'ailleurs pas dit ennemi .
Posons-lui les questions politiques. La technique vient après. Ce ne sont pas les experts qui doivent border les questions démocratiques. Les experts doivent être subordonnés et répondre aux exigences démocratiques.
Comment déposséder les grands possédants qui gèrent la finance et les banques ? Comment corrélativement renforcer le pouvoir des citoyens ordinaires, ceux du peuple-classe ou ce qui revient au même de la "classe fondamentale" de J Bidet?  Comme tous, à gauche, n'évoquent pas de nécessaires nationalisations et une mise en pôle public bancaire et financier il reste une autre question : dépossession partielle ou totale ? S'agissant d'une dépossession partielle un ensemble de règles technico-juridiques sera posé pour éviter les abus dans un système certes régulé mais fondamentalement inchangé en terme de pouvoir. C'est là l'option réforme social-démocrate. Il reste là un grand fossé entre les gestionnaires et les délégués du peuple-classe laissés à un rôle d'interpellation limité.
On peut la trouver insuffisante mais penser à s'appuyer dessus pour la transformer en outil vraiment orienté vers les besoins sociaux. Par exemple, on pourrait réfléchir à la mise en œuvre d'un triptyque socialiste du type nationalisations des banques - pôle public bancaire et financier - planification .
Christian Delarue

19/04/2012, 08:21 | Par Ugholin

Exemple à suivre. Pour celà il suffit qu'il soit connu car il montre la voix.

Merci à ces "fêlés qui laissent passer la lumière"

19/04/2012, 09:57 | Par Vivre est un village

Contrairement à ce à quoi on pouvait s'attendre, la crise offrit aux Islandais l'opportunité de récupérer leurs droits souverains, par un processus de démocratie directe participative, lequel a finalement abouti, grâce à une persévérance inflexible, à une nouvelle Constitution.

@ Bob 92 Zinn

Pour que la même chose arrive en France ApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissementsApplaudissements

19/04/2012, 23:22 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de Vivre est un village le 19/04/2012 à 09:57

@ Vivre est un village

Je suis en train de retoucher l'article... Un peu confus dans les annotations Sourire

Vous avez entendu l'entretien sur les HP ? Méthodes de la CIA...

20/04/2012, 08:58 | Par melgrilab@yahoo.fr

N'oubliez pas de dire le bien qu'il faut de l'action du gouvernement social-démocrate conduit par Johanna Sigurdardottir.

20/04/2012, 09:33 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 20/04/2012 à 08:58

Johanna Sigurdardottir (Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/J%C3%B3hanna_Sigur%C3%B0ard%C3%B3ttir)

Sa grande-mère est l'une des responsables du syndicat des femmes non qualifiées et l'une des fondatrices du Parti socialiste islandais3. Son père est professeur de chimie, puis parlementaire et directeur de la sécurité sociale islandaise3.

Carrière professionnelle[modifier]

De 1962 à 1971, elle est hôtesse de l'air sur la compagnie nationale Icelandair où elle est l'une des figures du syndicat de l'entreprise dont elle étend les droits3. Elle travaille ensuite dans les bureaux d'une entreprise de cartons destinés à l'export de poissons3, y continuant une activité syndicale.

Députée[modifier]

En 1978, elle est élue à l'Althing, le parlement islandais (63 membres), sous la bannière du Parti social-démocrate, toujours réélue et très populaire, elle en devient l'une des doyennes3.

Ministre des Affaires sociales[modifier]

Elle est nommée ministre des Affaires sociales et de la Sécurité sociale le 8 juillet 19873. Elle occupe cette fonction à cinq reprises3 entre le 8 juillet 1987 au 24 juin 1994 et du 24 mai 2007 au 1er février 2009 dans différentes coalitions gouvernementales auxquelles son parti participe. Toujours impliquée dans le sort des démunis, cela lui vaut un jour d'être qualifiée de manière sarcastique par le président de son parti de « sainte Johanna3 ».

Première ministre d'Islande[modifier]

Le 30 janvier 2009, elle est chargée de former le gouvernement, suite à la grave crise économique qui, sous la pression populaire, a entraîné la démission de Geir Haarde. Elle est la première femme à accéder au poste de Premier ministre en Islande, ainsi que la première chef de gouvernement au monde à s'être déclaré ouvertement homosexuelle4,5,6.

@ Melchior Griset-Labûche

Dans un premier temps, je n'oublie pas de rester bouché bée face à Johanna Sigurdardottir Rêverie ...!!!

20/04/2012, 09:40 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 20/04/2012 à 09:33

Origine du Parti socialiste Islandais L'Alliance (en islandais : Samfylkingin, avec article final, ou Samfylking, sans article)

Elle est constituée, en 1998, sous forme de coalition politique en vue des élections législatives de 1999, par le rassemblement de quatre formations de gauche et centre-gauche, à savoir le Parti social-démocrate (AF), fondé en 1916, l'Alliance du peuple (AB), fondée en 1956, la Liste des femmes (SK), fondée en 1983, et le Réveil de la Nation (Tha), fondé en 1994.

L'Alliance adopte alors un programme de centre-gauche, proche des idées du New Labour de Tony Blair, ce qui pousse certains députés à quitter la coalition et fonder le Mouvement des verts et de gauche (Vg). L'opération visant à rassembler toute la gauche islandaise échoue donc, l'Alliance remportant 26,8 % des suffrages exprimés et 17 députés, contre 23 pour l'ensemble des partis la constituant en 1995. Malgré cela, les quatre partis fondateurs décident, en mai 2000, de fusionner afin de créer un parti politique capable d'être un contre-poids de gauche au Parti de l'indépendance (Sja), qui domine la vie politique de l'île. Aux élections de 2003, l'Alliance remporte 20 députés et 31 % des suffrages, tandis que le Sja tombe à 33,7 % des voix et 22 députés.

La grande coalition de 2007[modifier]

Lors des législatives de 2007, la coalition gouvernementale de centre-droit, au pouvoir depuis douze ans, obtient une courte majorité absolue de 32 députés sur 63, ce qui pousse le Premier ministre Geir Haarde, du Sja, à faire appel à la Sam pour gouverner. Les deux formations constituent alors un gouvernement de grande coalition dans lequel Ingibjörg Sólrún Gísladóttir, élue présidente de l'Alliance en 2005, devient ministre des Affaires étrangères.

Ébranlé par la crise bancaire et budgétaire, le chef du gouvernement décide finalement de démissionner le 26 janvier 2008.

La direction du gouvernement en 2009[modifier]

Ingibjörg Solrun Gisladóttir a été alors chargée initialement de constituer le nouveau gouvernement avec le Mouvement des Verts et de gauche (Vg), mais elle renonce pour raisons de santé et est remplacée par Jóhanna Sigurðardóttir. Celle-ci conduit l'Alliance à la victoire avec 29,8 % des voix, et 20 députés, aux élections législatives du 25 avril ce qui fait des sociaux-démocrates la première force politique d'Islande. La coalition gouvernementale de gauche, désormais forte de 34 élus, est ensuite reconduite.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_%28Islande%29

20/04/2012, 09:45 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 20/04/2012 à 09:40

Le Mouvement des Verts et de Gauche (Vinstrihreyfingin - grænt framboð) est un parti politique socialiste, écologiste et féministe en Islande.

Il a été fondé en 1999 par quelques députés qui n’approuvèrent pas la fusion des partis de gauche islandais au sein de l’Alliance. Le Mouvement des Verts et de Gauche se base sur des valeurs socialistes, écologistes et féministes et souhaite une démocratie accrue et une implication directe des citoyens dans l’administration du pays. Le parti est opposé au fait que l’Islande soit membre de l’OTAN et refuse l’adhésion à l’Union européenne.

Le mouvement est membre de l’Alliance de la Gauche verte nordique.

Comptant environ 3 000 membres, le parti est dirigé par Steingrímur J. Sigfússon. Le secrétaire général du parti est Sóley Tómasdóttir. Lors des élections parlementaires de 1999, le mouvement a obtenu 9,1 % des votes et six sièges au parlement. Quatre ans plus tard, il a régressé légèrement en obtenant 8,8 % des voix et cinq sièges, avant de connaître un score encore jamais atteint lors des élections de 2007, gagnant 14,3 % des voix et neuf sièges. Il est depuis lors le plus grand parti d’opposition. La crise politique elle-même engendrée par la crise économique de 2009 ayant abouti à la démission du gouvernement de grande coalition formée par le Parti de l’indépendance (droite) et l’Alliance sociale-démocrate permettra le passage du VG dans la majorité, au sein d’un gouvernement minoritaire intérimaire dirigée par l’Alliance. Les élections législatives qui ont eu lieu quelques mois plus tard ont été le théâtre d’une victoire historique de la gauche islandaise, majoritaire pour la première fois dans toute l’histoire du pays, victoire due en grande partie à la spectaculaire percée du VG, qui gagne plus de sept points avec 21,7 % des suffrages exprimés et passe de 9 à 14 députés, au coude-à-coude avec le Parti de l’indépendance.

Résultats électoraux Élection Voix  % Sièges 1999 15 115 9,1 % 6 2003 16 129 8,8 % 5 2007 26 136 14,3 % 9 2009 40 580 21,7 % 14

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Mouvement_des_verts_et_de_gauche_%28Islande%29

20/04/2012, 09:48 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 20/04/2012 à 09:45

Alliance de la Gauche verte nordique

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logo.

L’Alliance de la Gauche verte nordique (Nordic Green Left Alliance) est une alliance de partis politiques de gauche du Nord de l'Europe. Elle a été fondée le 1er février 2004 à Reykjavik, en Islande.

Les organisations suivantes sont membres de cette alliance:

Ces partis n'ont pas rejoint le Parti de la gauche européenne, mais l'Alliance participe aux évènements organisés par ce parti en tant qu'observatrice.

Au Parlement européen, les députés de ces partis font partie du groupe Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_de_la_Gauche_verte_nordique

20/04/2012, 09:50 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 20/04/2012 à 09:48

Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

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Logotype de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique

Le groupe confédéral de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NGL) est un groupe du Parlement européen qui regroupe des partis de gauche, de tendance socialiste, antilibérale, anticapitaliste, éco-socialiste, communiste ou post-communiste. Il regroupe essentiellement des organisations membres du Parti de la gauche européenne (PGE), mais aussi de l'Alliance de la Gauche verte nordique, de la Gauche anticapitaliste européenne ou sans affiliation.

Ce groupe de 35 eurodéputés est présidé depuis 2009 par Lothar Bisky1.

Sommaire [afficher

Organisation[modifier]

Le groupe GUE/NGL est un groupe confédéral : il est composé de délégations nationales et de partis membres. Si les partis membres doivent partager des objectifs politiques communs, exprimés notamment dans la déclaration constitutionnelle, ils restent souverains quant à leur ligne politique. Ainsi, le groupe parlementaire apparaît parfois divisé sur certaines questions.

Les députés du groupe se réunissent régulièrement afin de préparer les séances, débattre sur les lignes politiques et voter des résolutions. Le groupe publie également des rapports sur différents sujets (Organisation mondiale du commerce, amiante, esclavage sexuel, …).

Positionnement politique[modifier]

La GUE/NGL à un rassemblement contre la Directive Services à Bruxelles

Fondée en 1994, le positionnement politique du groupe est résumé par sa déclaration constitutionnelle2. C'est sur ce texte que s'engagent les partis membres et les députés associés au groupe à titre individuel. Il développe une ligne politique qu'on pourrait qualifier d'« altereuropéenne », c’est-à-dire opposée à la construction européenne actuelle tout en se disant « profondément attaché à la construction européenne ».

Elle pose trois piliers pour la construction d'une autre Europe : le changement total des institutions afin de les rendre « pleinement démocratiques » ; un nouveau modèle de développement écologique et rompant avec le néolibéralisme, visant à créer un « espace social commun » ; et une politique de co-développement et de coopération équitable.

Le groupe se pose ainsi dans une ligne ne tranchant pas clairement entre réformisme et révolution, laissant à chaque parti le soin de décider de la façon qu'ils jugent la plus adaptée pour parvenir à ces objectifs. De ce fait, il se positionne à la fois « à l'intérieur » des institutions, tentant d'influer sur les décisions prises par co-décision, et « à l'extérieur » de par sa volonté d'une « autre Union » qui ferait « table rase de Maastricht ».

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gauche_unitaire_europ%C3%A9enne/Gauche_verte_nordique

20/04/2012, 09:55 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Vivre est un village le 20/04/2012 à 09:50

Directive Services

La directive du 12 décembre 2006 relative aux services dans le marché intérieur1, dite « directive Services » ou « directive Bolkestein », est une directive de l'Union européenne présentée initialement par l’ancien commissaire européen au Marché intérieur Frits Bolkestein et adoptée dans le cadre de la procédure de codécision — après de multiples amendements qui ont modifié significativement le projet de directive —, par le Conseil européen le 24 juillet 2006 puis par le Parlement européen le 15 novembre 2006, en tant que directive 2006/123/CE2. La directive modifie marginalement la législation sur le marché des services au sein de la Communauté européenne, en simplifiant pour un prestataire de services d'un État membre les conditions dans lesquelles il peut opérer dans un autre État membre.

La proposition initiale de libéralisation des services, votée une première fois par le Parlement le 13 février 2003, a rencontré l'opposition d'une partie de la gauche et de syndicats de plusieurs pays, dont en particulier la France et la Belgique, ainsi que de plusieurs gouvernements (voir la section Débat ci-dessous). Ce projet de directive a également été largement utilisé comme argument par une partie de la gauche ainsi que la droite souverainiste lors de la campagne référendaire française sur le Traité constitutionnel européen en 2005, cristallisant le débat sur l'« Europe libérale » et le mythe du « plombier polonais ». L'échec du Traité constitutionnel européen n'a pas empêché le texte d'être adopté, après des amendements par le Parlement européen en février 2006 afin que le texte ne se réfère plus explicitement au principe du pays d'origine.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Directive_Services

20/04/2012, 10:02 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de melgrilab@yahoo.fr le 20/04/2012 à 08:58

Les Islandais s'étaient déjà prononcés massivement contre le plan de remboursement des quatre milliards d'euros perdus par la banque. coeur-.gif

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas peuvent s'attendre à un nouveau rejet massif. Malgré l'adoption définitive par le parlement islandais de l'accord prévoyant le plan de remboursement de près de quatre milliards d'euros perdus dans la faillite de la banque Icesave, le président islandais Olafur Ragnar Grimsson a appelé dimanche à un nouveau référendum. Le président islandais a essentiellement des missions honorifiques, mais a le pouvoir de décider de convoquer un référendum... procédure qu'il avait déjà enclenchée après le vote par les parlementaires du précédent accord en début d'année 2010. Les Islandais s'étaient alors prononcés contre, à plus de 93%.

«Les citoyens d'Islande seront appelés à voter sur ce nouvel accord sur Icesave» avec les gouvernements britannique et néerlandais, a déclaré Olafur Grimsson qui s'était réjouit en mars du rejet massif du précédent plan auquel il était opposé.

 

Accord plus favorable

Le nouveau texte adopté par les parlementaires islandais mercredi dernier est pourtant plus favorable à l'Islande que celui de l'année dernière. Il prévoit que l'Islande, plongée dans la crise par l'effondrement de ses banques fin 2008, pourra étaler ses remboursements entre juillet 2016 et 2046, à un taux d'intérêt de 3% pour le 1,3 milliard d'euros dû à la Haye et de 3,3% pour le reste, dû à Londres. L'année dernière, l'accord prévoyait un remboursement entre 2016 et 2024 seulement, à un taux d'intérêt de 5,5%.

La Grande-Bretagne et les Pays-Bas souhaitaient ainsi montrer leur bonne volonté dans la recherche d'une solution. Lors d'un récent sondage, le texte avait été approuvé par 57% des Islandais.

Le premier ministre islandais Johanna Sigurdardottir s'est dite très «déçue» par l'appel du président. «C'est décevant. Nous avions anticipé que le président allait signer l'accord sur Icesave», a-t-elle déclaré. «L'accord a été approuvé à la majorité au Parlement et ce n'est pas commun qu'un président s'oppose à un accord adopté à une telle majorité», a-t-elle dit, ajoutant qu'il y avait «peu de chance que la Grande-Bretagne et les Pays-Bas soient prêts à renégocier cet accord». Le 10 janvier 2011, le Fonds monétaire international avait finalement annoncé avoir débloqué la cinquième tranche de son prêt à l'Islande, pour un montant de 160 millions de dollars. Le versement des fonds était jusqu'alors bloqué par l'affaire Icesave.

Aucune date n'a été avancée pour ce scrutin, qui selon le premier ministre, devrait se dérouler «le plus tôt possible. Peut-être dans un mois».

(Avec AFP)

LIRE AUSSI :

» Icesave: L'Islande signe l'accord

» Islande: accord en vue avec Icesave

» Les Islandais rejettent l'accord Icesave

Source : http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2011/02/20/04016-20110220ARTFIG00166-icesave-le-president-islandais-veut-un-nouveau-referendum.php

01/05/2012, 19:35 | Par Bob 92 Zinn

02/05/2012, 10:39 | Par Vivre est un village

Elections législatives en Islande : victoire historique de la gauche dirigée par Johanna Sigurdadottir
Revue de presse internationale par l’ISITPar Caroline LEGUY *, le 28 avril 2009 Imprimer l'article Information sur l'article

*

Responsable du Centre de documentation de l’ISIT

Géopolitique de l’Islande. Revue de presse d’articles en français, anglais, allemand, espagnol et italien.

La coalition de centre gauche du Premier ministre Johanna Sigurdardottir, nommée par intérim en février 2009 suite à la démission du gouvernement islandais précédent, a remporté une victoire historique aux législatives anticipées en Islande face au parti conservateur, jugé responsable, après 18 ans de pouvoir, de l’effondrement du secteur bancaire qui a conduit l’île au bord de la faillite à l’automne 2008. Ce qui a mis la Russie en position d’apporter une assistance financière qui a placé le Kremlin dans une posture favorable. L’élection de Johanna Sigurdardottir ramène sur le devant de la scène la question de l’adhésion à l’Union européenne puisque le parti social-démocrate a fait campagne en faveur d’une demande immédiate d’adhésion et sur la nécessité d’adopter l’euro dans les quatre ans à venir. Cette position n’est cependant pas partagée par son allié Gauche-Verts et divise profondément les islandais. En avril 2009, la candidature de l’Islande à l’Union européenne reste donc informelle, un peu à l’image de la candidature ukrainienne. Au 1er mai 2009, seulement trois pays ont officiellement le statut de candidat à l’Union européenne : Croatie, Macédoine et Turquie.

Source : http://www.diploweb.com/Elections-legislatives-en-Islande.html

@ Bob 92 Zinn

Une petite citation à défaut de mieux Clin d'œil.

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

02/05/2012, 19:44 | Par Bob 92 Zinn en réponse au commentaire de Vivre est un village le 02/05/2012 à 10:39

Merci pour ces infos Vivre est un village. Sourire

Amitié

03/05/2012, 08:03 | Par Vivre est un village en réponse au commentaire de Bob 92 Zinn le 02/05/2012 à 19:44

@ Bob 92 Zinn

Pourvu que le reste de l'Europe s'inspire de l'Islande En prièreEn prièreEn prière En prièreEn prièreEn prière En prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prièreEn prière 

A bientôt Sourire.

Amitié Étreinte.

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