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Stravinsky n’a cessé de troquer les esthétiques, pour in fine, s’imposer lui-même.

Une biographie de Stravinsky signée Bertrand Dermoncourt *, directeur de  Classica ; ce critique n’était pas né, j’avais vu « Fantasia » et je fus littéralement déstabilisé par cette musique (« Le Sacre » sans origine identifiable). Sans compter qu’il et difficile d’amorcer un itinéraire de compositeur en débutant pratiquement par « L’oiseau de feu !», commandé, faute de mieux, au plus novice d’un groupe artistique ; d’enchaîner sur « Petrouchka » et pour conclure la série par le « Sacre du Printemps ». La suite est bien connue sauf par les jeunes et il y a toujours des jeunes ! Les Ballets Russes, Diaghilev, Nijinsky, etc toute une « Secession » russe et parisienne. Une sorte de ponctuation brillante et souvent décisive après Paris capitale d’un certain19°. Et tout cela avant un magnifique suicide collectif que nous rattraperons à la fin du Second Conflit comme si un seul n’avait pas été suffisant.

Mais revenons à notre biographe qui raconte notre musicien exilé en Suisse et produisant un autre chef-d’oeuve « L’histoire du Soldat » sur un texte, non moins génial de Charles Ferdinand -Ramuz. « Pulcinella » et les collages dont Igor sera un spécialiste. « Concerto pour deux pianos » et la suite du « Cappricio ». D’autre oeuvres moins convaincantes, Oedipus Rex, Jean Cocteau le déclamait comme à la Comédie Française .

« Le Baiser de la fée » et le triste « Perséphone » (A.Gide) qui souligne le peu d’intérêt que ^portait le musicien à la brillante cour d’écrivains qui l’entourait, P.Valéry, Gide justement,Claudel, Mauriac , etc…Un intellectualisme qui n’était pas sien. Pas davantage,  les années de séjour à Hollywood, durant la Seconde Guerre, malgré des exilés variés et de haut niveau, ne suscitèrent de complicité.

Les années Stravinsky/ Diaghilev se déroulèrent, dans une certaine mesure, en vase clos. A la petite exception prés de J.Cocteau et de son Groupe des Six qui n’était pas encore en mesure de rivaliser avec le « Prince Igor ». N’est-ce pas ainsi que l’on devait un peu oublié la « sécession » germanique, les années Weimar, les années Vienne et le réveil confus mais réel de grands moments à l’Est de l’Europe, B.Bartok (, Szymanowski ; voire nordique, Edward Grieg, Jean Sibelius.

Mais après la mort de Diaghilev, plus ou moins remplacé par les Ballets Sueédois, I.Stravinsky collabore brillamment  avec le chorégraphe Gorge Balanchine.

Puis advint ce qui devait survenir, la Seconde Guerre Mondiale, le basculage des esthétiques, sous l’influence du précieux assistant du maître, Robert Craft, féru de musique atonale, Schoenberg étant mort en 1951, qui s’étaient côtoyés sans plus, durant les années de guerre.Et allait se répéter ce qui se produit dans l’hisoire des arts, un maître meurt en libérant plus novice : ex. Schubert récupère 1827 sans Betthoven et donne libre cours à son génie dont the « Great Symphony 9° » est un bel exemple.

Bien des voix défendaient la tonalité et l’anti -romantisme  de Stravinsky et le voilà qui passe à l’atonalité.

Ah ! quel coquin et voici Schoenberg et les siens accueillant l’enfant prodige. En France Pierre Boulez le dirige !  Les pages de Bertrand Dermoncourt consacrées à cette fin de Stravinsky nous ont passionnés et informés. Sans parti pris idéologique ! Si ce n’est pas l’unique atout de ce livre c’est en est l’un des premiers.

Claude Glayman

Tous les commentaires

24/07/2013, 10:30 | Par claude glayman

Je ne souhaite pas être non censuré parcequ'écrivant dans le club. Je me sens tout à fait solidaire de la totalité du jounal que je lis au maximum. La censure n'est pas mon fort

prie mes collègues de me compter parmi eux. Je n ai aucune complicité avec les censeurs. Dieu soit loué je n'ai jamais été de leu côté.

Cordialement. Claude Glayman

 

25/07/2013, 01:03 | Par Luc Rigal en réponse au commentaire de claude glayman le 24/07/2013 à 10:30

La censure n’est pas votre fort ? On peut être censuré pour ça !...

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