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1er Août, la fête nationale suisse est à côté de la plaque

La version 2015 de la fête nationale suisse du 1er Août n’a pas dérogé à la tradition. Il s’agit ici d’une tradition inventée de toutes pièces au XIXe siècle, tournée vers un passé idéalisé et dont les valeurs fondamentales sont le repli sur soi et le refus de l’étranger. C’est pourquoi cette fête nationale est à côté de la plaque.

Le caractère inédit de la tragédie grecque

16 juillet 2015. Triste journée que celle où un pays européen ayant exprimé par deux fois un vrai vote progressiste, un vrai vote d’espoir, se retrouve face au spectacle de l’inévitable déchirement de ses dirigeants et surtout du vote, pistolet sur la tempe, d’un absurde et inqualifiable renforcement de l’austérité dans un pays en pleine crise humanitaire pour éviter un possible chaos qui serait peut-être encore plus dommageable pour les plus démunis.

Mémoires dans la durée : le cas des saisonniers en Suisse

Après le centenaire du génocide arménien du 24 avril dernier, après les 70 ans de la Libération en Italie le lendemain, après les commémorations du 8 mai, la question se pose encore et toujours de savoir comment les mémoires sont appelées à évoluer et, si possible lorsqu’elles charrient des souffrances mal reconnues, à perdurer sous l’effet de l’écoulement du temps.

Anachronique de l’hymne national

En Suisse, alors que des  promoteurs d’identité s’efforcent dans l’indifférence générale de produire un nouvel hymne national, une majorité de députés genevois de droite et d’extrême droite veulent imposer à tous les élèves de l’école primaire l’apprentissage de l’hymne actuel, le Cantique suisse, dont le texte suranné n’est vraiment pas digne d’une société laïque du XXIe siècle.

Victimes, mémoires, reconnaissance

Le 27 janvier 2015, dans la matinale de France-Inter, le témoignage sombre et pessimiste de Marceline Loridan-Ivens, survivante d’Auschwitz, ne pouvait laisser personne indifférent. Il a fait immédiatement voler en éclats une chronique de Bernard Guetta pleine de certitudes sur le caractère unique et spécifique de la destruction des juifs d’Europe.

« Manuels d’histoire » pour une autre histoire ?

L’une des manières les plus immédiates, mais jamais suffisante en soi, de contribuer à une amélioration de l’enseignement et apprentissage de l’histoire consiste à produire des manuels et ressources didactiques innovants, soit par leurs contenus, soit par les activités qu’ils proposent aux élèves. Deux exemples récents destinés aux enseignants et à tout lecteur intéressé, y compris les élèves, concernent surtout les contenus de narration du passé, un manuel d’« histoire à partager » de la Méditerranée et un manuel d’histoire critique de l’époque contemporaine.

En Suisse, une droite «décomplexée» qui mène droit dans le mur!

Ueli Maurer, membre du parti d’extrême-droite UDC, mais aussi membre du gouvernement fédéral de la Suisse, le Conseil fédéral, qui est élu par les parlementaires des deux Chambres législatives nationales, a exprimé le souhait que la Suisse dénonce la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).

Manifeste pour la relance des disciplines humanistes

En Italie, les participants au VIIIe Séminaire d’éducation interculturelle, organisé début septembre 2014 sur la Côte adriatique (Senigallia), ont travaillé sur le thème Vers un nouvel humanisme à travers une révision des curriculums européens. Dans le cadre de cette manifestation, un groupe de travail a proposé un Manifeste pour la relance des disciplines humanistes qui exprime des préoccupations dont tout ou partie n’est pas sans écho pour d’autres contextes ou d’autres pays. Elles concernent la part des sciences humaines et sociales, et de leur capacité à interpréter le monde, dans le projet éducatif scolaire ; ainsi que la nécessité d’ouvrir les contenus scolaires à la dimension mondiale des problèmes que le monde affronte et à l’intérêt d’une approche pluriscalaire, connectant les espaces et les temporalités. En voici la traduction.

L’ordinaire de la Grande Guerre et de ses acteurs

« L’ordinaire de la guerre ». On pourrait croire dans un premier temps à un oxymore tant la guerre, dans sa violence extrême, apparaît comme singulière et hors de l’ordinaire. Mais peut-être se justifie-t-il de ne pas la séparer de l’ordinaire de la vie courante, de l’ordinaire des sociétés qui la produisent. Telle est en tout cas la posture critique qui nous est proposée dans un récent volume de la revue Agone.

Il y a quatre-vingt dix ans, le fascisme tuait Giacomo Matteotti

Á juste titre, il est et il va être beaucoup question de Jean Jaurès et de son assassinat quelques heures avant la Première Guerre mondiale. Mais un autre socialiste, Giacomo Matteotti, a connu le même sort dix ans plus tard, dans des circonstances différentes ; et sa disparition a elle aussi marqué fortement l’histoire.

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