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L’Ircam contre attaque: G. Aperghis ouvre «Le manifeste 2014» jusqu'au 10 juillet

Une mini saison de productions et de recherches via ce Manifeste d’un mois et qui dit Manifeste dit Manifestations. « L’Etincelle », journal de l’IRCAM en livre tous les secrets. A lire  absolument, on y apprend beaucoup.

 Georges Aperghis, affrontait la scène dès le 12 juin au Théâtre de Gennevilliers de Pascal Rambert. G.Aperghis on le connaît/suit depuis des décennies : ses facéties, sa dramaturgie, ses jeux vertigineux sur le langage et la musique, souvent à partir de grands textes littéraires. Ce 12 juin dans « Temps bis » il associait ou dissociait deux actrices Valérie Dréville, diseuse,interprète. La soirée du 12débute par deux fois des pieds nus dont ceux de Geneviève Strosser altiste éputée. V.Dréville dit des textes de Samuel Beckett sur des notes musicales de G.Aperghis, Franco Donatoni, Helmuth Lachenmann. Rien de bouleversant si ce n’est une certaine magie d’ombres portées sur le murs  qui renforcent le climat de pureté, certes un au austère mais de pureté inattendue, originale.

Georges AperghisGeorges Aperghis

Ce Manifeste 2O14 est notoirement placé sous le signe de la transgression. Transgression avec des lectures de Stanislas Nordey, le metteur en scène, de textes de l’écrivain Pierre Guyotat (cf. son dernier titre « Joyeux animaux de la misère », Gallimard 2014 ; mais également le phénomène du musicien, simultanément, compositeur et chef d’orchestre : Pierre Boulez, Peter Eötvos, Mathias Pintscher, George Benjamin dont n’a pas oublié le passionnant dernier opéra « Written on skin ». On entendra également des bandes sonores de Michel Foucault réagissant à un concert de l’Ircam soumis à plusieurs philosophes marquants. Des extraits des propos de M.Foucault sont publiés dans « L’étincelle », leur lecture est surprenante à la fois de simplicité et de profondeur.

On a également relevé des « expériences sonores d’adolescents » mais également la suprême présence de l'électronique , cf. des « Quatuors électronique » (Xenakis, G.F.Haas).

Théatre de GennevilliersThéatre de Gennevilliers

Un point aveugle, notre incompétence à évoquer le travail de Philippe Leroux dont l’une des référence, Guillaume de Machaut remonte au 14° siècle !

Bon appétit Messieurs Mesdames cette petite note plus personnelle :

« Le temps d’une vie ne suffit pas à saisir les milliers d’évolutions de ce qui s’appelle toujours la Musique ».

IRCAM tel 014478124O

Claude Glayman

Tous les commentaires

13/06/2014, 20:03 | Par Miklos

La suprême présence de qui ou de quoi (cf. par. au-dessus de la photo du Th. de Gennevilliers) ?

13/06/2014, 21:57 | Par claude glayman

C'est la suprême présence de l'électronique. Exusez la mauvaise frappe !

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