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Les mères au premier rang?
Une étude originale portant sur les collégiens en difficulté dont les parents sont fortement diplômés montre le rôle particulièrement important des mères dans la réussite scolaire de leurs enfants.
Cette recherche, dont les résultats sont accessibles dans la revue " Sociologie " ( n° 4, vol 1/2010 ) a été menée par la sociologue Gaële Henri-Panabière auprès de 677 familles.
Statistiquement, on constate les effets manifestement plus forts des diplômes maternels par rapport aux diplômes paternels sur la réussite scolaire . Ce n’est vraisemblablement pas sans lien avec le fait que 72% des collégiens de l’enquête sont aidés dans leurs devoirs par leur mère et seulement 41 % par leur père.
Mais cette influence manifestement dominante de la mère dans la réussite scolaire ( lorsqu’elle a des diplômes élevés, et a fortiori plus élevé que le père ) doit être modulée par d’autres éléments à prendre en compte, comme il apparaît lorsqu’il y a séparation des parents.
En effet, selon l’étude de la sociologue Gaële Henri-Panabière, 12,6% des collégiens issus d’un père détenant au moins le baccalauréat appartiennent à la catégorie des élèves en difficulté lorsque les parents sont ensemble contre 34,8% des collégiens de même origine lorsqu’ils sont séparés ( étant entendu que seul 10 collégiens sont déclarés comme vivant chez leur père, contre 118 chez leur mère, sur les 128 couples désunis de l’enquête ).
Il faut prendre garde par ailleurs que, parmi les enfants dont la mère est bachelière au minimum, la proportion d’élèves en difficulté est de 9,2% lorsque les parents vivent ensemble, contre 22,2% lorsqu’ils sont séparés.
Selon Gaële Henri-Panabière, " la solitude éducative, l’absence de relève ou de soutien régulier rendent raison du fait qu’elles ‘’relâchent’’ par moments leurs efforts de régulation des activités enfantines dans des domaines différents ( usage de la télévision le soir, horaires de sorties, manières de s’exprimer… ) ". Et elle ajoute que, " souvent rapportés [ dans les entretiens avec les mères qu’elle a effectués ] à un épuisement dans la gestion des différentes tâches qui leur incombent, ces moments de ‘’faiblesse’’ peuvent être aussi directement reliés à l’absence de l’autre parent ".


Tous les commentaires
Il faudrait que les mères arrêtent de s'occuper de tout dans la vie de leurs enfants et dee leus conjoints, dans l'organisation de la maison, seule solution pour qu'on ne les accable plus de toutes les misères des uns et des autres.
Mesdames, restez assises, ou mieux rentrez tard, vivez votre vie au lieu de torcher, nettoyer, éduquer, gérer, consoler, pour ne récolter que des blâmes pour toute récompense !
Vous devriez vous présenter aux élections présidentielles : vous auriez tous les votes des femmes !

ça, c'est intelligent!!!!!! et il y aurait des petits nains qui viendraient tout faire a leur place bien sûr!
Je ne savais pas qu'il y avait des abonnés de Mediapart aussi cons. Décevant.
Bien intéressant. Révélateur aussi de la difficulté, malgré tout, de la vie de nombre de femmes. Il est d'autant plus important de réfléchir aux moyens d'aider les parents à soutenir leurs enfants pendant la scolarité, les expériences tentées sont plutôt positives et c'est tant mieux.
Il est probable que les choses évolueront peu à peu avec le plus grand investissement des pères dans l'éducation des enfants. Là aussi encore faut-il que la société favorise l'évolution.
Certes. mais ça fait 40 ans que j'entends les mêmes poncifs.
Résultat : les pères s'occupent de leurs enfants 11 minutes par jour. Oui, les mêmes dont ils réclament la garde ayu moins partagée avec les mères.
Vous voulez mon avis ? Elles devraient les leur laisser. J'ai connu des enfants dont les mères ont vogué vers d'autres cieux et leurs enfants ne sont pas plus ratés que ceux des forcenées de l'aspirateur et du petit déjeuner équilibré.
Qui parle de forcenées de l'aspirateur? Il est question ici tout simplement de suivre la scolarité des enfants, de s'y intéresser vraiment, de leur montrer que les études c'est important, c'est intéressant, c'est parfois difficile et astreignant. C'est une attention de chaque jour, même quand on est fatiguée ou qu'on a des soucis. C'est aussi prendre en compte les intérêts de ses enfants pour leur proposer des activités qui y répondent et favorisent l'ouverture intellectuelle et le développement physique.
Je pense vraiment que les pères le font et le feront de plus en plus.
Autre son de cloche
J'ai entendu dire par une enseignante en maternelle, dans la grande banlieue parisienne, que si les deux parents, fort diplômés avaient de "belles" situations sur Paris, leurs enfants avaien tendance à être laissés à eux-mêmes, et par compensation, arrosés de gadgets et cadeaux divers inutiles, ne compensant pas une présence.
Je confirme que cela existe un peu partout en France (j'ai eu l'occasion de le vérifier quand j'étais en activité et dans différents postes) et que c'est un désastre. Pas de mystère, les enfants réclament de l'attention au quotidien.
Etude très intéressante qui a le mérite de mesurer ce que l'on savait déjà: effectivement les mères sont très souvent au premier rang. Il n'y a qu'à compter le nombre de papas qu'on peut rencontrer en tant qu'enseignant dans les réunions parent/profs.Ils ne sont pas légion même quand les plages horaires leur donnent la possibilité de venir!
Cette étude ne fait que confirmer ce que tous nous savions déjà : les mères sont toujours en première ligne lorsqu'il s'agit de s'occuper des enfants..... Quelle est la proportion d'hommes prenant des congés parentaux déjà en France en comparaison avec les femmes ? .... circulez, il n'y a rien à voir ! et puis d'abord la France n'est pas la Norvège ni la Suède..:" nous on est des mecs" !.. j'ai entendu dire ces quelques mots sur le ton de la plaisanterie... mais qui sont tellement révélateurs de toute la mentalité "latine" des Français.. ajoutez à cela la "pression sociale" des employeurs, du milieu familial, des salaires féminins toujours inférieurs d'au moins 30%, etc .., etc.. mais connaissant bien les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, j'ai fait la même constatation... les pères sont toujours plus disponibles pour jouer avec leurs enfants... football, base-ball, etc ... ainsi que pour le chahut....ben oui !....et les mères essayent toujours de se rendre plus disponibles pour les travaux plus "intellectuels"... serait-ce parce que les hommes devenus adultes sont restés de grands gamins qui s'ignorent ?... non ne me tapez pas sur la tête !.... je le dis simplement comme je le pense .... hihihihi !
Il aurait peut-être fallu distinguer, dans le lot des mères diplômées, les pourcentages de mères qui travaillent (encore) et celles qui ne travaillent plus.
Distinguer aussi les couples ayant tout les deux un niveau élevé, ou seulement l'un d'entre eux..
Etc...
Quand on fait des corrélations avec seulement des pourcentages, en statistiques, mieux vaudrait d'abord posséder des échantillons irréfutables: sinon l'application des pourcentages devient une espèce de jeu médiatique qu'on observe bien actuellement quand on voit comment les journalistes extrapolent à partir, par exemple, des intentions de votes, avec, en plus, des échantillons très réduits...
A mon avis, pour ces raisons, l'enquête proposée est à manier avec beaucoup de précautions: donc, ne pas s'enflammer aussi vite que la plupart des commentaires ci-dessus...
Tout à fait d'accord avec ce commentaire incitant à la prudence dans l'interprétation des chiffres.
Le fait que ce soient les mères qui assurent le suivi des devoirs n'est ni surprenant, ni nouveau, au vu de la répartition des rôles et des présences auprès des enfants depuis de nombreuses années.
Mais concernant les couples séparés, quid des mères et des pères qui revivent en couple après la séparation ? Le parent est de nouveau secondé et un relais existe lors des moments de relâchement décrits dans l'article.
Cette étude démontre que les pères s'occupent quand même de la vie familiale puisque cela va moins bien quand ils sont absents. On pourrait dire aussi que les enfants sont moins motivés pour le travail scolaire parce que les pères ne sont plus là pour partager les jeux et les moments de détente. Les explications données sont moins convaincantes que celles de l'étude qui constate que les deux tiers des élèves des grandes écoles sont des enfants d'enseignants et , surtout, de mères enseignantes.
J'en tire la conclusion que si notre pays se dotait de l'aide individualisée qui doit venir s'ajouter aux cours collectifs, sans obliger les professeurs à faire des heures supplémentaires, tous les enfants auraient des résultats acceptables quels que soient leur milieu et leurs conditions de vie. C'est l'honneur de l'école de gommer les manques.
Personne ne lit les manuels scolaires ici ? Si déjà on concevait des manuels assez clairs pour que personne dans la famille n'ait eu besoin de faire X-ENA pour comprendre les consignes et retrouver les éléments de cours, on aurait déjà avancé.
Et en plus les enfants parviendraient à faire leur travail seuls.
C'est cons les détails, non ?
@shadokskaîa bonjours,
tout à fait d'accord.
Cette "torture des devoirs" à la maison est un non-sens.
Pourquoi pas l'éducation-maison, tant qu'à faire ?
Encore une fois on culpabilise les mères !
Ce n'est pas tant le fait d'aider aux devoirs que de s'intéresser au quotidien à ce qui se passe à l'Ecole et le valoriser.
Une fois de plus, voila opposés les pères et les mères dans l'éducation des enfants: maman surveille les devoirs, papa travaille, lui.
Dans la réalité, la plupart des parents travaillent tous les deux, c'est le premier (ou la première) qui arrive, qui s'occupe des devoirs.
Comme il y a de plus en plus de famille mono-parentales en France, c'est celle (ou celui) qui a la domiciliation des enfants qui s'occupe majoritairement du travail scolaire.
Et comme dit Shaokskaïa, si les manuels étaient plus simples, ça faciliterait la vie des parents (séparès ou pas)
C'est vraiment intéressant car l'écart est quand même important pour les couples séparés : 34,8% d'élèves en difficulté quand c'est le père qui est au moins bachelier , et seulement 22% quand c'est la mère...
Importance aussi de la situation familiale pour la réussite des enfants...
et combien d'enfants filles et d'enfants garçons en réussite et en échec etc etc et pourquoi choisir les parents diplômés, l'école de la réussite leur est-elle réservée, bref, et le rôle des représentations de l'Ecole et des profs dans tout ça ? et c'est des collèges publics ou privés dont il s'agit, et c'est en banlieue ou en centre-ville, à la ville ou à la campagne, à Paris ou en province, ou en DOM ?
Bref, des pseudo stat et un manque de rigueur, en tous cas au vu de l'article....
A Véronique
"pourquoi choisir les parents diplômés" : mais justement pour étudier ce qui peut interférer dans la réussite ou non des élèves . Tous les autres critères seraient également intéressants à étudier ...et il y a certainement déjà quelques études...
On peut obtenir des résultats scolaires honorables en étant présent(e) et en expliquant tout petit à l'enfant (dès le cours préparatoire) qu'il travaille pour lui, que c'est à lui de se prendre en main dans la vie, qu'on veut bien lui venir en aide du mieux qu'on peut, le plus possible à sa demande mais qu'il est hors de question qu'on soit sans cesse derrière lui à vérifier, qu'on lui fasse du chantage avec son travail scolaire, du style l'obliger à réciter comme un perroquet sinon privé de ceci ou cela (mère, père, grands-parents, beau-père, belle-mère, tout parent de substitution peut commencer par dire ça).
Ainsi, très tôt, il intègre que c'est à lui de voir. S'il obtient de mauvais résultats, c'est qu'il faut redoubler d'efforts ou au moins intégrer les bases pour se débrouiller, qu'il soit "moyen" s'il n'est pas excellent (à noter que ce sont les parents plutôt qui ont honte dans ce cas-là, ils estiment que leur gosse les déshonore !).
Quand on sait la dureté de la vie professionnelle quelles que soient les études... Autant apprendre tout jeune la vie qu'on aura adulte !
Les parents ont une responsabilité indéniable dans l'éducation de leurs enfants. Idéalement, dans les familles mono parentale, la mère devrait se consacrer le plus possible a l'accompagnement de ses enfants. C'est parfois compliqué. Mais puisque nous avons pour la plupart d'entre nous choisi d'avoir des enfants, autant nous faire une raison et les aider le plus possible a s'épanouir. prendre soin d'un enfant n'est jamais une cause perdue et constitue quoi qu'on en dise la base de ces adultes en devenir. L'ignorer ou tenter d'échapper à ses responsabilités, c'est exposer l'enfant a des complications. Les enfants ont besoin de la protection de leurs parents seul rempart contre le monde extérieur.
De la rigueur, et de l'exigence. L'éducation est une priorité. et la télé à proscrire, autant que faire se peut.
Constance Caron
Les parents ont une responsabilité indéniable dans l'éducation de leurs enfants. Idéalement, dans les familles mono parentale, la mère devrait se consacrer le plus possible a l'accompagnement de ses enfants. C'est parfois compliqué. Mais puisque nous avons pour la plupart d'entre nous choisi d'avoir des enfants, autant nous faire une raison et les aider le plus possible a s'épanouir. prendre soin d'un enfant n'est jamais une cause perdue et constitue quoi qu'on en dise la base de ces adultes en devenir. L'ignorer ou tenter d'échapper à ses responsabilités, c'est exposer l'enfant a des complications. Les enfants ont besoin de la protection de leurs parents seul rempart contre le monde extérieur.
De la rigueur, et de l'exigence. L'éducation est une priorité. et la télé à proscrire, autant que faire se peut.
Constance Caron
J'ai l' impression que lorsque que l' on parle de l'éducation des enfants, on prend systématiquement le problème à l' envers.
Est-il possible d'éduquer correctement les enfants dans une économie de marché qui impose le rythme, les cadances, la durée par "le temps économique" qui suplante tout le reste?
Des foyers les plus modestes au foyer les plus à l' aise, l' éducation est vue par le prisme économique. Même l' école idéale ne peut pas tout, l' enfant a besoin de se sentir en "sécurité" car les apprentissages modifient au fur et à mesure du temps leur stabilité intérieure, ce n'est pas visible, on n' en parle pas mais cela confirme bien que dans les foyers où il y a une entente parentale (on peut la trouver chez les couples divorcés), le jeune enfant développe son système cognitif dans de meilleurs conditions.Il se sent en sécurité affective, base de tous les apprentissages.
Quand les usines, les bureaux, ont eu besoin de petites mains pour faire tourner l' économie, quand la société s'est transformée en vaste marché de consommation, personne ne s'est préoccupé de savoir quelles incidences il y aurait sur les enfants.
Il y a un livre qui parlait des enfants "La clé autour du coup". Les deux parents, classe moyenne, qui laissaient seul l' enfant ou les enfants le soir après l' école car il fallait pour payer la maison, au minimum deux salaires.
Je n' ai pas trop d' opinion sur le résultat de cette étude et sur la pertinence des stats; moi, ce qui me pose question, c'est la notion de "réussite scolaire".
Qu' entend-on par là?
Attention, je ne dis pas qu'on doit abandonner les enfants à eux-mêmes et se désintéresser de leurs études. Et je ne nie pas l' importance des parents dans les acquis scolaires et au delà dans l' éducation des enfants.
Mais faudrait s' interroger:
*sur le contenu des enseignements prodigués, notamment en ces temps de remises en cause de certaines notions ou de pans entiers dans certaines matières comme les sciences économiques et sociales, l' Histoire,etc...
Il me semble que dans les "réformes" de programmes, les choix d'"allègements" effectués sont idéologiques et non dictés par une réelle volonté pédagogique de faire des "têtes bien faites" et des citoyens .
* sur notre propension à faire "reussir dans la vie" nos enfants, à tout prix. N' avons nous pas tendance à les (sur)chargerde nos angoisses sur l' avenir? A en faire les réceptacles de nos envies , de nos frustrations scolaires? A en faire des hyperactifs parce que les études, c' est bien pour l' intellect, le sport-co pour la socialisation, les sports individuels et les activités artistiques pour le "développement" personnel, etc,etc?
Et puis, à quel Monde voulons-nous les préparer?
* sur le fait que cette école formate nos jeunes individus aux impératifs de compétition interpersonnelle au détriment de la solidarité, à la valorisation de l' individualisme au détriment de la coopération, à l' accumulation de savoirs au détriment du "comprendre" le Monde, dans lequel nous vivons.
Cet enseignement privilègie le "chiffre" (les notes), les examens/concours, la culture du résultat et de l"efficacité" pour former des homo économicus c'à-d des robots réduits à leur fonction travail/consommation. Dépossédés de leur Histoire et de leur libre-arbitre.
S'interroger aussi ce que pourrait être une Education "lente" (Cf Revue Silence n° 382-Septembre 2010, par exemple) qui prendrait en compte les rythmes différents d'un enfant à l' autre, les étapes d' acquisition de savoirs quand l ' esprit est "mûr" et non pas parce que "à-tel-âge-on-doit-avoir-acquis-telle notion"!
Education lente, "cittas slow" , slow food, etc, en un mot: RALENTIR! Et, bien sûr, Simplicité volontaire
Alors, on me dira que ce n' est pas réaliste, que le Monde étant ce qu'il est, on doit y préparer nos enfants et les "armer" pour cette "lutte" perpétuelle qu' est la vie ...
Chacun peut voir les effets de cette "real politic" appliquée à tous les domaines de notre quotidien économique, écologique, diplomatique et politique. Alors, il me semble qu' il faut changer tout cela.
Je ne prône pas de faire de nos jeunes des inadaptés et des a-sociaux et je ne nie pas qu' il faille "préparer" nos jeunes au monde d' aujourd'hui, mais je souhaiterais que nous les préparions plutôt au changement et à imaginer un monde de demain plus solidaire et respectueux de la Vie.
C'est notre responsabilité de parents-citoyens mais, là encore, veillons à ne pas investir nos jeunes des espoirs fous de changement que nous n' avons pas pu réussir...
"* sur notre propension à faire "reussir dans la vie" nos enfants, à tout prix. N' avons nous pas tendance à les (sur)chargerde nos angoisses sur l' avenir? A en faire les réceptacles de nos envies , de nos frustrations scolaires? A en faire des hyperactifs parce que les études, c' est bien pour l' intellect, le sport-co pour la socialisation, les sports individuels et les activités artistiques pour le "développement" personnel, etc,etc?"
Ma façon de voir serait assez proche de la vôtre. On fonctionne par rapport à notre propre vécu, on projette sur l'enfant ce qui arrange, ce qui répare.
Tout comme nous devons nous-mêmes en tant qu'individus nous positionner selon nos propres valeurs philosophiques en restant réalistes sur le plan économique, il nous incombe, bien avant l'école de toute façon, de former nos rejetons pour eux-mêmes, qu'ils parviennent à tirer leur épingle du jeu dans cette vie sans devenir des bêtes de travail ou de sport.
Disciplinés oui, mais peut-être pas des petits soldats quand même.
Attention, les priver de télé toute leur enfance au lieu d'en réglementer l'usage peut les rendre durablement accros passé vingt ans, j'en connais !
On ne cesse de vouloir culpabiliser les femmes pour qu'elles continuent à assumer la lourde tâche de s'occuper des enfants et de les éduquer !
Femme = devoir (ici en l'occurence les devoirs !)
Près de 40 % des femmes modifient leur activité professionnelle à la venue d'un enfant contre seulement ...6 % des pères !!
La lutte des femmes contre les poncifs de " l'éternel féminin " n'a rien changé en ce qui concerne ceux de " l'instinct maternel ".....
Résultat des courses : Dans un sondage qui vient de paraitre : un quart des français pensent qu'en temps de crise les emplois devraient être réservés aux hommes !
La régression actuelle sévit à tous les niveaux .....
bonjour.
je pense que si il y a si peu d'hommes qui modifient leurs vies professionnelles,
cela doit venir bien souvent de la différence des salaires.
je suis à la maison,car chômeur,et ne vit que grace au travail de ma femme.
pour moi il est évident, de me charger, de la maison.
(.toutes ces études délaissent bien souvent le fait du salaire entre hommes et femmes)
amicalement
wouah la chance, les enfants élévés dans les couples lesbiens doublent leur chance de réussir à l'école alors ?????
Et que penser alors des couples homo qui veulent avoir des enfants ?
Pourquoi pas un mariage de lesbiennes avec des homo ?
Eh bien c'est un peu ça, je suis une femme et avec ma compagne nous nous impliquons autant l'une que l'autre dans le suivi des devoirs des deux enfants de notre foyer. D'ailleurs une autre étude tend à montrer que les enfants élevés par des couples lesbiens sont plus équilibrés que les autres :
"children in lesbian homes scored higher than kids in straight families on some psychological measures of self-esteem and confidence, did better academically and were less likely to have behavioral problems, such as rule-breaking and aggression"
La suite en anglais sur http://www.time.com/time/health/article/0,8599,1994480,00.html#ixzz1FXFMcjHC
Mr Lelièvre,
Je me pose la question du titre de votre article: "Les mères au premier rang".
N'aurait-il pas fallu plutôt choisir: "Famille stable en premier"?
Car enfin, en vous lisant, ce qui me frappe le plus, c'est la différences des résultats, non pas en fonction du parent qui s'occupe des devoirs de l'enfant, mais plutôt de "l'ambiance, du climat" familial.
Je pense que ce qui est primordial (d'autres l'ont écrit ici), c'est d'abord le climat d'entente au sein de la famille.
Après, mais seulement après, vient l'influence du parent qui soutient l'enfant.
Oui, il y a une différence entre le cas de la mère et celui du père. Assez normal:
-la mère, si elle intervient, consacre plus de temps que le père à soutenir son enfant,
-la mère, en plus grande prise directe avec la vie, apportera plus de conviction et de poids dans son influence.
Cela n'a rien d'absolu, mais j'ai la conviction que les mères ont plus d'énergie que les pères. Il suffit de voir le nombre de familles mono-parentales, presque toujours des mères (et peu de pères) avec leurs enfants. Pourquoi? Les mères "assument" plus que les pères.
Conclusion: ce qui compte le plus, c'est le climat d'entente familial .
Une étude originale portant sur les collégiens en difficulté dont les parents sont fortement diplômés montre le rôle particulièrement important des mères dans la réussite scolaire de leurs enfants.
Etudier la 'réussite scolaire' à partir d'une étude sur les 'collégiens en difficulté' ???
677 !
677 pour tirer des conclusions ???
J'ai souvenir des 50.000 requis sur 15 ans pour établir que... Il est vrai qu'il s'agissait de médecine au XXe siècle et que le XXIe se contente de moins.
72% des collégiens...
12,6% des collégiens...
34,8% des collégiens...
Les 0,6 et 0,8 % laissent rêveur !
Et c'est sans compter les 72% de 677 qui font 487,44... quoi ? 487, 44 collégiens ?
Faut-il rappeler ici que les chiffres statistiques sont des chiffres 'bêtes' - 'bêtes' au sens où les opérations mathématiques complexes ne peuvent leur être appliqués - qui doivent donc être interprétés, et ne sont souvent hélas interprétés qu'en fonction des prémisses qui président à leur récolte ?
La sociologie, les mères, les pères, les enfants et les enseignants méritent mieux que des études de ce type.
J'approuve les remarques de joha : les études qui s'appuient sur des effectifs inférieurs à 100 000 individus ne devraient pas voir le jour. Les chercheurs ne cessent de déplorer l'absence de fiabilité des conclusions qu'on peut tirer d'un panel dérisoire. Hélas, même la médecine pratique désormais ainsi risquant de faire naître des espoirs sans lendemain. Soif de notoriété ?
Oui les chiffres statistiques sont en effet soumis aux interprétations et c'est parce que "tout le monde" le sait que pullulent des études de ce genre.Cette méthode qui est un outil qui s'est développé dans des proportions importantes dans le monde politique ( ce n'est pas étonnant ) devrait être utilisée avec une rigueur renouvelée dans le milieu de la recherche et pourrait être mise en correspondance avec des études qualitatives dont certaines ne datent pas d'hier!... Le sujet mère père, enfants-familles est un objet d'étude qui est loin d'être épuisé!!!