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Une fiscalité carbone au rabais

Le Président de la République a rendu un arbitrage : il y aura bien une taxe carbone dans le projet de Loi de Finances à l'automne, à un prix minimum, limitée aux énergies fossiles avec un retour aux ménages.

Attendons donc la traduction budgétaire de ce discours qui sera présentée au Parlement le 30 septembre prochain, pour poursuivre un débat si mal engagé.

D'ores et déjà, il est sur que le choix présidentiel passe à côté d'une fiscalité apte à engager les mutations de notre schéma économique, très gaspilleur d'énergie et peu compétitif. Dès lors que l'introduction de la taxe n'est pas pensée dans le cadre d'une modification radicale et de fond de notre architecture fiscale, elle condamne le Gouvernement à toutes les contraintes sans qu'il puisse - ou qu'il veuille - disposer d'un levier propre à les lever.Comment s'en étonner dès lors que le Président de la République ne veut pas revenir sur ses erreurs fiscales du début du quinquennat, et qu'il continue de s'y enferrer (baisse de la TVA dans la restauration, bouclier fiscal, etc). Il rate ainsi l'occasion d'engager une politique de sobriété énergétique et d'innovation technologique qui doit s'accompagner d'une aide aux ménages et aux entreprises pour lesquels elle est la plus difficile.

C'était pourtant le moment de jeter les bases d'une sortie de la récession. S'il ne s'agit que d'accrocher une médaille au costume du Président de la République sortant, ce sera de bien peu de poids à Copenhague !

 

http://www.comfinances.fr

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IL faudrait démonter les fumeux calculs de l'ADEME qui devrait se mêler de promouvoir de solutions plutôt que de servir de justification politique au pouvoir (genre Agence indépendante!!!)

Il faudrait peut-être en finir aussi avec le show de mr HULOT.

A part Ségolène Royal ,on n'a pas beaucoup entendu les Présidents de Régions.Ont-il essayé de mesurer les impacts spécifiques à leur territoire ne serait-ce que pour la prochaine campagne électorale?  

  Les informations sont arrivées en torrent. Comme les eaux d'une rivière que l'été assèche et qui soudain déferlent. Petite île de réflexion entre les deux rives je me suis vite senti submergé..J'ai détournée la tête , respiré. Je reviens aujourd'hui. Pour faire le point.Et le tri.

Le Prince a tranché ce qui n'était pas à trancher. Dans une cacophonie de gouvernement à laquelle répondait celle de l opposition.

Jusque dans les derniers avatars médiatiques: un débat à "C dans l 'air" avec le représentant de la Fondation Hulot ,Grandjean et le glaciologue Jouzel.

Ils nous ont dressé et l'un et l'autre un tableau apocalyptique. Que dans l ensemble nous partageons. "Si rien n 'est fait d'ici à 2015 nous allons dans le mur" -Jouzel- Grandjean fut encore plus catégorique et pessimiste. Mais pour eux " c est une vraie mesure". Que, pour écoper le Titanic qui sombre,l'on emploie le dé à la coudre ne les dérange en rien.Que la taxe carbone représente pour les ménages moins de 1,5% de leur budget transport et chauffage. C'est à dire en moyenne moins de 100 euros par an et par foyer/ménage.( et 130 pour les ménages ruraux dont beaucoup, agés ne se déplacent plus)- un paquet de cigarette par semaine.Que cette taxe se trouve rapidement noyée dans une masse infiniment plus conséquente, celle du marché, ne les dérange pas plus. Qu'elle devienne introuvable, invisible alors quelle doit etre si pregnante et visible qu'elle a pour fonction d'operer une mutation ne les dérange pas non plus. Et surtout qu'elle soit redistribuée, annihilée au bénéfice de ceux qui consomment le moins ,donc les riches et les urbains, sans qu'il soit envisagé de faire quelque chose pour ceux qui consomment le plus , les ruraux et les classes populaires, sinon de les inciter en les taxant de 130 euros par an, plus que les autres, à investir dans voitures et chaudières qui coutent dans les 20.000 euros...c 'est, je pense; beaucoup parler pour ne rien dire et essayer de nous faire prendre des vessies pour lanternes.Le seul intérêt des sommes à investir pour être écologiquement correct est nettement supérieur à cette taxe, même dans quelques années quand elle sera non pas de 17 mais de 200 euros/Tonne/l'an...et sans pour autant que l'objectif ait été atteint. Sans compter, dans 5 ou 10 ans, la perte de valeurs des outils et biens achetés ( décote de la voiture de 50% entre autre). Ces classes populaires donc n'accéderont pas à l'écologiquement correct, tout taxé qu'il soit.. Car le vrai problème si tant est qu'on veuille etre conséquent, si tant est que l 'on énonce des vérités auxquelles on croit, si tant est qu'effectivement il y a danger,n 'est pas de redistribuer mais d'orienter via une commission les sommes ainsi levées. De telle façon que le signal prix étant insuffisant par rapport à l'investissement nécessaire, il devienne possible pour tout ceux qui ne peuvent financièrement restreindre leur consommation , de le faire.Mais surtout , contrairement à la Fondation Hulot, je pense que la mesure doit être collective voire "collectiviste " pour employer les mots de Grandjean avec une reprobation palpable, c 'est à dire plutot que d'inciter particulier à acheter pompes à chaleur ou voitures électriques qui ne polluent pas il convient de repenser totalement les structures collectives qui sont, elles responsables des dégagements gazeux.

Ainsi nous avons là effectivement une vision droitière de la taxe. Une redistribition qui permettra via les individus responsables, a terme, de les équiper – via aussi le nouvel emprunt national sur lequel planche également Rocard-tant en voitures propres qu'en chauffages performants avec aides aux entreprises pour peaufiner leur recherche. La taxe devient ainsi le moteur de soutien d'une industrie verte qui doit devenir leader afin d 'exporter ses techniques et ses produits et produire des emplois.

Nous pensons, au contraire, que si nous devons effectivement aider plus efficacement les particuliers et les entreprises, il convient aussi et surtout de générer des économies par des décisions qui réhabilitent les proximités ( tribunaux, écoles, gares, maternités, hôpitaux,commerces....). Et cela, particuliers, aménagement de l espace,entreprises et recherches, par le biais d'une Commission ad hoc disposant des fonds en provenance de la taxe ( donc des fonds en augmentation chaque année)

Qui n'aura donc rien à voir avec la Commission projetée qui aura elle pour tâche de repartir les aides selon les catégories c est à dire de répondre à la question des critères qui décident de qui va recevoir quoi, quels vont être les bénéficiaires de la taxe reversée, de la manne .

Entre les personnes agées, les cagoulés, les retraités en maison, les ruraux, les militaires, les chefs d'entreprise, les voyageurs de commerce, les handicapés, les rmistes, le tout modulé selon les régions et le soleil ( quid de la clim'?)ou la pluie, selon la densité des transports en commun, selon les ages, le statut ( les étrangers en situation régulière, les étudiants ? Les possesseurs de voiture? Les locataires et les proriétaires... Etc... bref une belle usine à gaz qui aura à trancher des aides et surtout videra les possibilités de toute action collective ou touchant à la collectivité.Par effet d'aubaine une grande partie de ces sommes se retrouvera dans des achats faisant marcher les importations et les industries étrangères.Or c est dans le collectif que résident les gains les plus pertinents plus que dans les choix des particuliers titillés par une taxe carbone dé à coudre invisible et sans signification dans leur budget.
D'autant, et cela la Fondation Hulot qui se contente de si peu après, à juste titre, nous avoir effrayé " si nous ne faisons rien", ne le dit pas ou le dit si media voce qu'on ne l entend pas ,qu'en toute logique l'électricité étant retirée du champ de la taxe, elle revient ,en fait ,à faire ripper les dépenses énergétiques vers le nucléaire électrique.

Par ailleurs, et cela non plus la Fondation Hulot ne le dit pas, le réchauffement climatique est l'un des cavaliers de l'apocalypse pas toute la cavalerie.. Le problème de la raréfaction des sources énergétiques, des minérais y compris d 'uranium , de l'eau potable, du bois etc... est aussi ,sinon plus, important surtout si l on prétend se sortir du réchauffement et du C02 en consommant plus en nouvelles voitures en nouvelles chaudières etc...Cela ne fera que hâter une échéance que l on prétend retarder.

C'est pour cette deuxième raison fondamentale une erreur stratégique qui ne favorise que la fraction éclairée des entrepreneurs soucieux de se tailler une nouvelle place de leader dans les énergies nobles ( dont le nucléaire ferait partie).

Enfin et cela la Fondation Hulot n'en parle pas non plus qu'en est-il de la taxe carbone aux frontières? C est a dire de cette taxe qui porterait sur les produits en fonction du kilomètrage parcouru et des quantités de carbone nécessaires à leur production.

Cette taxe, qu'elle soit injuste je ne sais pas et en fait je m en moque au regard des défis qu'elle lève, des problèmes qu'elle entend aider à résoudre. Quand le bateau coule je me moque de savoir si le seau avec lequel j 'écope est plus ou moins lourd que celui de mon voisin . Il me faut écoper. Il faut ici clairement interroger la croissance. Ne pas remplacer une croissance enfumée par une croissance repeinte en vert avec bonne conscience à la clé.. Car c est la croissance qui est mortelle . Plus que les gaz qu'elle génère.

Le "signal prix" est juste le reflet de la volonté politique. Le moins que l on puisse dire est que cette volonté manque. Y compris de la part de cette Fondation qui fut et est encore u n des grands acteurs de la prise de conscience.

 

 

 

Merci pour vos arguments pleins de bon sens : que préconiseriez-vous, quelles pistes verriez-vous à la place de cette taxe carbone injuste autant que périlleuse pour qu'on s'en tire tous ?

Le Président a parlé ! c'est lui qui a fixé le prix, et non le Parlement... ce qui est pourtant son travail, je le déplore. Aux Français de juger.

"Il faut taxer la pollution" a dit le président de la République.Si les mots ont un sens,il ne faut pas taxer la pollution,mais la réduire de manière drastique et nous ne la réduirons que par des changements comportementaux de  chacun d'entre nous et cela passe par une prise de conscience que certes la fondation a permis d'éveiller,mais qui n'est pas relayée par des actes politiques forts,des exemples qui viendraient d'en haut et qui montreraient le chemin à suivre.

Notre Président et son gouvernement croient-ils à l'urgence "écologique" ou se donnent-ils bonne conscience (ou le beau role) en instituant cette taxe qui pourra donner bonne conscience aussi à ceux qui auront les moyens de la supporter facilement (je paye donc je peux continuer à polluer...),alors que les "pauvres" n'ont pas ou peu de possibilités pour modifier leurs comportements.

 

 

 

 

Entièrement d'accord avec kakadoundiaye, mais de grâce, arrêtons de vouloir devenir leader afin d 'exporter nos techniques et nos produits, et cherchons plutôt à partager nos savoirs et à aider les plus démunis.

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