Le système Frêche vu de l’intérieur
Mercredi 23 février 2010, Montpellier. Le site web du «Midi Libre» présente 6 articles, tous sur Georges Frêche, tous laudatifs : le Président de passage dans le Gard ; les réponses du Président aux internautes de 20minutes.fr ; le soutien de Gerard Collomb à Georges Frêche ; les déclarations du secrétaire de la fédération socialiste de l'Hérault et celles du Président du Conseil général des Pyrénées-Orientales... et surtout une longue présentation des réactions de chaque membre de la liste fréchiste écarté du PS, avec photos individuelles à l'appui ... Aucun regard critique, pas d'expression des autres listes... Comment un média régional, qui a été détenu par «Le Monde» jusqu'en 2007, peut-il tomber ainsi dans la caricature d'une propagande que l'on croyait réservée aux régimes totalitaires ?
C'est que nous sommes dans l'une des dimensions clé du système politique construit par Frêche : le contrôle de l'information. Bien sûr, pas de politburo dictant la voix du maître. Mais un système plus subtil combinant dépendance économique (1,2 millions d'euros versés en 2008 par la région à «Midi Libre»), influences personnelles à travers les réseaux politique et maçonnique, intériorisation par les journalistes du «politiquement correct» local... et anticipation d'une victoire annoncée par les sondages. Le contrôle sur «Midi Libre» est essentiel pour tenir une partie de l'opinion régionale, d'autant plus que ce journal est lui même lié à «l'Indépendant du Midi» (Carcassonne, Narbonne, Perpignan) et au gratuit de Montpellier. Quand on rajoute le soutien inconditionnel de «La Gazette de Montpellier», celui bien sûr du mensuel de la région tiré à plus d'un million d'exemplaires, et les positions souvent timorées des antennes locales de Radio France ou de France Télévision... il ne reste plus beaucoup de place pour les médias critiques, réduits à quelques journaux et blogs quasi confidentiels (L'Agglorieuse, Montpellier Journal...).
Au delà des médias locaux, le système Frêche repose sur un contrôle de l'ensemble des espaces sociaux qui comptent dans la construction du pouvoir et de l'opinion dans la région : les réseaux politiques à travers les sections et fédérations du Parti socialiste, réalisant un véritable maillage du territoire et des conseils municipaux ; les réseaux économiques via les chambres de commerce mais aussi la distribution de soutiens ciblés, par exemple pour bénéficier de la marque Sud de France ; le monde du sport et de la culture, où la concentration des financements de la région sur des opérations prestigieuses favorise ce contrôle ; les réseaux communautaires, notamment chasseurs, juifs ou harkis, pour lesquels, malgré les petites phrases, les soutiens sont majoritaires... Il s'agit sans doute de mécanismes classiques du clientélisme, mais en Languedoc leur mise en oeuvre est particulièrement aboutie, chaque espace ayant été investi de manière systématique au cours de 40 ans de règne de Frêche sur Montpellier puis la région, avec des personnes relais dépendantes du chef pour leur statut ou même leur revenu. Dans ces réseaux, les mécanismes de pression ou de contrôle sont aussi bien rodés, par exemple en allant jusqu'à faire signer des soutiens au Président pour vérifier les engagements qui donneront accès aux subventions attendues...
Mais ce système s'appuie aussi sur un gouvernement autoritaire et personnel à l'échelle du Conseil régional lui même. Au niveau de ses élus bien sûr, avec une gestion cloisonnée des relations personnelles et surtout une conduite des séances publiques laissant peu de place à l'examen ou à la contestation de décisions déjà définies. Au niveau des salariés, la pression est encore plus forte. Je côtoie régulièrement dans le cadre de mon activité professionnelle, toute l'échelle de plusieurs services, de la secrétaire ou chargé de mission jusqu'à Frêche lui même.
Le contrôle, les tensions, les colères voire la terreur y sont constants. Nombre de fois les cris de Frêche «ébranlent» l'Hôtel de Région en désignant une «victime» malheureuse. Les notes des services remontent mais ne sont pas souvent prises en compte. Par contre, les décisions sont arrêtées chaque semaine par un homme et s'imposent dans les services avec comme constante l'exigence de servir la communication et d'alimenter le système clientéliste, sans retour critique possible.
Ce qui frappe sur la période récente, c'est la dégradation de ce système, qui pilotait avec une certaine efficacité technique de grands projets, mais ne tourne plus que sur la communication et l'enjeu électoral, et surtout est affecté par l'accentuation des travers autoritaires et colériques du chef vieillissant, sans parler de sa santé. Beaucoup d'acteurs clé du système frêchiste, de son premier ou deuxième cercle, sont conscients de cette dégradation et m'en parlent en aparté. Journalistes, responsables du Parti socialiste, d'organisations économiques ou culturelles, élus ou personnels du Conseil régional... Certains restent bien sûr dévoués, redevables, trop associés à la construction du système. Certains ont quitté le navire avec fracas et à l'image d'André Vezinhet, d'Hélène Mandroux, de Christian Assaf ou d'André Ferran, qui en sont devenus les plus farouches adversaires.
Mais chez d'autres, la dégradation de la situation a semé le trouble et le doute. L'enjeu est alors jusqu'aux élections de masquer la réalité, de contenir ou de rattraper les excès du chef, de fournir des justifications (« ce sera de toute façon son dernier mandat», «il a ses excès mais il reste visionnaire») ou de regarder tantôt avec angoisse, tantôt avec amusement les effets des décisions parisiennes occupant l'espace médiatique et victimisant le patriarche... A plusieurs reprises, durant les visites sur le terrain, là où la cour est réunie, aide et entoure le Président, reçoit ses injonctions et fait semblant d'approuver ses propos ou ses blagues, j'ai eu le sentiment que l'on rejouait la fable d'Andersen « les habits neufs de l'empereur ». Chaque courtisan perçoit que le roi enfermé dans sa croyance est bien nu, mais craint de le dire aux autres pour ne pas apparaître ridicule ou être exclu de la cour... A la fin un enfant innocent, de sa petite voix, clame la vérité, démasque la supercherie, et fait écrouler le système qui reposait sur des croyances fausses ou plutôt non révélées. Malheureusement en Languedoc-Roussillon les enfants ne votent pas...


Tous les commentaires
A peu près tous les Conseils Régionaux fonctionnent de la même façon...
Alors, continuer à écrire sur le système du Languedoc-Roussillon fatigue (des milliers de textes... cela suffit !)
Parlez-nous SVP des autres Conseils Régionaux....
@Clapas
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Merci pour ce billet courageux. Encartée au PS depuis 1967, je l'apprécie d'autant plus que je m'estime assez bien placée pour savoir qu'il n'y a pas une virgule à enlever à ce que vous avancez. Tout est vrai.
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Comme vous, nous sommes un certain nombre à en avoir assez, et ce depuis pas mal de temps déjà, du système GF, un système hyper-verrouillé, limite mafieux.
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Comme vous nous sommes nombreux à constater jour après jour le bourrage de crâne dans lequel la presse régionale se vautre et s'avilit pour chanter les louanges de GF. Avec au premier rang Midi-Libre, qui devrait plutôt s'appeler Midi-Corrompu ou Midi-Torchon. Comme quoi la prostitution ne sévit pas que sur les bords de route. Aujourd'hui encore, et pour la énième fois, nous avons droit à une pleine page sur GF, avec bien sûr la dédicace chez Sauramps, de son opuscule "Trêve de balivernes". Ce même Sauramps qui a refusé d'accueillir une dédicace du livre-brûlot d'André Ferran, ancien bâtonnier et ancien défenseur de GF, intitulé "Entre dérapages et déraison, Frêche se démasque".
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Autant dire que cette presse là adopte la même attitude que GF, à savoir prendre les lecteurs pour des cons.
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Quant aux sondages qui donne GF gagnant à tous les coups, personnellement j'ai la faiblesse de les trouver aussi fiables que ceux, toutes proportions gardées, concernant le vote sur le traité constitutionnel européen. Là-aussi nous avions subi un battage et un matraquage de tous les médias. C'est ainsi que nous vîmes défiler sur les différentes chaînes de télévision et aux heures de grande écoute, tout ce qui compte d'intellectuels, d'artistes etc...venus parader, pour nous persuader qu'il fallait voter "oui". Et bien sûr, semaine après semaine, les sondages n'ont cessé de donner le "oui" gagnant, y compris quelques jours avant le vote. La suite, nous la connaissons tous : c'est le "non" qui l'a largement emporté.
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Donc merci pour ce billet, et que ceux que sa lecture "ennuie" lisent autre chose.
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MIDI LIBRE?
Ce papier-cul-te de la personnalité mériterait le sceau de l'infâmie.
Chaque média recevant des subventions locales ou nationales devrait porter sur chaque page, en filgrane :
"ATTENTION A LA PROPAGANDE : le MIDI LIBRE a reçu des subventions régionales à hauteur de 1.200.000 € en 2008".
Pour votre article, clapas, bravo! Mieux, le commentaire de Madame Christiane GARNIER le renforce. Et donc, bravo à elle aussi !
Tout cela est clair, et "distant" malgé tout...
Mais quel naufrage - en direct - pour cet homme!
Et pour la Région...
Merci beaucoup Clapas de ce démontage d'un système à vocation "totale".
Et non, Jacques Albert, tous les conseils régionaux ne fonctionnent pas de la même façon, en particulier avec la presse.
Dans ma région, les deux jounaux qui se partagent les ventes ne font pas d'articles laudatifs envers une seule personnalité. Encore moins à l'approche d'élections.
Merci Clapas pour ce tableau réaliste d'une triste situation. Le maillage fonctionne à merveille, tout est bien rôdé, les militants sont inondés de propagande frêchiste virtuelle et malgré des plaintes réitérées,du petit poucet rien ne transpire par la fédé....
Courage!
E.N. "encartée"PS Aude
Mais où est alcyme? Au plus haut des cieux?
Oh là là, Pierre, il ne faut surtout pas prononcer son nom...
Ceux qui sont mécontents des accusations dirigées contre le système Frèche sont ceux, d'abord, qui en profitent, pardi !
Dédié à la réflexion de Jacques Albert
@Junon moneta : "tout est bien rôdé, les militants sont inondés de propagande frêchiste virtuelle et malgré des plaintes réitérées,du petit poucet rien ne transpire par la fédé".
Effectivement, je confirme tout est bien verrouillé, et ce même en période de canicule. Les couchés et les ambitieux se relaient à tour de rôle ou de concert pour maintenir bien étanche le couvercle de la Fédé34. Ces ambitieux dont J.Swift écrit dans ses "Pensées" :
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" L'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses,
C'est ainsi que l'on grimpe dans la même posture que l'on rampe".
Notre seule consolation : s'imaginer, avec gourmandise, les maux de dos qu'ils vont finir par endurer, à tant se courber.
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@Christiane GARNIER
Mais comment pourrait-on sortir de ce système des partis, avec ses baronnies, sur le plan local mais aussi (et surtout) sur le plan national?
Personnellement, j'ai bien des idées sur ce qu'il faudrait faire pour sortir de ces crises à répétition.
Croyez-moi, j'y ai passé beaucoup de temps (plus de quinze ans de recherches dans des domaines très divers) - par pur altruisme - car je suis inquiet pour notre Société, pour nos enfants et petits-enfants...
Mais, en politique, c'est impossible de se faire entendre par qui que ce soit, sur quoi que ce soit... Ils (et elles) savent tout! Ils ont juste besoin de nos voix, de leurs colleurs d'affiches... et des porte-voix au sein des médias aux ordres...
Vous, qui avez des activités et des réseaux en politique (d'après ce que je comprends), vous en pensez quoi?
Vous croyez encore dans ce système des partis?
J'aimerais vous lire à ce sujet.
Cordialement,
J.M
ALTER-EUROPA
Le systéme Freche est effectivement une forme exacerbée du clientelisme et de l'autoritarisme, une manière de faire de la politique où le "jeu", la technique politicienne, les enjeux de pouvoir prennent le dessus sur la construction d'un projet politique humaniste partagé. Pour Frêche pas d'enrichissement personnel (un peu quand même, lié au cumul, mais pas exagéré) mais simplement la volonté d'affirmation d'un pouvoir, d'un égo voulant guider le peuple. A chaque discussion personnelle avec Freche, je suis entraîné dans un jeu qui finit par se substituer aux fins. A chaque fois j'en conclus qu'il est vraiment contaminé par un comportement hyperstratégique. Si l'on cite une question, un enjeu ou un projet, on se trouve tout de suite inséré dans un jeu d'influence multiples ou tel élu local aura telle position et telle aliance si on lui fournit tel os à ronger en échange... Pas de place pour une proposition sincère, généreuse, altruiste (elle sera au mieu qualifiée de naive). Cette contamination stratégique est sans doute une qualité technique (qui chez Frêche faiblit avec l'age, quoi qu'il en dise), mais devient en soit une fin, masque les enjeux politiques réel, finit par pervertir l'exercice même de la politique et s'impose en jouant sur des rapports de forces, sur une violence qui n'est pas seulement verbale mais s'exerce dans l'action à travers les décisions, humiliations, privations, dépendances... Le parti socialiste est bien sûr instrumentalisé pour ce jeu, relayé par le dévoué couple Navaro et toute une série de relais locaux avec qui il devient impossible de discuter, tellement le culte du chef est présent. Quand Cohn Bendit comparaissait le frechisme à Mussolini, j'ai trouvé le propos excessif... En y regardant de plus près, il n'avait pas forcément tort : propagande, culte du chef, clientelisme, autoritarisme, "troupes" dévouées, goût pour les grandeurs (notamment architecturale)... ce sont au moins une partie des ingrédients de la cuisine du Duce...
Que faire pour changer cela ? D'abord tout faire pour la victoire d'une coalition gauche et écologiste. Il y a plus d'incertitude que ne le laissent prévoir les sondages et de nouveaux évènements peuvent bouleverser cette campagne déjà bien agitée. Ensuite, je crois que les sections PS sont en fait plus partagées que ne le laisse croire le vote en faveur de Codorniou, surtout si l'on ramène tous les adhérents qui se sont éloignés ou abstenus. Un travail de rénovation en profondeur a commencé et ne pourra que s'amplifier. Et puis la vie de l'empereur n'est pas éternelle et il nous faut penser à sa succession au PS ou avec les autres partis, notamment europe Ecologie.
@junon moneta
« Vous,qui avez des activités et des réseaux en politique (d'après ce que jecomprends), vous en pensez quoi?Vous croyez encore dans ce système des partis?J'aimerais vous lire à ce sujet ».
Je tiens d’abord à m’excuser pour m’être mal exprimée, car je vous ai amené à penser que j’avais des réseaux, ce qui n’est pas du tout le cas, du moins en termes de réseaux « qui comptent », ce que tout un chacun sous-entend en général lorsqu’on évoque des réseaux. Ainsi, lorsque j’écris que « je suis assez bien placée », je fais simplement allusion à mon adhésion au PS depuis plusieurs décennies, où, issue d’un milieu très modeste, je suis entrée pour défendre les valeurs socialistes, au premier rang desquelles la réduction de toutes les inégalités. Et j’y suis restée non pas par allégeance moutonnière et/ou suivisme béat, mais pour faire entendre ma voix, celle de mon milieu social, au sein d’un parti qui s’est beaucoup embourgeoisé.Ce faisant, je me suis toujours positionnée de façon très critique.
Pour ce qui est de « que faire pour changer cela », j’adhère tout à fait à l’analyse de Clapas. J’ajouterais cependant que le problème dépasse le seul horizon des partis politiques, et nous interroge tous. En effet, seuls 8 à 10% de la population adhérent à un parti politique et/ou à un syndicat. En conséquence, si les candidats à des mandats électifs locaux ou nationaux sont bien sûr en général choisis au sein des partis, ce sont les électeurs qui ont le dernier mot. La responsabilité est donc, comme dans la plupart des domaines, collective. Ce qui nous renvoie obligatoirement à toute une série de questionnements car, pour que les citoyens puissent se déterminer et voter de façon vraiment éclairée, cela nécessiterait :
- une réforme de notre système éducatif (qui est, nul ne l’ignore, tout sauf égalitaire), pour que tous les enfants puissent accéder aux études supérieures et aux grandes écoles, quelles que soient leurs origines sociales, et qu’ils deviennent ainsi des citoyens éclairés à même d’exercer leur sens critique. Evidemment cela rognerait le concept « d’élites » (aïe, que çà fait mal !).
- Des médias indépendants, et non cette intox permanente à coup de sondages bidonnés d’une grande partie des journaux, cette télé-réalité nauséabonde, toutes formes de communication ne visant qu’à manipuler les cervelles et donc l’opinion, pour faire acte d’allégeance aux différents pouvoirs en place.
- Un patronat animé d’une éthique de la responsabilité envers leurs salariés, en mettant fin à la destruction du code du travail, aux délocalisations, aux salaires minables dont ils ne voudraient surtout pas pour leurs rejetons, à leur cynisme d’actionnaires repus. Ces grands patrons dont certains en arrivent à qualifier de « mode » les suicidés de leur entreprise, sans autre état d'âme.
Oui, je sais, tout cela relève de l’utopie la plus galopante. Mais il est permis de rêver que des citoyens éduqués, convenablement informés, et décemment payés, adopteraient moins facilement une attitude d'alimentaires, et n’en arriveraient pas à élire des potentats nationaux et/ou locaux dictant leur bon vouloir, vautrés sur leur pouvoir et voulant crever sur scène sans jamais se départir de leur sceptre.
La responsabilité est donc bien collective, même si ceux qui sont aux manettes ont en la matière un devoir d’exemplarité. Ce qui est hélas loin d'être le cas pour un certain nombre de ceux qui nous gouvernent. En conséquence, les partis politiques et les syndicats ne sont pas des oasis de perfection et il peut dès lors arriver que le militant syndical ou politique, n’adhère pas toujours à un parti ou à un syndicat par pure philanthropie, mais par intérêt (recherche d’un travail, d’un mandat électif etc.). Dans la société « en miettes » qui est la nôtre, peut-on vraiment les en blâmer les premiers.
Cependant, à côté de ceux-là existent des militants sincères, animés de convictions auxquelles ils sont restés fidèles. Ce sont ceux-là qui, aujourd’hui, exigent la rénovation du Parti socialiste.