Thématiques du blog
A Dangerous Method - duel de points de vue
Réalisateur David Cronenberg
Date de sortie 21.12.2011
Durée 1h39
Suite à la critique publiée le 9 janvier dernier par Bobi sur A Dangerous Method (David Cronenberg), Billy a tenu à réagir pour apporter un contrepoint, et ce sous la forme d’un « duel », à l’instar de celui consacré à Dernière Séance de Laurent Achard. Ci-dessous confrontation de ressentis et d’idées touchant à la grimace, Mad Men, l’empaillement et le vertige.
BILLY : Bobi, tu as trouvé que A Dangerous Method était un film frustrant du fait que son sujet, trop dense, méritait d’être étiré dans le temps sous la forme d’une série, plutôt que d’être contraint par le format trop court d’un film d’1h40. Je ne te rejoins pas du tout, pour moi ce film porte en lui justement tout ce qui peut faire la différence avec la série, à savoir une réelle présence de la mise en scène.
BOBI : Je t’arrête une seconde si tu veux bien. Est-ce que tu veux dire que dans le format d’une série la mise en scène aurait moins d’importance que dans une œuvre de cinéma de fiction ? Ou que tu me prêtes cette opinion ? J’espère que mon article ne conduit pas le lecteur à le croire, car ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Mon propos, si je le reformule un peu, était de pointer une impossibilité pour ce film de donner au spectateur une sensation directe du vertige propre à son sujet. La forme de la série aurait pu à mon avis le permettre sans forcément congédier un travail de mise en scène spécifique.



Tous les commentaires
J'aime beaucoup le regard de Billy sur ce film captivant.
Pour ma part, j'avais écrit un bref billet :Le Vif du Sujet sur mon blog.
Et la notion d'empaillement m'intrigue et me plaît.
Merci Leventseleve2012. Oui, dans A Dangerous Method Mortensen ressemble à un vieil hibou empaillé. Encore une grande performance d'acteur de sa part !
Ce que j'ai trouvé intéressant aussi, c'est que Cronenberg a su garder ses distances critiques vis à vis des deux méthodes alors que l'on devine, de par sa filmographie proche du fantastique, qu'il est beaucoup plus proche des théories de Jung qui s'appuie sur d'autres sphères que celle du rêve. Jamais il ne ridiculise Freud, malgré son rigorisme, et il ne ménage pas non plus Jung lorsqu'il traite de sa vie de famille. Bref son regard est acéré et donne envie d'en savoir plus sur ces deux hommes.
Billy de BUB
Un triangle parfait: personnages & acteurs.
Freud, Jung, et sous la sculpture du Sphinx,
énigme du plaisir féminin, Sabina Spielrein.
Bien vu !
Billy de BUB