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En Suisse, une droite «décomplexée» qui mène droit dans le mur!

Ueli Maurer, membre du parti d’extrême-droite UDC, mais aussi membre du gouvernement fédéral de la Suisse, le Conseil fédéral, qui est élu par les parlementaires des deux Chambres législatives nationales, a exprimé le souhait que la Suisse dénonce la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH).

Manifeste pour la relance des disciplines humanistes

En Italie, les participants au VIIIe Séminaire d’éducation interculturelle, organisé début septembre 2014 sur la Côte adriatique (Senigallia), ont travaillé sur le thème Vers un nouvel humanisme à travers une révision des curriculums européens. Dans le cadre de cette manifestation, un groupe de travail a proposé un Manifeste pour la relance des disciplines humanistes qui exprime des préoccupations dont tout ou partie n’est pas sans écho pour d’autres contextes ou d’autres pays. Elles concernent la part des sciences humaines et sociales, et de leur capacité à interpréter le monde, dans le projet éducatif scolaire ; ainsi que la nécessité d’ouvrir les contenus scolaires à la dimension mondiale des problèmes que le monde affronte et à l’intérêt d’une approche pluriscalaire, connectant les espaces et les temporalités. En voici la traduction.

L’ordinaire de la Grande Guerre et de ses acteurs

« L’ordinaire de la guerre ». On pourrait croire dans un premier temps à un oxymore tant la guerre, dans sa violence extrême, apparaît comme singulière et hors de l’ordinaire. Mais peut-être se justifie-t-il de ne pas la séparer de l’ordinaire de la vie courante, de l’ordinaire des sociétés qui la produisent. Telle est en tout cas la posture critique qui nous est proposée dans un récent volume de la revue Agone.

Il y a quatre-vingt dix ans, le fascisme tuait Giacomo Matteotti

Á juste titre, il est et il va être beaucoup question de Jean Jaurès et de son assassinat quelques heures avant la Première Guerre mondiale. Mais un autre socialiste, Giacomo Matteotti, a connu le même sort dix ans plus tard, dans des circonstances différentes ; et sa disparition a elle aussi marqué fortement l’histoire.

Émotion antifasciste, inquiétude et vigilance

Un ouvrage à quatre mains (Vincent Chambarlhac & Thierry Hohl, 1934-1936. Un moment antifasciste, Montreuil, Éditions La ville brûle, Collection Mouvement réel, 2014, 144 pages) revient sur un moment-clé de l’histoire de la défense des droits humains en France et en Europe au XXe siècle, le « moment antifasciste » des années 1934-1936 qui rend possible, dans le camp progressiste, la transformation des rapports entre communistes et socialistes au-delà des lourds contentieux consécutifs à la sortie de guerre, et par conséquent l’émergence des fronts populaires français et espagnol.

La Résistance aux Glières : développer son histoire ou la dénigrer ?

Depuis des mois, Claude Barbier multiplie les conférences et les déclarations fracassantes pour annoncer qu’il va enfin faire connaître la vérité sur le « mythe » des Glières, ce plateau haut-savoyard qui n’aurait connu aucune « bataille » en 1944. Aujourd’hui, soixante-dix ans après les faits, un livre tiré de sa thèse est sorti de presse. Il apporte bien des informations utiles et des analyses, parfois discutables ; mais cela n’a rien à voir, décidément, avec le chambardement qui devait surgir.

L’histoire scolaire sous pression : un épisode genevois

Une pétition circule ces jours-ci à Genève intitulée Pour un enseignement de l’histoire suisse et genevoise ! et sous-titrée Parce que notre démocratie en a besoin ! Or, ce texte fait deux fois fausse route, parce qu’il ne propose rien de concret pour développer un véritable apprentissage en matière d’exercice de la citoyenneté en toute connaissance de cause et parce qu’il défend une conception de l’histoire scolaire qui est caricaturale et rétrograde [1].

Suisse : l’impasse de la frontière

En Suisse, l’issue du vote du 9 février 2014 sur une initiative de l’extrême-droite intitulée « Contre l’immigration de masse » est certes une mauvaise surprise. Mais c’est surtout la triste manifestation de la profonde dégradation du débat politique qui s’observe depuis de nombreuses années.

La Journée de la mémoire du 27 janvier : pour faire de l’histoire ?

La Journée de la mémoire de l’Holocauste (ou des génocides) et de la prévention des crimes contre l’humanité, qui rappelle l’arrivée des troupes soviétiques dans les camps d’Auschwitz le 27 janvier 1945, devrait être prolongée d’une manière ou d’une autre. Cela éviterait de s’en tenir à des formes de sacralisation mémorielle et permettrait de faire en sorte que, par un véritable travail d’histoire, les conditions et les étapes du processus qui ont mené à la catastrophe soient successivement examinées, transmises et analysées.

Brouillage mémoriel sur la Haute-Savoie

11 janvier 2014, Habère-Lullin, Haute-Savoie : un livre a été présenté par son auteur, Claude Barbier. Il évoque, en les plaçant sur un même plan, deux « crimes de guerre » survenus dans ce village, d’abord un massacre nazi contre un bal de jeunes gens et ensuite une exécution de policiers et militaires nazis par la Résistance. Il contribue ainsi à obscurcir l’intelligibilité de cette période dramatique.

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