Mar.
21
Oct

MEDIAPART

Connexion utilisateur

Programmes des rencontres et débats du mercredi, dans le cadre de Barbès Café


Si l'histoire de l'immigration algérienne, de l'exil, est à donner en spectacle , elle est aussi à comprendre à travers la littérature, le mouvement des femmes, la guerre de libération. Et justement , cette année étant celle de  la célébration du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, qui mieux que les écrivains, les militants, les historiens sont les témoins de cette Histoire.
Quand la littérature devient l'expression, le témoignage fictionnel du rapport à l'Algérie, de nombreux auteurs vivant en France, issus de l'immigration, ou venus ces dernières décennies, leurs romans souvent évoquent l'Algérie. Une Algérie rêvée, une Algérie meurtrie, qu'elle soit souvenir ou dans leur imaginaire, elle est ancrée en eux. , Alors, les récits, les histoires,   des uns et des autres, qu'ils soient fictionnels, souvent renvoient à des vécus, des parcours singuliers dans cet aller retour entre la France et l'Algérie. Etre ici, écrire ce qu'es ou que fût l'Algérie pour chacun, reste un exercice de style , souvent à fleur de peau.
Alors en introduction au spectacle , chaque mercredi, venez découvrir "les rencontres du Barbès Café" une sorte de café littéraire, un moment à partager avec
Mohamed Kacimi, un auteur qui adolescent découvre Rimbaud et les surréalistes. Après des études de littérature française à Alger, il vient s'installer à Paris. Sa littérature s'inscrit pleinement dans cette recherche "être ici et penser là-bas..." . Aujourd'hui, son écriture devient théâtrale et sa nouvelle création "Babylone City" exprime le vivre ici, dans sa complexité identitaire.
Venu d'Oran, Abdelkader Djemai, journaliste en Algérie, auteur d'une quinzaine de romans et de récits. Il débarque en France dans  les années sombres, menacé, lui aussi comme tant d'autres journalistes et écrivains, quand certains y laisseront leur vie.
Son 1er roman "un été de cendres" révèle une Algérie meurtrie. Spécialiste d'Albert Camus , on lui doit aussi des récits de voyages, de banlieues... Il prépare actuellement un récit sur l'Emir Abdelkader.
L'immigration algérienne des années 50, ouvriers de l'automobile, de la sidérurgie ou du bâtiment , grossit le mouvement ouvrier, leurs enfants ne vivront pas comme eux.
Pour Akli Tadjer ,fils d'immigrés, sa plume,  c'est Gentilly, les cités HLM, les bandes... Une adolescence classique, mais attiré par la lecture, et développe un goût pour l'écriture. Son premier roman "les A.N.I. du Tassili" retraçait la traversée de la Méditerranée, d'un fils d'immigrés,  va installer une écriture liée  à l'immigration. D'autres romans, planteront un décor de banlieue, d'histoire aussi, avec "le porteur de cartable" , évoquant les années 60, et le combat de la guerre de libération, dans cette immigration. Il vient de publier "la meilleure façon d'aimer" , magnifique quête d'une mère à son fils, il n'est jamais trop tard pour s'aimer. 
Pour d'autres immigrés, la plume est l'affirmation d'un parcours singulier et audacieux, celui d'Hamou Bouakaz, qui s'inscrit plus dans une littérature biographique, évoquant son histoire, sa réussite sociale , son  engagement politique, nécessaire aujourd'hui, pour exister à part entière. Il est actuellement élu à la Mairie de Paris.
Lorsque l'on évoque l'immigration, toutes communautés confondues, les femmes sont absentes. que ce soit dans les statistiques , ou dans leur réalité sociale. Mères au foyer, gardiennes des traditions, mais aussi battantes dans une société qui souvent les relègue à un  statut mineur, en France sous la "responsabilité" de leur mari, en Algérie dans un code de la famille les enfermant dans les cuisines...
Alors pour en savoir plus , sur l'engagement des femmes algériennes, hier résistantes aujourd'hui toujours en colère, des femmes viendront témoigner de leur combat.
Révoltées encore de cette injustice, elles s'y opposeront. Poursuivant le combat , elles retournent à "l'extérieur" manifestations, mobilisation , c'est la rue pour dire haut et fort "20 ans barakat"  , c'est la campagne de mobilisation, pour dire "20 ans ça suffit" au code de la famille, surnommée par elles, le code de l'infamie...
Plus tard, elles mènent sans relâche le combat contre le terrorisme et l'obscurantisme qui conduit la société civile et particulièrement les femmes dans un retour religieux et des mentalités, voulant imposer aux femmes&nbspla charia" alors que l'Algérie qui se voulait libre et indépendante se construisait avec elles. Aujourd'hui, elles sont toujours  battantes et là pour défendre leur droit. Des femmes de toutes générations d'ici et de la-bas , viendront témoigner , ainsi, Wassila Tamzali, est militante et auteure d'ouvrages sur les femmes algériennes, fera un rappel historique des "moudjahidates" militantes  pendant la guerre de libération, en France, Fouzia Baba Aissa, Fonds pour les femmes en Méditerranée , présentera ce mouvement qui apporte un soutien aux initiatives créatrices des femmes , qu'elles soient artistiques, citoyennes....tandis que
Mimouna , responsable de l'association Afrika de la Courneuve, défend le droit et l'égalité des femmes dans les quartiers.
Dans le spectacle BARBES CAFE , un spectacle en chansons, et mise en image, écran renvoyant à l'histoire de l'immigration algérienne : bidonvilles de Nanterre, chansons dans les cafés de banlieue, manifestation du 17 octobre 1961...
Les traces de la guerre d'Algérie, s'inscrit également dans l'image. La guerre a produit des photographies , des séquences filmées .... Il reste aujourd'hui des images d'archives, des témoignages contemporains,  des photos prises hier, des restitutions aujourd'hui, sont nécessaires pour avoir trace et mémoire de la guerre d'Algérie :
Mehdi Lallaoui, réalisateur , auteur de "le silence du fleuve" 17 octobre 1961, les massacres de Sétif , 8 mai 1945, une série de documentaires sur le thème "pour en finir avec la guerre" , documentaires présentant des témoignages d'appelés, les  signataires de l'appel des 121, des figures historiques de la guerre de Libération...et Gilles Manceron, historien, spécialiste de la colonisation, auteur d' ouvrages consacrés à la guerre d'Algérie. Membre de la Ligue des Droits de l'Homme.
Un rendez vous historique , pour rappeler à notre mémoire qui serait oublieuse la vérité sur le 17 octobre 1961, sur le passé colonial....
Les rencontres seront animés par Samia Messaoudi , auteure, journaliste BEUR FM et CLARA MAGAZINE
et Mustapha Harzoune, auteur, journaliste, auteur, Hommes et Migrations (Cité Nationale de l'histoire de l'Immigration)
Renseignements : Cabaret sauvage, 01 42 09 03 09

Newsletter