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20
Avr

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Le bon Moine de Marcigny

Fable dominicale

Une légende usurpée ...

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Il était une fois un gentil moine de l'ordre des Récollets. C'était un brave franciscain habillé de gris. Simple et bonhomme, il aimait à jardiner pour ses frères et sortait peu du couvent. Il faut dire que le pauvre père Fouessard était porteur de malformations congénitales qui en faisait la risée des enfants et des gens malintentionnés. Pourtant, il n'y avait pas plus paisible et brave que ce bonhomme-là !

 

Drame bovin sur le Ségala.

À défaut de mouton ...

Conflit de génération.

 

Il était une fois deux fermes voisines sur le Ségala. Les familles y vivaient en paix, on peut même dire que la concorde et l'amitié régnaient en maîtresses des lieux. Tout allait bien, du moins en apparence, car comme souvent, le mal sournois de la jalousie ronge même les esprits les moins sujets à ce genre de stupide gangrène sociale.

De la table à la tablette


L'autodafé moderne

 

Le bon président du conseil général du Loiret ne sait plus quoi inventer pour se faire remarquer. Après son arrêté anti-mineurs étrangers qui vient d'être recalé par le préfet du Loiret, ce grand homme a décidé de défrayer la chronique en menant une expérience unique en France. Dans la ville qui l'avait placé sur les fonts baptismaux de la politique, ce visionnaire des temps modernes a équipé les 510 élèves et 45 professeurs du Collège Gaston Couté de tablettes numériques pour leur éviter de transporter des livres.

Restauration rapide


L'oxymore indigeste …

 

Notre gastronomie élevée au rang de patrimoine mondial de l'humanité, la chose pourrait prêter à se réjouir, à se lécher les babines si nous ne laissions pas dans le même temps, envahir nos villes et désormais nos villages, par les succursales de la mal-bouffe et du mauvais goût réunis. Mais contre les tendances lourdes de notre civilisation de l'inconséquence, nous ne pouvons guère que sortir nos mouchoirs et avaler notre salive.

La visite de stage.


Se faire tout petit …


 

Voilà bien un rude moment à passer quand il faut se rendre sur un lieu de stage à la rencontre des adultes qui prennent en charge nos élèves. Il faut en avaler des couleuvres pour ne pas s'emporter contre la dureté des propos, l'incapacité à prendre en compte la réalité des problèmes que connaissent nos pauvres élèves en difficulté!

 

Je partage.


Le ricochet du cœur.

 

La toile a ceci d'étrange que les émotions et les sentiments s'y répandent comme une traînée de poudre. Oh, bien sûr, il est plus facile de faire effet et succès avec des images choc ou graveleuses, des clichés à scandales ou des vidéos indignes ; ce monde baigne dans la médiocrité et internet contribue largement à ce triste phénomène. Pourtant, parfois, le meilleur parvient à faire son trou, à trouver une modeste place dans ce flot d'immondices.

Remettre le bulletin.


L'impossible rencontre.

 

Les modes en matière d'éducation sont ainsi faites qu'elles enferment une institution tout entière derrière de fausses bonnes idées , des solutions qui ont apporté une réponse satisfaisante à un moment donné, dans un contexte donné mais qui s'avèrent totalement inefficaces, en d'autres circonstances. Il en va ainsi pour la désormais célèbre soirée de remise des bulletins aux familles.

 

Raconter par le cœur

 

Le conférencier et le bonimenteur.

 

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Il était une fois un pauvre raconteur d'histoires qui, d'aventure, se mit en tête d'aller écouter un docte personnage, conférencier reconnu, membre éminent de la société savante. L'important devait tenir un discours sur la Loire et ses aménagements : « Les Levées et les Turcies ». Il y avait de quoi nourrir la curiosité du bavard et éclairer sa lanterne toujours avide de connaissances.

 

Vider la maison.


Le dernier deuil.

 

Mourir, c'est partir définitivement. Pourtant, le défunt n'a pas laissé place nette. C'est quand les enfants, les proches, ceux qui restent, vident la maison que l'absence se fait la plus tangible, que le départ est le plus cruel.

Coupez !

Ainsi donc …

 

Ainsi donc, notre nouveau premier ministre, ce personnage si important, vient de prendre, sur recommandation de François le second, une première décision enfin porteuse d'espoir, du moins le pensent-ils, lui et son maître ! Il interdit désormais la présence des téléphones portables lors du conseil des ministres. Nos chers responsables devront laisser à la porte ce mouchard insupportable, ce jouet pour adulte, ce maudit marqueur de l'indélicatesse et de la dispersion.

 

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