Crise du crédit : on commence à sortir les chiffres car il devient difficile de les cacher !
G20 : Sarkozy avec l'autorisation d'Obama, joue les durs et se tape sur les cuisses, comme de Funès ( son grand modèle), en pensant à Villepin, l'Iran et la grippe arrivent à point nommés pour faire trembler les foules.
Lagarde annonce la fin de la crise, le gouvernement placarde sur les murs de la ville, "la relance arrive" , mais les chiffres sont tétus, ils commencent de s'afficher dans la presse spécialisée ce jour lundi 28/09/2009 dans les "Echos" via Reuters :
""Crédit à la consommation : contraction en août pour le 11e mois consécutif"
Bien me direz-vous mais que voulez-vous que cela me fasse !
Jetez un coup d'oeil aux chiffres issus de ces tableaux édités par l'ASF (Association Francaises des sociétés financières) et vous verrez la dégringolade de la production de crédit particuliers - entreprises du jamais vu depuis 20 ans aux dire même des professionnels ( l'ASF )
et vous comprendrez que nous ne sommes pas prêt à remonter la pente , contrairement aux voeux du "Gouverne ment " en place, je ne vais pas les citer à nouveau et des banquiers qui dixit le patron de la BNP, sur toutes les TV, vont faire de la "com" pour sur le crédit pour aider les entreprises !!!!
Alors prêt pour quelques chiffres :des -20, -25, -15, -35, etc...
retouvez tous les tableaux sur le site de l'ASF
Nota : Production de crédit = nouveaux crédits accordés aux acteurs économiques
Maintenant qui fait l'oeuf ou la poule, les banquiers que ne prêtent plus (ou bien moins) ou les particuliers ou entreprises qui ne veulent plus s'endetter de peur de ne plus rembourser ? quid ? je n'ai pas la réponse, mais le constat est évident : c'est la paralysie à très court terme de ce mode de consommation et production capitaliste.
Pas bon pour l'emploi c'est certain : il va peut-être enfin falloir réfléchir à d'autres modes de consommation, production, donc de travail et rémunération !


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Ah... un discours lucide. Merci d'avoir pris le temps de rédiger votre (bon) billet pour informer les gens Christian.
Pour le crédit à la consommation faudrait savoir : d'habitude les gauchistes sont contre. Quant aux entreprises il n'est pas sûr que prises globalement elles aient besoin de tant de crédit que ça actuellement.
Triste sire...
Le cynisme c'est l'haleine de l'égoïste.
Et ça vous pouvez peut être nous l'expliquer monsieur je-sais-tout?
http://www.mediapart.fr/club/blog/thomas75018/290909/des-nouvelles-d-en-haut
Ce n'est pas une histoire de gauchiste, c'est une histoire d'économie capitaliste, qui n'ayant de moins en moins de "carburant" va plus que tourner au ralenti.
C'est certainement un bien dans l'absolu (C02, ressources, etc..), mais dans le quotidien, rien n'est fait pour s'y substituer, ni économiquement parlant, ni politiquement parlant.
Il n'existe pas à ce jour de logiciel de substitution à cette économie, c'est peut-être le bon moment pour en créer un nouveau.
C'est surtout la chute durable de la consommation aux USA qui serait grave, à mon très humble avis de dilettante.
Nos anciens aussi se serraient la ceinture de temps en temps. Sans se précipiter sur des crédits à TEG de 20%
Mais comme vous dites la machine fonctionne comme ça, nul doute à mon avis que dès que les banques seront en état elles recommenceront à endetter les gens.
Et c'est bien là le problème. Car si les entreprises n'investissent plus, la production va ralentir. Si la production ralenti, l'économie le fera aussi (encore plus).
Beber999 nous dit que les entreprises n'ont pas besoin de crédit. Dont acte.
Donc,
1° hypothèse, les entreprises se contentent de leurs capitaux propres. Cela implique que ces capitaux propres seront mal rémunérés et donc que la crise boursière est devant nous (en plus d'être avec nous depuis plus d'un an). J'en imagine beaucoup qui vont se croire satisfait... ils se trompent car les malheur des uns ne fait pas toujours le bonheur des autres...
2°Hypothèse, les entreprises n'ont pas de projet ou craignent le lendemain et là, outre la crise boursière on aura également droit à une vraie crise économique durable.
Dans tout les cas ce n'est pas enthousiasmant.
Mais Beber999 peut se tromper. Auquel cas le Gouvernement doit, d'urgence, pousser les banques à accorder des crédits.
@Christian
"Il n'existe pas à ce jour de logiciel de substitution à cette économie, c'est peut-être le bon moment pour en créer un nouveau. "
De substitution c'est peut être voir grand, mais complémentaire, certainement. Mais il faut pour cela créer une monnaie parallèle qui ne dépende pas du système financier, et qui ne serve qu'à l'échange de biens et de services "réels".
En même temps, voir le crédit à la consommation reculer, quand on voit les conditions posées par les sociétés usurières (20 % !!!), ce n'est pas un mal pour l'équilibre des ménages.
Mais je suis entièrement d'accord avec vous, espérons que beaucoup d'entre nous s'apercevrons que nous sommes dans un systéme complètement pervers :
nous hyper consommons ( à crédit) et l'économie(capitaliste mais il n'y en apas d'autre !) a besoin de "bras" pour tourner (même si ces "bras", au passage, ne sont pas souvent dans nos pays !).
Nous consommons "raisonnablement " et la machine s'arrête de tourner ( mais, paradoxe, les hyper profits spéculatifs eux tournent à plein régime).
Ce simple constat, à la portée de tous (donc des hommes politiques, décideurs, élus), devrait faire que l'a société s'attelle à réformer complétement, à la fois notre façon de consommer, de produire et de répartir les richesses produites, en fonction des besoins humains et sociaux ( d'éducation, santé, retraite, environnement...)
Et comme cela n'est pas encore à l'ordre du jour, je pense, aussi, que chacun devrait comprendre que la finance mondiale a, de fait, tout pouvoir, sur les états du monde, c'est elle qui édicte les régles qu'elle juge nécessaire à la régulation des ses propres turpitudes ( voir G20 !)
C'est si vrai que ceux qui ont essayé ou essayent d'appliquer de telles réformes (argentine, pérou, bolivie pour l'Amérique Latine) sont attaqués de toutes parts par les instances fiancières internationales.
Et pourtant du "carburant", il en est injecté par "milliards" pardon par barils quitte à dire : "après moi le déluge"
Quant à la proposition de Vincent Verschoore, pourquoi pas mais à quel prix. C'est là le problème. La monnaie étalon, qui doit rénumérer ce service réel, doit elle être calculée à partir d'une société solidaire style europe occidentale avec sécurité sociale, retraite .... ou à partir d'une société type pays émergents sans sécurité sociale ......
La lecture du dernier ouvrage de Cohen (que je n'ai pas encore lu) peut être interessant
Votre regard est un constat réaliste comme celui de Martine Orange que j'ai apprécié dans quasi toutes ses interventions depuis quelques semaines que j'ai l'occasion de les lire. Je ne sais si vous l'avez fait dans le même esprit et dans une certaine mesure ceci n'a qu'une importance fort relative.
La seule question est de savoir si le tempéramment du Président de la RF eva conduire à des risques majeurs qui pourraient mal tourner. Vous signalez , à juste titre, la montée radicale de la dette. Il y a d'autres prises de risque peut-être influencée par le gouvernent , mais pris , en tout cas par la haute direction de Renault, le choix très déterminé de Renault pour l' électrique. En tout cas, nombre d'observateurs estiment que PSA a une conception plus équilibrée des choses. Aujourd'hui BNP annonce que son emprunt assez couteux va être remboursé à l' état français et surtout que l'opération sera couverte pour environ 80 % par un appel aux actionnaires dans des modalités encore à préciser. Un tel type d'opération est un peu du même ordre que celle de l'UBS suisse avec la BNS.
Elle est aussi comparable à celle de la Santander espagnole et donne le taux de couverture qui induit une confiance minimale. Les Etats Unis parlent d'une couverture de 4 - c'est de l'aimable rigolade . La Santander est au-delà de 8 déjà. En Suisse le taux le plus élevé est au-delà de 11. Quel sera celui de la BNS on le saura dans quelques jours.Comme nous vivons en zone euro, qui devrait s'élargir encore, la question n"est pas française uniquement. Le citoyen consommateur électeur est en pratique l'ASSUREUR UNIVERSEL comme l'a dit un Prix nobel américain de l'économie théoricien du risque.
Je suis fort intéressé par la position prise par M. Thibault du syndicat CGT sur le rail. L'emprunt annoncé affecterait de l'ordre de sept millards à une grande opération de transport de marchandise au départ des ports notamment et sur longues distances allant éventguellement au-delà des frontières du pays. Ceci suppose un travail de nuit pour au moins deux motif, ces trains même + rapides le seront moins que les TGV et ils doivent arriver par ex au marché de Rungis avant même le matin. C'est un travail exigeant loin de la famille. Il doit être payé correctement. Ce plan viendra apporter à la SNCF une possibilité d'améliorer le service frêt traditionnel aujourd"'hui parti à la dérive. Si l'on ajoute toutes les possibilités TGV et entretien de tout ce matériel on voit que la position réaliste de M. Thibault: il y a un avenir pour la SNCF et son personnel est crédible.
Tant que l'on abordera pas , cas par cas, certaines questions d'INVESTISSEMENT le discours général sur l'emprunt restera dans le vague.