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Scolarité à 16 ans: 50 ans après, quel bilan?

L’Ordonnance du 6 janvier 1959 a décidé il y a tout juste cinquante ans de repousser la fin de la scolarité obligatoire de 14 ans à 16 ans révolus. Avec le recul nécessaire, quel bilan peut-on en faire ?

 

 

L’Ordonnance du 6 janvier 1959 signée par Charles de Gaulle ( chef du gouvernement ) et Jean Berthoin ( ministre de l’Education nationale ) décide que " L’instruction sera obligatoire jusqu’à l’âge de seize ans révolus pour les enfants qui atteindront l’âge de six ans à partir du 1° janvier 1959 " ( elle ne sera donc effective pour tous qu’à partir de 1967 ). L’Ordonnance précise que " L’instruction obligatoire a pour objet l’éducation et les connaissances de base, les éléments de la culture générale et, selon les choix, de la formation professionnelle et technique ". Et elle ajoute que "Les manquements à cette obligation constituent des contraventions. IIs peuvent entraîner la suspension ou la suppression du versement aux parents des prestations familiales".

 

Le congrès de la Fédération de l’Education nationale ( qui regroupait notamment le SNI - syndicat national des instituteurs – quasi hégémonique alors dans l’enseignement primaire, et le SNES – le syndicat le plus puissant de l’enseignement secondaire ) s’était prononcé deux mois plus tôt " pour l’allongement de la scolarité obligatoire, avec comme objectif de la mener jusqu’à dix-huit ans " ( dans la ligne du célèbre Plan Langevin-Wallon élaboré durant les années suivant la Libération ).

 

Dix ans après la mise en place effective de la scolarité obligatoire jusqu’à 16 ans, un sondage est effectué par la SOFRES en décembre 1977 auprès d’un ‘’échantillon représentatif’’ des enseignants à qui l’on pose la question suivante : " A quel âge l’interruption de la scolarité obligatoire devrait-elle être possible : à 14 ans, à 16 ans, ou à 18 ans ? ". 48% des enseignants se prononcent pour 14 ans ( et 12% pour 18 ans ).

Ces enseignants ( et leurs élèves ) n’avaient alors connu que le CES ( le ‘’ collège d’enseignement secondaire’’ ), c’est à dire un collège à filières dûment organisées ( " caractérisées par leur pédagogie propre " ) : la voie I ( dite ‘’classique et moderne longue’’, encadrée par des professeurs certifiés ou agrégés ), la voie II ( dite ‘’moderne court’’ , encadrée par des maîtres de cours complémentaires rebaptisés PEGC ), la voie III ( dite ‘’transition – pratique’’, encadrée par des instituteurs ).

 

En 1975 la loi dite Haby crée le ‘’collège unique’’ ( en principe sans ‘’filières’’ ) dont les décrets d’application ne sortent qu’en 1976, et dont la mise en place effective ne commence guère qu’en 1977.

Huit ans après, en septembre 1985, la SOFRES repose la même question à un ‘’échantillon représentatif’’ d’enseignants. 42 % d’enseignants ( 6% de moins qu’en 1977 ) se prononcent pour la possibilité d’interruption de la scolarité à 14 ans, et 15% pour la repousser jusqu’à 18 ans ( 3% de plus qu’en 1977 ).

 

Par ailleurs, les grandes fédérations de syndicats d’enseignants ne manquent pas de réitérer, congrès après congrès, que l’objectif est de fixer l’âge de la fin de la scolarité obligatoire à 18 ans révolus.

 

In fine, on pourrait se demander quels seraient actuellement les taux respectifs de réponses à la question de la SOFRES. Mais le sondage n’a pas été renouvelé. Et si on ‘’sondait’’ les ‘’médiapartiens’’ ? Quel(s) bilan(s) tirent-ils de ces cinquante ans de scolarité obligatoire et de ses évolutions ?

 

PS : Enfin quelques réactions face à l’accord conclu avec le Vatican sur la collation des grades ; cf mes billets du 19 décembre ( ‘’Le chanoine Sarkozy a–t-il encore frappé ?’’) et du 23 décembre ( ‘’Silence assourdissant sur un accord historique avec le Vatican’’).

Dans sa ‘’Lettre Flash’’ du 29 décembre 2008 " Le SNESUP dénonce cet accord, qui non seulement remet en cause les fondements laïcs de la République mais accroît la concurrence et la marchandisation des diplômes. Il intervient avec force pour empêcher sa ratification parlementaire "

Par ailleurs Lionel Connet ( Président de la Conférence des Présidents d’université ) et Simone Bonnafous et Jacques Fontanille ( Vice-Pésidents ) viennent d’adresser une " Lettre ouverte au Président de la République " en mettant l’accent sur " trois dossiers sensibles qui risquent de mettre le feu aux poudres : la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l’accord du 18 décembre dernier entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux ".

Ils déclarent notamment : " Quelle nécessité d’avoir ajouté cette clause provocatrice [ les diplômes canoniques n’étant pas les seuls visés, mais aussi les diplômes profanes ], qui constitue un précédent inacceptable, et qui ne peut que soulever les protestations de l’ensemble de la communauté universitaire, soucieuse de défendre les valeurs laïques et républicaines ? En outre, le biais retenu pour cette démarche est particulièrement incongru […] : ce type d’accord international, en effet, conduit à rappeler que chaque institut catholique est, de droit, une implantation universitaire étrangère qui serait, pour tout ce qui concerne le pilotage et l’accréditation des formations, une émanation directe du Vatican. Est-ce bien l’objectif fixé par la démarche ? ".

 

 

Tous les commentaires

Bonjour et bonne année 2009, Mon avis sur la question tient en partie aux connaissances que vous nous faîtes parvenir ici à Médiapart et je vous en remercie. Dans le monde de la recherche où j'évolue, l'égalité des chances que peut offrir notre république est considérée comme réelle ! En comparaison avec d'autres pays, je ne suis pas loin d'être en partie d'accord avec ce constat. La France est une chance ! Le nombre de chercheurs ainsi n'a cessé d'augmenter depuis 50 ans. Il est en partie lié aux structures d'accueil que propose l'Education Nationale pour répondre in fine aux besoins de notre société mais pas seulement. Et la France dispose aujourd'hui de tous les moyens pour pouvoir donner une formation scolaire et au delà de type bac + 3 à toute une génération. Cette formation est indispensable parait-il face à la mondialisation et surtout de l'économie de la connaissance. En conséquence d'après moi, l'âge minimum requis pour pouvoir quitter l'école dans de bonnes conditions serait de 21 ans. Ce qui pose problème car la majorité est à 18 ans ! La plupart des étudiants à l'université échouent dans les deux ou trois premières années ! Les conditions financières sont-ils responsables de cet échec ? A moins qu'il ne s'agisse du faible de l'école primaire, du niveau du brevet des collèges ou du baccalauréat actuel ? Faut-il une sélection comme dans les grandes écoles ? Sont-elles au niveau de la nécessité de plus de mondialisation…? L'ENA est-il au niveau que demande notre république ? Ma réponse à votre article s'énonce donc sous la forme de plusieurs questions : Quel est l'intérêt de la réforme dans le milieu éducatif ces 50 dernières années ? Quel est l'intérêt d'une société d'avoir des têtes plus pensantes que d'autres ? Pourquoi y a-t-il moins de vocation à la recherche ? Quel est l'avenir d'une société qui lit et qui écrit moins ? Faut-il réformer la grammaire et l'orthographe ? Quel est l'intérêt de l'Education dans notre société ? Bien sûr, je ne vous demande pas d'y répondre mais avouez qu'en ce début d'année 2009 les perspectives d'avenir sont plutôt sombres. Si je pouvais entendre une voix et pas celle de Jeanne d'Arc pour éclaircir ma lanterne, elle serait la bienvenue ! Cordialement - Merci

Et si on ‘’sondait’’ les ‘’médiapartiens’’ ? Quel(s) bilan(s) tirent-ils de ces cinquante ans de scolarité obligatoire et de ses évolutions ? Claude Lelièvre. . Je ne suis pas prof, mais je répondrais: dégradation générale à tous les niveaux. . Et j'ajouterai par référence à l'objectif de Jules Ferry et ses amis de rendre possible, par l'instruction, la pratique de la démocratie : catastrophe absolue ! . jpylg

Voyons.... Si on demandait à mon gamin de 12 ans en 5eme, il mettrait certainement à 12 ans la limite de l'obligation scolaire.. Mais il est sans doute loin d'être représentatif, la plupart des enfants que je connais mettant cette limite autour de 9 ans... :) D'accord je suis un peu cynique, mais si nos enfants en général, surtout dans la tranche 10+ ans, nous semblaient plus positifs vis-à-vis de cette institution je suis certain que nos réponses d'adultes s'en trouveraient affectées. L'obligation éducative n'a aucun sens pour des enfants qui n'en voient pas l'utilité et encore moins la finalité. L'éclatement familial, l'intrusion des nouvelles technologies, le sentiment que "de toutes façon ca ne sert à rien, regardez untel ou unetelle qui est bardé de diplômes, ou qui se tue ou boulot, sans jamais sembler heureux", font que les jeunes "dérivent" dans le courant du moindre effort, en attendant de trouver le truc qui les "branche" vraiment. L'universalisme est mort, le superspecialisé est roi, pour les ados que je connais c'est pas important de savoir écrire, ou de savoir faire des maths, l'ordi le fera bien mieux de toutes manières, et Encarta en saura toujours plus que le meilleur élève en Histoire -Géo. Pour moi une solution (bien évidemment, je ne suis pas expert, loin de là) serait que l'école "amorce", dès le collège, ces envies spécifiques en présentant aux élèves tout le domaine du possible, tout ce que l'on ne sait pas, tout ce qu'il reste à faire, et ensuite s'organise pour donner aux élèves les outils qui ont un sens dans la quête de l'objectif ainsi formulé. Pour le dire simplement, donner du sens. Et pour ceux qui n'accrochent pas malgré tout, il faut revoir la formation professionnelle, pour en faire une véritable formation valorisante réservée à ceux et celles qui veulent aller dans cette voie, et non pas un bagne dans lequel on jette tous les "ratés" de l'école. Pour finir, une réelle prise en compte des spécificités des élèves avec un personnel enseignant suffisamment formé et nombreux. En conclusion: en l'état actuel des choses 14 ans me paraît largement suffisant comme limite d'âge, et dans un système éducatif intelligent la question n'aurait plus de sens.

En toute rigueur ( et légalement ) ,ce n'est pas la scolarisation qui est obligatoire mais ''l'instruction'' ( quid? )qu'il s'agisse de la loi Ferry de 1882, ou de l'Ordonnance de 1959. Par ailleurs que ce soit de leur ''plein gré'' ou sous ''l'influence'' de leurs parents, actuellement 87% des jeunes sont encore scolarisés à 18 ans révolus ( et plus de 50% à 20 ans ).

Il me semble que l'objectif de cette ordonnance de 1959 était de permettre à tous les enfants d'accéder à un niveau supérieur d'instruction. Combien de familles avant cette date ont retiré leurs enfants - même les plus prometteurs - de l'école pour les mettre au travail sans possiblité de retour vers l'école ? Pour ceux qui ont du mal scolairement, 14 ans peut sembler une limite parfaite. Mais pour les autres, le chemin est bloqué.

A cette époque, les gouvernants ont constaté que le système éducatif ne pouvait fournir que 26000 ingénieurs par an. Ainsi, il a été décidé de doubler ce nombre pour élever le niveau technologique de la France. La réforme Berthoin a été initiée en ce sens. Toutefois, une donnée importante semble avoir été reléguée : l'orientation.

Il n'a jamais été dit que tous doivent aller en classes préparatoires ; l'école obligatoire devrait donner à tous au moins un socle commun de connaissances et de savoirs faire minimums , c'est à dire ce qu'il n'est pas permis d'ignorer à notre époque . Encore faut-il qu'un ensemble varié de représentants de la Nation , de la République , réfléchissent au contenu de ce socle commun . Mais même actuellement , les jeunes qui font un CAP , un bac professionnel en alternance acquièrent quand même un vernis de culture générale et la possibilité de pouvoir se recycler plus facilement plus tard . Je vous recommande un livre de Claude Lelièvre de 2004 : L'ECOLE OBLIGATOIRE : POUR QUOI FAIRE ?

Pour avoir encadré des gamins de 14 ans lors de stage en entreprise, je peux assurer qu'ils sont incapables de pouvoir se concentrer plus d'une demi-heure. Compte tenu de l'origine – favorisée - de ses enfants, il y a un problème ! Je ne vois pas comment ils peuvent entrer dès cet âge en apprentissage. Il y a à peine 20 ans, même turbulent en classe, les élèves pouvaient suivre un apprentissage et se dirigeaient vers des "bacs" technologiques ou professionnels. La maitrise de la langue française incitait à croire que ces élèves pouvaient trouver une place dans la société et être heureux. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Du moins c'est le cas pour des enfants dont les parents bénéficient d'un réseau. Constituer un carnet solide d'adresses pour un gamin de banlieue est une gageure ! Sans diplômes il est impossible de réussir. Et avec un diplôme, il faut bénéficier des relations de "papa" ! Qu'est-ce que cela signifie, nos élites ont-elles failli ? Ma réponse est oui !!! Trois fois oui. Soyons clair pour les jeunes de 20 ans en BTS que j'encadre aussi, sans piston pas de boulot ! Pas plus tard qu'hier, une connaissance m'indiquait le besoin d'un commercial dont le profil est "junior" pour son entreprise. Ce commercial peut ne pas posséder le diplôme d'une grande école. Tout juste est-il demandé un BTS. En contrepartie, le candidat doit parfaitement s'exprimer en anglais, maitriser la langue française et utiliser correctement les outils de communication moderne. Salaire annuel : entre 40K et 50K ! Quelle est la probabilité qu'un adulte né il y a 30 ans, de parents divorcés à l'âge de 7 ans et possédant un BTS, une expérience professionnelle conséquente pour embrasser une carrière commerciale internationale aujourd'hui ? Quelle la probabilité pour que ce poste soit confié à un élève de 5 ans plus jeune, toujours de parents divorcés et sans expériences sortant d'une grande école type HEC ? Je n'ai pas fait St Cyr. Mais ce poste sera plus probablement confié à celui qui a fait une grande école. Force donc est de reconnaître la nécessité d'apprendre l'anglais dès l'entrée à l'école primaire. A l'issue du collège, l'élève doit comprendre que son environnement est multiple et c'est l'objectif du socle commun de connaissances. Sortant du lycée, il doit être capable de pouvoir corriger ses fautes d'orthographes lorsqu'il écrit après relecture de son texte. Sans complexes et ni tabous. Au mieux, il devrait pouvoir s'exprimer en anglais dès l'âge de 18 ans et capable de se lancer dans la vie ! Bien sûr comprendre les fonctions commerciales après deux ans de formation pourrait l'y aider. Seulement ce chemin là qui devrait être normal n'est pas vérifié aujourd'hui. Les employeurs sont capables de miser sur des gamins de 18 ans dont le courage est évident. Le problème est que le niveau du bac donné à certains n'est pas la hauteur des enjeux de l'économie mondiale et de la société en générale ! Qui n'a pas voté au premier tour en 2002 ? La jeunesse française ! Qui est responsable ? Les parents ? Les politiques ? Les profs ? Une chose est sûre, c'est dur d'avoir 20 ans en 2009 en France sauf lorsque l'on est le fils du Président !!!

L'échantillon du sondage actuel des ''médapartiens'' est certes de qualité, mais quantitativement faible. La question de l'Ecole obligatoire ( et de sa durée ) n'aurait-elle plus beaucoup de sens? Comme le monopole de la collation des grades? Décidément, il semble que l'histoire passe...

Pour répondre directement à la question posée, je dirai que la plan Langevin Wallon avait mille fois raison de prolonger jusqu'à 18 ans la période consacrée prioritairement à la "formation générale". J'ai connu l'époque où la majorité des jeunes ne connaissaient que l'école primaire et où à peine la moitié d'entre eux obtenait le CEP. Jeune Instituteur au début des années 50, j'avais été sollicité pour animer un cours du soir pour des jeunes non pourvu du CEP et qui souhaitaient passer le Certificat d'Etudes pour adultes, peau d'âne nécessaire pour accéder à certains emplois comme celui de facteur des PTT, par exemple. Je n'avais qu'une poignée d'années de plus que mes élèves et ce qui m'avait frappé c'était qu'ils avaient passé directement de l'âge d'enfants à celui d'adultes. Ils avaient été privés de cette période d'adolescence si importante dans la formation de la personne. Ne serait-ce que pour leur permettre de vivre cette période, l'école jusqu'à 18 ans serait tout à fait justifiée. Bien entendu, il ne suffit pas de prolonger la durée d'obligation scolaire (ou d'instruction) pour résoudre tous les problèmes. L'intention du grand Charles était bien seulement "d'élargir l'assiette" du recrutement des futurs ingénieurs qui permettraient à la France de rattraper le retard pris dans la course à l'espace (c'était au lendemain du lancement du spoutnik). Le but de nombreux partisans de l'allongement de la scolarité (comme A. Prost, par exemple) était de démocratiser réellement l'enseignement. Leur erreur a été de croire qu'il suffirait d'ouvrir les portes du secondaire plus largement. Il était prévisible, mais peu de gens en étaient conscients à l'époque, qu'ouvrir le secondaire à (presque) tous les enfants sans le transformer profondément ne pouvait mener qu'à la catastrophe. Albert Jacquard l'avait écrit un peu plus tard (en 82/83). Et cette question reste toujours d'actualité : l'école telle qu'elle existe est-elle adaptée aux besoins de nos jeunes ? Question qui se double de celle-ci : notre école est-elle adaptée aux besoins de notre monde actuel ? Si beaucoup d'enfants, en effet, s'ennuient à l'école, et de plus en plus à mesure qu'ils grandissent (parce que l'ennui est plus rare en maternelle qu'au collège ou au lycée !) - Luc Ferry avait beau dire que c'est normal (!) , cela devrait tout de même poser problème aux citoyens... Ce dernier mot m'amène à rebondir sur la formation démocratique (attention, les intentions de Jules Ferry n'étaient pas celles que bien des gens croient aujourd'hui). Effectivement; notre école ne forme pas (ou rarement) des démocrates. (On ne naît pas démocrate, on peut le devenir par l'éducation. Et la démocratie n'existe que dans la mesure où des démocrates la font exister.) Mais cela n'arrange-t-il pas ces "princes qui nous gouvernent" qui préfèrent la com' aux débats démocratiques ? Et comme c'est eux qui font les lois réglementant l'école... L'actualité sarko-darcosienne le prouve largement. Enfin, sur la baisse des niveaux, c'est une vieille antienne que j'ai entendue toute ma vie (déjà un peu longue). J'ai lu qu'elle remontait à plusieurs siècles et même à - 3000, chez les Babyloniens ! Le souhait que je formule pour les jeunes et pour le monde qui est dans de sales draps, c'est que l'an 9 permettra à plus de citoyens de prendre conscience de l'urgente nécessité de bâtir une autre école (comme on dit "un autre monde") et de s'unir pour y réfléchir ensemble et pour la faire émerger. Georges HERVE

Une autre réponse, une; qui me paraît fortement argumentée et charpentée. Qui dit mieux?

Ca me semble difficile de dire mieux !

Juste un petit mot sur la formation continue. Je souhaite une école capable de former des esprits aptes à pouvoir suivre des formations tout le long de la vie. En conséquence, je prône l'ouverture dans l'enseignement. Outre les formations de base, je pense nécessaire que quelques heures supplémentaires dans des domaines aussi différents que l'Art et le Sport searient utiles. Ces dernières pourraient insufler un esprit de conquête !

Juste un petit mot sur la formation continue. Je souhaite une école capable de former des esprits aptes à pouvoir suivre des formations tout le long de la vie. En conséquence, je prône l'ouverture dans l'enseignement. Outre les formations de base, je pense nécessaire que quelques heures supplémentaires dans des domaines aussi différents que l'Art et le Sport searient utiles. Ces dernières pourraient insufler un esprit de conquête !

Je souscris volontiers à votre analyse, y compris à propos du ( vieux ) mot d'ordre d'"apprendre à apprendre'' qui devrait, plus que jamais ,"être à l'ordre du jour'' . N’apprend-on pas à apprendre en apprenant ; mais pas n’importe quoi et de n’importe quelle façon ? Comment reconnaître et promouvoir ces apprentissages privilégiés, et leurs manières d’être les plus opportunes ? Questions difficiles sans doute, mais incontournables si l’on prend au sérieux l’ambition proclamée ; et, surtout, si l’on veut préparer effectivement chacun à bénéficier d’une « éducation et formation tout au long de la vie »… Cela avait été clairement mis en évidence par le rapport du Collège de France rédigé par le sociologue Pierre Bourdieu à la demande du président de la République François Mitterrand en 1985 : « Des programmes nationaux devraient définir le minimum culturel commun, c’est à dire le noyau de savoirs et de savoir-faire fondamentaux et obligatoires que tous les citoyens devraient posséder. Cette formation élémentaire ne devrait pas être conçue comme une sorte de formation achevée et terminale, mais comme le point de départ d’une formation permanente. Elle devrait donc mettre l’accent sur les savoirs fondamentaux qui sont la condition de l’acquisition de tous les autres savoirs. Elle devrait mettre aussi l’accent sur les formes de pensée et les méthodes les plus générales et les plus transposables ». Or, par delà les slogans plus ou moins proclamés (ou décriés ) on n’a guère progressé dans cette direction ( ou en tout cas insuffisamment ) dans les programmes et instructions. On a même régressé tout dernièrement dans les principes et les choix qui ont présidé aux « nouveaux programmes du primaire » qui n’ont été guidés en rien par ces préoccupations ( pourtant d’avenir et désormais historiquement à l’ordre du jour ), mais par les lobbies passéistes et le passéisme politicien.

Avec une telle éducation formation , on peut penser que les élèves pourraient tous y croire et continuer à se former jusque 18 ans .

Merci !...

La proposition de nommer le fils du Président de la République, agé de 22 ans et sans diplôme -autre que son baccalauréat - à un poste éminent à l'UMP est tout simplement scandaleuse. Rien n'indique le moindre talent chez cette personne. Dans un monde ou les relations sont tout aussi importantes, il y a urgence à faire émerger les talents d'où qu'il soit ! Comme dirait Gabin dans "Le cave se rebiffe" << C'est honteux de laisser les médiocres prendre les places quand on a du talent !>> Le talentueux est le faussaire de monnaie. De quoi alimenter des vocations !

Gabin :"c'est honteux de laisser les médiocres prendrent les bonnes places quand on a du talent !"

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