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Un billet et tous ses commentaires.


Échanges à fleurets pas toujours mouchetés

 

Écrire un billet quotidien n'est pas l'essentiel du défi que je m'impose depuis quatre longues années. Le texte est envoyé au fil de la grande vague, il vit sa vie et provoque parfois des réactions, des réponses, des commentaires auxquels je me suis astreint à répondre systématiquement. Parfois, le billet ne provoque aucun écho, pas le plus petit émoi, ni la moindre colère. C'est un coup d'épée dans l'eau, un silence lourd de reproches et d'indifférence.

 

D'autres fois, il provoque une avalanche de remarques. Le débat fait rage, la réplique est cinglante, le propos vif ou virulent, acide ou bien perfide, méchant et carrément vachard. L' auteur n'en mène pas large, il prend des coups et doit riposter, il reçoit des éloges et ne doit pas tout à fait leur donner crédit, il est moqué et ne peut s'en offusquer. Il est balloté d'un sentiment à l'autre et souvent pour le même billet.

 

Ayant fait le choix, par les circonstances plutôt que par une volonté initiale mégalomaniaque de proposer ma prose en divers lieux, je suis confronté à des publics et des réactions très différentes suivant les sites. Cependant, on peut trouver des invariants qui déterminent des grandes familles de commentateurs. Je vais essayer de n'oublier personne. Quant à n'en froisser aucun, la chose est impossible sur la toile.

 

Il y a les amis fidèles. Inconnus pour la plupart, ils ont pris l'habitude de venir lire et le plus souvent de déposer un petit mot au bas de la page. Ceux-là sont amicaux, compréhensifs, bienveillants et fraternels. Ils sont le plus souvent en phase avec les opinions que vous avancez. Pas de surprise, ils ne vous mettront jamais en difficulté. Mais ils sont si souvent là que quand ils ne vous adressent aucun signe, vous devinez que votre production leur a déplu, ne fut pas à la hauteur des précédentes. Leur silence est le plus lourd des reproches …

 

Il y a les opposants permanents. Jamais en accord, toujours en décalage, ils viennent vous piquer, vous provoquer, tenter de vous fâcher avec une régularité qui ne cesse de vous surprendre. Parfois irrité, blessé, courroucé par un commentaire plus agressif que les autres, vous leur avez répondu avec la même veine. Vous avez pensé les écarter définitivement. Que nenni, un lien curieux de répulsion réciproque vous pousse à les retrouver le billet suivant. Eux aussi font un peu partie de la famille.

 

Il y a les adversaires idéologiques. Ceux-là ne pointent le bout de leur clavier que pour des sujets à forte valeur politique. Ils sont sans pitié. Chaque mot est décortiqué, retourné, analysé, commenté avec une redoutable précision. Vous ne pouvez échapper à leur rhétorique. Répondre point pour point serait entrer dans une vaine polémique, une perte de temps et d'énergie. La pirouette, l'humour, le jeu de mot, la réponse à contre temps sont alors manière élégante de rester courtois sans entrer dans le conflit qui fâche.

 

Il y a les sympathisants, les partenaires de routes, les membres du même clan. Il n'est pas facile de leur répondre. Redonder serait leur manquer de respect, flatter serait mal venu. Il faut trouver un angle d'attaque, éviter la paraphrase, aller plus loin et parfois ailleurs. Ils doivent sentir la connivence tout en percevant une légère différence. Ceux-là exigent réflexion et mesure. Une réponse trop brève pourrait les blesser.

 

Il y a les rois de la pique ou du trait. Un mot, une phrase bien sentie et qui fait mouche. En accord ou en opposition, on devine qu'ils ont peaufiné la réplique, soigné la saillie. C'est avec le même esprit de synthèse qu'il faut leur répliquer. C'est là une belle école de la langue, de l'à propos, de la formule qui gicle. L'humour est de mise, la vacherie se doit d'être ironique. Ils vous poussent dans vos retranchements, ce sont de terribles censeurs.

 

Il y a les commentateurs si bavards qu'ils vous renvoient des réponses plus longues que votre billet. Ils partent en tous sens, usent et abusent de références et de renvois, cherchent la petite bête, exigent une précision de professionnel. Il n'est pas question de rentrer dans leur jeu. Face à leur logorrhée délirante, vous n'avez d'autres ressources que la concision et la sélection. Vous prenez une seule remarque et répondez d'une pirouette, d'un aphorisme, d'un trait d'esprit. Au-delà, vous risquez d'être mangé tout cru.

 

Il y a les experts. Ceux-là, sont les plus redoutables. Vous avez osé venir sur leur plate-bande. Vous vous retirez sur la pointe des pieds, vous les félicitez pour leur combat, leur savoir, leur énergie. Vous évitez d'apporter des arguments, vous n'êtes pas de taille. Vous reconnaissez leur victoire, baissez pavillon et virez courtoisement de bord. De toute manière, vous ne ferez jamais le poids !

 

Il y a les trolls, les tenants d'une pensée à sens unique. Ils sont impitoyables, grossiers, vulgaires, obtus. Rien à tirer de ces moulins à truismes, de ces rois de la réponse fournie dans un groupuscule quelconque. Ils débitent un catéchisme idéologique d'une rare virulence. Vous ne devez pas vous laisser engluer par leur prose. Vous devez vous sortir du piège en mettant les rieurs de votre côté. Il y va de votre survie car les trolls font vite des petits.

 

Il y a encore tous les autres, les occasionnels, les timides, les incertains, les émotifs, les taiseux, les maladroits, les impudiques, les incompréhensibles, les illisibles, les grossiers, les poètes, les princes du copier-coller, les chantres de You-Tube, les accros du cliché, les spécialistes du smiley. Chacun fait avec ses moyens et vous aurez alors à trouver réponse adaptée.

 

Il y a tous ceux qui ne vous envoient pas de commentaires. Lecteurs silencieux, ils gardent pour eux leur impression, leur colère ou leur plaisir. Ils sont le plus grand nombre et c'est à eux que vont aujourd'hui mes pensées affectueuses. Quant aux autres, j'espère qu'ils ont trouvé chaussure à leur pied. Je vous souhaite à tous bien le bonsoir !

 

Commentairement vôtre.

Tous les commentaires

17/01/2013, 08:18 | Par Gilbert Pouillart

Reste à dire pourquoi l'on parle, ou écrit, C.N., que ce soit initiative peronnelle, ou commentaire.

Certzins-certaines  ont besoin de "s'exprimer"', laisser sortir ce qui les ronge ou les exaspère. D'autres ont envie de parler avec...de bavarder-causer-débattre. D'autres encore veulent apprendre, ou comprendre, cherchent dans ce qui est sur l'écran ce qui les surprendra, les interrogera. D'autres cherchent sympathie, amitié, ou même simple contact humain, parce que leur vie en est pauvre. D'autres veulent faire triompher leurs idées, opinions, croyances.  Il en est qui veulent surprendre, captiver, séduire, faire répondre. Et même, il y en a qui voudrzaient rendre service, informer, réconforter, rassurer, consoler, aider.

Et je crois que chacun-chacune devant son clavier est un peu de tout cela, avec des dosages qui varient selon les jours et les moments. Et l'histoire personnelle hors Club et dans le club, pousse à jouer ou assumer tel ou tel personnage.

Il faudrait ne jamais oublier que le bilan général, perso ou commun, se devrait d'être positif... Bonne journée, compagnon de clavier...

17/01/2013, 08:24 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Gilbert Pouillart le 17/01/2013 à 08:18

Gilbert

Vous êtes de ceux qui me disent indirectement si mon billet fut utile ou bien insipide.

Vos silences signent l'indigence du propos.

Vos commentaires ne sont pourtant pas des blancs seings

Vous avez la dent dure ou tendre, explicative ou vagabonde.

Vous êtes le sage qui prend de la hauteur. Merci

17/01/2013, 08:28 | Par mcgjm

Très bien vu !

Il y a aussi ceux qui lisent à peine votre billet, écrivent non pour commenter mais pour occuper le terrain et faire leur pub. Inutile de leur répondre.

17/01/2013, 08:30 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de mcgjm le 17/01/2013 à 08:28

MCGJM

 

Ceux-là ils se démasquent souvent !

Leur répondre est magré tout une règle. Mais vous avez raison, combien de textes sont-ils lus réelement ?

Ça fait peur !

07/04/2013, 19:12 | Par e5k1m0 en réponse au commentaire de mcgjm le 17/01/2013 à 08:28

et ceux encore plus malin qui dénnonce ce type de comportement pour se faire eux de la pub sans se faire démasquer. Je taquine bien sur :)

17/01/2013, 09:21 | Par GILLES WALUSINSKI

Tous les matins, il y a deux billets voisins dans le fil de Médiapart, celui de Juliette Keating et celui de C'est Nabum. Les lire tous les deux devient un rite. Juliette pratique un pessimisme suffisamment démoralisant pour susciter des commentaires rassurants ou complaisants... Ici les ballades sur la Loire nous cultivent et la contemplation peut rendre muet d'admiration. Pour le reste la crainte de se retrouver malgré soi dans une des catégories ci-dessus ou celle de n'avoir rien d'intelligent à proposer peut justifier un silence momentané gage d'une amitié respectueuse!

17/01/2013, 09:25 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 17/01/2013 à 09:21

Gilles

Le piège est grand et quelques personnes m'ont déja reproché ce billet

Faire des catégories, le grand défaut des naturalistes d'antan. Vieil instituteur, je tombe dans le piège, naturellement.

Certains font des herbiers, moi je collecte les commentaires pour mon plus grand bonheur.

Faut-il m'en blâmer ?

17/01/2013, 09:37 | Par lesmees

Comme l'écrit Gilles :

"celle de n'avoir rien d'intelligent à proposer peut justifier un silence momentané gage d'une amitié respectueuse!"

C'est tout à fait ça !

Bonne journée

17/01/2013, 11:46 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de lesmees le 17/01/2013 à 09:37

 LESMEES

J'espère qu'il en est toujours ainsi !

17/01/2013, 11:47 | Par lesmees en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 11:46

Oui

17/01/2013, 12:52 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de lesmees le 17/01/2013 à 11:47

LESMEES

 

Merci 

17/01/2013, 09:49 | Par JoëlMartin

Il y a aussi celles et ceux qui recommandent sans éprouver toujours le besoin de commenter...

Bonne journée, C'est Nabum

17/01/2013, 11:47 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de JoëlMartin le 17/01/2013 à 09:49

JOËLMARTIN

 

Diantre, je les ai oubliés et ils sont nombreux

 

J'en suis confus ...

22/01/2013, 11:11 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 11:47

Vous êtes bien excusable, cher Nabum.

Ils sont nombreux mais si discrets qu'ils se font oublier...

Alors que la plupart des trolls se rappellent trop souvent à notre (mauvais) souvenir...

17/01/2013, 10:08 | Par oregon

 

Bonjour C'est Nabum, j'aime bien vos billets et je pense comme Gilles ci-dessus.

Un petit poème intitulé Dialogue :

 

Nos jeux de mots sont des délires,

De l'ironie dans la satire,

Intolérance en nos plaisirs.

Je veux truquer les mots truqués,

De nos paroles abusées,

Ne plus chercher désespéré.



Est-ce le dialogue qui nous tracasse

De par le fait de ses impasses

Répercuté comme des menaces?

Le paradoxe de la censure

Dans nos langages nous démesure

En de cruelles créatures.



Je ne cherche pas à être juge

Mais les paroles sont un déluge

Qui font de nous des armuriers.

Le poids de force des points de vue

Est à chacun si absolu

Que l'indulgence est peine perdue.



Est-ce que l'amour est un parcours,

Une mouvance qui suit son cours

Dans l'apparence de chaque jour?

Est-ce que la vie est une logique,

Une peine perdue dans le tragique

Dans cet ensemble chaotique?

17/01/2013, 11:49 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de oregon le 17/01/2013 à 10:08

 OREGON

Grand merci

22/01/2013, 11:12 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 11:49

Que ce poème est joli !

Un grand bravo.

17/01/2013, 10:53 | Par bernard01

je ne cherche qu' a jaugé,

mais les paroles sont faites pour etre débitées

17/01/2013, 11:49 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de bernard01 le 17/01/2013 à 10:53

Bernard

J'aime beaucoup votre formule

17/01/2013, 11:08 | Par jean-philippe vaz

Des billets, des commentaires

Autant de bouteilles jetées à la mer

Qu'ils soient joyeux, tristes, amers

C'est l'humanité comme en terre

Les différences comme cratère

Explosent les caractères

Flots de lave sans frontières

Sans gardiens, sans cerbères

L'expression, seul critère

Nous pousserait à le faire...

17/01/2013, 11:51 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de jean-philippe vaz le 17/01/2013 à 11:08

Jean-Philippe

Merci encore

Quand à la bouteille à la mer d'autres répondent par des bonhommes merveilleuses.

17/01/2013, 12:08 | Par Joël Villain

Iyé, super ce billet "mode d'emploi".. Je n'avais pas, loin s'en faut, poussé l'analyse aussi loin...je m'en vais, de ce pas, le relire....Sourire

17/01/2013, 12:53 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Joël Villain le 17/01/2013 à 12:08

Joel

Attention ! La relecture est parfois indigeste !

17/01/2013, 12:22 | Par Joël Villain

Cher "C'est Nabum", alors j'ai relu ton billet... Dans tes oeuvres variées , dés fois tu m'enchantes, des fois tu me gonfles et dés fois j'y comprends que dalle, mais elles ne me laissent jamais indifférent....

17/01/2013, 12:54 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Joël Villain le 17/01/2013 à 12:22

Joel

J'aime être dans ces trois catégories.

Je ne suis pas là pour être consensuel et je me réjouis tout autant d'être apprécié que d'énerver !

17/01/2013, 12:54 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Joël Villain le 17/01/2013 à 12:22

Joel

J'aime être dans ces trois catégories.

Je ne suis pas là pour être consensuel et je me réjouis tout autant d'être apprécié que d'énerver !

17/01/2013, 12:23 | Par passifou

J'ai vu votre billet sur le tracker un bon moment, comme d'autres avant de venir jeter un oeil.

On n'a pas le temps pour tout.

Mais je ne regrette pas le détour.

17/01/2013, 12:55 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de passifou le 17/01/2013 à 12:23

Passifou

Hélas, le temps nous manque souvent ...

 

Merci pour le détour

17/01/2013, 12:55 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de passifou le 17/01/2013 à 12:23

Passifou

Hélas, le temps nous manque souvent ...

 

Merci pour le détour

17/01/2013, 13:04 | Par Danyves

Bonjour,

Je recommande, sans déranger plus, ce si joli fil de billets.

17/01/2013, 13:54 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Danyves le 17/01/2013 à 13:04

DANYVES

 

Vous ne dérangez nullement !

17/01/2013, 13:10 | Par Hors Ligne

C’est magnifiquement décrit, on aurait du mal à faire mieux.

17/01/2013, 13:55 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Hors Ligne le 17/01/2013 à 13:10

 SIC

Ne l'ébruitez pas, je pourrai le croire ...

17/01/2013, 13:16 | Par Pierre Caumont

Assurémenent, votre verbe glisse dans l'air comme une lame bien affûtée, qui découpe le silence en fines lettres, votre jeu de jambes ne manque pas non plus de souplesse et d'élégance, dans l'esquive comme dans l'attaque, et vous avez par devers-vous quelques bottes dont vous avez le secret pour épater la galerie avec pareille enfilade de portraits façon La Bruyère, mais ne l'ébruitez pas, vous pourriez en tirer de l'orgueil, or rien  ne vaut l'humilité et la peur du "vide papier que la blancheur défend" pour tremper l'âme des bretteurs aguerris dont, de toute évidence, vous faites partie : en garde !  Par Cyrano et tous les démons ondoyants de la Dordogne, ça donne envie de croiser le verbe.Cruciformement vôtre.              

17/01/2013, 14:00 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Pierre Caumont le 17/01/2013 à 13:16

Pierre

Vous citez un de mes modèles

Enfant j'ai grandi avec "Les caractères !" 

C'est pourtant au Rugby que j'ai découvert les bretteurs. Jacques Fourroux fut mon maître de querelle. J'avoue que je l'exerce bien à l'opposé de son espace d'éloquence. Mais si ses idées m'étaient odieuses, son verbe m'émerveillait.

Quant à l'ami Cyrano, depuis un certain Depardieu, il m'arrive de ne plus supporter la tirade du nez. J'en suis navré

17/01/2013, 13:26 | Par richard crevier

Cet échange d'amabilités est aussi creux que comique !

17/01/2013, 13:31 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de richard crevier le 17/01/2013 à 13:26

Etes vous si profond à juger ainsi de nos creux?

17/01/2013, 14:02 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de richard crevier le 17/01/2013 à 13:26

Richard

 

De ce creux, je ferai ma tombe et votre commentaire sera mon épitaphe !

22/01/2013, 11:14 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 14:02

"Cet échange d'amabilités est aussi creux que comique !"

Tandis que ce commentaire est d'une rare profondeur...

 

17/01/2013, 13:29 | Par Patrig K

C'est Nabum quoi ..

Votre lecture est plaisante, meme si nos accords sont loin d'etre toujours à l'unisson ..

La symphonie idéale existe t ele ?  Combien meme, elle serait ennuyeuse, très rapidement ..

C'est comme ça , quoi .. Merci

17/01/2013, 14:03 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Patrig K le 17/01/2013 à 13:29

PatriG

Rien n'est pire que l'accord parfait !

Ce sont de nos désaccords et de nos différences que nous nous renforçons

22/01/2013, 11:19 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 14:03

En musique, les deux types d'accords, parfait ou dissonnant coexistent souvent harmonieusement.

Comme chez Françis Poulenc.

Ce qui est étonnant dans cette musique, c'est que lorsqu'on vient d'entendre un long passage dissonnant et qu'on commence à s'habituer, c'est un soudain accord parfait qui paraît dissonnant...

Ce n'est pas tout à fait pareil, sur un fil...

17/01/2013, 13:39 | Par autogestion

Une chose est sure : Les commentaires ne vous laissent pas indifférent. Pour autant, je ne suis pas certain que les interprétations que vous leur donnez correspondent toujours à la réalité. Reconnaisez que votre lecture peut être parfois fondée et parfois phantasmée, sans que ce terme soit péjoratif. En tout cas il y a toujours un risque à vouloir enfermer les gens dans des cases ou des catégories. En d'autres termes et même si vous étes agréable à lire, votre démarche n'est elle pas un peu réductrice ? Cordialement.

17/01/2013, 13:50 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de autogestion le 17/01/2013 à 13:39

Suivre une démarche pas à pas vaut mieux que de s'embrouiller avec le dérailleur!

22/01/2013, 11:20 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 17/01/2013 à 13:50

Surtout pour qui ferraille après une délation... Clin d'œil

Moël Jartin

17/01/2013, 14:04 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de autogestion le 17/01/2013 à 13:39

Philippe

Je suis le fou et ne cesse de changer de case.

Je n'enferme personne, je place le pion et libre à chacun de le déplacer à son tout.

Ceci n'est qu'un jeu et tant pis si vous me croyez "mat"

17/01/2013, 14:00 | Par Lefrançois

Si pour avoir votre affection il faut se taire, alors je me tais.

17/01/2013, 14:06 | Par C’est Nabum

Lefrançois

J'ai du mal m'exprimer

Silence et bruit sont deux facettes d'une même histoire, la nôtre ! 

Les blogueurs sont des gens étranges et il n'est pas facile de les comprendre vraiment?

24/01/2013, 00:12 | Par Lefrançois en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 14:06

je peux vous citer "Il y a tous ceux qui ne vous envoient pas de commentaires. Lecteurs silencieux, ils gardent pour eux leur impression, leur colère ou leur plaisir. Ils sont le plus grand nombre et c'est à eux que vont aujourd'hui mes pensées affectueuses"

donc si je comprends bien votre réaction l'essentiel était de décliner, d'équilibrer formellement le texte sans trop tenir compte de la pensée....il ya ceux qui il ya ceux qui et au final pour conclure etc...

17/01/2013, 14:06 | Par Grain de Sel HV

Personnellement, je vous lis souvent même si je ne commente que rarement. Ne surtout pas céder au découragement....

Bien à vous

17/01/2013, 14:21 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 17/01/2013 à 14:06

Grain de sel

 

Nul découragement je vous rassure. Celà dure depuis 4 ans et je sais que ce genre est ingrat. Je ne compte pas changer de manière !

17/01/2013, 14:34 | Par GILLES WALUSINSKI en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 14:21

J'aimerais bien que ma nière soit aussi courageuse que la vôtre!

17/01/2013, 14:52 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de GILLES WALUSINSKI le 17/01/2013 à 14:34

Gilles

Notre nière ! L'union fait la force chez les nières aussi !

22/01/2013, 11:21 | Par JoëlMartin en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 14:52

Patron, une nière sans faux-col !

17/01/2013, 23:14 | Par Grain de Sel HV en réponse au commentaire de C’est Nabum le 17/01/2013 à 14:21

Alors tant mieux ! Votre nière me convient tout à fait ! Rigolant

18/01/2013, 06:44 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Grain de Sel HV le 17/01/2013 à 23:14

GRAIN DE SEL

Méfiez-vous des gabelous cependant ... Nous sommes sur la Loire !

17/01/2013, 18:53 | Par Bruno Smulkowski

Bouhouhouh ! Snif ! Et moi ! Vous m'avez oublié !En pleurs

Pas rancunier, je veux bien vous offrir ce commentaire : Excellent.

17/01/2013, 19:43 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de Bruno Smulkowski le 17/01/2013 à 18:53

BRUNO 

 

Ainsi vous auriez échappé au scalpel ?

Comment ai-je pu vous oublier ?

Pardon

17/01/2013, 22:27 | Par vertige

Nous sommes multiple ou pluriel, au choix. Se retrouver ici et là ?
Vous voyez si juste, C'est Nabum, que parfois ne pas vous le dire me semble ingrat !

18/01/2013, 06:44 | Par C’est Nabum en réponse au commentaire de vertige le 17/01/2013 à 22:27

VERTIGE`

Soyez ingrate !

19/01/2013, 00:27 | Par vertige en réponse au commentaire de C’est Nabum le 18/01/2013 à 06:44

De votre message reçu, je n'y manquerai plus.
Bon vent de Loire, C'est Nabum. 

18/01/2013, 16:17 | Par Demandre

Bravo pour la video et  son texte si sympathique.Monique. D

22/01/2013, 11:03 | Par Jaren

"La confiance fournit plus à la conversation que l'esprit"

... il l'a déjà écrit. C'est donc 1 copié/collé

Je lis souvent C'est Nabum

22/01/2013, 13:46 | Par ISABELLE GANNE CARON

Une petire remarque, je ne vois pas la différence entre ci-dessous, les amis fidèles :

"Il y a les amis fidèles. Inconnus pour la plupart, ils ont pris l'habitude de venir lire et le plus souvent de déposer un petit mot au bas de la page. Ceux-là sont amicaux, compréhensifs, bienveillants et fraternels."

Ils sont devenus des sympathisants et sont donc du clan, non?

Et les sympathisants :

"Il y a les sympathisants, les partenaires de routes, les membres du même clan..."

Qui sont devenus des amis fidèles, non?

 

07/04/2013, 19:36 | Par Hors Ligne

Magnifique billet plein de bon sens.

Je suis du coté des Lecteurs silencieux, occasionnels,je commente très peux les blogs que j’aime.

Parfois je passe juste lire de magnifiques billets comme le votre me suffit.

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