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Chefs d'établissement über alles
L’une des caractéristiques de la Convention que vient de tenir l’UMP sur l’Ecole est l’accent unilatéral qui a été mis sur le rôle à attribuer aux chefs d’établissement en général, et aux directeurs d’école en particulier.
Xavier Bertrand, actuel secrétaire général de l’UMP, a proposé la signature d’un contrat d’objectifs entre chaque recteur d’académie et chaque directeur d’école primaire " afin d’atteindre l’objectif de 100% des élèves sachant lire et écrire à la fin du CE1 ". " Ce véritable plan de mobilisation – a-t-il ajouté - devra notamment responsabiliser les directeurs d’école qui pourront s’appuyer sur les tests d’évaluation en CE1 ".
Xavier Bertrand s’est également prononcé pour les propositions du rapport du député UMP Reiss et demandé une évolution des statuts du directeur d’école " afin qu’il puisse participer au recrutement des équipes, et qu’il ait une réelle marge de manœuvre en matière de formation continue ".
Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin et auteur du récent rapport sur la direction d’école, s’est empressé d’affirmer que " nos écoles ont surtout besoin d’un patron ; le directeur d’école doit devenir le représentant de l’Etat ".
Jean-François Copé, que l’on présente comme le successeur prochain de Xavier Bertrand à la tête de l’UMP, n’a pas été en reste et a élargi le propos aux chefs d’établissement, en particulier au niveau du collège : " il nous faut faire du chef d’établissement le pivot de l’établissement. L’autonomie n’est plus un tabou et doit rentrer dans les mœurs. L’autonomie cela veut dire qu’il faut s’adapter à la diversité des élèves et que les chefs d’établissement puissent constituer leur équipe pédagogique ".
Enfin Gérard Longuet, sénateur de Lorraine , a surenchéri sur cette définition de l’autonomie en affirmant qu’ " il faut qu’un patron [ le chef d’établissement ] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique ".
Cerise sur le gâteau, Xavier Bertrand a remis en question le collège unique en déclarant qu’ " il faut passer du collège unique au collège pour chacun ". Peut-être ne sait-il pas que François Bayrou ( après avoir lancé la formule " collège unique, collège inique " ) a déjà déclaré à la rentrée 1994 qu’ il fallait " passer du collège pour tous au collège pour chacun ", avant que Ségolène Royal n’affirme en mai 1999 que le collège unique devait " laisser la place au collège pour tous et pour chacun ".
Décidément, Xavier Bertrand a un temps de retard pour les formules.


Tous les commentaires
Autonomie partout, émancipation nulle part. Merci pour cette contribution sur la convention UMP concernant l'éducation de nos chères têtes blondes, noires, rousses, frisées, ... qui nous permet de mieux comprendre le projet de ce parti: NOUS METTRE AU PAS. Qu'entend donc Longuet par " il faut qu’un patron [ le chef d’établissement ] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique "? La chasse aux gauchistes, aux réfractaires à l'ordre imposé, ...? Quel aveu de sa part. Il n'a pas oublié sa jeunesse "néo-fasciste" quand il militait à Ordre nouveau avec Madellin.
Qui "exfiltrera" ? .
Le chef d'établissement muni d'un port d'armes et d'un gilet pare balles ou la DCRI -dont les missions s'étendent - appelée en renfort ? Utiliser ce vocabulaire militaire à l'encontre de professeurs qui useraient de leur liberté pédagogique dans le cadre de programmes d'Etat et sous le contrôle d'inspecteurs pédagogiques d'Etat nous ramène au fascisme en actes, c'est à dire à Pétain.
Faut il rappeler que le statut de la Fonction Publique de l'après guerre, n'en déplaise à nos nostaliques, a été mis en oeuvre non pas pour assurer l'impunité de fonctionnaires irresponsables, mais pour garantir leur l'indépendance contre l'abitraire d'état qu'ils venaient de subir. Parmi les moyens : concours d'accès aux corps, barèmes et grilles d'accès aux nominations, mutations et promotions et dans tous les cas paritarisme. Un syndicaliste vous dira que ça n'a pas été un festin de roses, mais tout de même de belles garanties d'un exercice libre dans le cadre défini par l'Etat et au service des citoyens. C'est ce que l'UMP s'apprête à mettre à mal.
Alors, à quand le protrait de Sarkozy dans les classes et le lever du drapeau chaque matin au chant de "Sarkozy nous voilà" ?
Décidemment, M. Longuet à des renvois!
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cette obssession du chiffre donne la nausée, sang pour sang.
Edifiant ...
A Serge Athiel, tout à fait d'accord avec vous, je dirais que c'est la chasse à tout ce qui n'est pas de la couleur de l'"Etat" tel que l'entend monsieur Reiss, sous-entendu l'idéologie du parti au pouvoir aujourd'hui. Les directeurs d'établissement se transformeront en chefs-pions, les enseignants en bidasses, le doigt sur la couture du pantalon.
La phrase suivante, toujours du même monsieur : " nos écoles ont surtout besoin d’un patron ; le directeur d’école doit devenir le représentant de l’Etat ".
Cette phrase concentre tout le projet du parti au pouvoir ; la confusion et la fusion entre le parti en question et l'Etat ; les fonctionnaires qui n'en seront plus d'ailleurs, changeront de statut, passeront sans doute à un statut privé, "libéral", et ne rendront compte qu'à l'"Etat" de leur mission, étant le représentant sinon direct, en tout cas légitimé, de la politique gouvernementale. Quant aux jeunes élèves, tout cet édifice permettra de les "cadrer" au mieux, selon l'expression si appréciée dans les sphères gouvernantes.
Sous couvert d'un patronat nécessaire et d'un patron unique dans le milieu scolaire, sous couvert d'un vocabulaire extrêmiste et provocateur, il est donc question de rien moins que de mise au pas en effet, qui rappelle d'autres régimes. L'analyse de cet Etat/parti et de ses ramifications multiples et profondes dans la société, est indispensable pour comprendre à quoi nous avons affaire, à quel type de totalitarisme on veut nous plier.
"Décidément, Xavier Bertrand a un temps de retard pour les formules"
En revanche, votre titre, Claude Lelièvre, est bien trouvé !
Ces gens-là ne jurent que par l'entreprise privée. Ils auraient dû y rester, incompétents qu'ils sont dans le domaine du bien public.
Je finis par me dire, parfois, que l'ENA pouvait avoir des aspects positifs. Au moins ceux-là ont-il appris ce que sont l'Etat, l'Administration, etc. Et s'ils ne se conformaient pas aux fondamentaux de la République, ils transgressaient: il était possible de discuter. Que voulez-vous discuter avec un Bertrand, un Estrosi, ou un Chatel?
Nous avons affaire à une bande d'incultes nuisibles qui se croient tout permis. Cette clique de délinquants d'etat, il faut la virer!!!
Et ce ministre de l'Education nationale, ancien cadre de l'Oréal, qu'il retourne à ses cosmétiques :-)
quand je pense que l'Education nationale est entre les mains de gens qui n'en ont rien à cirer, si ce n'est que cela leur permet de cirer les pompes d'incultes pédants...je suis vraiment très inquiète pour mes petits-enfants.
Eins, Zwei... ad lib...
J'ai malheureusement connu des précurseurs. Qui avaient devancé l'appel de l'UMP. Ce qui m'a fait fuir le navire pour préserver ma santé mentale alors que j'aurais eu encore pas mal d'énergie à mettre au service des gamins. Il y a dans l'EN une corporation de kapos hystériques qui règlent dès qu'ils le peuvent leurs comptes politiques. Leur donner enfin un statut reconnu permettra de leur faire face clairement. Je souhaite bien du plaisir aux futurs enseignants.
Pour ma part, la "désobéisseur-attitude" en un temps où la formule n'avait pas encore été ciselée, m'a coûté un échelon.
" nos écoles ont surtout besoin d’un patron ; le directeur d’école doit devenir le représentant de l’Etat "."
Je souhaite bien du plaisir aussi aux kapos : s'ils sont entièrement responsables de leur ligne dictatoriale, ils seront exposés à des représailles des salariés en direct. Pas besoin d'aller protester en groupe à l'Académie en cas de déni manifeste. Il suffit juste de boucler le gars (souvent la fille d'ailleurs) dans son bureau.
Aucun doute, le dialogue social va reprendre du poil de la bête.
Je vais avoir 60 ans dans un mois et je termine l'année scolaire avant de partir (battre? ) en retraite...Il y a 160 trimestres, j'ai débuté en voulant servir l'Ecole de la République qui m'avait donné tant. J'ai formé des générations de profs en transmettant ce message... Je leur souhaite d'avoir le courage de résister encore et toujours car ils vont se coltiner des p'tit chefs malades de pouvoir, incapables d'enseigner et qui, frustrés de cette incompétence se sont réfugiés derrière le titre de Principal ou Proviseur. Ils existent, malheureusement et ils seront désormais "Patrons". Heureuse de quitter le navire, mais un goût amer en pensant à ceux qui restent...
@Ginette
Retraité depuis peu après avoir occupé des postes très divers dans l'EN - sauf chef d'établissement ! - je sais pour les avoir beaucoup fréquentés que bien des cheffaillons locaux se régalent d'avance !
Pourquoi une telle caricature?Malades de pouvoir et incapables d'enseigner?Tous sans exception?Et de quelle maladie romantique souffrent donc ceux qui ne veulent pas prendre ces responsabilités-là pour ne pas se salir les mains et qui,restant enseignants,sont parfois encore plus les flics culturels de la bourgeoisie?
Instit,directeur d'école,principal de collège,vous ne me ferez pas rougir de mon parcours au cours duquel j'ai rencontré aussi des profs réacs et rigides avec les enfants des classes populaires;ils étaient souvent adhérents au SNES et cela leur servait d'unique culture générale et professionnelle.
Le projet de l'UMP est forcément scélérat dans la lignée de la suppression de la sectorisation.
Avant tout,il faut des profs qui soient aux côtés des enfants du peuple,qu'ils se penchent enfin sur la psycho et la socio pour cesser de sélectionner à tour de bras ,complices de l'école capitaliste.Qu'ils entrent enfin en résistance!
"des p'tit chefs malades de pouvoir, incapables d'enseigner et qui, frustrés de cette incompétence"
Merci pour cela. Je n'avais pas osé aller jusque là mais en 38 ans d'EN je n'en ai connu que trois qui échappaient à cette règle. Un IEN, un Directeur, une Directrice.
... Pas mieux !
Encore plus pas mieux . Des dirlos compétents , non arrivistes , ce n'est vraiment pas la majorité: la plupart sont fascinés par le pouvoir , les réglements et les circulaires.
et en abusent . 

Mais c'est certains qu'il y en a qui salivent à l'avance de ce pouvoir renforcé qui va leur être confié . Déja avant c'était craignos , mais là !!!
Recrutement des petits chefs avant privatisation :
Principaux items :
Pervers +++++++++++++++++++++++++
Sadique+++++++++++++++++++++++++
Borné++++++++++++++++++++++
( F)rigide+++++++++++++++++++
Alcoolique ++++++++++++++++
Soumis+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Manipulateur+++++++++++++++++++++++++
Menteur+++++++++++++++++++++++
Ancienneté+++++++++
Incapable++++++++++++++++++++++++++
Lèche cul++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Salaud, Salope++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
Parole ++++++++++++++++++++++++++++++++++de pute
Sarkozyste+++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
+++++++++++++++

Incohérent , autiste , borné , langue de pute ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++.
Et dès aujourd'hui vous obtenez 4 points et 2 échelons pour vous montrer notre confiance
et notre soutien
.
Dans deux ans nous vous reévaluerons pour apprécier si c'était justifié
.
Ensuite vous pourriez devenir directeur général des futurs établissements privés que votre ministre met au point !
Mais motus !
Tout cela doit rester secret ! Regardez SR avec cette vidéo sauvage où elle se promettait de mettre au pas vos minables collègues avec les parents d'élèves , et contre les syndicats ,
ce que cela lui a coûté !
Je ne vous raccompagne pas , comme ça vous pourrez plus facilement vous repérer quand vous reviendrez dénoncer une forte tête .
Ah, oui : j'oubliais : nous apprécierions si vous placiez le quart de vos revenus sur les fonds de pension " le beau Guillaume ". En plus c'est la prudence qui le recommande .



Ls.
Mais il y en a , et ils peuvent véritablement aider à transformer un établissement , une circonscription... C'est quand même encourageant .
Merci pour cet article, souhaitons que j'arrive à convaincre mes collègues de la gravité de la situation, beaucoup de collègues ne seraient pas génés de cette "patronnisation" tant ils obéissent déjà, sans conviction ou critique, ou recul.
ne baissons pas les bras, et luttons !!
les services du rectorat avec tout pouvoir sur les attributions de postes ce n'est pas non plus une réussite.
ça pourrait être une amélioration de constituer des équipes soudées dans les lieux d'enseignement très difficiles, où les enseignants n'ont qu'un objectif : partir.
Tout dépend de la personnalité du chef d'établissement, de ses intentions, de sa capacité à instaurer une confiance.
C'est une question extremement complexe, la résumer par ce "über alles" comme si le gouvernement reprenait les thèses hitleriennes aryennes, c'est j'ose le dire, une malhonneteté intellectuelle qui dessert le débat.
désolée, Monsieur Lelièvre, mais vous abusez !
Ce qui est en jeu, ce n'est pas la qualité et les possibilités des chefs d'établissement ( j'en connais un certain nombre personnellement qui me paraissent tout à fait positifs voire remarquables ) mais le rôle que les représentants les plus en vue du parti au pouvoir entendent leur faire jouer alors qu'il existe des alternatives possibles, beaucoup plus collectives et respectueuses de l'ensemble des personnels enseignants et éducatifs.
sachant qu'un chef d'établissement ne peut pas grand chose si une équipe pédagogique s'oppose à lui, que même la "note" annuelle n'effraie pas grand monde, votre titre provocateur n'apporte rien à la question posée.
En quoi le fait de constituer une équipe est "über alles" au niveau hierarchique de l'établissement, et pas au niveau hierarchique du rectorat ?
je ne comprend pas votre logique.
@maus
"sachant qu'un chef d'établissement ne peut pas grand chose si une équipe pédagogique s'oppose à lui"
Eh ben , c'est justement ce que souhaite le pouvoir : faire en sorte que le CHEF puisse dicter la loi du pouvoir en matière pédagogique même si le CHEF n'est pas lui-même un enseignant mais un gestionnaire aux ordres.
Un exemple : la méthode d'apprentissage de la lecture dite du B-A BA.
C'est très bien pour apprendre à lire "ballot", "bavure", "bateleur" et autres vocables badins.
Mais pour apprendre à lire "baie", "bain", "banc", "baux" ?
Comment apprendre à lire "Les poules du couvent couvent."
Il est antipédagogique de décréter que le BA-BA doit être la seule méthode. Il faut panacher.
C'est ce que font avec pertinence et sensibilité la plupart des enseignants du primaire, et les mômes en échec seraient plus nombreux si les profs des écoles appliquaient bovinement les consignes.
Une précision: je ne suis pas prof des écoles, mais délégué de parents d'élèves, et je n'ai pas envie de petits caporaux comme chefs d'établissement.
Vous remarquerez que je n'ai pas écrit "de petits Kapos".
Claude Lelièvre avec son über alles y a peut-être été fort, mais il voulait, je pense rappeler de façon musclée qu'on va tout droit vers un régime de type vichyste.
C'est plutôt sur cet aspect des choses et non pour l'emploi de ce germanisme excessif qu'il faut selon moi s'indigner.
@JoëlMartin
on parle toujours à partir de sa propre expérience. Me concernant, c'est banlieue-prof en Zep, dont je suis partie "burned out";
sérieusement ce qui s'y vit dépasse l'entendement sur tous les plans. Dans les propositions de remèdes, l'essentiel est l'intention.
Je prend connaissance de la "formation" de G. Longuet, c'est un éclairage....
Je vois votre situation, Maus.
Je connais un peu : je fais du soutien scolaire bénévole dans des zèpes.
Mais pas tous les jours. Ceux qui font ça tous les jours, j'admire...
c'est sympa de venir en bénévole, c'est une approche libérée des pressions tous azimuths. dommage qu'on ne se soit pas rencontrés !
ça peut s'arranger.
On peut correspondre par courrier privé.
Enseignante, osant réfléchir, aux difficultés de mes élèves, j'ai appris scientifiquement que le respect de l'orthographe était dû, au fonctionnement de l'oreille droite et surtout donc au respect de la Loi et des autres.
Aussi, ma colère monte quand je lis "je prend connaissance"!
Ma denière directrice qui elle s'aplatissait devant l'Inspecteur, faisait une faute presque à chaque mot:
Elle répétait qu'elle voulait se venger!
Je suis triste vraiment pour la future école de la Nation que j'ai tant aimée et qui est le reflet de la gouvernance d'un pays.
Comment seront nommés ces chefs d'établissement?
Où peut-on trouver un ESPOIR?
Pouvez vous me renseigner sur les auteurs de la théorie oreille droite/orthographe/Loi? Merci.
Incroyable, mais vrai!
Jamais sur Médiapart, je n'aurais osé parler des travaux du docteur Tomatis, mais puisque vous me le demandez si justement et de la part d'un ancien collègue, je suis heureuse de vous informer.
Mon père était un bon musicien amateur, et lorsque j'eus 5 ans, il fut un Traumatisé Crânien blessé et devenu invalide à vie, par les Allemands, en revenant de son travail.
A ce moment là, j'ai du perdre beaucoup d'acuité auditive!
Mais ma première maîtresse à la maternelle étant géniale, je décidais à cinq ans de devenir institutrice aves des problèmes sérieux pour le chant et l'orthographe.
J'ai pratiqué les méthodes Freinet en ville!
Et j'ai cherché une autre manière d'enseigner, tout en respectant les programmes, après avoir été reconnue une "bonne institutrice".
Un chercheur mieux connu à l'étranger avait passé sa vie à étudier les facultés de l'oreille et il avait fini par aider tout le monde qui s'adressait à lui.
Je ne l'ai même pas vu, j'ai suivi sa cure, c'est à dire l'effet de ses travaux.
Je réentendais, j'avais une énergie décuplée et j'ai rencontré mon père toujours vivant.
J'ai eu des ennuis incroyables de la part de la hiérarchie, des collègues, même de certains parents. Tellement mes élèves faisaient de progrès en classe, que je n'avais pas remarqué, qu'ils avaient "le culot" tout seuls, d'aller dire des choses très vraies à mes collègues: ex pourquoi des boîtes de café dans les corbeilles de la cour!
Sacrilège!
Alors, je décide d'aller en maternelle où, je permettais même avec des comptines, danses, chants tous les jours, respect des lois et des autres à même arriver à faire parler des enfants que l'on avait mis en section de moyen sans que personne ne s'aperçoive qu'ils avaient JAMAIS parlé! Il ne restait évidemment que la violence.
j'ai terminé ma carrière avec un 4 un peu amélioré et une réputation de pas comme les autres, donc de "folle" parce que j'étais seule.
Au Canada, ce chercheur a été reconnu durant son vivant.
Tout est une question d'oreille!
Je vous recommande;" l'oreille et la vie"qui se trouve dans toutes les bibliothèques et maintenant tous les sites sur le professeur Alfred Tomatis et sa méthode scientifique. "Rien n'est écrit sur le bout de votre nez!"
Sans eux je ne serais plus de ce monde!
J'aime beaucoup Médiapart, pour sa liberté et son haut degré de compétences et de sérieux, même dans l'humour!
Merci à Vous, bon courage, vous ne regretterez rien bien au contraire:
Ex; au collège, quand des jeunes sont un peu excités, ils ne peuvent rien retenir. Ce professeur disait; "faîtes-leur écouter un quart d'heure d'un divetimento de Mozart! Ainsi, ils seront prêts à profiter de votre cours.
Et il faut en tout respecter les chefs et les programmes, mais on ne peut absolument pas à des enfants en retard leur faire dépasser les autres. Ils progresseront seulement pas à pas.
Il n'y a pas de miracle.
Bien à vous!
Merci.
Rose du Sud,
vous avez raison , je prend s'écrit avec un s. Merci de le signaler.
Comme votre cri de colère et de désespoir est beau !
Les instructions pour l'enseignement de la lecture changent souvent,mais jamais avant Robien un ministre avait osé interdire une méthode .Robien s'appuyait sur un seul ouvrage d'un seul auteur.Et il avait à ses côtés quelques démolisseurs de toute pédagogie non élitiste infiltrés là on ne sait comment,en récompense d'on ne sait quels bons et loyaux services.
Vous avez raison, c'est de pire en pire et je plains sincèrement les nouveaux enseignants.
Ce n'est pas la méthode qui compte.
Un enfant qui est prêt à lire pourra le faire et rapidement avec n'importe quelle méthode! Enfin, il faut cependant que le maître ait du plaisir à pratiquer celle qu'il a choisie.
La maternelle est donc, très importante pour préparer à l'écoute et à la latéralité.
Pour certains enfants lire ar et ra, c'est impossible!
Si ceci est mal fait, on arrive à la dylexie, très fréquente.
Il faut donc habituer l'oeil à commencer à gauche.
Mais surtout, surtout: CHANTER TOUS LES JOURS EN FRANCAIS!
C'est tout bête mais primordial.
"mais madame, vous gênez vos collègues! et les voisins: "Si vous n'arrêtez pas votre piano, je prépare une pétition.
Le monde est à l'envers!
Et SARKO, il chante en quelle langue?
Celle des pièces sonnantes et trébuchantes!
Et c'est étranger à notre culture révolutionnaire des droits de l'homme: "Ah! ça ira, ça ira!"
Tout à fait d'accord pour cette lecture.
Je vous demande solennellement de retirer ce"über alles" de votre titre.Je comprends qu'il y figure pour montrer la menace.Cependant,il permet à certains commentateurs de faire des amalgames.Certains de ces commentaires émanent manifestement d'une catégorie de profs qui ont l'audace de considérer leur profession comme libérale,mais aux frais du contribuable.On les a cotoyés,on les connait par coeur,certains agissent même ainsi sous couvert de positions anarchistes qui sont en fait égocentriques et dignes,malgré leurs dénégations,d'être électeurs républicains aux USA.
Mais le projet est bien parfaitement scélérat et totalitaire à terme.
"'une catégorie de profs qui ont l'audace de considérer leur profession comme libérale,mais aux frais du contribuable."(étéocle-polynice)
C'est vérifié, vous faites bien partie du lot ! Ce n'est pas votre développement consécutif qui arrange vos affaires.
Sachez, cher(e) "démocrate", que ce sont les tenants de ces postures si "conformes" qui ont alimenté des bataillons de syndicats, en creux. En finissant par persuader les sincères qu'il n'y avait pas d'autre choix que la lutte collective pour invalider leurs mesquines menées.
Tout ceux qui ont la plus haute opinion de leur mission à l'égard des élèves ont eu à un moment ou à un autre l'obligation de leur rentrer dans le lard, tant l'application servile de textes de plus en plus idiots leur procurait d'occasions d'abus de pouvoir.
J'en ai même connu qui "appliquaient" avec ce je ne sais quoi de pseudo douloureux dans la posture qui tendait à faire croire que "j'voudrais ben mais j'peux point". Des faux-culs ! Pathétiques, trouillards et qui en voulaient à mort à leurs adjoints plus courageux.
Car le profil du poste est clair : soumission et soumission. Et souvent refuge dans la fonction faute d'aptitude à imaginer des projets, à les mettre en oeuvre. Mais s'arrogeant ensuite toutes prérogatives pour les invalider. Dans le meilleur des cas, en récupérant les "bénéfices" professionnels.
Des coucous !
Les enseignants ne sont pas "aux frais des contribuables", ils sont au service des élèves. Le vocabulaire que vous utilisez est transparent !
Mais j'ai connu une époque bénie, au début des années 80 où dans mon petit espace administratif, le flicage, car c'en est souvent un, ne commençait qu'à l'Académie. Sans zèle. Les équipes tournaient à plein pot, la confiance était mutuelle et certains d'entre nous participèrent à la réflexion nationale sur les programmes, coachés par un IEN novateur et libéral qui faisait passer l'intérêt des gosses avant celui de sa carrière. Un type qui rendait sincèrement hommage à l'engagement de ses subordonnés et faisait tout pour huiler les rouages, valorisant les talents, et tempérant les excès d'enthousiasme (il y en a !). Une exception.
Je ne comprends pas tout.Vous connaissez bien des collègues qui ne font que ce qu'ils veulent et qui portent tort à leurs autres collègues et à leurs élèves:travail non préparé,parties du programme éliminées...etc.Certains justifient même leur manque de conscience et leur paresse par une position politique anarcho-libertaire;à défaut de faire la leçon à leurs élèves,ils la font sans cesse à leurs collègues.Ils ne méritent pas que les impôts de tous les rémunèrent.Ils sont à leur propre service,ni à celui des élèves,ni à celui de la NationJe n'évoque que ceux-là.Et certains commentaires ont une légère coloration "anti " qui m'ont évoqué ces phénomènes.
Le travail que vous décrivez avec votre IEN,ancien prof école,je m'y reconnais;il n'y a pas vraiment d'opposition entre nos deux positions,me semble-t-il.Ce mode de rapports et de travail IEN/enseignants,c'est celui que j'ai mis en place avec les professeurs lorsque je suis devenu principal de collège.Mais dans le second degré,il y a quelques différences.Ca vaut le coup d'essayer. Bien à vous.
Je soutiens simplement que l'ultra minorité que vous décriez sert d'alibi bien commode à certains chefs d'établissement pour pourrir la vie du plus grand nombre.
Ca,ce n'est pas impossible,mais ce n'est qu'un complément mis en place par un calcul mesquin à court terme du chef en question.Cette ultra minorité pourrit elle-même sans aucune assistance la vie de ses collègues profs et CPE.
Cette proposition est tout simplement révélatrice de la vraie nature de l'UMP.
le point godwin étant déja dans le titre du billet, la discussion l'a déja atteint avant de commencer.
"le point godwin étant déja dans le titre du billet, la discussion l'a déja atteint avant de commencer."
Exact
Quand je lis certains commentaires, cela fait froid dans le dos de savoir les enfants en de telles mains.
Un internaute de mediapart, m'a envoyé cette excellente vidéo:
Sir Ken Robinson - Changing Paradigms
La majorité de ceux qui "débattent" ici devraient en prendre juste un tout petit peu de graine...
Pour ceux qui préfèrent les illustrations:
RSA Animate - Changing Education Paradigms
Pauvre France qui utilise encore les méthodes d'avant-hier pour préparer demain !!!
Pas étonnant que la majorité des enfants français disent ne pas aimer l'école.
super, Etoile 66, ces videos
Votre commentaire me rappelle un discours, passé inaperçu dans les médias français mais qui montre le surdimensionnement de la flatterie des électeurs: il place la France non pas seulement dans le monde, mais dans l'UNIVERS...
Je l'ai récupéré sur les médias allemand dont il a fait le tour. La flatterie à l'état pur, la bêtise humaine et historique... et les électeurs en ont été tellement flattés qu'ils ont élu ce clown qui leur fait de perpétuels pieds de nez:
Voilà pour l'Histoire - qui s'en souviendra sûrement ...
Mille fois d'accord avec le "über alles" de Claude Lelièvre. Il faut, je crois, l'entendre métaphoriquement (à l'instar du "que se vayan todos"). Nous sommes pris dans une nasse qui fait des gens ordinaires les tortionnaires d'autres gens ordinaires. Nous faisons l'expérience d'une double montée, entre consentement-parce-que-ce-n'est-pas-si-grave et résistance mais-le-mot-est-trop-fort. C'est l'Histoire qui nommera ce que nous vivons. Pour l'heure, on se réfère à l'Histoire pour nommer ce que nous pouvons, avec des mots qui font écho à l'esprit sinon à la lettre. Et bon sang, elle y est la lettre : pouvoir brutal et destructeur, accusation de paresse, extermination des institutions dans ce qu'elles ont de supérieur au seul individu, pour le protéger ET pour le sublimer, raisonnements rapides qui donnent le statut de réflexion à la moindre petite opinion personnelle, dénigrement du travail intellectuel, promesse de faire fortune en gagnant au loto, confiscation du lexique...
Il est très différent de concevoir un corps de personnels de direction et de décider d'un profil de personnels de direction. La différence... C'est celle que l'on peut faire entre une république et une entreprise privée, dirigée l'une par un président et l'autre par un concessionnaire. Les Français ont élu un concessionnaire, mais un concessionnaire "über alles"!
"Tout dépend de la personnalité du chef d'établissement, de ses intentions, de sa capacité à instaurer une confiance."
Certes Maus. Mais en cas de défaillances ou d'abus manifestes, il faut vraiment qu'ils aient tué père et mère pour récolter ne serait-ce qu'une réprimande. L'administration soutient toujours le supérieur face au subordonné. Quel que soit le contexte. C'est vieux comme les ronds de cuir. Vieux comme la servilité carriériste.
Tout ce fonds de commerce remontant à l'époque des "hussards" a été en quelque sorte démultiplié par l'arrivée aux postes à responsabilité de gestionnaires comptables. Le Goff l'avait dit naguère en écrivant "La Barbarie douce" : Le jour où l'EN singera les méthodes de l'entreprise, elle est foutue. Au moins dans son esprit. L'entreprise E.N. inc est en cours de restructuration, avec ses plans sociaux, des destructions, son dévoiement d'objectifs, son instrumentalisation à des fins politiques : la fabrique de masses dociles. Qui consommeront. De l'éducation entre autres : le gâteau est alléchant. Tant de clients potentiels à capter quand il ne restera de Grenelle que des façades à la Dalton City. Se référer à Nico Hirtt pour les détails.
Xavier est encore plus insipide que son frère plastique Jacques
Xavier, c'est Bertrand du déclin...
Bonjour à Céline.
C'est le problème du despotisme éclairé : c'est le système qui marche le mieux... à condition que le despote soit effectivement éclairé.Le problème est que, dans tous les cas, il le croit.
Uber alles est vraiment en trop!Les mots me manquent pour exprimer le malaise que m'inspire cette formule.Principal de collège retraité,abonné à mediapart,lecteur du diplo,du canard,de Chomsky etc...,militant de l'Education populaire,je suis écoeuré.Seules les insultes proférées en 1985 par Chevènement(la récréation est finie,disait-il) m'avait blessé à ce point.
@étéocle-polynice
on est 2 à être choqués de la provocation complètement déplacée. Monsieur Lelièvre va trop loin et il faut le lui dire.
Je ne comprends pas votre courroux. Les gens sincères et intellectuellement honnêtes ne sont pas mis en cause par ce billet. Mais force est de reconnaître que nous sommes un paquet à avoir eu à endurer la tyrannie de chefaillons acariâtres et/ou revanchards. Vous ne pouvez nier une expérience collective abondée par des témoignages.
Et la crainte est grande de les voir acquérir, en sus de leur statut, des prérogatives accrues qui leur donneraient toute possibilité de régler définitivement leurs problèmes relationnels avec des collègues critiques, en les virant purement et simplement. J'en connais quelques-uns qui doivent en piaffer d'impatience.
OK,trop d'émotion tue le raisonnement.
J'ai été le subordonné de petits chefs tels que vous les décrivez.
Je ne souhaitais pas leur ressembler et je ne voulais pas rejoindre leur cohorte;mais un jour j'ai franchi le pas en gardant le plus possible mes convictions antérieures.
J'ai constaté que c'est plutôt le corps professoral qui s'oppose objectivement à la démocratisation du système et à l'accès des enfants de milieu poulaire aux meilleures formations qui conduiront aux emplois correspondants.
Je ne compte pas sur le pouvoir actuel pour modifier le système autrement qu'en l'aggravant et pas seulement pour l'éducation.Mon espoir serait de compter sur les ensignants mais 40 ans de leur fréquentation comme leur collègue puis comme leur chef m'ont prouvé que cet espoir est plutôt mal placé.Qu'ils prouvent enfin que je me trompe.
C'est là qu'apparaît la ligne de fracture. Démocratiser le système (encore faudrait-il prouver qu'il n'était pas démocratique !) ne signifie nullement formater des petits bonshommes dociles aptes à être récupérés par l'industrie. Ce n'est absolument pas la mission émancipatrice de l'Education Nationale.
Le corps professoral dans sa grande majorité s'attache à rendre ce qu'il a reçu. Sans ambigüité. Sinon, il ferait autre chose comme boulot. Ce ne sont ni la rémunération ni la considération qui servent de carotte dans cette mission. Juste le sentiment de participer au pacte républicain. Qui ne consiste plus sous l'UMP qu'à formater des petits soldats du CAC, comme la IIIe formatait des petits soldats des tranchées.
Pour le fond, la difficulté relationnelle, une métaphore guerrière : c'est de la qualité des troupes que l'on déduit les talents du chef. Personne n'aime à être "soumis" à qui que ce soit. Susciter l'adhésion demande beaucoup d'énergie et de savoir-faire, pas seulement la lecture au millipoil des textes règlementaires. La confiance qui génère l'engagement sans limite, ça se mérite. Cela ne se décrète pas.
Je suis bien d'accord;je ne vois pas ce qui nous oppose. et qui justifie votre diatribe à mon endroit dans une autre de vos réponses.
Lecture non chronologique de ma part. Ce qui ne m'empêche pas de maintenir le présent propos si vous maintenez les vôtres.
"m'ont prouvé que cet espoir est plutôt mal placé.Qu'ils prouvent enfin que je me trompe. "
C'est aux animateurs d'équipes de faire la preuve de leur talent pour justifier leurs rétributions. Or la plupart n'en a aucun. Les places se prennent au barème et non à la compétence. Tout le monde le sait.
Oui,barême pour les directeurs d'école,mais pas dans le second degré où c'est plus opaque et où le management type privé est arrivé en catimini puis en force.
Absolument. Dans l'indifférence générale de ceux qui ne voyaient pas où était le problème et qui traitaient de gauchistes tous ceux qui tentaient d'alerter leurs collègues.
De plus,ce système s'étendra au premier degré,au prétexte d'un statut clair des directeurs d'école.Dialogue de performance,contrat d'objectifs.La droite annoncera l'objectif de la réussite de tous,farce habituelle, alors que les oligarchies dont celles de gauche ne veulent surtout pas qu'il soit atteint par pur intérêt de classe.
Quel part du corps enseignant est prête à lutter contre cette confiscation de l'Ecole par les classes dominantes?
"Quel part du corps enseignant est prête à lutter contre cette confiscation de l'Ecole par les classes dominantes?"
Quelle part ? Mais l'immense majorité du "corps enseignant" ! D'où croyez vous que viennent les cohortes les plus nombreuses de profs et d'instits ?
C'est là que réside notre désaccord.
De ce que j'ai observé,la majorité des enseignants n'a pas besoin de recevoir des ordres précis de nouveaux chefs hargneux et à la botte pour contribuer à mettre au service de la classe dominante le service public de l'éducation qui est censé être pour tous les élèves.La plupart le font à leur insu en toute bonne foi.
Qui peut attirer leur attention là-dessus?Certains de leurs collègues,mais aussi certains de leurs chefs directs,qui ne sont pas les coucous que vous honnissez,principaux et proviseurs.C'est le dernier échelon hiérarchique qui peut se le permettre;au-dessus IA,Recteurs sont des postes exclusivement politiques.Celles et ceux qui attirent l'attention sont trop peu entendus;parfois tout est à front renversé: le prof,bien que plus jeune,syndiqué,électeur de gauche est bousculé par la position de son supérieur plus installé dans la vie malgré tout et c'est le monde à l'envers quand il refuse même d'examiner cette hypothèse qui le trouble.Le souci c'est le statu quo cinq ans plus tard,dix ans,vingt ans.Je n'ai pas de haine,je suis maintenant retraité,ma colère est due à une forme de désespoir;j'aimerais voir une lueur avant la fin de ma vie,c'est tout.
Désolée d'avoir manqué votre réponse le 5. J'en prends connaissance mais je ne comprends pas du tout votre second paragraphe.
Pour le premier : impossible. Tout simplement. Sauf à Versailles, Chantilly, et encore...Cela resterait à prouver. Il faudrait interroger les Pinçon-Charlot là dessus. Sinon, "A leur insu, en toute bonne foi" ne serait-ce pas en appliquant à la lettre des IO de plus en plus idiotes ? Sauf à prendre vos collègues pour des crétins...
Je ne vois pas comment me faire mieux comprendre,mais comme c'est très autobiographique,je dois encore moins y parvenir.C'est également la limite des forums comparativement au dialogue direct.Je crois que je vais me désabonner pour cause d'addiction à ce forum qui garde de sa virtualité et des frustrations engendrées par le manque de contact réel.
Démocratiser le système (encore faudrait-il prouver qu'il n'était pas démocratique !) ne signifie nullement formater des petits bonshommes dociles aptes à être récupérés par l'industrie. Ce n'est absolument pas la mission émancipatrice de l'Education Nationale. Le corps professoral dans sa grande majorité s'attache à rendre ce qu'il a reçu. Sans ambigüité. Sinon, il ferait autre chose comme boulot. Ce ne sont ni la rémunération ni la considération qui servent de carotte dans cette mission. Juste le sentiment de participer au pacte républicain. Qui ne consiste plus sous l'UMP qu'à formater des petits soldats du CAC, comme la IIIe formatait des petits soldats des tranchées.
Je souscris à 100%!!
Démocratiser le système (encore faudrait-il prouver qu'il n'était pas démocratique !) ne signifie nullement formater des petits bonshommes dociles aptes à être récupérés par l'industrie. Ce n'est absolument pas la mission émancipatrice de l'Education Nationale. Le corps professoral dans sa grande majorité s'attache à rendre ce qu'il a reçu. Sans ambigüité. Sinon, il ferait autre chose comme boulot. Ce ne sont ni la rémunération ni la considération qui servent de carotte dans cette mission. Juste le sentiment de participer au pacte républicain. Qui ne consiste plus sous l'UMP qu'à formater des petits soldats du CAC, comme la IIIe formatait des petits soldats des tranchées.
Je souscris à 100%!!
@ aux frères ennemis
"J'ai constaté que c'est plutôt le corps professoral qui s'oppose objectivement à la démocratisation du système et à l'accès des enfants de milieu poulaire aux meilleures formations qui conduiront aux emplois correspondants."
Euh, ce n'est pas une constatation, c'est une opinion.
Pour pouvoir dire qu'on a constaté, il faut prouver, ou témoigner de faits précis.
J'ai été témoin du contraire de ce qu'affirme Etéocle et Polynice.
A Gif-sur-Yvette, petite ville de l'Essonne assez rupine peuplée principalement de chercheurs, cadres et professions libérales, il y a un quartier de HLM peuplée comme beaucoup de quartiers semblables par des personnes "issues de la diversité". Ce quartier a son groupe scolaire dont les classes reflètent la population.
Un des mômes s'est fait prendre en grippe, battre et racketter par les petits copains. Les parents ont demandé à ce qu'il aille dans une autre école primaire de la ville. Les gens de la mairie ont tenté de les dissuader en disant que jamais les enseignants ne l'accepteraient.
Tout faux : l'équipe enseignante a accepté à l'unanimité.
Heureusement,J.M.,qu'il arrive encore souvent ce que vous écrivez.
Non c'est bien un constat qui m'a construit un avis en 10 ans de principalat de collège précédé de 30 ans en primaire.Mais j'ai constaté des engagements importants chez des enseignants,premier et second degré confondus.
Dont acte sur le fait qu'on peut constater des choses variées.
Dont acte également que j'ai bien constaté.
J'ai été témoin du contraire de ce qu'affirme Etéocle et Polynice
Moi aussi (20 ans de constatations personnellee sans compter les années en tant qu'élève d'établissements de banlieue puis de prépa parisienne).
Vingt ans en valent bien quarante.Il faut même moins de temps que cela pour une observation de ces phénomènes.
Alors que faisient-ils pour éviter la confiscation du système par les classes dominantes?
Démarches d'apprentissage?Démarche scientifique dans toutes les disciplines avec émissions d'hypothèses?Confrontation et coopération?Statut de l'erreur?Supports d'apprentissages et des énoncés de toutes les situations problèmes?Formes d'évaluation?
Ca commence à la maternelle colonisée par la petite bourgeoisie:ses enfants arrivent déjà bien équipés à la maternelle;elle veut et elle obtient des enseignants qui lui ressemblent ce qui est bon pour ses enfants:la créativité,l'épanouissement personnel,le ludique,le fun,ce que elle nomme communication,des activités manuelles centrées sur ce qu'elle appelle art,kif-kif pour les sorties pédagogiques à dominante de musée d'art contemporain,kif-kif pour les personnes invitées pour rencontrer les élèves.Le monde du travail où est-il?Pendant ce temps là les enfants d'ouvriers regardent passer ce bobo-train,qui continuera sur ses rails puisqu'au conseil d'école c'est encore les mêmes qui sont élus majoritairement même s'ils sont minoritaires en fait dans le quartier.L'enseignante agit en toute bonne foi,elle fait ce boulot d'écrèmage de classe sociale à son insu,elle ne le voit même pas.La fête et l'expo de fin d'année sont réussies et ce ne sont qu'apparences.
Les classes sociales représentées à l'assemblée nationale,au Sénat,dans les conseils d'école et les c. d'administration des collèges et lycées,même en milieu populaire ou quartiers sensibles sont très proches.Ajoutons,avec la féminisation des enseignants,la catégorie socio professionnelle des époux ou compagnons de nos gentilles maîtresses et la boucle est bouclée.
Alors,qu'avez vous observé pendant vingt ans qui battait en brèche ce modèle dominant?
Vingt ans en valent bien quarante.Il faut même moins de temps que cela pour une observation de ces phénomènes.
Alors que faisient-ils pour éviter la confiscation du système par les classes dominantes?
Démarches d'apprentissage?Démarche scientifique dans toutes les disciplines avec émissions d'hypothèses?Confrontation et coopération?Statut de l'erreur?Supports d'apprentissages et des énoncés de toutes les situations problèmes?Formes d'évaluation?
Ca commence à la maternelle colonisée par la petite bourgeoisie:ses enfants arrivent déjà bien équipés à la maternelle;elle veut et elle obtient des enseignants qui lui ressemblent ce qui est bon pour ses enfants:la créativité,l'épanouissement personnel,le ludique,le fun,ce que elle nomme communication,des activités manuelles centrées sur ce qu'elle appelle art,kif-kif pour les sorties pédagogiques à dominante de musée d'art contemporain,kif-kif pour les personnes invitées pour rencontrer les élèves.Le monde du travail où est-il?Pendant ce temps là les enfants d'ouvriers regardent passer ce bobo-train,qui continuera sur ses rails puisqu'au conseil d'école c'est encore les mêmes qui sont élus majoritairement même s'ils sont minoritaires en fait dans le quartier.L'enseignante agit en toute bonne foi,elle fait ce boulot d'écrèmage de classe sociale à son insu,elle ne le voit même pas.La fête et l'expo de fin d'année sont réussies et ce ne sont qu'apparences.
Les classes sociales représentées à l'assemblée nationale,au Sénat,dans les conseils d'école et les c. d'administration des collèges et lycées,même en milieu populaire ou quartiers sensibles sont très proches.Ajoutons,avec la féminisation des enseignants,la catégorie socio professionnelle des époux ou compagnons de nos gentilles maîtresses et la boucle est bouclée.
Alors,qu'avez vous observé pendant vingt ans qui battait en brèche ce modèle dominant?
Vingt ans en valent bien quarante.Il faut même moins de temps que cela pour une observation de ces phénomènes.
Alors que faisient-ils pour éviter la confiscation du système par les classes dominantes?
Démarches d'apprentissage?Démarche scientifique dans toutes les disciplines avec émissions d'hypothèses?Confrontation et coopération?Statut de l'erreur?Supports d'apprentissages et des énoncés de toutes les situations problèmes?Formes d'évaluation?
Ca commence à la maternelle colonisée par la petite bourgeoisie:ses enfants arrivent déjà bien équipés à la maternelle;elle veut et elle obtient des enseignants qui lui ressemblent ce qui est bon pour ses enfants:la créativité,l'épanouissement personnel,le ludique,le fun,ce que elle nomme communication,des activités manuelles centrées sur ce qu'elle appelle art,kif-kif pour les sorties pédagogiques à dominante de musée d'art contemporain,kif-kif pour les personnes invitées pour rencontrer les élèves.Le monde du travail où est-il?Pendant ce temps là les enfants d'ouvriers regardent passer ce bobo-train,qui continuera sur ses rails puisqu'au conseil d'école c'est encore les mêmes qui sont élus majoritairement même s'ils sont minoritaires en fait dans le quartier.L'enseignante agit en toute bonne foi,elle fait ce boulot d'écrèmage de classe sociale à son insu,elle ne le voit même pas.La fête et l'expo de fin d'année sont réussies et ce ne sont qu'apparences.
Les classes sociales représentées à l'assemblée nationale,au Sénat,dans les conseils d'école et les c. d'administration des collèges et lycées,même en milieu populaire ou quartiers sensibles sont très proches.Ajoutons,avec la féminisation des enseignants,la catégorie socio professionnelle des époux ou compagnons de nos gentilles maîtresses et la boucle est bouclée.
Alors,qu'avez vous observé pendant vingt ans qui battait en brèche ce modèle dominant?
Ce qu'il y a de fallacieux et de spécieux dans votre raisonnement est simplement ceci:
-il y a des éléments extérieurs à l'école mais qui influencent celle-ci (l'école n'est pas un univers étanche hors de la société, et sur certains plans, c'est tant mieux, sur d'autres, non) et qui favorisent les enfants déjà favorisés par leur origine socio-culturelle: personne ne peut nier cela, mais...
-vous en déduisez que l'école et les enseignants sont complices de cela, voire même qu'ils en sont à l'origine et qu'ils l'organisent, écartant délibérément les enfants issus de milieux défavorisés: c'est votre vision des choses, et elle repose probablement sur certains exemples qui existent réellement mais qui n'ont pas valeur de règle, ainsi que sur une certaine conception des Savoirs qui leur dénie leur dimension universelle et qui dans ce sens peuvent parler à quiconque et l'élever. Voir le livre de Jean Claude Milner De l'Ecole à ces sujets (pour qui est intéressé).
-ma constatation et pratique sur le terrain va exactement dans le sens opposé au votre: l'école républicaine et les enseignants sont une des dernières chances (à part le loto ou ce genre de choses) d'ascension sociale, d'accès à la culture et à l'esprit critique qui permettent une autonomie et une liberté réelle, voire d'accès à l'élite. Si c'est de moins en moins vrai, c'est de part les attaques et démantèlements dont l'école est l'objet depuis des années, à un point qui culmine aujourd'hui, et tous les discours dénigrants comme le votre sont utilisés pour justifier cette démolition: quand on veut tuer son chien, on dit qu'il a la rage. J'ajoute qu'en mon nom et au nom de tous mes collègues qui se sentent investis de leur mission et ont à coeur sur le terrain tous les jours de permettre à tous les élèves surtout ceux issus de milieux modestes d'accéder à la réussite, sans sacrifier personne (pas de discrimination, ni dans un sens ni dans l'autre), je ne peux pas laisser passer vos paroles désobligeantes pour nous et décourageantes pour ceux qui ont tout intérêt à croire en l'école. Sinon, pour réussir, il reste le loto ou un parrainage par Mme Bettencourt. Ou alors je vous adresserai tous ces élèves que vous prétendez vouloir aider plus que les enseignants: qu'avez vous fait pour eux? Leur avez-vous transmis quelque chose, permis de réussir? Pouvez-vous dire comme je peux le faire que vous avez oeuvré par exemple pour l'accès et la réussite de quiconque aux classes prépas, sans barrière de milieu?
Vous vous trompez d'adversaire.
L'action des enseignants, et je l'ai été pendant trente ans, n'est pas délibérée; je n'ai jamais écrit cela, relisez mes commentaires.
Des choses se passent à notre insu.
J'avais beau être un militant de l'éducation nouvelle (ICEM pédagogie Freinet) et y exercer des responsabilités, être militant de l' Ecole Emancipée, voter le plus à l'extrême-gauche possible, manifester, être issu d'un milieu modeste etc..., avoir conscience que je risquais de grossir le nombre des miliciens culturels de la bourgeoisie, lire Bourdieu, Passeron, Baudelot, Establet, je ne me suis jamais senti à l'abri de la collaboration méconnue de classe.
Je ne parle pas depuis l'extérieur, mais de l'intérieur.
Ensuite, comme chef, j'ai attiré l'attention des profs sur ce sujet; imaginez vous que je les ai insultés, traité de collabos? J'étais simplement sidéré par ceux qui ne voulaient même pas examiner l'hypothèse sur laquelle je leur demandais de se pencher, seuls ou en équipe. Les plus jeunes sont trop pris par leur pratique quotidienne, par leur fierté légitime d'avoir réussi leur concours mais aussi ,pour certains, par leur enthousiasme à faire réussir tous les éléves, ils ne pourront se poser cette question qu'un peu plus tard.
La question que je soulève est politique, culturelle et, par conséquent, aussi pédagogique.
J'ai tenté d'y répondre, avec "tous" les collègues enseignants quel que soit mon statut.
Hiber, vous avez fait la même erreur que moi quand je me suis senti visé personnellement par le über alles de C. Lelièvre.L'émotion nous fait aussi mal lire.
Bien à vous.
L'hymne allemand ne devrait donc jamais être joué en France ?
Eh, pas de blague, c'est un quatuor de Haydn.
Y a qu'à pas chanter les paroles...
@étéocle-polynice. Mais je ne comprends pas votre réaction, ce n'est pas du tout votre expérience qui est mise en cause par ce titre, tout au contraire, c'est justement pour que le chef d'établissement ne devienne pas un garde-chiourme dont la fonction serait définie par des normes politiques, que Claude Lelièvre prend ainsi parti. Je vis dans une ville très UMP, le maire a pour ambition, pour l'instant freinée par la mobilisation des parents et des militants de gauche, de diriger et de nommer les chefs d'établissement lui-même, on voit dans quel but. C'est contre cela qu'il est bon de s'insurger.
@marie lavin
un maire n'a aucune possibilité législative de nommer et diriger des chefs d'établissements. Vous ne pouvez pas écrire de telles sottises.
On ne dit pas" législative" mais "légale" dans ce contexte. Et Marie ne disait pas qu'un maire a d'ores et déjà le pouvoir de nommer un chef d'établissement, mais que certains le souhaiteraient, et subliminalement, la contre-réforme proposée par Xavier Bertrand et ses acolytes place le chef d'établissement aux ordres du pouvoir politique (le recteur est nommé par le ministre) ce qui donne une perspective à un maire de la bonne couleur politique d'avoir un tel pouvoir de nomination ou en tout cas une influence.
@hiber
On ne dit pas" législative" mais " légale" dans ce contexte.
être maire, chef d'établissement de l'EN , est défini par des lois. Ni l'un ni l'autre n'ont la possibilité de décider de changer ces lois . Il s'agit bien d'impossibilité législative.
Quand à l'éducation, elle est "nationale", ce qui veut dire en effet qu'elle a une organisation hierarchique avec un ministe nommé par le président.
Cette influence politique, réelle, ne vous convient pas. Il y a des alternatives : l'enseignement privé hors contrat.
Législatif: qui fait les lois; légal: qui est dans le cadre de la loi.
Cette influence politique, réelle, ne vous convient pas. Il y a des alternatives : l'enseignement privé hors contrat.
Vous avez là une réponse toute en finesse et en nuance.
Pour votre gouverne: si l'influence politique existe, elle ne saurait devenir la seule et unique règle de nomination et de recrutement des personnels, les concours de la fonction publique sont faits pour éviter cela, pour que la compétence soit jugée le plus objectivement possible et qu'un recrutement ne devienne pas une cooptation par le fait du prince ou de ses barons et "à la tête du client". Cette dernière pratique que vous semblez trouver normale est celle assumée et généralisée "sans tabou" par Sarkozy et ses proches conseillers (nominations d'amis à des postes clefs). Il y a bien là une cohérence, en effet, déclinée du "haut" vers le "bas" avec une nomination qui deviendrait uniquement politique des chefs d'établissements, lesquels à leur tour nommeraient suivant leur adhésion à "la ligne du parti" leurs enseignants. C'est en fait toute une organisation d'inspiration staliniste (pas de carte au parti, pas de carrière).
@ maus. Ce n'est pas une sottise, il suffit au maire de créer un EPEP. pour plus de détails je vous renvoie à mon article: http://www.mediapart.fr/club/blog/marie-lavin/080409/guy-bert-ou-paul-moquet
Et les profs,quand cesseront-ils d'être les flics culturels de la bourgeoisie afin que le système de reproduction des héritiers dans le système bien rôdé de l'école capitaliste en France cesse enfin.Certains se disent solidaires des luttes des travailleurs,ils pourraient être solidaires des enfants des dits travailleurs pour de vrai en abandonnant leur rigidité en cessant de prendre leur modèle culturel et familial pour universel,comme beaucoup de petits bourgeois intellectuels,ou prétendus tels,empêchant massivement les passages en seconde générale,au nom du niveau et "pour le bien" des élèves alors qu'ils défendent en fait un écrémage de classe sociale.Et pourquoi,dès la maternelle,les bobos ou assimilés colonisent cette école avec la complicité des enseignants qui leur ressemblent au détriment des enfants du peuple.Les chefs ont bon dos,heureusement que ces "kapos" ou ces "obersturmbahnfürers" sont là parfois pour limiter les dérives anti-sociales de certains profs.Certains seront heureux de devenir managers,ils le regretteront très vite car l'habillage linguistique-projets,contrats-objectifs-processus etc...-ne leur suffira pas pour diriger.Retraité,je suis sorti de ce machin.Si,majoritairement, les profs résistent aux dérives ce sera une bonne nouvelle;une majorité d'entre eux résistant fermement et intelligemment,j'attends de voir;ce serait bien nouveau!
Voir ma réponse à Dianne.Cordialement.
Tout à fait d'accord avec vous, Marie et avec Nicole Orthous. Il faut relire l'article de Claude Lelièvre, en voir les sens politique et historique et ne pas prendre le titre au pied de la lettre et prendre un clin d'oeil pour une référence!
Führerprinzip et gleichschaltung... Je n'irais pas jusque-là, mais à voir agir le gouvernement qui tente d'imposer par la force des mesures idéologiques d'une sottise abyssale (évaluation par compétences, socle commun, transversalité, etc) et à lire les différents projets de réforme de la "gouvernance" de toute la fonction publique, je dois avouer que sous le coup de la colère la formule "gleichschaltung" m'a traversé à maintes reprises l'esprit, et je suis heureux que M. Lelièvre fasse cette analogie et use d'une telle liberté rhétorique ! L'outrance des uns répond à la mauvaise foi des autres ! Quoi ! présenter la caporalisation souhaitée par un ancien d'Occident, M. Longuet, comme un accroissement d'autonomie, mais c'est une infâme distorsion du sens des mots, c'est une manipulation flagrante digne de G. Orwell, une profanation de la logique et de la langue ! Rispostons à l'amphibologie par l'hyperbole - laquelle a au moins le mérite de la franchise et de la clarté !
Je souligne par ailleurs que les mesures visant à "l'autonomie", sont tout sauf libérales. Le théorie classique du libéralisme veille à l'éliquilibre des pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire. Est-il donc impensable de considérer le magistère des enseignants comme une espèce de magistrature tant et si bien qu'à l'instar du juge du Siège l'enseignant devrait jouir d'une large indépendance ? C'est ce qu'estimaient les concepteurs du statut de la fonction publique au lendemain de la sinistre parenthèse vichyste, et c'est dès lors que l'on a compris leurs intentions que l'on saisit la signification de toute la machinerie de l'Educ' Nat', grilles impersonnelles réglant affectation et mutation, prépondérance de la promotion à l'ancienneté au détriment de la promotion au mérite (dont l'estimation est tellement arbitraire qu'elle peut constituer un levier de pression politique), etc.
Ne nous laissons pas leurrer, "l'autonomie" n'est pas liberté, pas plus que les vessies ne sont des lanternes !
@Cédric Quevedo
absolument d'accord: voir aussi mon commentaire écrit peu avant de vous lire ci-dessous.
le mot"exfiltration" me fait dresser les cheveux sur la tête.J'ai enseigné dans le secondaire pendant 35 ans et j'ai fait en anglais tout ce qui m'intéressait et pouvait intéresser mes élèves de Shakespeare à Maus en passant par tous les films de Ken Loach et quelquesbons W;Allen sans oublier la lecture du Guardian et de L'Observer.J'y ai gagné l'amitié d'un certain nombre d'élèves que je continue à voir et l'inimitié agissante de l'inspection,de certaines administrations et de certains collègues qui n'appréciaient pas que j'amène mes élèves en sortie en dehors des heures de cours!Je souhaite à mes jeunes collègues d'avoir la même liberté.
le mot"exfiltration" me fait dresser les cheveux sur la tête.J'ai enseigné dans le secondaire pendant 35 ans et j'ai fait en anglais tout ce qui m'intéressait et pouvait intéresser mes élèves de Shakespeare à Maus en passant par tous les films de Ken Loach et quelquesbons W;Allen sans oublier la lecture du Guardian et de L'Observer.J'y ai gagné l'amitié d'un certain nombre d'élèves que je continue à voir et l'inimitié agissante de l'inspection,de certaines administrations et de certains collègues qui n'appréciaient pas que j'amène mes élèves en sortie en dehors des heures de cours!Je souhaite à mes jeunes collègues d'avoir la même liberté.
" il faut qu’un patron [ le chef d’établissement ] puisse rentrer dans les classes et puisse faire une exfiltration des enseignants qui sont en rupture avec son projet pédagogique "."
C'est la cerise sur le gateau ... je n'ai même plus de mots pour exprimer mon dégout face à ces propositions qui sont à l'encontre même de la démocratie. Totalement désabusée et anéantie ce soir
le raccourci habituel entre "allemand et totalitarisme" m'insupporte aussi, mais je voudrais surtout dire à quel point j'ai cru en cette autonomie libératrice, en notre école libératrice ! à l'époque de Jospin nous avons eu une réelle liberté pour nous organiser afin d'offrir à nos élèves ce qu'il y a de meilleur en nous... et aujourd'hui où en sommes nous ? découragés, abandonnés par la société qui enfonce petit à petit son école et par conséquence ses enfants dans une marchandisation écoeurante.......
On sent que tous les haineux à l'égard de l'école et de ses enseignants se régalent à cette perspective de "mise au pas" des méchants enseignants par ces forcément vertueux-et-éclairés-patrons-managers, figure héroïque des néos-cons. Tous ces contempteurs qui prétextent toujours agir au nom de l'humanité, du bien de nos enfants (vision d'horreur: confier nos enfants, leur éducation, leur avenir à Xavier Bertrand, ou à des petits clones omnipotents!) haïssent la liberté pédagogique parce qu'ils veulent tout contrôler, et les savoirs et leurs représentants parce qu'ils ne leur appartiennent pas (ils ne les maîtrisent pas) et qu' ils émancipent (ceux qui les recoivent). Les vérités ont le gros défaut de ne pas être soumises à une quelconque idéologie ou chapelle. Ceci dit et fort heureusement, de nombreux chefs d'établissements ne sont pas dans une telle logique et savent travailler avec leurs équipes et pas contre, et respectent et savent mettre en valeur les champs de compétence de chacun, en faisant tirer le meilleur bénéfice àtoute la communauté. Enfin dans l'idéal... et comme ce n'est pas toujours le cas, et comme Montesquieu ou les libéraux authentiques et historiques nous l'ont enseigné (le faisaient-ils sous l'injonction d'un patron?), il est dangereux de faire reposer sur la vertu de quelques uns le fonctionnement de toute institution, et il faut toujours un équilibre et des contre-pouvoirs. Cette leçon vaut dans beaucoup de domaines...
+1
Hiber, en effet, je vous rejoins.
Posée en termes moins polémiques - mais tout aussi véhéments - la question est : le New Public Management, doctrine qui préside à tous les bouleversements contemporains de l'Etat, est-il compatible avec l'état de droit ?
http://www.canal-u.tv/producteurs/canal_socio_universite_paul_verlaine_metz/dossier_programmes/la_sociologie_peut_elle_aider_a_comprendre_l_economie/le_nouveau_management_public
Je me permets quelques remarques :
* sur le titre : « Deutschland, über alles » n'est pas directement l'hymne allemand, c'est la première strophe de celui-ci, alors que seule la troisième est chantée officiellement. On considère que c'est une position d'extrême-droite de chanter cette première strophe. Dans la mesure où la volonté de caporaliser les enseignants et les propos fort martiaux de Gérard Longuet posent l'ambiance, je pense que le point Godwin est prématuré.
* sur la compétence et l'état d'esprit des chefs d'établissement : Bien sûr il y a de tout, mais justement. Les enseignants qui ont connu un/une chef d'établissement incompétant et tyrannique savent bien à quel point la protection que leur offre (pour l'instant) leur propre statut est une protection pour effectuer sereinement leur travail. Un chef d'établissement incompétant peut saccager (littéralement) un établissement en deux ou trois ans et laisser à son départ un chantier de plusieurs années pour retrouver le dynamisme et l'ambiance de travail d'avant. Alors sans préjuger du nombre (probablement très minoritaire) de ces incompétants, les dégâts qu'ils causent sont si graves, qu'il serait suicidaire de ne pas laisser les quelques maigres gardes-fous qui existent.
* sur l'efficacité de la caporalisation des profs : Quand les ronds de cuir vont-ils comprendre que l'enseignement a besoin de liberté ? On ne peut enseigner que ce par quoi on est convaincu. C'est une des raisons du désastre de la fameuse lettre de Guy Moquet. Demander à des profs d'histoire de lire une lettre privée d'un militant communiste arrêté par la police française et livré aux Allemands pour glorifier la mémoire de la résistance avait à peu près autant de chance d'aboutir que demander à des députés UMP de voter le passage à la semaine de 32 heures. Étrangement les chefs d'établissement ont mis beaucoup d'énergie à faire cela. Voire (c'était le cas chez moi) à venir dans les classes lire la lettre de Guy Moquet à la place des enseignants qui ne voulaient pas le faire. Ils l'ont fait simplement parce qu'ils sont dans une logique de servilité, dont seuls les plus courageux arrivent à s'affranchir. Le métier de chef d'établissement est extrêmement difficile car ils doivent s'imposer aux élèves comme l'autorité, s'imposer aux profs comme celui qu'on a envie de suivre, s'imposer aux parents comme le représentant d'une institution publique et s'imposer à sa hiérarchie comme le porte-parole de ceux qui sont au front. Cela implique de dire au rectorat et à l'IA que certaines mesures, qui sont belles sur le papier, ne fonctionnent pas.
Un petit exemple pour finir : Je vous avais entendu, M. Lelièvre, sur France Culture faire l'article du socle commun de compétence. Je ne sais pas quelle expérience vous en avez, mais il se trouve que dans la réalité cela ne fonctionne pas et sert essentiellement cette caporalisation que vous dénoncez. Les items sont tellement généraux qu'ils correspondent à tout et à rien (ex : «Connaître et expliquer les principales caractéristiques politiques, sociales, culturelles et religieuses des sociétés ou des civilisations étudiées.» !!!). Or comme la mise en œuvre de telles inepties bureaucratiques ne rime à rien dans la réalité de l'enseignement, on se retrouve face au chef d'établissement lié par l'injonction de faire remplir ces livrets de compétences et à devoir lutter contre lui pour imposer notre vision de l'enseignement qui ne peut pas se satisfaire de ce délire de rond de cuir. Les chefs d'établissement sont d'autant plus en position de caporaux qu'ils ont une hiérarchie très pesante au-dessus d'eux qui reconnaît plus l'obéissance que la compétence. C'est bien, dans toute cette histoire, le fond du problème.
Pour ce qui concerne le socle commun de connaissances et de compétences, le ministère a fait pour l'essentiel semblant de le mettre en place ( comme le rapport de la mission parlementaire et celui du Haut conseil de l'éducation l'ont d'ailleurs dit publiquement ); et le livret de compétences est effectivement en l'état actuel un fourre tout pour l'essentiel improvisé ( et parfois ahurissant ), j'en suis le premier d'accord. On voudrait torpiller cette réforme, en fait à peine esquissée, que l'on ne s'y prendrait pas autrement. Il est d'ailleurs remarquable que la perspective du socle commun de connaissances et de compétences n'a pratiquement pas été évoquée lors de la convention de l'UMP ( au ''profit ''d'autres perspectives, dont celle que j'ai dénoncée dans ce billet, et c'est très caractéristique ), alors que le projet du PS le reprend à son compte et à sa façon en posant les conditions effectives de sa mise en place.
Je vous remercie pour votre réponse. Malgré tout le mal que je pense du socle commun actuel, je partage vos arguments quant au souhait de sortir de l'académisme des héritiers (j'espère ne pas déformer vos paroles lors de l'émission de France Culture). La volonté de donner des « marques de reconnaissance conditionnelles positives» (comme on dit) est effectivement plus efficace que de cataloguer un élève en disant :« Toi, tu vaux 8.» Le projet du socle commun est une tentative louable en ce sens.
Indépendemment des torpillages politiques du projet, je pense que ce type de démarche se heurte à quelques obstacles :
- la notion de compétence, pour séduisante qu'elle soit, n'est pas très réaliste. Dans les sciences humaines (du moins, mais c'est probablement identique ailleurs), il est impossible de lister des compétences. C'est bien pour cela que les sciences humaines ont ce côté élitiste que n'ont pas, par exemple, les études en sciences dures. Je le déplore, mais on ne peut changer cela en tentant de lister des compétences.
- aucune des différentes définition du terme compétence du TLF ne donne le sens qu'on lui prête ici, à savoir, la capacité acquise à réaliser une tâche définie. Je pense que cela s'explique par le fait qu'il s'agit d'une transposition du vocabulaire managériale. Non pas que celui-ci soit satanique
, mais il relève d'un souci de gestion des ressources humaines et non d'épanouissement intellectuel. L'école ne peut se limiter à cela.
- la validation oui/non de ces compétences n'a aucun sens. Le premier projet mettait plus de finesse, mais "pas, un peu, à peu prêt, presque, assez, beaucoup, à fond" ne signifie pas grand chose non plus.
- L'enseignement court le risque d'être orienté vers la validation et non vers l'apprentissage de l'élève. Cela fait penser aux gestes inutiles servant à valider les procédures dans l'usine Renault. Lorsque l'évaluation devient le centre d'intérêt on apprend à répondre à l'évaluation et non à devenir meilleur.
Je pense que le fond du problème est la culture académique dont les Français, et partant les enseignants, sont dépositaire et qu'ils transmettent parce qu'ils n'ont rien d'autre à transmettre. La parer des oripeaux d'une autre forme de culture d'enseignement ne changera pas le fond. Il faut, patiemment, faire évoluer la culture scolaire française. Et ça ne viendra jamais d'en-haut.
Tchavolo
merci d'aborder une vraie discussion.
1) pour ce qui est du "über alles" , tous les allemands connaissent la contamination du mot "über" par le nazisme. C'est donc plus qu'une allusion à la seule extrême droite.
En ce début de 21ème siècle, utiliser encore le concept :
fascisme = allemand, c'est continuer à nourrir un déni qui arrange bigrement des consciences en France et en Europe.
2) Je partage votre critique du socle commun de compétences, il n'y a pas d'évaluation de compétences possible, sans prise en compte du contexte où elles s'exercent. C'est donc un chantier, et pas des vérités comme on voudrait nous les asséner.
3) je fais partie des gens très réservés sur l'informatisation de la vie scolaire de chaque élève, depuis sa plus tendre enfance scolarisée.
Dommage que cette informatisation soit passée avec autant "d'évidence" dans la vie quotidienne des établissements.
La question de l'évaluation est difficile à régler.A la lecture des recherches en docimologie confrontées à nos pratiques,nous avons été rapidement convaincus que la note chiffrée était insensée.Alors,que faire?Nous sommes allés puiser dans les référentiels de l'enseignement professionnel (CAP,BEP) et dans ceux de l'EPS.Répertoires de capacités et listes de compétences nous ont séduits et nous les avons gaillardement transposés dans notre niveau d'enseignement,école élémentaire par exemple,avec souvent retard par rapport à la maternelle.Puis nous avons déchanté devant tous ces objectifs bientôt déclinés en sous-objectifs et en sous-sous-.Nos listes mélangeaient aussi à notre insu connaissances,restitutions d'informations et compétences.Pire ,ce fractionnement en items a parfois entrainé un fractionnement de l'apprentissage pour remplir les tableaux.Eloignées la dialectique du tout et de la partie,l'interaction et la globalité.Puis ce mode d'évaluation opposé d'abord au système en place est devenu le mode proposé par le système;on a cru avoir gagné mais pas du tout en fait.On avait juste contribué à mettre en place un des éléments permettant d' introduire le management type du privé.Le capitalisme récupère depuis toujours les critiques contre lui à son avantage_lire le nouvel esprit du capitalisme de Boltanski et Chiapello_.Comment faire pour résister?Et pourtant le socle commun pourrait ne pas être si mauvais.La base enseignante ne travaille pas assez là-dessus en amont et n'a jamais rien à opposer aux projets scélérats qu'un refus systématique non argumenté facile à déconsidérer et à ridiculiser.Dommage!
Longuet,ministre,voulait défonctionnariser;alors,forcément,il salive.Il se prend pour un chef de guerre et en emploie le vocabulaire(exfiltrer).Tous ces gens viennent de l'extrême droite ou de l'Entreprise comme ils disent,comme si dans le secteur public on n'entreprenait pas.Ils sont dangereux,mais la gauche n'a jamais fait son boulot et les enseignants sont majoritairement pour le statu quo pourvu que leurs enfants réussissent aux dépends de ceux des classes populaires.Il y a bien là luttes des classes tous azimuts.
C'est vrai, quoi, à l'école, on manque de chefs...
De cuisine.
Au fait, ces mesures de salubrité publique sont quand même floues : quand le CHEF aura exfiltré, extirpé, viré, atomisé les enseignants "inhomogènes" (être syndiqué sera une circonstance aggravante) fera-t-il cours dans les classes ainsi démunies de la maîtresse ou du maître? Sans doute pas car les CHEFS qu'appelle de ses voeux l'ancien manieur de barres de fer à Occident Gérard Longuet auront plus de talent pour manier le bâton que pour épanouir les élèves par un enseignement digne de ce nom.
En outre, dans les écoles confessionnelles*, pas de problème : le curé transmet mieux les valeurs que l'instituteur...
http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9rard_Longuet
____________
* Dans les écoles professionnelles, on ne parle jamais de la Constitution.
Moël Jartin
"Ils l'ont fait simplement parce qu'ils sont dans une logique de servilité"
Mais c'est la grande majorité des habitants du pays qui ont été ainsi dressés par l'Education nationale, depuis des générations, pour fournir des "citoyens" dociles à qui on parle comme à des enfants toute leur vie, leur mettant des "experts" et des "élites" devant le nez pour leur clouer le bec.
Et ils se couchent, comme de braves moutons dociles. Comme j'ai souvent constaté ces comportements, dans toutes les situations de la vie en Ile-de-France de 2000 à 2002!!!
Axel J. qui a vécu plus de 10 ans en Finlande et regarde la France avec un regard "neuf" et non aveugle, écrivait un jour dans un grand moment de lucidité:
Chère Etoile,
comment ne pas reconnaître dans cet exemple si souvent partagé, le sentiment décourageant qu'on ressent avec ceux qui semblent si loin, si profondément dans la condition de l'esclave pour qui la seule perspective d'amélioration de sa condition, c'est la qualité de la chaîne qu'il a au cou?
Mais ces "esclaves revendiqués" qui semblent refuser de prendre leur propre vie en main, certes ont une part de responsabilité dans tout le processus (si dans l'exemple des médias décadents il y a "l'offre", ils sont "la demande"...), mais on doit leur reconnaiitre les excuses de se faire mener en bateau par plus malin et plus fort qu'eux, notamment par les politiciens professionnels.
La carrière politique ne devrait s'appréhender qu'en termes de parenthèse provisoire, quelques années utiles dans une vie autrement remplie d'autres multiples expériences professionnelles et autres. Les Français considèrent la politique comme un métier qu'on peut exercer toute sa vie, [voir le cumul des mandats - unique en Europe démocratique] et par extension, considèrent normal tout ce qui est carriérisme, c'est-à-dire tout faire pour rester en place, pour avantager la logique de parti, pour faire des calculs politiciens etc, même en faisant passer l'intérêt général et celui du pays, au second plan.
C'est une mentalité de serfs héritée du temps de la monarchie absolue.
Le roi est remplacé par des "représentants élus", mais le système n'a pas changé, et surtout pas l'inconsciente soumission de serf, d'esclave.
Penser, c'est "difficile, interdit et puni" dans une telle mentalité.
Et pour se soulager, en guise de soupape de décompression, il y a "le jour des fous" ou "le bouffon du roi" ou "les guignols": ça dépend de la culture et de l'endroit du monde où on se trouve.
06/08/2008 23:49Par Axel J
Magnifique description, rien à ajouter.
Qu'ils soient profs ou proviseurs, ou directeur, etc.
C'est le système du cycliste, il se courbe devant pour donner ses coups de pieds en dessous ("Radfahrer")... Je l'ai toujours observé, à peu d'exceptions près, en France. C'est le dressage par l'Education nationale où on donne des "appréciations" en CM1 sur un "acquis" très particulier appelé "RESPECT DE L'AUTORITE".
Si ce n'est pas du dressage...
En Europe du Nord et aux USA - tout comme en Asie - on recherche plutôt les "compétences sociales",qui y sont exercées dès la maternelle par la pratique de la vie de groupe...
Voir ici , là, ou là [d'ailleurs une honte de traduire ce terme par "savoir-être" qui inclut encore un terme de "savoir" intellectuel]...et la description en est ridicule...
Comme on voit, la chose n'est pas très répandue en France, alors qu'elle est un critère pour l'embauche dans toutes les entreprises du Nord de l'Europe et des USA...
Mais ce terme est inutilisé en France ou si peu, on lui préfère l'Education au RESPECT DE L'AUTORITE
Non, je ne suis pas d'accord, on ne peut pas mettre au même niveau les enseignants, directeurs, proviseurs et ceux qui énoncent les inepties au sein de l'ump, les amalgames sont dangereux.
Axel et moi parlions des Français en général et de leur Education à travers les siècles...
Au PS et ailleurs, ce n'est guère mieux, dans les médias non plus, vu la place de la France derrière le Ghana et le Mali...
l'idée de placer un chef à la tête des écoles, collèges et lycée signe la bêtise de ces responsables politiques qui, depuis 1980, croient dur comme fer que le chef d'entreprise est le véritable héros des temps modernes.
Je note par ailleurs, comme le fit tchavolo, que l'idée d'un socle de compétences trahit dans son vocabulaire même une origine idéologique assez voisine : c'est le vocabulaire de la "révolution managériale" des années 1990...
Je lis tous ces échanges et me demandent ce que tous ces gens pensent des affirmations tout à fait justes de Sir Ken Robinson dans cette vidéo:
sur l'Education publique en Occident.
Il parle de changement de paradigmes, l'Education d'aujourd'hui reproduisant des modèles des siècles derniers sans avoir compris que le monde avait totalement changé.
Mais peut-être que ceux qui écrivent ici ne parlent pas anglais et ne peuvent donc comprendre ce qu'il dit ?
Peut-être pourront-ils regarder les images ici qui parlent aussi assez clairement:
RSA Animate - Changing Education Paradigms
On ne peut éduquer les enfants pour l'avenir avec les recettes d'avant-hier.
Il faut mettre le paquet sur la créativité.
La puissance de l'IMAGINATION !
Sans elle, pas de futur, une mort lente...
" Mais peut-être que ceux qui écrivent ici ne parlent pas anglais et ne peuvent donc comprendre ce qu'il dit ? "
Que fait le système éducatif
Chère emmap72...
Sur le terrain, je vois et j'entends surtout tous les jours des gens qui souhaitent décrocher un emploi et écrivent sur leur CV "anglais courant".
Quand on les a en entretiens et passe du français à l'anglais au milieu de la conversation, c'est "euh... euh..." puis les phrases sortent "en anglais" avec un accent horriblement français qui rend ce qui est dit presque incompréhensible, sans parler de l'horreur grammaticale...
Je le constate tous les jours, de la part de gens qui souhaient bosser en France à des postes à responsabilité ou autres postes de spécialistes ou ingénieurs.
Comme la plupart des emplois sont maintenant à composante internationale, on est mal barrés, car le monde ne parle pas français.
Ce n'est pas avec les 64,5 millions de Français en vase clos qu'on peut faire tourner la production en France, on arriverait vite à avoir des surplus non vendus et donc la fermeture d'entreprises à tour de bras - chômage assuré.
Non, une formation sans parler au moins une langue étrangère couramment de manière à être COMPRIS, c'est la moindre des choses et son apprentissage devrait commencer dès la maternelle ou la crèche, les enfants pouvant apprendre deux ou trois langues avec l'accent correct sans AUCUN problème - à condition d'avoir des interlocuteurs issus de ces cultures et de tout apprendre par le JEU.
Quand je lis l'article "La recherche pédagogique va-t-elle être liquidée", cela fait froid dans le dos. Délibérément tous les intervenants mijotent dans leur jus bien franco-français et s'étudient mutuellement en pensant à hier et avant-hier au lieu de penser aujourd'hui et demain.
C'est comme ceux qui veulent sortir des sables mouvants en se tirant par les cheveux...
" son apprentissage devrait commencer dès la maternelle ou la crèche "
Un apprentissage d'une lanque étrangère à la crèche ????? Non mais, perso, je préfère que les enfants s'épanouissent par le jeu, l'imagination et le contact avec les autres que par l'apprentissage d'une langue ...
Faut arrêter avec l'élitisme à tout prix ! Un enfant de 2,3 ans il n'a pas besoin d'apprendre une langue, il a besoin de découvrir le monde qui l'entoure !
C'est une hérésie votre propostition et qui va à l'encontre de tout ce que les psychologues, sociologues disent depuis des années.
Ou là, là... On voit bien votre formatage !
Vous imaginez qu'apprendre une langue ne peut se faire sans JEU.
Or je parle de l'apprentissage PAR LE JEU, ce que font tous les petits d'animaux depuis toujours. C'est la nature qui a mis le JEU au début de la vie.
Un enfant qui naît a toutes les possibilités de tout apprendre par le JEU.
Qui a dit que l'apprentissage d'une langue se faisait hors du contact avec les autres ???
Vous rêvez dans votre souvenir de votre école.
Il se trouve que justement je ne parle pas du tout de l'Ecole à la française où tout est fait pour démolir toute créativité et tout mettre en petits tiroirs bien cloisonnés, bien "appris" à la française, bien intellectuellement...
Non, non, je parle du J E U
Il semble que vous pensiez qu'il soit impossible à un enfant en bas-âge d'apprendre une, deux ou trois langues sans aucun problème et surtout sans aucun trouble psychologique...
Dans le pays champion du monde de la consommation de psychotropes (tiens Marianne y a consacré son avant-dernier numéro), aussi dans la petite enfance, je comprends ce que vos "psychologues" ont pondu...
Il faudrait arrêter de tourner en milieu totalement clos et aller voir ailleurs - notamment dans les pays reconnus pour leur meilleure éducation (par le jeu) - ce qui se passe au lieu de mijoter dans son jus intellectuel datant d'il y a deux siècles.
Voir mon commentaire sur ce fil.
Je ne sais pas qui est formaté mais bon ...
Si vous parliez du jeu, il fallait le préciser mais, de toute façon, ça ne change rien sur le fond : laissons les petits s'amuser comme ils le veulents, ils n'ont justement pas besoin qu'on "formate" leurs jeux !
Je n'ai jamais dit qu'il était impossible à un enfant d'apprendre plusieurs langues, au contraire ce sont les petits qui ont le plus de facilité, je dis juste qu'il faut arrêter de vouloir bruler les étapes !
Vous avez des chiffres sur la consommation de psychotropes dans la petite enfance ? Si oui, je serais vivement intéressée par ces études. "Nos" psychologues, psychiatres ... ne "pondent" pas mais publient des études, études dont certaines sont reconnues au niveau international.
Vous voulez montrer quoi au final ? Que le système éducatif français est à la ramasse ? Que les français sont incultes parce qu'ils ne parlent pas l'anglais ? Que nos enfants de 2,3 ans sont totalement idiots ? Et que tout est beaucoup mieux "ailleurs" ?
Et si vous affirmez que c'est mieux "ailleurs", citez vos références exactes et des chiffres (standardisés) sinon on peut faire des constats sur tout et n'importe quoi !
Je n'ai jamais dit qu'il était impossible à un enfant d'apprendre plusieurs langues, au contraire ce sont les petits qui ont le plus de facilité,
Ah, nous y voilà...
je dis juste qu'il faut arrêter de vouloir bruler les étapes !
Mais QUI a fixé des "étapes" ? QUI ne peut s'imaginer un enfant assimilant plusieurs langues par le jeu dès la toute petite enfance ?
Si vous parliez du jeu, il fallait le préciser
Mais je n'ai parlé que du JEU dans tous mes articles de blog!!! Apparemment, vous ne les avez pas lus
Tiens, en voici un par exemple...
Que le système éducatif français est à la ramasse ?
C'est une EVIDENCE !
"Et si vous affirmez que c'est mieux "ailleurs", citez vos références exactes et des chiffres (standardisés) "
Je les ai livrés depuis plus de deux ans sur mon blog... Libre à vous de les ignorer. Il y a deux ans par exemple, les chiffres "standardisés":
Les enfants français n'aiment PAS l'Ecole. Pourquoi ?
Sur la consommation des psychotropes, procurez-vous le Marianne d'il y a 2 semaines, il y a un dossier complet que je ne vais pas vous recopier ici.
Mais il y a aussi des études de l'Assemblée Nationale et du Sénat que vous pourrez sûrement vous procurer. Je les ai cités dans divers articles de mon blog, notamment dans cet article que vous confirmez par votre commentaire.
Je n'ai pas le temps de lire tout de suite les liens et votre blog.
Juste une petite précision avant que je puisse tout lire attentivement : les chiffres sur le consommation de psychotropes sont, justement, un exemple de ce qu'on peut faire dire aux chiffres si on ne tient pas compte du contexte. En valeur absolue, la consommation est élevée en France, c'est une certitude. Mais, si on ajuste les résultats sur le contexte social, démographique et culturel, je serais surprise qu'on obtienne des chiffres aussi forts. (et ce ne sont pas des chiffres standardisés). Ceci étant, je ne nie pas l'importance de ce problème mais il faut aborder ce phénomène autrement que par un taux de consommation.
Je lirai votre blog et liens cités car non, je ne veux rien "ignorer", mais il est difficile de tout lire.
Ceci étant, je ne nie pas l'importance de ce problème mais il faut aborder ce phénomène autrement que par un taux de consommation.
Voilà qui est déjà bien
Absolument d'accord, je n'aborde pas ce "problème" que par le "taux de consommation", j'analyse aussi les raisons qui mènent à cette consommation, les racines, et elles viennent de l'Education, de l'Etat et donc de la compréhension qu'on en a en France de ce qui est appelé Démocratie et de sa pratique citoyenne quotidienne, sans parler de la place que les citoyens ont laissé prendre par les laboratoires pharmaceutiques et la Grande Distribution.
Tout se tient...
Je lirai votre blog et liens cités car non, je ne veux rien "ignorer", mais il est difficile de tout lire.
Bienvenue, il vous faudra du temps, un bon verre (ou une bonne bouteille), un bon fauteuil et une bonne musique de votre choix...
j'aime bien "étoile 66,mais là elle exagère!
1° A cause de notre propre langue et sa bande passante, tous les Français ont des difficultés à apprendre les langues. Il ne faut pas se moquer d'eux.
2° J'ai lu qu'il fallait apprendre l'anglais à tous les Français à 2 ans, c'est tellement facile. On le fait déjà même d'apprendre à écrire avant de savoir parler SA PROPRE LANGUE MATERNELLE.
3° il est là le problème. Il faudrait d'ABORD pour bien parler anglais ensuite, bien parler sa langue maternelle et surtout la CHANTER tous les jours.
J'en pleurais d'entendre des chorales chanter soit disant le monde: anglais surtout, sans chanter une seule chanson française et encore, dans les chorales c'est bien enseigné, mais dans les maternelles!!!!Même l'inspecteur me dira:" le chant ne m'intéresse pas! Vous ne vous faîtes que plaisir."..sous entendu l'école doit ennuyer les maîtres.!
Alors oui, les postes à l'étranger ne seront que pour les classes aisées!
Voici quelques infos sur la consommation de psychotropes publiées dans Marianne. A la page 78 du numéro 705, vous pouvez lire:
"Plus inquiétant, les labos commencent à recruter leurs clients dès la maternelle. Un enfant un peu trop agité est très vite catalogué "hyperactif" et traité à grand renfort de "pilulle de l'obéissance", comme la Ritaline. Une bonne façon poru les parents de se déculpabiliser. "Ce n'est pas notre faute, il est malade..."
Voir la vidéo citée plus haut, par exemple ce dessin qui parle assez bien:
et l'enfant ainsi "dressé" à l'école:
Vous qui aimez les études standardisées, elles "prouvent" l'augmentation des cas d'hyperactivités (ADHD en anglais) en Occident. Le médicament crée la maladie et les adultes "soignent" ainsi leurs enfants pour qu'ils entrent dans LEUR système:
Alors que les enfants ne demandent qu'à apprendre par le JEU et la CREATIVITE!!!
C'est à pleurer...
Lire aussi:
Les inventeurs de maladies - Jörg Blech - Babel
Ces médicaments qui nous rendent malades - Le Cherche-Midi
http://www.atoute.org
Ras le bol ! Quel que soit le sujet abordé, ce blog (et d'autres !) devient la tribune d'Etoile 666666 pour proclamer à grand renfort d'autoréférences et de caricatures que les enfants français sont malheureux à l'école ! De l'art de s'éloigner de tous les sujets pour en faire son sujet de prédilection...
Et vous avez une solution contre le mal-être de centaines de milliers d'enfants ?
Contre ce fameux "échec scolaire" ?
Votre ras-le-bol ne suffit pas à éponger toute cette souffrance.
Mais peut-être avez-vous des solutions à proposer?
Mille excuses ,c'est bien involontairement que j'ai envoyé trois fois le même texte,c'est dû a mon grand âge ;je me crois toujours avec ma japy et ma ronéo gestetner en train de tirer des tracts pour l'école émancipée.Le clavier de l'ordi est trop sensible pour mes vieilles phalanges(non-franquistes)
Je suis délégué de parents d'élèves.
Il y a conseil d'école mardi 9 novembre.
On y parlera du fichier Base-Elèves, retoqué par le conseil d'état et par les instances européennes. Les parents ont donc le droit de s'opposer au fichage de leurs enfants.
On nous annonce que l'inspecteur du coin peut s'inviter à notre conseil pour vanter cette grande avancée démocratique qu'est le flicage de nos têtes blondes et rappeler aux parents qu'il est interdit de s'y opposer, car selon le ministère, les parents nont aucun "motif légitime" de le faire.
Amis parents d'élèves, voici un argumentaire pour vous défendre. Désolé, c'est long, mais j'ai le texte et pas le lien.
En outre, je n'ai pas réussi à éradiquer les litanies informatiques qui giclent en cas de copié-collé sommaire, je vous prie de bien vouloir ne pas m'en vouloir.
PS - Le 9 novembre, c'est le 18 Brumaire.
BRRRR !
Les Inspecteurs de circonscription s'invitent dans les Conseils d'Ecole pour porter le communiqué lénifiant du Ministère du 21 octobre 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid53696/-base-eleves-premier-degre-et-base-nationale-des-identifiants-eleves-execution-des-decisions-du-conseil-d-etat.html) concernant Base Eleves et la soi-disant mise en conformité de ce fichage suite aux arrêts rendus le 19 juillet dernier par le Conseil d'Etat (http://www.conseil-etat.fr/cde/node.php?articleid=2100 et http://www.conseil-etat.fr/cde/node.php?articleid=2101).
Il est important pour les parents élus dans les Conseils d'Ecole de pouvoir rappeler, face à des représentants du Ministère rompus au débat contradictoire, les éléments suivants du dossier Base Nationale des Identifiants Elèves / Base Elèves 1er degré et autres fichiers liées dans le second degré :
- La crainte légitime d'un dispositif tentaculaire mis en place à l'origine avec une collecte de données extrêmement sensibles pour ne pas dire une collecte de données contraires aux libertés individuelles, dispositif édulcoré uniquement suite aux pressions de parents, des organisations constituant le CNRBE (Collectif National de Résistance à Base Elèves http://retraitbaseeleves.wordpress.com/), des recommandations du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies (Pages 129 et 130 du rapport, paragraphes 839 et suivants : http://retraitbaseeleves.files.wordpress.com/2010/03/onu-a-hrc-13-22-add1_efs.pdf + http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/06/07/la-france-meconnait-les-avis-du-comite-des-droits-de-lenfant/ + http://retraitbaseeleves.wordpress.com/juridique/ + http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/03/12/droits-enfants-directeurs-confortes-onu/ + http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2009/07/22/lonu-corrige-la-france-sur-le-fichage-des-enfants/ + http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2009/05/19/la-france-passe-son-oral-sur-base-eleves-le-26-mai/), du rappel à la Loi du parquet de Paris (7 juillet 2010) (http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/10/14/nouvel-elan-procedure-penale-parents/), des décisions du Conseil d'Etat (19 juillet 2010) (http://www.conseil-etat.fr/cde/node.php?articleid=2100 et http://www.conseil-etat.fr/cde/node.php?articleid=2101), et non du fait d'une prise de conscience du Ministère du caractère dangereux et illégal du dispositif initial. (http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2739 + http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article2861)
- L’illégalité des mises en relation de la « Base élèves » avec d’autres fichiers. Dans les faits, la décision du Conseil d'Etat du 19 juillet 2010 n'est pas appliquée par le Ministère de l’Education nationale : Les échanges entre fichiers sont maintenus et se multiplient ! (http://retraitbaseeleves.wordpress.com/autres-fichiers-de-len/)
- Le MEN, dans son communiqué du 21 octobre 2010 (http://www.education.gouv.fr/cid53696/execution-des-decisions-du-conseil-d-etat-relatives-a-la-base-eleves-premier-degre-et-a-la-base-nationale-des-identifiants-eleves.html ) a volontairement omis de préciser les deux points suivants : interconnexions déclarées illégales par le Conseil d'Etat et annulation par le Conseil d'Etat du décret Darcos d'octobre 2008 qui interdisait aux parents d'utiliser leur droit d'opposition à la collecte d'informations les concernant (en vertu de la Loi Informatique et Libertés) (Décisions du Conseil d'Etat déclarant illégales les interconnexions et rétablissant le droit d'opposition : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/07/20/la-base-eleves-et-la-bnie-nont-plus-dexistence-legale/ et http://www.conseil-etat.fr/cde/node.php?articleid=2100 ainsi que http://www.conseil-etat.fr/cde/node.php?articleid=2101 )
Malgré un dossier qui peut paraître plus mince maintenant, il subsiste toujours de nombreuses raisons pour que les parents s’opposent à ce dispositif : http://retraitbaseeleves.files.wordpress.com/2010/11/information-sur-le-droit-d_opposition-31-10-10.pdf
- Ex1 : « Je m’oppose à ce que les renseignements concernant mon enfant soient enregistrés dans Base élèves et la BNIE car il apparaît le cursus scolaire pendant x années ; je considère que ce renseignement sera porteur de discrimination pour l’avenir scolaire de mon enfant. ».
- Ex2 : « Base élèves est interconnecté avec les mairies, la loi sur la prévention de la délinquance qui demande le partage de renseignements avec d’autres institutions enlève toute ma confiance envers l’Education Nationale, les données liberticides supprimées de la 1ere mouture de Base élèves réapparaissent avec le LPC et l’inscription au collège … En conséquence, je m’oppose à ce que les renseignements concernant mon enfant … ».
- Ex3 : « J’habite dans un quartier dit “sensible” ou au fin fond de la campagne, est-ce que cela va discriminer mon enfant ? (géoréférencement des adresses dès le primaire, fichier sur le retard scolaire avec géolocalisation des adresses à partir de la 5ème …). En conséquence, je m’oppose à ce que les renseignements concernant mon enfant et moi-même soient enregistrés dans Base élèves et dans la BNIE … ».
- Ex4 : « Concernant la sécurisation des données, montrer que les connexions internet même dites “sécurisées” ne sont pas à l’abri d’une fuite de données par malveillance interne au système ou dysfonctionnement technique … ».
- Ex5 : « L’histoire nous rappelle que les fichiers peuvent être utilisés à des fins discriminatoires. En conséquence, je refuse l’immatriculation de mon enfant dans Base élèves et la BNIE et conformément à la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, je m’oppose à ce que les renseignements concernant mon enfant … ».
- Ex6 : « Par rapport à la loi sur l’autorité parentale : je me sens dépossédé de mon autorité, ce qui m’inquiète énormément, car tous ces nouveaux dispositifs vont à l’encontre des valeurs que j’inculque à mon enfant, le vivre ensemble, avoir une deuxième chance, le respect de la confidentialité et de la vie privée, etc … Pour assurer sa protection physique et morale, je m’oppose à ce que les renseignements concernant mon enfant … ».
-Le Ministère de l’Education nationale est, curieusement, avare de communiqués alors qu'il devrait énoncer clairement et fièrement les modalités et les aboutissants de ce dispositif si performant et nouvellement mis aux normes de la Loi. (Voir aussi : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2009/09/04/luc-chatel-elude-les-questions/)
Rappelons que ce sont les opposants à Base Elèves qui ont révélé, par recoupement d'informations, l'existence de la BNIE (confirmée par le jugement du Conseil d'Etat !), alors que le Ministère jurait depuis 2004 que cette Base n'existait pas. Cette Base Nationale avait, de même, illégalement été cachée aux parlementaires français. On ne peut être que suspicieux dorénavant ... devant l'écran de fumée que constitue le bref et partiel communiqué ministériel du 21 octobre.
-A l'argument (qu'on peut apparenter à du chantage) des IAs et des IENs qui consiste à dire que les oppositions des parents à la collecte de données les concernant et concernant leur enfant (Annulation du décret Darcos d'octobre 2008 [http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2008/12/24/l%e2%80%99arrete-ministeriel-attaque-en-conseil-d%e2%80%99etat/ + http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2008/11/01/larrete-instituant-base-eleves-a-ete-publie/) par l'arrêt du Conseil d'Etat du 19 juillet 2010 [http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2010/07/20/la-base-eleves-et-la-bnie-nont-plus-dexistence-legale/] qui rétablit le droit de s'opposer à une collecte d'informations personnelles -cf Loi Informatique et Libertés-) engendreront des fermetures de classe (Les prévisions d'effectif étant traitées dorénavant par Base Elèves), il est important de faire connaître quelques exemples qui démontrent le contraire :
- en Vendée : La ville de la Roche-Sur-Yon (55 000 habitants) refuse que Base Elèves soit renseigné dans les écoles de la commune, les Inspecteurs de circonscription vont compter les élèves.
L'enseignement privé catholique en Vendée refuse d'utiliser Base Elèves et pourtant on continue dans ce département à ouvrir des classes …
- dans l’Eure et dans l’Aveyron : Des conseils municipaux ont refusé que les directeurs renseignent Base Elèves dans leur commune et que le matériel informatique municipal soit utilisé pour ce fichage. Pour les prévisions d’effectif, les directeurs continuent de remplir les fiches d’enquête 19 d’avant la mise en place de Base Elèves.
-dans l’Ain : Les directeurs d’un RPI refusant Base Elèves, continuent d‘envoyer leurs effectifs « à l’ancienne » sans aucune pression en retour ni conséquence sur les décisions de fermetures/ouvertures de classes.
D'autres argumentaires se trouvent sur le site du CNRBE : http://retraitbaseeleves.wordpress.com/
Bon courage à tous !
Oui,vraiment, très bon courage!
Merci, les frères.
Heureusement, du courage, nous n'en manquons pas.
Et on a aussi un peu de rhétorique...
"L’autonomie n’est plus un tabou et doit rentrer dans les mœurs".
je ne suis pas dans l'EN mais cela ne m'inspire pas de l'optimisme
L'éducation représente un "marché intérieur" considérable... un de plus, l'un des prochains secteurs qui seront progressivement privatisés. Autonomie, désengagement de l'état, décentralisation, comportements d’entrepreneurs des chefs d’établissement, comportements de clients des parents... = principaux éléments de la stratégie que nos "amis" néo-libéraux entendent appliquer pour y parvenir ... çà y est, ils ont à peine fini les retraites, ils s'attaquent à l'école ?