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La semaine de quatre jours en question?

Un récent sondage jette le doute sur l’adhésion des Français et des enseignants du primaire à nos deux records : le nombre de jours de classe le plus réduit et la journée scolaire la plus longue.

 

En cette rentrée 2009, notre enseignement primaire détient désormais deux records d’Europe. A la suite de la décision arrêtée l’an passé par Xavier Darcos de supprimer la classe du samedi matin, nous sommes le pays d’Europe, et de loin, qui a le plus petit nombre de journées consacrées à l’enseignement dans le primaire : 140 sur 365. Encore un petit effort, et nous arriverons au tiers de l’année. En revanche, nous consolidons notre place de premier pour le nombre d’heures par jour d’enseignement : six heures, auxquelles s’ajoutent désormais en général une demi-heure pour les bénéficiaires de l’ ’’aide individualisée’’. Curieux records, qui semblent défier tout bon sens pédagogique.

En moins d’un siècle, on est passé de 210 jours de classe par an à 140, soit une diminution du tiers des jours d’enseignement. D’abord par plusieurs augmentations successives du nombre de jours de vacances ; et l’on arrive ainsi à 180 jours de classe en 1966. Puis par la suppression de tout enseignement le samedi en deux temps : l’après-midi en 1969, et le matin maintenant.

Cette suppression apparaît désormais comme un fait acquis. Le sondage CSA du 20 août dernier commandité par le SNUipp ( le principal syndicat du primaire ) indique que 57% des sondés ( contre 50% il y a un an ) considèrent que cette suppression de classe le samedi va " plutôt dans le bon sens ", alors que seulement 37% des Français sondés considèrent qu’ elle va " plutôt dans le mauvais sens ".

 

Mais le même sondage indique que " limiter les journées scolaires à 5H 30 de classe et répartir le temps scolaire sur quatre jours et demi ( lundi, mardi , mercredi matin, jeudi et vendredi ) " serait " une bonne chose " pour les deux tiers des Français sondés, contre un tiers seulement qui considèrent que ce serait " une mauvaise chose ". Par ailleurs un cinquième seulement des enseignants du primaire se déclarent favorables à la semaine de quatre jours, contre plus de la moitié qui lui sont hostiles. Cela peut donc encore bouger dans l’avenir.

D’autant que certains entendent relancer le débat et aller dans une toute autre direction que celle empruntée dernièrement par Xavier Darcos. Ainsi Vincent Peillon, l’un des dirigeants socialistes que l’on a beaucoup entendus ces derniers temps, se prononce (dans un livre collectif qui vient de paraître chez Magnard intitulé " Peut-on améliorer l’école sans dépenser plus ? " ) pour que soit revu " le temps et les contenus d’enseignement pour les élèves", et cela dans le cadre d’une forte revalorisation du statut et des rémunérations des enseignants. "  En rajoutant – dit-il – trois semaines d’enseignement annuel au minimum, on atteindrait le niveau de la Finlande, du Royaume-Uni ou de l’Italie ; mais on serait encore à deux semaines de moins que l’Allemagne et à quatre de moins que le Danemark. Cet étalement sur toute l’année devrait s’accompagner d’une baisse en moyenne de 20% des heures d’enseignement hebdomadaires et d’une réorganisation du temps sur la journée, avec une place plus grande accordée à l’accompagnement scolaire individualisé ".

On peut donc encore rêver, et peut-être espérer.

 

Tous les commentaires

Je pense que cette réforme a plus été faite pour favoriser la vie familiale et le confort des parents (éventuellement même donner un coup de pouce aux professionnels des loisirs ou du tourisme)... que pour le bien des élèves, ni en termes de rythme de vie (journées trop longues), ni en termes d'apprentissage (difficultés de concentration, etc.).

En même temps, la vie familiale, c'est important aussi pour eux, d'où une situation paradoxale.... qui sera encore aggravée si les parents se retrouvent à devoir travailler le dimanche !

Il y a longtemps, effectivement, que les rythmes et durées des vacances scolaires ont été mis en place sous l'action du lobby des industries du tourisme et notamment ceux de "l'or blanc" pour les vacances d'hiver (Noël et Février ne sont, parfois, séparés que de 5 semaines !).

Rappelons, en outre, que ces vacances "à la neige" n'intéressent, faute de moyens financiers, que 12 % des familles !

@ Mr Lelièvre

Vous "oubliez peut être involontairement  " ,un troisième record et pas le moindre qui découle de cette réduction  historique du nombre de jours de classe .

" Les enseignants français ont donc le record du  plus grand nombre de jours de congé au monde "

Sans aucun doute, et c'est évident ( ''je n'ai rien oublié involontairement '').Mais les enseignants du primaire font annuellement  plus d'heures d'enseignement que la plupart de leurs collègues des autres pays d'Europe

Ouf, les instits ont échappé au pilori!

@ Mr Lelièvre

Il est exact que nos enseignants du primaire font le plus grand nombre d 'heure de cours magistral...Mais d'après Eurydice ,les enseignants  français sont parmi les moins présents sur leur lieu de travail pour remplir les autres tâches nécessaires au bon foncionnement d'une école et d'une formation,en tout cas moins que leurs homologues finlandais,suèdois,anglais,écossais,irlandais etc....

Dans ce paradoxe finlando/suèdois....moins d'heures de cours pour les élèves qu'en france et plus de présence des enseignants finlando/suèdois sur leur lieu de travail  réside peut être leur succès aux évaluations de PISA ?

En plus en Finlande,ils consacrent un pourcentage inférieur du PIB à la formation que nous....

"sur leur lieu de travail pour remplir les autres tâches nécessaires au bon foncionnement d'une école et d'une formation"

Pourriez-vous dire en quoi consistent ces tâches, s'il vous plaît ? ça intéressera tous les enseignants, je pense, de savoir ce qui est nécessaire au bon fonctionnement d'une école qu'ils ne feraient pas...

Quant à la formation... de qui ? de quoi ? pour qui ?.....

@ cyralo

Lisez les rapports d'Eurydice ,cela vous cultivera ,vous éclairera sur la formation en Europe....et son coût,et vous évitera les questions triviales du style pour qui,pour quoi.

Par exemple en Finlande ,les enseignants ont un temps de présence dans l'école supérieur aux élèves...cela permet d'avoir 2 enseignants ,à certain moment, par classe et de faire un atelier de soutien pour les plus faibles,de dedoubler les effectifs etc...Plus d'autres activités que je vous laisse le soin de découvrir.

 

Quel enseignant n'a pas entendu parler du fabuleux modèle finlandais ou suedois ?

Etes-vous déjà allés en Suède ou en Finlande ? Avez-vous déjà tenté de parler de littérature ou d'histoire à un scientifique finlandais ? Les étudiants bons en science n'ont en général aucune culture générale en comparaison de nos étudiants français.

N'est-ce pas une chance pour nous français ? Notre adaptabilité, notre imagination scientifique est-elle un hasard, ou ne vient-elle pas de notre enseignement jusqu'ici pas si mauvais que ça après tout. 

Autre point, et de taille : Que font les petits finlandais en sortant de l'école entre octobre et avril ? Vous croyez qu'ils traînent dans la rue à jouer au foot comme la plupart des gamins de certaines de nos écoles ? Non, ils sont en intérieur, à la maison, ou en structures d'accueil payantes, bref, au calme, ou dans un autre apprentissage (type sport). 

Je mets ma main à couper que la classe finlandaise moyenne est infiniment moins stressante pour les enseignants que nos classes à nous, surtout les classes françaises où les enfants entendent se comporter à l'école et avec l'enseignant comme dans la rue (incivisme, irrespect), parfois avec la bénédiction de leurs parents. 

Attention aux comparaisons atives. Au fin fond de certains villages sénégalais, le maître fait classe à 50 élèves dans un silence et un respect absolu. Il n'est pas autant "à genou" en fin de journée que la plupart des profs français, lorsqu'il doit passer 3 ou 4 heures de plus tous les soirs pour préparer le lendemain.

Si on doit réfléchir à un nouveau modèle d'enseignement en France, il me paraît préférable de ne pas s'attarder sur des soi-disant modèles qui n'ont rien à voir avec notre société. Il me paraît préférable de prendre en compte uniquement la situation française, ses besoins, ses freins et ses libertés, ses évolutions possibles (les enseignants "mamouths" sont très demandeurs de changements quoiqu'on en dise parfois).

Quand on décide que le retard des trains doit diminuer de 20%, on ne regarde pas jalousement les japonais pour savoir si les rails magnétiques ne seraient pas préférables. On essaie plutôt de savoir pourquoi la situation est telle qu'elle est, et quel est le personnel ou l'outil qui génère le retard, puis on montre un objectif et on adapte l'objectif aux moyens (ou l'inverse).

Si on veut changer l'école, les acteurs les plus pertinents qui peuvent en parler, ce sont à mon avis les enseignants. Peut-être attendent-ils déjà au moins une certaine revalorisation de leur statut et de leur image !

@ cyralo

Lisez les rapports d'Eurydice ,cela vous cultivera ,vous éclairera sur la formation en Europe....et son coût,et vous évitera les questions triviales du style pour qui,pour quoi.

Par exemple en Finlande ,les enseignants ont un temps de présence dans l'école supérieur aux élèves...cela permet d'avoir 2 enseignants ,à certain moment, par classe et de faire un atelier de soutien pour les plus faibles,de dedoubler les effectifs etc...Plus d'autres activités que je vous laisse le soin de découvrir.

 

Veuillez arrêter de citer la Finlande, s'il vous plaît !

Je vous ai déjà opposé les données statistiques montrant que ce pays est totalement alphabétisé, avec une population homogène et surdiplômée.

http://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9mographie_de_la_Finlande

Vous mélangez les causes et les effets quand cela vous arrange, dirait-on...

 Vous écrivez : "cela permet d'avoir 2 enseignants ,à certain moment, par classe et de faire un atelier de soutien pour les plus faibles,de dedoubler les effectifs etc"

Avec un enseignant par classe ? Si vous en avez deux par classe, qui gère les élèves de l'autre ?

Bien sûr, s'il y a plus d'enseignants que de classes...

"Si un élève perd pied, pas question de redoubler, des professeurs spécialisés (2 ou 3 par établissement) viennent prêter main forte à leur collègue dans la classe ou donnent des cours particuliers, autant qu’il est nécessaire."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Finlande#D.C3.A9mographie_et_population

Quant à "les enseignants ont un temps de présence dans l'école supérieur aux élèves", c'est aussi le cas en France : les élèves font 24 h, les enseignants 27 !

Bref, vos propos sont orientés, mensongers et insultants pour les enseignants français, qui, eux, fonctionnent sans ces deux ou trois enseignants de plus dans l'école.

Et vous recommencerez ce type de propos dans un autre billet, comme d'habitude, espérant convaincre à chaque fois un ou deux gogos...

Beurk !

Rappelons en plus que les enseignants (du primaire comme du secondaire) ne sont payés que 10 mois répartis sur 12: leurs 2 mois de "vacances" d'été ne sont pas rémunérés... Ce qui explique les salaire modestes par rapport à leur qualification.

@ helene c

Soyez plus ambitieuse,vous jouez petit bras  :les enseignants ne sont payés qu'un mois( meme une semaine )par an réparti sur 12 moisxxx .Votre remarque est d'un bidon...

Je n'avais pas lu votre remarque si pertinente, alcyme.

Et bien cher alcyme, quand on ne sait pas de quoi on parle, on s'abstient de trahir son ignorance, surtout si elle s'exprime de façon aussi insultante. 

Je vous confirme encore que si un prof gagne 1500 € par mois, c'est parcequ'il gagne 1800 € par mois travaillés (1800 * 10 /12 = 18 000 /12 = 1500).

 

@ phili

http://www.mediapart.fr/club/blog/catherine-chabrun/280809/charte-de-la-resistance-pedagogique

Visiblement vous manquez un peu d'humour suite à la gentille remarque que je vous ai faite...sur votre ortograf et ses accords..en réponse à la votre

Vous êtes le genre à voir systématiquement  les propos des autres comme des propos insultants...ne serait ce pas un effet de miroir ?

Votre confirmation n'engage que vous et votre crédibilté...

Un prof (agrégé ou certifié ) qui gagne 4000 euros net par moi (soit environ 5000 euros brut par mois en équivalent privé + les charges sociales" patronales ") a un salaire annuel de 60 000 euros brut par an+ les charges patronales....c'est ce qui compte le côut annuel (période budgétaire ).

Alors si  ça vous amuse de dire par exemple ,en reprenant les chiffres de Mr Lelèvre qui me semblent exact " à savoir 140 jours de travail an ,soit en équivalent secteur privé d'une semaine de 5 jours ,28 semaines par an,soit en viron 7 mois par an " que si les enseignants agregés ,certifiés , gagnent 5000 euros brut  par mois,c'est parcequ'ils gagnent 7600 euros brut par mois travaillé effctivemenT...libre à vous.

Mais vous jouez petit bras ....en ne comptant que 2 mois de vacances.

 

4000 € net ?????!!!!!!!!!!!! vous manquez de générosité, disons 10 000 € net par mois pour un certifié au bout de 3 ans. Les enseignants qui gagnent plus de 2500 sont rarissismes et se trouvent généralement dans les grandes écoles.

Pour les professeur des écoles (= certifiés), je n'ai jamais entendu quelqu'un atteindre 3000 et je suppose que les conditions pour les atteindre sont rarement réunies. 

cf la grille publiée par le snuipp.

@ Sebastien Rome

Sans vous commander..Vous êtes libre de le faire ou de ne pas le faire ,pourriez vous mettre@ alcyme...cela me facilitera le répèrage de vos commentaires à mon égard,en début de post.Mais ce n'et pas grave si vous ne le faites pas....je vous apprécie beaucoup,votre côté cathare jusqu'au boutiste sans doute,  et continuerai à chercher vos réponses.Vous êtes un type  bien.

 

Vous m'envoyez la grille du SNUIPP,j'aurais aimé la grille du ministère(plus honnête) des finances...qui n'oublie pas l'indemnité de résidence,qui explique l'indemnité par enfant (quasi éternelle..)et ses modalités ,plus quelques autres primes ( je garde quelques cartouches ou sucreries en réserve) car j'ai de nombreux amis enseignants...il est vrai profs en CPGE ou à l' Université (sciences )  et de mon âge..et leurs revenus sont supérieurs  à ceux que j'ai indiqués..et qui au vue de leurs compétences me semble totalement  justifier (ées).

Dans les grandes écoles ,la majorité des enseignants ne vient pas de l'éducation nationale....C'est peut être cette mixité qui explique leur succès,le succès professionnel de leur élèves..

Amitiés

 

"Dans les grandes écoles ,la majorité des enseignants ne vient pas de l'éducation nationale..."

Vos sources, s'il vous plaît...

@alcyme

Je ne sais pas si votre commentaire m'est adressé, mais j'apprécie effectivement beaucoup votre humour moqueur. 

D'ailleurs, vos nombreux amis profs (agrégés ou certifiés) doivent beaucoup vous aprécier eux aussi, pour vos blagues sur leurs 3 semaines de travail par an, pour un salaire de 4000€. Sourire

Les miens ont une autre forme d'humour, avec leur salaire de 1600 € et leur loyer de 600 € (mais ils sont drôles quand même car ils se moquent plus facilement d'eux-mêmes que de métiers qu'ils ne connaissent pas).

 

@ Sebastien Rome

http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/ip1041.pdf

Les déclarations de Mr Woerth sont une preuve de l'amateurisme de la droite.. ...Au fait dans votre article ,ils parlent de 4000 euros brut par mois en fin de carrière atteint vers 45 ans pour les profs..

L'INSEE en 2003 nous donne 26000 euros net de salaire moyen pour les enseignants ,ce qui en 2009 ,6 ans plus tard doit donner  29000euros net annuellement.

Ce qui implique pour un salarié du privé de gagner 37000 euros brut pour avoir 29 000 euros net annuellement  comme les enseignants.

A tout hasard le salaire moyen net annuel du privé,pour 1600 h par an de travail minimum ,traders et PDG salarié inclus est de l'ordre de 24 000 euros net.

Ne serait il pas temps d'arrêter de crier misère dans l'EN ?

Bonne nuit

 

Aie aie aie !

Encore un débat qui va tenter les anti-profs ! Ce n'est pas la première fois que M.Lelièvre lance un pavé qui tourne dans les commentaires au pugilat anti-profs. 

Je rappelle seulement qu'un prof (des écoles, de collège, ou de lycée) est uniquement rémunéré sur 10 mois par an. 

Cet "arrangement" du statut qui n'a à ma connaissance jamais vraiment été écrit noir sur blanc (pratique), date de l'époque où les élèves devaient être libérés en été pour les travaux des champs. Depuis lors, il est tout de même écrit dans les statuts que les profs peuvent exercer une autre profession pendant juillet et août. 

Depuis cette époque aussi (ou plus récemment), le pouvoir d'achat des enseignants s'est effondré de plus de 20% comparativement aux métiers de qualification équivalente. Et depuis pas mal d'années aussi, les "vacances d'été" qui font mourir de jalousie mais qui ne sont en fait qu'un chômage partiel, sont grignotées jour par jour sans aucune contrepartie financière...

A prendre en compte svp !

Puisque j'ai évoqué la proposition de  Vincent Peillon, cher Philip, je me dois sans doute de la compléter parce qu'il écrit page 49 du livre dont il est le co-auteur  ( avec Xavier Darcos ) et qui vient de paraître chez Magnard ( ''Peut-on améliorer l'école sans dépenser plus?" )

"Si l'on majore de 50% la présence des enseignants dans les établissements et si l'on considère que trois semaines annuelles peuvent être ajoutées au service, on peut redéfinir le métier, la carrière et la rémunération des enseignants. La rémunération de départ, majorée de 50% , deviendrait convenable. Celle de fin de carrière, majorée de 50% serait décente. L'étalement de la progression de cette rémunération tout au long de la carrière permettrait d'éviter le sentiment de découragement d'enseignants ayant atteint à 45 ans, parfois plus tôt, le dernier échelon de la classe normale"

Quand on parle de rémunération dans l'enseignement, il ne faut pas perdre de vue certaines astuces malhonnètes largement utilisées.

Quand on parle de demander un master aux futurs enseignants, on promet une revalorisation du métier. Mais on ne parle pas des enseignants en poste, on parle des jeunes arrivants (donc salaires de débutants plus élevés, mais les autres...?). 

 Quand les "instit" sont devenus "profs des écoles" un prof des écoles débutant gagnait tout à coup quasiment autant qu'un "instit" en fin de carrière... Déséquilibres et jalousies...

Il y a des pièges qui ont rendu les enseignants méfiants...

D'autant qu'aujourd'hui, le statut bat de l'aile, et la tentation de proposer un meilleur salaire à un fonctionnaire en échange d'une suppression de son statut de fonctionnaire peut tenter certains libéraux de petite taille.  Nul doute qu'on communiquera très abondamment sur la "revalorisation", y compris dans le cas où seuls certains risque-tout auront accepté de perdre la garantie de l'emploi en échange de quelques %. 

Je ne demande qu'à voir. 

Citation (Vincent Peillon ?) : "Si l'on majore de 50% la présence des enseignants dans les établissements et si l'on considère que trois semaines annuelles peuvent être ajoutées au service, on peut redéfinir le métier, la carrière et la rémunération des enseignants".

Calculons :

En primaire :

Pour un prof des écoles qui fait 27h de présence officielle (26h devant élèves + 1 hr de concertation) durant 36 semaines. Si je suis le raisonnement, Peillon proposerait, sur 39 semaines, de faire 50% de plus. Donc au lieu de 36*27=972, on aurait 1458 hrs de présence sur 39 semaines, soit environ 37h et demi par semaine. Il faudra faire travailler les profs le merdredi alors ? Donc les forcer à déplacer leur temps de travail du soir (préparation) à un temps de travail en école... Mais ce n'est pas suffisant, car un prof des écoles passe à mon avis beaucoup plus que 10h par semaine à préparer ses séances de cours. 

En secondaire :

Un prof certifié doit un minimum de 18h (le plus souvent arrondi à 20h). Mais si on regarde de plus près l'emploi du temps des profs de collèges et lycées, rares sont les profs qui passent moins de 25h dans l'établissement (les trous dans l'emploi du temps sont au moins de cet ordre - présence non rémunérée). Même calcul : 36 semaines * 18h = 648. On ajoute 50% : 972h sur 39 semaines, et bingo : on tombe sur 25h !

Si je comprends bien, Peillon propose aux profs du primaire de travailler un jour de plus sans les élèves (le mercredi ?), ou de faire des journées de 9h15 selon le rythme hebdomadaire actuel (quel intérêt pour les élèves de savoir que le prof est venu à 8h30 pour repartir à 20h ?). Et il propose aux profs du secondaire de rémunérer leur présence actuellement non rémunéree ? (quel intérêt pour les élèves ?). 

Si par ailleurs on décide de forcer les profs à préparer leurs séances de cours dans l'établissement scolaire, imagine t-on le budget qui sera nécessaire pour équiper l'éducation nationale de bureaux avec ordinateurs, imprimantes, bref tout ce que le prof moyen met gracieusement à disposition chez lui pour le bon exercice de sa profession. Si Peillon décide de voter les ordinateurs portables "de fonction" pour tous les profs, ça va coûter un peu cher, mais les profs seront sûrement contents du cadeau !

Est-ce que tout cela fait avancer l'enseignement ?

Comme dirait Yoda, Sceptique je suis.

_

Toutes ces grandes idées font un peu oublier que l'école va mal car elle a peu de moyens, mais que l'école ne va pas trop mal parceque la quasi totalité des profs la porte à bout de bras contre vents et marées (et réformes stupides) à coup de services gracieux, de multiples tâches qu'il faut bien assumer quand on manque d'effectifs, et finalement de bénévolat caché (réunions, concertations, sorties scolaires, heures au téléphone (perso) avec des parents énervés, etc.) ! 

 

 

@ Mr Lelièvre

En tant qu'électeur socialiste,j'ai applaudi des 2 mains lorsque le PS a fait son Bad Gosberg,en reconnaissant l'économie de marché,( l'économie sociale de marché en fait,le poids du passé marxiste est dur à évacuer dans les termes...).

Si le PS a reconnu l'utilité et la nécessité de l'économie de marché par rapport aux systèmes planificateurs ,donc un tantinet l'influence de la loi de l'offre et de la demande sur les prix ,alors pourquoi Mr Peillon popose t il d'augmenter les horaires de 50% et les salaires des enseignants de 50 % ?

a)C'est stupide... et anti économique.

Les chiffres parlent par eux mêmes sur l'attractivité du métier d'enseignant

76 159 inscrits au concours externe  de professeurs des école pour 9331 postes .(2008)

1416 inscrits au concours externe du capes de philosophie pour 24 postes..(2008)

etc....il n'est donc manifestement  pas nécessaired'augmenter les salaires pour attirer les candidats au métier de profs dans la plupart des matières .

Peut être qu'en Maths, un jour,il faudra payer les candidats et mieux payer les profs de Maths que les profs de philos pour attirer les candidats.....

b) lorsque l'on est de gauche ne faut il pas avoir le souci de l'equité,à défaut de l'égalité mythique ?

Donc rapprocher les horaires de travail des enseignants de ceux des autres fonctionnaires et salariés du privé sans augmentation de salaires proportionnelle à celle de l' augmentation de la  durée est équitable...surtout que déja le salaire moyen du corps enseignant est supérieur au salaire moyen des autres fonctionnaires et du privé...me semble être une politique équitable.

c) La proposition de Peillon ,si elle était équitable ,devrait proposer d'augmenter le temps de travail des enseignants d'au moins 50 % ( pour les profs de fac à 128 H par an,c'es loin d'être la mort,pour les instits on peut discuter ) et les salaires de 20 % pour faire bénéficier corrélativement les "contribuables "d'une baisse des prélèvements liés au budget  de l'education nationale....pour le faire tendre vers celui du Japon par exemple ...

Faire mieux pour moins cher à l' EN ,c'est dans le sens de l'histoire...regardez le prix de l'Aple en 76 et les prix du micro de nos jours...

 

@ Alcyme : C'est bien entendu, cher Alcyme, les privilégiés de nos jours, ce ne sont pas les traders ou PDG ou actionnaires, non : ce sont les enseignants ! Vous en connaissez même, des enseignants, qui sont rémunérés 4000 euros par mois ! Mazette : ces corporatistes d'enseignants m'avaient  caché cela, tous les enseignants que je connais me disaient gagner en fin de carrière entre 2500 et 3500 euros/mois.

Et leurs vacances ! Toujours en vacances ! Quand ils ne sont pas en vacances, ils sont malades ! Ou en congé maternité ! Tiens, pas plus tard qu'hier, le marmot de Dédé, mon collègue au travail, a vu son institutrice partir parce qu'elle devait accoucher ! 

Et leurs semaines de travail, allégées comme tout! C'est connu!  Car ils ne préparent jamais rien, ne lisent rien, ne corrigent aucune copie, ne rédigent aucun bulletin... Les conseils de classe, qu'ils disent, cela leur prend du temps : je rêve! 18 ou 25 heures par semaine ! A faire de l'animation, somme toute ! Moi, j'ai fait mes calculs, et Michou, l'autre jour, quand on en a parlé, au bar, après avoir posé les mioches à l'école, il était d'accord:  Cela fait même pas cinq heures par jour !! Évidemment qu'avec ça ils votent socialo : ils veulent rester peinards, les gars, pas fous ! Des trop-payés, j'te dis!

Et Sarko, en qui on a placé tous nos espoirs, qui ne fait rien (ou si peu……) pour remettre à leur place ces fainéants de privilégiés d'enseignants. Encore heureux qu'ils ne réclament pas leur treizième mois, dis-donc ! Ah, quelle déception, quelle décadence!

 

NB, Alcyme : Bad Godesberg (pas Gosberg); banlieue de Bonn, alors capitale de RFA, où le SPD a tenu son fameux congrès de 1959.

 

@ alcyme

 NB : les statistiques sur les salaires moyens dans le privé et dans le public ne sont pas significatives, parce que le niveau de formation moyen des agents de la fonction publique est supérieur à celui des gens du privé. En effet, une partie non négligeable de la fonction publique française est constituée de... (je vous le donne en mille...) eh oui…… d'enseignants, ce qui donc influe sur le salaire moyen de la fonction publique. Car si en effet les enseignants français ont un salaire qui n'est pas bien élevé par rapport au SMIC, il est peut-être en moyenne de 1,8 SMIC tout de même (une fortune...)

Tandis que le salaire moyen du privé est tiré vers le bas par le salaire scandaleusement bas des caissières, des manutentionnaires, des routiers et de tous les travailleurs non spécialisés etc. etc. 

Bref : la population salariée globale travaillant dans le privé et dans le public n'est pas statistiquement comparable. En revanche, on peut dire que notamment pour toutes les personnes à bac+3, les salaires dans le public sont  inférieurs  et parfois de loin à ceux de leurs homologues dans le privé.

Avec mes salutations privilégiées

Bibliophylos 

"Peut être qu'en Maths, un jour,il faudra payer les candidats et
mieux payer les profs de Maths que les profs de philos pour attirer les candidats....."

Franchement, avec des diplômes de haut niveau en maths, vouloir être enseignant est une preuve de désintéressement proche du bénévolat ou de la prêtrise.

En 1974, alors que je touchais 1 000 F par mois comme prof remplaçant quand je travaillais , j'ai été embauché à titre provisoire comme employé de bureau sans qualification à 1 200 F plus les primes, le CE, le 13ème mois : mieux, ayant fait preuve d'initiative et de sens de l'ergonomie, je me suis retrouvé deux mois plus tard à 1 500 et je devais prendre la direction d'un service deux mois plus tard à 2 500 F.

C'est alors que le rectorat m'a rappelé...

Alors les enseignants bien payés...

Ma fille aînée, ingénieur de haut niveau "débutante", a choisi il y a une douzaine d'années de finalement enseigner pour pouvoir mieux élever ses gosses : passer le Capes, puis bi-admissible et se retrouver mutée n'importe où avec 8 000 F au lieu de 25 000 mensuels, cela donne une idée de la valeur de vos propos...

Chère Grain, j'ai tendance à penser que la vie familiale et le confort des parents sont les arguments utilisés pour convaincre de réformes qui ne sont motivées que par le souci financier, et/ou idéologique, et en rien par un souci véritable de l'éducation et du bien-être des enfants.

Les parents d'élèves ont beau parois s'égosiller pour marquer leur désaccord, ils sont instrumentalisés à tout bout de champ dans la confection et l'imposition à la dure de réformes plutôt nocives.

La vie familiale, les longs week ends, bien sûr, merveilleux ...

.

Mais, comment on s'organise ? Papa et/ou maman travaillent...

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Quid du casse-tête des mercredis inlassablement passés dans des centres aérés parfois surbookés d'enfants, de 8h 20 à 18h 30, mêmes horaires que les 4 autres jours, ce qui fait une semaine de 50 heures en collectivité.

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Quid de ces "vacances" de 2 mois en été ! 15 jours à Noël ! etc ! Où ces mêmes enfants se retrouvent dans ces mêmes centres dans le bâtiment de leur école, avec souvent d'autres écoles qui y sont regroupées...

L'hiver dernier, 180 enfants toute la journée ensemble pour un centre de loisir débordé, animateurs héberlués de fatigue en fin de journée, trop froid pour les laisser dehors, trop chaud pour ne pas devenir fou dedans, bruit, épuisement des enfants...et il y en a pour lesquels c'est ce rythme toute l'année, toute l'enfance...

.

Une semaine allégée en horaires sur plus de jours, des vacances plus courtes, dans un projet qui serait construit sur une réflexion prenant en compte la vie familiale dans son ensemble, c'est à dire, incluant rythmes de travail des parents, solutions de garde, etc... aurait peut-être la chance de permettre à nos enfants de "voir le jour"... et d'être heureux au quotidien: d'aller à l'école, de jouer, d'être en famille.

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Le bonheur, ce n'est pas rien.

J'ai des amies qui reviennent du Danemark, et m'ont décrit un quotidien où les parents quittent le boulot à 15h 30 pour aller vivre leur vie familiale, sportive, artistique, ... quitte à avoir des journées de travail très ramassées, et à reprendre dans la soirée quelque activité laborieuse après le coucher d'enfants qui ont eu leur content de famille ...

 

Et merci à vous, Claude Lelièvre, espérons, en effet, espérons, et rêvons !

Et fabriquons notre monde !!!

Heureux de te lire de nouveau, cher Claude. Cette évolution a sans doute une double origine : c'est d'abord l'évolution vers la "civilisation des loisirs" (titre d'un ouvrage de Jean Fourastié dans les années 1960) ; c'est également l'inéluctable volonté politique de la Vème République de réduire l'école à néant.

Nicolas Sarkozy, qui semble s'être découvert une vocation de pédagogue (http://www.rue89.com/2009/09/02/gros-moyens-pour-linternat-de-lexcellence-selon-sarkozy) trouvera certainement une solution pour règler le problème des enfants dont les parents travaillent le dimanche : par exemple, ouvrir les écoles (publiques seulement, faut pas pousser quand même) le dimanche.

Pour aller encore plus loin dans sa volonté de satisfaire les parents qui travailleraient la nuit pour cette "France qui gagne", un projet est à l'étude pour qu'une "école de nuit" puisse fonctionner rapidement.

Claude Allègre aurait déjà fait acte de candidature à la présidence de cette commission, arguant de son expérience ministérielle et histoire de réchauffer le climat glacial réservé à l'annonce de cette mesure à dormir assis.

A suivre... en fondant de plaisir...

http://www.fileden.com/files/2009/1/4/2251842/banquise.mp3

 

 

L'auteur de"La civilisation des loisirs" n'est pas Fourastier mai Joffre Dumazedier. Publié en effet en 1960.

C'est en effet Joffre Dumazedier ( qui a été mon collègue et une relation amicale à Paris V ) qui a écrit "Vers une civilisation des loisirs" ( 1962 ). J'ai été choisi pour écrire l'article qui le concerne dans le " Dictionnaire encyclopédique de l'éducation et de la formation" paru chez Nathan en 1994. Je ne saurais trop attirer l'attention sur l'un de ses derniers livres ( "La Révolution culturelle du temps libre, 1968-1988'' ) où il soutient que le loisir, étant le temps social préféré de la majorité des adolescents et le plus varié par ses activités, est un champ immense à explorer pour l'éducation permanente scolaire et extrascolaire

Je ne saurais contester cette information, mais la paternité de la formule revient à Fourastié (incidemment -ié et non pas -ier), dans son ouvrage publié aux PUF, en 1947, et ré-édité en 1953, 1960 et 1965. Mais ceci est très, très accessoire par rapport au fond de cet excellent article.

D'où la "nécessité incontournable" (auto-sic) de partir de ce que les jeunes connaissent (ne serait-ce que pour avoir conscience des éléments indispensables qu'ils semblent ignorer et qui pourraient manquer à la compréhension de la suite à venir), d'avoir une démarche structurée, certes, mais participative, apte à "orienter" la synthèse du travail commun, même si une théâtralité (pas si factice que cela, finalement) aide à recadrer le propos : je mets d'ailleurs ici au défi tout enseignant de m'affirmer qu'il n'a jamais "joué un rôle" en classe.

Le cours magistral frontal de l'Instruction publique vanté par certains (ne nécessitant aucune compétence pédagogique, je l'ai vécu) est bien loin.

Le rôle de l'enseignant est d'être un médiateur bienveillant, de guider le plus discrètement possible les élèves vers le savoir, le savoir-faire et le savoir-être, tel le berger qui, surveillant le dernier mouton au lieu de crier "Qui m'aime (et le peut) me suive !" sait seul où doit aller le troupeau (pour le respect du programme et parce qu'il y a quand même des hiérarchies dans la connaissance, scolaire au moins, et appelant le respect "par légitimité provisoire") .

Dans un autre billet récent, jpylg décrit fort bien cette attitude qui, si elle ne suffit pas toujours, est de plus en plus nécessaire, au vu des comportements de la jeunesse actuelle, apparemment souvent incapable d'avoir plusieurs niveaux de langage et de comportement.

Merci pour ces précisions .J'ajoute qu'il existe des mouvements pédagogiques comme l'ICEM inspiré de la pédagogie Freinet et le Groupe Français d'Education Nouvelle créé par Langevin et Vallon après guerre qui non seulement théorisent ces pratiques mais les mettent en application prouvant ainsi leur efficacité .

Je suis toujours très surprise de constater comment on occulte les enseignants alors qu'ils sont bien placés pour être porteurs de solutions. Ce qu'ils ne manquent pas de faire savoir aussi souvent qu'il le peuveut! et sans parvenir à être audibles tant la propagande de dénigrement a bien réussi ! Fort récemment, pour faire connaître la nocivité des mesures de soutien Darcos et de la nouvelle organisation de la semaine, voyez jusqu'où ont dû aller certains d'entre eux pour avoir une chance d'être entendus .

Il serait tant de faire preuve d'un peu plus de discernement et de recherche de l'efficacité dans nos propos sur l'école .Arrêter de croire qu'ils seraient trop corporatistes , par exemple , et donc si peu sincères quand ils prétendent défendre l'école et les intérêts de leurs élèves en même temps que leurs conditions de travail. 

J'irai même jusqu'à dire qu'il serait temps de se réconcilier avec le monde enseignant et de lutter ensemble , non ?

 

 

Encore une bonne proposition de Vincent PEILLON !

  C'est facile pour moi ( je suis à la retraite... ) de dire qu'en effet il y a trop de vacances , trop heures de cours journaliers , pas assez de présence adulte " à l'école ". C'est pourtant ce que disent les spécialistes des ryhmes scolaires.

  Il me semble que si tout était repensé : programmes fondés sur un socle commun, équipes pédagogiques motivées car persuadées qu'elles travaillent pour TOUS les élèves....je pense que la plupart des enseignants seraient d'accord pour travailler plus d'heures car ce serait des heures moins stressantes...??

Avant que les circulaires ne paraîssent, et sur la base du compromis entre deux syndicats et le Darcos, j'avais poussé la mairie à faire une commission extra-municipale en mai 2008 (rassemblant parents, enseignants, élus municipaux et ATSEM et agent d'entretien -j'avais fait la liste-) pour discuter d'une nouvelle organisation de la semaine. J'y ai défendu une position intégrant le mercredi matin et qui réduisait la journée de classe. Quelques résistances ont conduit à la pire des solutions : attendre les circulaires ministèrielles et attendre leurs traductions locales. Ajoutons à cela une phrase du type : "l'IA est très favorable à la semaine de quatre jours (lui ou plus haut?) et il faudra monter un très bon dossier pour que cela soit accepté." L'affaire était pliée, il y aurait classe 4 jours.

Durant l'année, j'ai fait avancé cette idée chez mes collègues. Je reviens avec cette proposition au conseil d'école où je proposais une formule, avec temps pris sur les vacances, à  une durée de classe de 5h15, 4 jours et 3h30 le mercredi matin. Les parents s'y sont opposéscar "on ne va pas remettre en cause les activités du mercredi pour quelques enfants, qui ne viennent que quelques fois entre midi et deux". Donc échec.

Cette année, je vais me rapprocher des structures d'animation extra-scolaires pour proposer une plan global du temps de l'enfant. J'ai convaincu la mairie sur le principe. Reste à construire des compromis.

***

Vous l'aurez compris, je suis favorable à une modification de l'organisation de la semaine, notamment, qui comprend les vancances scolaires et cela pour des raisions politiques évidentes. On ne pourra reprocher aux enseignants de gagner des avantages pour eux mêmes.  Pour convanincre largement les enseignants, il faudra intégrer cette nouvelle organisation dans "un temps global de l'éveil  et des apprentissages" de l'enfant et donner une plus grande responsabilité (au titre de l'autonomie des équipes) dans la gestion des écoles.

Je suis toujours impressionné, cher Sébastien Rome, par le souci que vous avez, et très concrètement ,de trouver des ''compromis'' positifs, et des solutions effectives pour les élèves. Et cela n'exclut pas, bien au contraire, des engagements forts.

A moins que cela soit un préalable à des engagements forts...Merci pour la remarque.

@ Sebastien Rome

Vous auriez du proposer à Mrs les Curés de participer à la table ronde ,et vous les avez oubliés.

Vous n'êtes pas sans ignorer que le catéchisme a lieu le Mercredi matin ....un vieux fonds de bouffeur de curés que je partageais avec vous quand j'étais jeune...

Vous dites en effet

" Les parents s'y sont opposéscar "on ne va pas remettre en cause les activités du mercredi pour quelques enfants, qui ne viennent que quelques fois entre midi et deux". Donc échec. "

Prenez donc langue avec les curés,les imams,les rabbins et ceux que j'oublie..pour cette année.Ceci dit le point de vue des 85 % des parents des élèves qui ne posent aucun problème est à prendre à compte.

Hein Pourquoi 15 % des élèves en dificulté imposerait leur rythme aux autres 85% ?

Personnellement je suis assez d'accord avec vous  pour une autonomie locale  de l'école primaire (  bien entendu  par un consensus organisé entre parents,corps constitués ,religieux ,patronat local ,enseignants etc..) dans l'organisation des horaires ,mais dans le respect des programmes et des directives du ministre.J'irai même au dela ,avec une autonomie locale du recrutement comme en Finlande.

2 heures de soutien individuel ,cest 2 heures de soutien individuel

 

   Nous sommes donc encore là !   Sebastien Rome est formidable !

Oui , formidable et j'ose espérer qu'il n'est pas le seul et que les troupes vont augmenter !

 

et oh du calme quand même...

       .Sourire

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