Le sarkozysme tardif: sur une droite hémiplégique
Chacun se souvient du candidat Sarkozy juché sur un cheval camarguais en tenue de gardian, une meute de photographes et de cameramen à sa suite, parquée sur une charrette qui avançait au pas. L’image fit sourire. Ce n’était que la première d’une suite de clichés présidentiels, le banc titre du sarkozysme.
Ici, le président, s’ennuie au milieu des soldats en terre cuite exhumés par les archéologues chinois. Là, il assiste à la Maison Blanche, à un drame costumé sur Lafayette aux côtés de Georges W. Bush. Surprenant moment de théâtre dans le théâtre. Chacun se souvient de la sortie à Eurodisney avec Carla Bruni ? Et les pyramides d’Egypte ! et le yacht des Bolloré ! Inoubliable ! Certaines histoires finissent mal. D’autres connaissent un happy end comme la libération des infirmières bulgares ou celle d’Ingrid Bettencourt. Une « séquence sans faute » selon le président.
Il y a trois âges du sarkozysme : avant, pendant et après la crise de 2008. A l’intérieur de chacun de ses âges, il y a 7 saisons comme dans toute bonne série télévisée, et à l’intérieur de chaque saison, une sucession d’épisodes avec ses personnages familiers, ses intrigues, ses coups de théâtre.
La saison 1 du sarkozysme qui retrace la campagne électorale de 2007 a donné un lieu à un film « La Conquête » de Xavier Durringer et une fiction « larger than life » de Yasmina Reza «L’aube le jour la nuit ». La candidature suprême considérée comme un rêve d’enfant.
La saison 2 fut riche en rebondissements personnels : une famille recomposée à l’Elysée. L’impromptu de Wolfoboro. Un divorce à l’italienne. Un remariage avec une italienne. On aurait pu l’intituler « L’éducation d’un président ».
La saison 3 vit le retour à l'équilibre familial et national. C'est la fin du bling-bling, le retour du sérieux, la présidentialisation du président avec l’ épisode de la réception à Londres par la reine d'Angleterre et la nuit passée dans la chambre "nuptiale" au château de Windsor. La révérence parfaitement exécutée par la première dame est restée dans toutes les mémoires.
La saison 4 inaugurée par la faillite de la banque d’investissements Lehman Brothers permit à N. Sarkozy de jouer un nouveau rôle : celui du « capitaine courage » dans la tempête. Un surprenant tête à queue politique qui vit l’avocat des subprimes à la française se transformer en procureur du capitalisme financier.
La saison 5 fut la plus difficile pour notre héros. Il subit de plein fouet la crise financière alors qu’Obama capte l’audience mondiale et éclipse le feuilleton français qui apparaît soudain démodé et provincial.
La saison 6, entièrement consacrée à la guerre en Lybie, permit de faire oublier l’échec de la diplomatie française lors des révolutions arabes en Egypte et en Tunisie.
La saison 7, en cours de tournage, pourrait s’intituler « Reconquête » ; elle retrace la campagne pour la réélection. Après le succès de l’épisode Toulon I à l’automne 2008, Sarkozy tente un remake à l’automne 2011, Toulon II, avec, à la barre du vaisseau France dans la tempête, toujours le même capitaine éclaboussé.
A force de changer, Sarkozy est revenu à son point de départ. Un réformisme brouillon. Un activisme sans ligne de force. Evoquant le prurit réformiste de Nicolas Sarkozy en fin de mandat, François Chérèque n'a pas mâché ses mots : "Cette agitation me rappelle son début de mandat. On est dans l'incontinence politique !" Tous les chapitres de la vie politique ont été affectés depuis cinq années par ce "bougisme" qu'on a trop souvent analysé comme un trait de caractère du président alors qu'il constitue peut-être un signe distinctif de l'agir politique sous le néolibéralisme. Les fables du néolibéralisme ne nous invitent-elles pas depuis trente ans à la flexibilité, au nomadisme, à l'adaptabilité ?
Le président évoque jusqu'à la caricature le manager néolibéral, faisant appel au volontarisme politique et au potentiel des individus ("Quand on veut, on peut") et recourant sans cesse à la rhétorique de la rupture pour rejeter l'expérience passée : "Le laisser-faire, c'est fini", "Les paradis fiscaux, c'est fini"... Ainsi va le chapelet de taxes et de réformes qu'il égrène en fin de mandat, sanctionné par la perte du triple A.
En cinq ans, Sarkozy a fait un usage boulimique des habitus présidentiels ; il s'est inspiré tour à tour de Giscard, de Mitterrand, de Pompidou... mais aussi de Berlusconi, de Blair, de Bush. Quand il n'allait pas chercher ses modèles chez Reagan ou Thatcher. Sarkozy est modelable à loisir, il peut s'internationaliser à la faveur d'un G20 ou d'une crise en Géorgie, puis se renationaliser le temps d'un débat sur l'identité nationale. Il peut se faire l'avocat d'une France de propriétaires et défendre le mot "ouvrier", le mot seulement bien sûr car la condition ouvrière, c'est autre chose : quand elle fait grève, "plus personne ne s'en aperçoit". Il peut fêter sa victoire au Fouquet's avec ses amis du CAC 40 et dénoncer à Toulon les excès du capitalisme financier... Inviter Kadhafi à Paris en début de mandat et écraser son régime sous un tapis de bombes. Proposer l'aide de la France à la répression des émeutes en Tunisie et se présenter comme le protecteur des révolutions arabes... (Français ! Prenez garde s'il lui prend l'idée de vous protéger !)
De changements de style en tournants politiques, Nicolas Sarkozy n'a cessé de redessiner l'image fuyante de la fonction présidentielle. Le résultat est un portrait tremblé, surchargé d'images en surimpression, en quoi nous avons du mal à reconnaître un président. Mais ce défaut d'incarnation qu'on a lui souvent reproché n'est en rien l'apanage de ce président même si par une étrange ironie étymologique les Grecs appelaient sarkosis cette incarnation qui lui ferait défaut. La perte d'aura des gouvernants est à l'oeuvre partout, et ce bien avant la crise de 2008. L'irruption sur la scène politique italienne, en 1994, d'un Silvio Berlusconi, prince gominé aux implants légendaires, éternellement maquillé, en fut le premier indice en Europe mais elle affecta tour à tour Bill Clinton, Tony Blair et George W. Bush.
Diane Rubenstein, l'auteure d'un essai sur les présidences américaines, a identifié dans les biographies de Bill Clinton ce qu'elle appelle une "pathographie" présidentielle liée à la "téléprésence du président soumis au confessionnal quotidien des interviewers, à la fausse intimité des talk-shows, et à une tendance à l'hyperbole des magazines" contraints de surenchérir pour capter l'attention.
A lire ses biographes, "tout semblait disproportionné chez Bill Clinton, voire pathologique et corroborerait sa nature excessive". George H. Bush et Ronald Reagan "offraient des points fixes d'identification", les biographes décrivent un Clinton caméléon, "morphable à l'infini, un symptôme selon certains de son immaturité liée à un sentiment d'abandon dans son enfance", exactement comme on a pu le dire de Nicolas Sarkozy. Edith Efron, une journaliste du magazine libertarien Reason, ira jusqu'à diagnostiquer chez lui des troubles cognitifs dans un article intitulé "Le président peut-il penser ?" de la même manière qu'un hebdomadaire français s'interrogeait en novembre 2007 : "Sarkozy est-il fou ?"
"Le président est moins un symbole ou un signe, écrit Diane Rubenstein, qu'un lieu de projections de nos désirs contradictoires." Notre "projecteur en chef", disait Mark Crispin Miller de George W. Bush. Et Frank Rich, l'ex-chroniqueur du NYT, à propos de Clinton : "Sa schizophrénie est la nôtre."
Le sarkozysme est une saga populaire. Il ne se connaît d’autre maître que l’audimat, d’autre loi que le suspense. Plutôt que les statistiques du chomage, il préfère se fier aux audiences de la télévision. Son seul horizon c’est la séquence. Après l’Etat providence, l’ETABLOÏD…
La Saga sarkozyste a ses « côtés » comme la recherche proustienne. Il y a un côté Nadine Morano chez Sarkozy, et un côté Nathalie Kosciusko-Morizet. Un côté peuple et un côté people. Il se veut moderne, transgressif, rénovateur, mais il est tout autant vintage, attaché à faire revivre des vieux mythes épuisés. Henri Guaino, en conservateur préposé à la restauration des vieux mythes, lui a fourni une vision muséographique de la France, hantée de héros figés dans le formol : «C’est la France de Saint-Louis et celle de Carnot, celle des croisades et de Valmy….Celles des cathédrales et de l’Encyclopédie ».
Le récit de la campagne de 2007 où chatoyaient les références historiques et idéologiques s’est figé. Le voilà en train de disputer au Front National la dépouille de Jeanne d’Arc. Tout se passe comme si Sarkozy ayant vécu tous les scénarii, épuisé tous ses masques avait choisi de se montrer à visage découvert. Celui d’un néoconservateur à la française. En opposant ceux qui travaillent et ceux qui touchent des allocations, les néoconservateurs ont toujours su trouver des boucs émissaires au sein même de la classe ouvrière : les chômeurs, les malades, les immigrés... G.W. Bush disait qu’il voulait protéger les américains des « terroristes de Téhéran » et des « homos de Hollywood ».
C’est ce qu’imite sans imagination le Sarkozy de 2012. Il ne se contente pas de lorgner sur les voix du Front national, il propose un compromis social basé sur clivage artificiel entre ceux qui sont intégrés et ceux qui sont exclus, ceux qui « font vivre le système » et ceux qui en bénéficient. Un clivage vieux de trente ans et que la crise entre temps a démasqué. C’est ce constat et ce décalage qui fonde mieux qu’un sondage la nécessité historique de son échec et de son dépassement…


Les 5 commentaires les plus recommandés
Votre article est intéressant , vraiment .
Mais je le trouve vraiment encore trop généreux vis à vis de NS .
En ce qui me concerne je distinguerais plutôt le NS sous Chirac rêvant de le remplacer , ne pensant qu'à ça, etc ...
Puis le NS de la campagne présidentielle , servi par son culot , par le malaise entourant sa rivale SR , malaise il est vrai très largement mis en image par les médias qui lui étaient pour la plupart mystérieusement acquis . Enfin c'était le candidat de droite , celui qui représentait apparemment le mieux ses intérêts .
Et enfin le NS élu , enfin accédant au sommet de l'état .
Et là ça a été trés rapidement la déconfiture totale . La personnalité de NS est apparue très rapidement pour ce qu'elle était , du vent, du décor, de l'esbrouffe, du carton pâte qui ne pouvait faire illusion qu'en soumettant ,qu'en menaçant , qu'en faisant pression , qu'en caressant sa clientèle , qu'en forçant ses affidés à le soutenir .
Ce type s'est montré pour ce qu'il était : creux , sans substance ,orgueilleux , absolument dénué de scrupule , de compassion , attiré par le monde de l'argent , aculturé , sectaire , teigneux et totalement inintéressant ....A l'image de ses porte flingues, politicien au possible , mais sans aucune envergure , sans charisme .
Le charme est tombé . Il avait pu faire illusion pendant sa campagne , mais ce n'était qu'une illusion ...
Une caricature d'illusion .
Et de cela quoi qu'il fasse , il ne s'en relèvera pas .
Qui peut s'identifier à lui , en dehors des pires opportunistes ?
La majorité de la population n'espère rien de lui , n'attend plus rien de lui .
Si , qu'il soit battu et qu'il retourne à son néant .
Ls.
L'analyse apporte quelque chose de plus, bien que nous pensions tous avoir fait le tour de ce personnage . Mais les analyses savantes nous laissent aussi dans le malaise suivant : Et si finalement nous prenions trop au sérieux un "phénomène" qui ne l'est pas tant que çà ? Et si ce n'était finalement même pas un sujet d'étude ?
Ce néant, et la honte concomitante qui nous envahit, est pour beaucoup dans le pessimisme des français qui s'interrogent : Comment un tel individu a-t-il pu gagner une élection présidentielle en France ? Cela nous donne un coup au moral . C'est pourquoi Hollande est habile de parler sans cesse de redonner confiance ... Il s'agit beaucoup de cela en effet .
Je crois que, finalement, il n'y a peut-être pas d'"époques" à la saga d'un nouveau riche : Ce serait lui donner une "structure" qu'il n'a même pas : Il dit simplement ce qu'il croit qu'il faut dire à un moment donné, pour rester au centre de la lucarne, le contenu lui importe peu ( on le lui fournit clé en mains ), il méprise trop les autres pour accorder une importance au contenu de son discours . Son discours est pour lui-même .
Actuellement, c'est un délice ... il panique à vu d'oeil, il lâche les conneries à la vitesse d'une mitrailleuse, et l'on sent bien sa patte personnelle dans le délire .
Finissons-en, vite .
Perso, j'ai l'impression qu'il s'est beaucoup amusé pendant 5 ans, que la France n'a d'intérêt pour lui que pour ce qu'elle lui permet de vivre de Monarque. Il a réalisé tous ses rêves de petit garçon : le pouvoir, le pouvoir, le pouvoir, ....
Tous les jours nous découvrons une trangression, un "faites ce que je vous dis, pas ce que je fais" ... c'est épuisant à la fin.
Ce qui m'étonne, c'est que certains y croient encore !
"Le président évoque jusqu'à la caricature le manager néolibéral" :
Oui, ce chef d'entreprise incompétent qui, grassement rémunéré, et pas responsable, fait faire faillite à sa boîte et entraîne tout le personnel dans sa chute...
Et puis, ce président, c'est tout et rien, tout et son contraire, aucune autre ligne de conduite ni vision à long terme, si ce n'est le renfort du capital et l'anéantissement des services publics.
Tous les commentaires
Très intéressante analyse qui nous change un peu de la sempiternelle exécration.
Forcément NS est aussi un miroir où se penche la société et sa détestation porte en elle notre propre détestation ce qui est finalement assez pénible et peu constructif.
"Le président évoque jusqu'à la caricature le manager néolibéral" :
Oui, ce chef d'entreprise incompétent qui, grassement rémunéré, et pas responsable, fait faire faillite à sa boîte et entraîne tout le personnel dans sa chute...
Et puis, ce président, c'est tout et rien, tout et son contraire, aucune autre ligne de conduite ni vision à long terme, si ce n'est le renfort du capital et l'anéantissement des services publics.
Votre article est intéressant , vraiment .
Mais je le trouve vraiment encore trop généreux vis à vis de NS .
En ce qui me concerne je distinguerais plutôt le NS sous Chirac rêvant de le remplacer , ne pensant qu'à ça, etc ...
Puis le NS de la campagne présidentielle , servi par son culot , par le malaise entourant sa rivale SR , malaise il est vrai très largement mis en image par les médias qui lui étaient pour la plupart mystérieusement acquis . Enfin c'était le candidat de droite , celui qui représentait apparemment le mieux ses intérêts .
Et enfin le NS élu , enfin accédant au sommet de l'état .
Et là ça a été trés rapidement la déconfiture totale . La personnalité de NS est apparue très rapidement pour ce qu'elle était , du vent, du décor, de l'esbrouffe, du carton pâte qui ne pouvait faire illusion qu'en soumettant ,qu'en menaçant , qu'en faisant pression , qu'en caressant sa clientèle , qu'en forçant ses affidés à le soutenir .
Ce type s'est montré pour ce qu'il était : creux , sans substance ,orgueilleux , absolument dénué de scrupule , de compassion , attiré par le monde de l'argent , aculturé , sectaire , teigneux et totalement inintéressant ....A l'image de ses porte flingues, politicien au possible , mais sans aucune envergure , sans charisme .
Le charme est tombé . Il avait pu faire illusion pendant sa campagne , mais ce n'était qu'une illusion ...
Une caricature d'illusion .
Et de cela quoi qu'il fasse , il ne s'en relèvera pas .
Qui peut s'identifier à lui , en dehors des pires opportunistes ?
La majorité de la population n'espère rien de lui , n'attend plus rien de lui .
Si , qu'il soit battu et qu'il retourne à son néant .
Ls.
En résumé, un homme indigne de la moindre confiance !
Rien a rajouter ... precis, juste, et lucide.
J'aime mieux votre analyse, elle est plus collée au personnage.Léseparges
Tout à fait de votre avis.
...Bien...trés bien...Merci.
...oh mon Dieu que c"est juste !!! Merci....Merci...Merci.
@leséparges
Bien dit...
Presque mieux que dans l'article, même....
Avant qu'il retourne à son néant,il doit se faire absoudre ,je lui conseille de se faire accompagner par un psy qui l'aidera à se réconcilier avec lui même et avec la vie car il a un petit logiciel ds la tête,celui de l'oppression,de la jouissance fantasmé style dior j'adore ,du dogme de la réussite programmée(pour nous la déchéance)et au finalil ne represente qu'une minorité Egarée,bonne chance sarko pour une nouvelle indépendance d'Esprit
au final c'est pas lui qui a déconstruit notre démocratie ,n'oublions pas ses serviteurs,les cyniques toujours en service et ça vaut pour les prochains serviteurs de l"ETAT
Très bien vu....Sans doute chacun, chaque candidat, a t il son logiciel caché, et aussi méconnu en partie de lui même dans sa tête.. .Le drame, est que celui ci était épouvantable et que bien des électeurs ont été incapables de s'en apercevoir à temps...Ainsi va la démocratie, en France, en Hongrie, ou, il y a qq ans, en Italie...Notre président était légitime, jusqu'à ce qu'il se déligitime lui même en n'incarnat pas sa fonction, en détournant la constitution, élément fondateur, comme il le fait encore en proposant un référendum sur des sujets qui sont de simples actes de gouvernement... Exercice difficile que la démocratie! Que dire alors de son exercice en Tunisie, en Egypte, ou en URSS??
Entièrement d'accord avec votre billet!
Un mauvais comédien dans un mauvais film, il n'a ni le talent du comique, ni l'épaisseur du tragique, juste le pâle reflet d'un opportuniste dépassé par ses revirements incessants...
Oui, analyse assez intéressante mais qui n'apporte pas d'élément nouveau et qui, contrairement à ce qui est dit plus haut ne change rien à l'exécration que nous devons à la médiocrité. Car il n'est pas question de miroir en politique, ce dont le pays a besoin ce n'est pas d'un quelconque miroir (miroir de quoi d'ailleurs ?), mais d'un horizon, d'idées, de mouvements et de personnes capables d'incarner notre désir collectif d'éthique, de générosité, de noblesse, en un mot d'élévation morale.
Autrement dit, pas besoin d'analyser, de réfléchir et de savoir aussi bien à qui on a affaire que ce qui est nécessaire pour le confronter. Si je comprends bien vos propos, il suffit de foncer tête baissée en fonction de quelques vagues réflexes, habillés de slogans, et tout ira pour le mieux.
Je passe sur le ton condescendant ( "analyse assez intéressante mais qui n'apporte pas d'élément nouveau" ), d'une prétention assez peu justifiée par les prétendus "éléments nouveaux" que vous citez.
merci christian salmon pour réveiller notre mémoire et la liste n est pas exhaustive
il faut absolument que la France se tire vers le haut, tout est crasse en France à l heure d aujourd hui
Perso, j'ai l'impression qu'il s'est beaucoup amusé pendant 5 ans, que la France n'a d'intérêt pour lui que pour ce qu'elle lui permet de vivre de Monarque. Il a réalisé tous ses rêves de petit garçon : le pouvoir, le pouvoir, le pouvoir, ....
Tous les jours nous découvrons une trangression, un "faites ce que je vous dis, pas ce que je fais" ... c'est épuisant à la fin.
Ce qui m'étonne, c'est que certains y croient encore !
Amusé je ne sais pas . Joui certainement , le pouvoir c'est un plaisir du pervers .
Comment avons-nous supporté tout ça! Cinq années de souffrance impuissante, et enfin une chance de sortir du cauchemar.
Merci pour cette description malheureusement fondée des idées et des actes d'un esprit retord, description qui peut faire penser à une adaptation de la célèbre maxime d'Edgard Faure, "ce n'est pas la girouette qui tourne, c'est la folie du roi"
Un tout petit bémol, en français, le pluriel de "scénario" est "scénarios", définitivement!
Deux petits bemols orthographiques,SCENARIO est un mot d'origine italienne et a bien conserve en langue francaise le pluriel SCENARII et manifestement;vous avez une relation conflictuelle avec les D car RETORS (avec un S) et EDGAR (sans D). Indubitablement! (Moi aussi,je peux etre "Chichiteux!") notamment avec l'absence d'accent dans mon texte,car je confesse humblement et tout betement que je ne les trouve pas sur mon CLAVIER(Grand Pote de SARKO.,Humour a Deux Balles,j'en conviens!!).
Cucurbitacée,
Je donne raison à Jean Blanchard. Scénario est considéré comme "francisé" et donne scénarios au pluriel.
A ce propos, une blague : pendant une réunion traitant des pluriels compliqués, l'un des participants se lève et dit : "je vais faire pipo dans les cacti".
Voui, mais quand on se permet de corriger les fautes des autres on veille à ne pas en commettre soi-même !
Le fond est plus important que la forme et il serait malheureux que ne puissent s'exprimer, sans risquer de se faire reprendre comme à l'école, que ceux qui n'ont pas de problèmes avec la langue ! Mais je comprends que le traumatisme scolaire laisse des séquelles ....
Je partage votre avis WtaYaga. C'est énervant ces fréquentes remarques quant à l'orthographe. L'essentiel c'est de s'exprimer et peu importe si la grammaire est un peu écorchée. Tout le monde n'a pas eu la chance de se retrouver doté d'un bagage scolaire conséquent, et heureusement, notre pays n'est pas peuplé que d'intellectuels !!! E.Gaudin
Merci pour votre article, plein d'humour, de distance critique et de culture discrète.
J'aime beaucoup l'"établoïd" et le quinquennat envisagé en série découpée elle même en saisons, lesquelles sont constituées d'épisodes, c'est d'ailleurs comme cela que les conseillers les pensent, de même que le budget "image" des grandes entreprises, commandée par l'omnipuissance médiatique, croît au détriment de celui dévolu à la sécurité ou aux conditions des personnels.
J'aime aussi ce parallèle avec d'autres personnages élastiques et adaptables de la vie politique mondiale de ces dernières décennies. Il me semble que notre chef est un des plus pitoyables, mais il est sûr que Bush et Berlusconi ont aussi atteint des abymes de vulgarité, de cynisme et de bêtise toxique.
Bien sûr, je me souviens de la Camargue, l'image a été faite à la va-vite pour faire la nique à Bayrou, qui montait dans les sondages de manière inquiétante à l'époque et montait à cheval, bien mieux sans doute que le candidat qui fut choisi.
A l'image de ces "coups" permanents et de ces caprices avec témoins qui gagnent ceux qui l'entourent. N'oublions pas que si nous avons Baroin aux finances - pour lesquelles finances, en pleine période de crise, il n'avait ni talent ni compétence particulière reconnue - parceque lui même avait fait un caprice et menaçait de se rouler par terre si son rival Bruno Le Maire (semble-t-il mieux équipé pour la tâche) accédait au poste.
BAROIN,Ex Bebe CHIRAC,CHEVAL DE TROYES monte sur Michele LAROQUE,Ex Exilee Fiscale aux Etats-Unis!! Merde,Veuillez M'excuser,Je Sombre dans le People (Sic!!).
L'analyse apporte quelque chose de plus, bien que nous pensions tous avoir fait le tour de ce personnage . Mais les analyses savantes nous laissent aussi dans le malaise suivant : Et si finalement nous prenions trop au sérieux un "phénomène" qui ne l'est pas tant que çà ? Et si ce n'était finalement même pas un sujet d'étude ?
Ce néant, et la honte concomitante qui nous envahit, est pour beaucoup dans le pessimisme des français qui s'interrogent : Comment un tel individu a-t-il pu gagner une élection présidentielle en France ? Cela nous donne un coup au moral . C'est pourquoi Hollande est habile de parler sans cesse de redonner confiance ... Il s'agit beaucoup de cela en effet .
Je crois que, finalement, il n'y a peut-être pas d'"époques" à la saga d'un nouveau riche : Ce serait lui donner une "structure" qu'il n'a même pas : Il dit simplement ce qu'il croit qu'il faut dire à un moment donné, pour rester au centre de la lucarne, le contenu lui importe peu ( on le lui fournit clé en mains ), il méprise trop les autres pour accorder une importance au contenu de son discours . Son discours est pour lui-même .
Actuellement, c'est un délice ... il panique à vu d'oeil, il lâche les conneries à la vitesse d'une mitrailleuse, et l'on sent bien sa patte personnelle dans le délire .
Finissons-en, vite .
bien vu, S. serait prêt à dire que 2+2 font 5, s'il pouvait en tirer quelques secondes à la télé.
Peu importe ce qu'il dit, pourvu que ça choque!
On voit mal comment il pourrait être encore président,si ce n'est par l'inconscience des Français qui hélas n'est pas exclue dans ces temps de grande incertitude, où les bonimenteurs prospèrent.
Hollande rassure, pour l'instant, mais il lui sera trés difficile d'éponger le déficit de crédibilité dans la politique après cinq ans de grand guignol à l'élysée.
XNELSON@16:27 ayant du mal a m exprimer, je vous lis avec un reel plaisir!!!!!
Merci pour cette analyse, utile pour tous ceux qui ont besoin d'un argumentaire un peu costaud pour neutraliser le risque de retour à l'Élysée de ce sinistre personnage.
Deux points avec lesquels je me sens particulièrement en phase
L'analogie avec certains chefs d'entreprise, leur absence totale d'empathie, leur cynisme, leur opportunisme parfois imbécile, leur côté caméléon, les phénomènes de cour autour d'eux…
L'analogie avec les néocons américains : je vous cite et continuerai à le faire dans mon entourage : c'est "un néoconservateur à la française. En opposant ceux qui travaillent et ceux qui touchent des allocations, les néoconservateurs ont toujours su trouver des boucs émissaires au sein même de la classe ouvrière : les chômeurs, les malades, les immigrés... G.W. Bush disait qu’il voulait protéger les américains des « terroristes de Téhéran » et des « homos de Hollywood ».
L'hémiplégique t'emmerde !
Façon à moi de vous coller une droite et une bonne.
STOP ,suffit à l'étalage des palinodies coûteuses,ruineuses du médiacrate sarkozy!! ce triste roman de gare ou le zéro ,casse tout ,dévalue tout, gangrène tout ,pourrit tout,suffit à cet étalage indécent !!!! SARKOZY le voleur,sarkozy le menteur, le fumiste,le triste sire qui rabaisse tout ce qu'il touche!!!! cette parenthèse sinistre de notre histoire ,va ,inéluctablement se fermer,sur un champ de ruine!si l'on pouvait gommer cet épisode infect ,effacer jusqu'au nom ,quel rêve ,mettant fin à ce cauchemar!!!
Vous avez tout dit, Guy Bertrand
Ce type est ignoble, sans conviction, sans profondeur, sans fidélités.
Un ignoble jetons le !
En fait il est passé du stade branquignol au stade branquignoble.
Vu ce qui est arrivé à kadhafi et ce qu'il voudrait faire à assad de syrie, pourvu qu'il ne lui prenne pas l'envie de protéger et d'aimer le peuple français , ce serait trés critique pour notre futur.
Je ne vois rien à ajouter à votre article remarquable tant ce que vous dites est vrai .
Nous venons de vivre cinq ans présidé par un grand malade .
JP N
On devrait s'interroger davantage sur ce système présidentiel, y compris américain qui porte une grande responsabilité dans la démagogie que nous voyons à l'oeuvre. Quand j'étais plus jeune, on disait aux Etats Unis : "N'importe qui peut être Président", dans tous les sens du terme.
Vrai problème : Notre système politique sélectionne des politiciens de plus en plus médiocres . Aux USA, que l'on dit en général en avance sur nous, je me suis fait cette réflexion au moment de la deuxième guerre d'Irak : Comment le pays qui compte sans doute les spécialistes les plus compétents au monde en matière de connaissance du monde arabo-islamique et du Moyen-Orient, peut-il être gouverné par de tels ignares, un quarteron de triples buses ? La seule réponse sensée est : Le fric . Ils avaient avec leurs amis, beaucoup d'argent à gagner dans l'aventure . Et ils n'ont pas hésité une seconde avant de causer des milliers de morts ... pour rien ( dit-on ) .
Et l'hybris médiocritus qu'avait-il à cacher en Libye ?
Tres belle analyse de ce petit monsieur!
Mais comment peut-il encore entrainer derrière lui tant de gens? comment a-t-il pu tromper et peut-il encore tromper les journalistes ( mis à part ceux de Médiapart )? Moi je suis surpris et très en colère que tant de gens fassent encore confiance à cet individu , sans doute les médias portent une grande responsabilité et c'est pour cette raison qu'il faut absolument que tous les moyens de communication redeviennent indépendant du pouvoir des financiers et de la publicité.
Plus on avance et plus il creuse dans l'infamie et la haute trahison.
Discours devant le crif.
l'Europe a eu l'idée folle de la Shoah. La France et l'Allemagne ».
http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/sarkozy-fait-de-la-propagande-de-110090
Qui dira à ce petit monsieur Sarkozy que JAMAIS la France n'a été à l'origine de la conception de la shoah.
JAMAIS !..
Cette assertion est une honte, doublée de la dose habituelle d'inculture et de bassesse de vue qui accompagnent ce monsieur en tous lieux.
Comme il est incapable de pondre le moindre discours ... on peut attribuer au dénommé Guaino la paternité de toutes les sinistre stupidités et méchancetés émises par ce guignolo .
Lui il est là pour la parade, mais c'est guano, buisson et guéant qui gouvernent notre pays ... L'autre est tellemnt insuffisant, inculte, qu'il ne se rend même pas compte des énormités qu'il profère . S'il avait une once de sens commun ....mais non, meme pas !
Pour sûr, il a fait le pari risqué qu'il fera sa fortune, du coté trouble de l'homme qui prend souvent ses distances avec ce qu'il craint, par dessus tout.
De fait, il ne sera stoppé par aucune contrainte morale, fou de réussir son pari infame,.
Cet homme perdu, s"efforcera de construire de toute pièce, les reproches les plus sales, à destination de l'objet de la hantise, des salariés qui sont pour certains, réputés si influencables.
D'accord avec Christian Salmon qui maîtrise à merveille les canons actuels d'une communication strictement perlocutoire, de celle qui ne laisse aucune place à une réflexion personnelle. La liberté de pensée, son exercice étant devenus un aspect superflu d'une vie citoyenne réduite aux acquêts. En témoigne ces élections présidentielles à venir dont le pouvoir actuel semble travailer à modifier les forces en présence pour conserver une chance de l'emporter,...
&Michel Dechamps
"Mais comment peut-il encore entrainer derrière lui tant de gens?"
Réponse toute simple : LE POUVOIR...
C'est magique, Monsieur, le Pouvoir...
Ils veulent tous s'y frotter, ils sont prêts à tout, pour un coup d'oeil du Maître...(peu importe le Maître.)
Et ça ne date pas d'aujourd'hui, vous le savez bien...
Merci pour ce billet C. Salmon, qui nous fait un tour d'horizon sans concession du sarkozysme au Pouvoir...
Vous pouvez y ajouter ce petit évènement hautement révélateur de ce qu'est réellement la clique UMP qui nous gouverne...
Ou quand le maire UMP, de la ville de Nogent sur Marne, a décidé de faire élever une sculpture en hommage aux ouvrières immigrées italiennes ayant travaillé dans l'industrie de la plume.....cette sculpture étant à l'effigie de Carla Bruni-Sarkozy.... une sculpture au prix de 82.000€.....
J'espère que les pigeons du voisinage ne lui eront aucun cadeau......
Quand on sait que ce maire a chassé les SDF de sa commune et a interdit aux pauvres le glanage en fin de marché....
Que peut-on éprouver d'autre que de la colère envers cette clique qui ne se rend même plus compte du mépris qu'elle affiche envers les habitants de ce pays qu'elle ridiculise ?
http://www.rue89.com/2012/02/12/nogent-sur-marne-une-sculpture-de-carla-bruni-sarkozy-avec-des-plumes-229313
S'il y a des électeurs assez c... pour voter pour un type capable de foutre en l'air 82000 euros pour un truc parfaitement inutile, qu'y peut-on ?
Il y a une chose que Sarkozy va faire à coup sûr, c'est un vilain cadavre politique. Ce qui va se passer sur et autour de sa charogne si, par bonheur, comme nous sommes beaucoup à le souhaiter, le projectile électoral l'attteint entre les deux yeux, promet d'être vraiment infâme. Il va entrainer tout son camp dans la décomposition et l'on devra bien prendre garde à ce que le climat de guerre civile qu'il s'emploie à instiller depuis cinq ans dans le pays ne contamine pas le quinquennat suivant. Il faudra tout le doigté politique d'un Hollande pour déminer ce terrain où l'insulte est devenue quotidienne, où l'imprécation tient lieu d'idéologie et la stigmatisation de l'Autre de banalité langagière. Ce petit "machin" comme dit Todd a tellement sali et abaissé la charge et la fonction qu'aucun président lui succédant ne sera à l'abri des indignités que lui-même suscite. Mon propre exemple m'effraie. Mon éducation, mon expérience républicaine me cabrent contre toute forme de violence politique, mais si d'aventure ce pourrisseur repassait, j'ignore comment je réagirais.
Très juste Porthos, jusqu'aux derniers mots.
Plus l'échéance se rapproche; plus je partage vos réflexions et craintes
Tout à fait ce que je pense. Même si ça ne se fait pas j'appliquerais à sa disparition le premier degré...
@porthos,
Votre perception de la situation dans laquelle va se trouver le successeur de Sarkozy me parait, hélas, parfaitement juste . Remettre la machine en route s'avèrera une tache redoutable .
Je constate que François Hollande, dans ses répliques se montre mesuré sur la forme à l'inverse des torrents d'imbécillités voire d'insultes déversées par la majorité .
Comme vous, je ne peux pas immaginer que ce grand malade puisse être réelu .
JP N
C'est bien vu, mais y en a tellement marre, de cette saga minable !
J'attends avec impatience le mot "Fin" au bas du dernier épisode de cette mauvaise série télé, auprès duquel Dallas fait figure de chef d'oeuvre ! .
End, Ende, exit, ite missa est, dégage, heraus, go home, ouste, via !
Et quel acteur épouvantable !
Le comparer à de Funès, c'était lui faire beaucoup trop d'honneur, Frau Merkel !
Article très intéressant, belle synthèse à garder en mémoire et à diffuser.
Parmi toutes les images que vous évoquez en début d'article, j'en rajouterais deux qui contribuent grandement à révéler le personnage.
La soumission servile des journalistes:
L'instrumentalisation abjecte d'un enfant affolé
Je pense tout de meme que nous sommes en face d'un caractériel mythomane choisi justement par l'oligarchie financière pour ses "qualités".Pas de limites il y va !!! Les autres c'est la soupe! (morano,lefevre,bachelot mais ils n'ont rien compris épatés qu'on puisse les sélectionner -berra par exemple-) par contre je ne serai pas étonné que juppé et fillon ne soient les gardiens du temple chargés de limiter les abus et délires de l'homme de main choisi par le medef . Dans cette bande il ya des types intelligents qui ne sont pas là par hasard...
Tellement d'accord avec vous. Depuis le début, j'ai la conviction que c'est son obscénité qui l'a fait élire. Ce type incarne une forme de pornographie politique. Il n'y a qu'à lire les pauvres gens, les tarés, les bas esprits, les bavochants de la haine sociale qui le soutiennent encore dans les forums. Et les femmes, qui sont, je pense encore plus transparentes, tant elles sexualisent ce pantin d'humain, ce Polichinelle prétendument chargé à la testotérone. Cet homme, c'est la verrue au bout du membre de Raspoutine. Mon seul espoir est que le numéro soit désormais éventé et surtout que les mirobolantes perspectives qu'il avait réussi à faire miroiter aux yeux des gogos soient totalement abrasées par la dure réalité de son bilan. Si la fascination n'opère plus, il est même possible qu'elle se retourne contre lui, ce qui a l'air d'être le cas jusqu'ici. Il sera intéressant, lorsque l'angoisse nous aura quitté, de revenir sur cet affrontement avec Hollande, son double inversé, Flamby, le mou, l'indécis, l'humain, le tendre (aucun de ces qualificatifs ne lui convenant vraiment : je suis surpris par sa faculté de résistance et la finesse de son jeu). Ce sont les salopards qui ont mis Sarkozy dans le siège in the first place (je ne parle pas des électeurs) qu'il ne faudrait pas laisser s'en tirer à si bon compte. Et les intelligents Fillon ou Juppé (là encore, 100% d'accord avec votre analyse) ne devront pas l'emporter au paradis.
Je crois que le numéro à facettes est bel et bien éventé . En effet, pour l'instant quoiqu'il fasse il ne monte pas d'un % dans les sondages officiels, c'est à dire "redressés" par rapport au pouvoir afin d'éviter le phénomène autoréalisateur . Les vrais sondages doivent indiquer une situation pire pour lui . Il va jouer le tout pour le tout, la grosse artillerie dégueulasse va débarquer . Alors il peut se redresser, mais aussi s'effondrer totalement au profit de Bayrou principalement, le candidat de recours . Sait-on jamais !
À l'heure du Bilan, Sarkozy et sa clique, considère qu'il a réussi et gagné.
Oui, ll a fait, en cinq ans, au moins aussi bien que Tatcher, Reagan, Bush... Après la casse et la privatisation des Services Publics, Il ne lui reste plus qu' à en finir avec le Code du Travail, Flexibilité des salaires, de la Durée Légale du Travail, du Droit de Licenciement, du Droit de Grève, de l'Indemnisation du Chômage...
Enfin, avec le Modèle Allemand, Merkel-Sarkozy, c'est bien fin de la page du Modèle Social qui est définitivement tourné.
Et aussi, celui de la Démocratie Européenne. Les Grecs en font l'expérience...
C'est en ce moment, en Grèce, que se joue l'avenir de l'Europe.
Regardez bien, et apprenez...Notre tour viendra très vite...
la girouette et le caméléon .... attention danger !
Tant qu'il a l'appui du système bancaire, il l'emportera ! Toutes les analyses sur son comportement, sur sa manière de mener campagne, sur sa politique sont vains bavardages. Sarkozy n'a pas d'adversaires crédibles. La gauche doit progresser de 10 % pour être majoritaire et c'est loin d'être gagné.
Comme dit très justement Pierrounet, la prochaine étape ressemblera à un scénario grec avec pour metteur en scène Nicolas Sarkozy. La première s'ouvrira le 6 mai...
Merci Monsieur Salmon pour ce papier historique et chronologique, qui va nous permettre d'en parler avec des amis qui hésitent encore le changement et voter à gauche. Votre texte pourra être une référence pour débattre. Il faut continuer à extirper "la bête" pour que la France redevienne un pays "normal" dans une démocratie apaisée.
Analyse intéressante - j'ai relevé un de ses éléments :
(Une) "pathographie" présidentielle liée à la "téléprésence du président soumis au confessionnal quotidien des interviewers, à la fausse intimité des talk-shows, et à une tendance à l'hyperbole des magazines" contraints de surenchérir pour capter l'attention." (d'après Diane Rubenstein analysant la présidence de Bill Clinton).
Cette "pathographie" guette tous les personnages politiques, intellectuels, artistes etc. quand ils ont en tête d'attirer l'attention et qu'ils ont à leur disposition un instrument tels que les images, démultipliées par les écrans.
Mais il faut aussi qu'ils aient en face un public prêt à leur accorder cette attention, et peut-être même, demandeur de tels "événements" fabriqués !
En fait, c'est un agité inconséquent, si ce n’est que de par sa fonction, chacune de ses idioties, ses caprices de gamin, nous coutent une fortune et nous fait régresser de bientôt 50 ans. Un con en fait, mais de la pire espèce.
Tout ce que je viens de lire est très bien et malheureusement tout à fait vrai. J'ajouterais ceci: quand il ne sera plus là; ne pourrais-t-on pas aller le rechercher et lui demander quelques comptes ne serait-ce que sur l'argent dépensé en campagne effrénée par le non candidat... Quand je pense que de Gaulle avait un ligne de téléphone privée à ses frais pour ses commnication familiales... Pour tout le reste que Sarkosy a dépensé au frais de l'état, je crois que les excès de Woerth sont une aimable plaisanterie comparé à ce que l'on sait , ce que l'on ne sait pas... et qu'on ne saura jamais.
Mouais on en a pas fini avec Sarko ... on va devoir encore se coltiner sa tête dans les livres d'histoire...
@ BELLE LURETTE
Quel montage frankesteinien! La première dame bling-bling offrant son suave profil ligure à l'ébauche sculpturale d'une effigie païenne, destinée à consacrer la mémoire de ces esclaves plumassières d'outre-apennin, venues autrefois gagner, avec leur maigre croûte, la confiance des naturels d'une sous-préfecture du Val-de-Marne, connue pour son "Petit vin blanc" (bluette ancienne) ... Strass, paillettes et flons-flons seront de mise pour l'inauguration de ce rigide mannequin fait de pacotilles (?) qu'un premier magistrat tricolore dévoilera innocemment et d'un geste Auguste, à l'orée d'un chaud printemps législatif…
A moins que le commerce de ces dames italiennes n'ait été de nature à satisfaire des besoins calligraphiques, autrefois ou plus récemment, comblés par les plumes "sergent-major", comme en font état les étymologistes:
"Les esprits très curieux se demanderont pourquoi on disait aussi "tailler une plume", expression maintenant oubliée ?
D'après Cellard et Rey dans leur Dictionnaire du français non conventionnel , cela viendrait du fait qu'autrefois, et c'était une tâche plutôt réservée aux femmes, avant de tailler au canif les plumes d'oie qui servaient à écrire, il fallait en humecter l'extrémité avec la langue."
Si j'étais encore sarkozyste...
http://www.philippebilger.com/blog/2012/02/si-j%C3%A9tais-encore-sarkozyste.html