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Des oppositions résolues et inédites dans l'éducation nationale
On devrait s'inquiéter - y compris à droite - d'une ligne politique qui suscite des oppositions frontales et inédites, au sein de l'Education nationale, dans des milieux professionnels très divers.
A ce sujet, il ne saurait être question de perdre de vue ceux qui ont été appelés un temps les enseignants désobéisseurs'' ( cf ici, sur Médiapart, l'édition intitulée " Enfants d'aujourd'hui, citoyens demain ", à partir du Forum organisé à Montpellier le 27 mars dernier par le " Réseau des enseignants du primaire en résistance " ).
Venant d'un tout autre horizon professionnel, celui de professeurs et d'universitaires de lettres classiques, la position réaffirmée du jury du Capes de lettres classiques vaut d'être citée longuement, car elle est très significative :
DEUXIÈME MOTION DU JURY DE CAPES DE LETTRES CLASSIQUES
Les membres du jury du Capes de Lettres Classiques ont pris connaissance des conditions dans lesquelles le Ministère, par l'intermédiaire de monsieur Santana, a convoqué individuellement Mme S. Luciani, vice-présidente du jury, suite à leur première motion, fruit d'une concertation collective et argumentée, votée à une large majorité, soutenue par la 8ème section du CNU comme par toutes les associations de promotion des humanités classiques, et visant à dénoncer le caractère pernicieux de la réforme mise en oeuvre par l'Arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d'organisation des concours du certificat d'aptitude au professorat du second degré, publié au Journal Officiel du 6 janvier 2010.
Après avoir été informé de la convocation et de la teneur de l'entretien, le jury du Capes de Lettres Classiques tient à affirmer les points suivants :
- 1. Exprimer de façon publique et argumentée son opinion sur les réformes en cours est pour tout enseignant un droit, garanti à tous les citoyens par la liberté d'expression ; ce droit relève de la déontologie lorsque l'enseignant fait partie d'un jury habilité à apprécier les connaissances et compétences d'un candidat au métier d'enseignant.
- 2. Les membres d'un jury de concours national d'enseignement, quel que soit leur statut, ne sauraient être tenus pour des exécutants muets du Ministère, mais demeurent, collectivement et individuellement, soucieux de la qualité de la formation et du recrutement des enseignants ; seule cette qualité peut garantir la valeur des enseignements qui seront dispensés par les futurs admis au concours, et l'égalité des conditions d'accès aux connaissances et compétences que tout futur citoyen est en droit d'acquérir dans le cadre de l'école publique. Or c'est cette qualité que la réforme en cours met gravement en péril.
- 3. Les membres du jury de Capes de Lettres Classiques demandent à nouveau instamment l'ouverture de la concertation qui avait été promise par le Ministère comme préalable à la publication des arrêtés, et qui n'a pas eu lieu. Cette concertation doit porter notamment sur le calendrier et les modalités des épreuves écrites et orales du concours, dont ils continuent d'estimer qu'ils ne permettront pas, en l'état des textes, d'évaluer équitablement les candidats. À ce titre, les membres du jury renouvellent les remarques et propositions qui faisaient l'objet de la première motion.
- 4. Tant que les discussions n'auront pas abouti, les membres du jury de Capes de Lettres Classiques ayant approuvé et signé la première motion, forts de leur expérience en matière de recrutement des professeurs de lycées et collèges comme en matière d'enseignement, entendent persister dans leur intention et leur propos, et continueront de faire connaître, au Ministère comme à l'opinion publique, les raisons argumentées de leur opposition ferme à la réforme imposée sans concertation.
Protester de la sorte est à leurs yeux la meilleure façon ‘'d'agir en fonctionnaires de l'Etat de manière éthique et responsable'' souligne la présidente de la Coordination nationale des Associations régionales des enseignants de Langues anciennes, qui soutient leur action.
On citera encore une troisième prise de position au caractère inédit, très récente puisqu'elle date du 2 avril. Elle est aussi très significative, d'autant qu'elle vient également d'un tout autre horizon professionnel : celui des inspecteurs d'académie eux-mêmes !
" Les IA-IPR, acteurs de la 'gestion de la ressource humaine et éducative' dans les académies, expriment de très fortes réserves quant à la pertinence de mesures qui conduiraient à une entrée périlleuse dans un métier difficile pour de jeunes collègues sans expérience ", écrit Robert Prosperini, secrétaire général du syndicat des inspecteurs d'académie (SIA), dans un courrier adressé à Luc Chatel et transmis à la presse vendredi 2 avril 2010. Il souhaite " alerter le ministre sur les conséquences " qu'il pressent " négatives " des " décisions prises actuellement quant à l'affectation, le service et les modalités de formation des futurs professeurs stagiaires "
Le syndicat rappelle avoir déjà alerté le ministre par un courrier daté du 25 janvier 2010 et qu'en guise de réponse, la DGRH du ministère " nous rappelle [par lettre du 26 mars 2010] uniquement les dispositions prises, dispositions que, comme inspecteurs d'académie, nous connaissons et sur lesquelles notre courrier précédent avait précisément pour objet de vous alerter ! " Il évoque un " manque évident de considération à l'égard de cadres supérieurs de votre ministère et de leur niveau d'expertise ".
Le SIA rappelle " l'analyse " qu'il fait de la situation : l'affectation des lauréats du concours sur un poste à temps plein " rendra l'entrée dans le métier bien plus difficile qu'auparavant ". " Une alternance régulière entre théorie et pratique est indispensable pour acquérir les repères professionnels fondamentaux et pour les assimiler de façon durable. Sans cette alternance, la construction d'une base solide de compétences professionnelles sera incertaine et aléatoire, nuisant à la qualité de l'enseignement et à la sérénité professionnelle des jeunes enseignants et faisant courir, à terme, le risque d'une augmentation du nombre de professeurs en difficulté ".
Le SIA se dit " conscient que ces dispositions ont pour but de diminuer la charge budgétaire de l'Éducation nationale pour alléger la dette publique " : " Nous y souscririons si elle n'avait pas d'impact sur la réussite scolaire des élèves et à terme sur leur insertion professionnelle. Finalement, pour des économies à effets immédiats nous engagerions un processus très coûteux pour l'avenir. Nous pensons donc que ce n'est pas sur la formation des enseignants que doit porter dans notre ministère la réforme destinée à optimiser les moyens de l'État. "
Il propose " que les professeurs stagiaires soient affectés sur un temps de service de 12/18e, le tiers restant (6/18e) étant dédié à leur formation en alternance " : " Cette modalité d'affectation est seule susceptible de garantir la continuité pédagogique due aux élèves et la qualité du service public d'éducation, d'apaiser les fortes tensions qui se manifestent de plus en plus dans les établissements scolaires et d'obtenir l'adhésion des professeurs tuteurs pressentis ", conclut-il en demandant instamment un cadrage national prenant en compte son analyse ".
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Tous les commentaires
En effet, on devrait s'inquiéter!
Merci de rendre compte de telles prises de position.
Ces contestations sont légitimes. Mais savez-vous que le conseiller "Education" de Sarkozy lui-même dit que cette réforme n'est pas tenable. L'exécutif compte sur les décrets de mise en oeuvre pour la modifier sans le dire. Il faut donc rester très vigilant pendant cette phase.
Il est également prévu de titulariser tous les contractuels en 2012. Comme cela juste avant les élections cela fera très social. Il s'agira en fait de se servir de cette titularisation massive comme prétexte pour supprimer les concours pendant trois ans. Il n'y aura qu'à évoquer les déficits publics et le tour sera joué. L'étape suivant sera la suppression pure et simple des concours puisqu'on aura pu le faire pendant trois ans.... Et le concours républicain sera mort au profit du master libéral qui ouvrira toute grande les portes au recrutement local, au changement de statut des enseignants etc....
Oui, une bonne partie de ceux qui, à des titres divers, ont compétence à parler du système éducatif, ont bien compris que l'on ne peut continuer ainsi. Cela devrait logiquement s'amplifier, les parents d'élèves notamment devraient vite comprendre le danger que représente la suppression de l'année de formation après le CAPES.
Le corporatisme des profs est le cancer de l'éducation ...ma pauvre Marie Lavin.
Il y a longtemps que les parents d'élèves et les contribuables (ceux qui ont donc le plus de compétence et de droits à parler du système scolaire car ils payent ) ont compris que les IUFM ne servent et servaient à rien,sauf à recycler les profs qui ont peur des élèves.
Il y a un moment ou il faut arrêter la formation et passer à la pratique ..en contrariant le rêve des profs qui est de former, non pas des élèves,mais des formateurs de formateurs de formateurs etc....
La loi de l'argent... n'est pas ?
Qu'est ce que ça a voir dans la pédagogie ?
@alcyme:
Le Genie a des limites, la(votre?) bétise n'en a pas.
A Jean 23 vous dites .
@alcyme:
Le Genie a des limites, la(votre?) bétise n'en a pas.
Ma fonction bêtise tend vers moins l'infini au fur et à mesure que le temps passe,la votre Juan 23 dans les mêmes conditions tend vers plus l'infini .
Luc Ferry, que l'on ne peut suspecter de gauchisme, émet certes des réserves sur la pédagogie IUFM mais réaffirme bien haut que les professeurs ne sont pas les nounous des élèves, que leur métier est libéral au sein d'une institution d'Etat, et que dans ce cas les parents n'ont pas à y rentrer ni a émettre des points de vue.
Je suis assez d'accord. Les parents sont les spécialistes de l'éducation de leurs enfant et non de l'école. L'EN n'est pas un service pour consommateurs, qui payent, mais un lieu d'étude et de réflexion, un lieu d'apprentissage du vivre ensemble. L'Ecole est en crise car la société est en crise, que l'estime de soi bafouée au travail ou niée par le chômage de masse, rejaillit dans l'institution; que le chacun pour soi détruit les plus fragiles. Et c'est là qu'il faut trouver des remèdes pour ces gosses en rupture sociale.
Après ce billet quelque peu expéditif, il me paraît nécessaire de faire les mises au point suivantes:
1)pour avoir été "formatrice" en Iufm pendant quelques années, je peux affirmer que ni moi ni mes collègues n'avions "peur" des élèves de nos collèges ou lycées, auxquels d'ailleurs nous continuions à faire classe tout en formant nos jeunes collègues du mieux que nous pouvions.
2)Il y a un moment où il faut arrêter la formation".Certes; encore faudrait-il que,pour s'arrêter, elle ait commencé! Ce qui ne semble pas être le cas dans les dispositions du gouvernement.
3)Est-ce parce que l'on est contribuable que l'on a la droit de parler n'importe comment de ce que visiblement on ne connaît pas?
N'oubliez pas pour "évaluer" le commentaire du bon Alcyme que sa théorie de base est :
je paye donc je suis compétent.
En cela, il ne dépare pas dans le paysage réorganisé (désorganisé) par notre bon gouvernement.
ALCYME votre propos sent la rancoeur et l'aigreur. Les jeunes qui sont formés en IUFM ne sont pas aussi négatifs. Ils ont initié une pétition pour la défense de la formation et sont outrés de voir qu'elle voit disparaître au profit d'un système dont personne ne veut, y compris l'inspection. C'est vous dire. Ils mesurent aisément ce qu'on va enlever à leurs successeurs et sont sidérés que cela puisse se faire.
Il y a bien plus d'enthousiasme chez les formateurs que ce que vous laissez supposer et ce d'autant plus que beaucoup d'entre eux forment en enseignent également en collège ou lycée par exemple.
Non, décidément je ne partage pas votre avis. Même si l'on peut faire mieux ce qui existe aujourd'hui sera 1000 fois mieux que ce qui se prépare.
à miette
http://www.evaluation-iufm.net/pages/perles.html
Je crois sans peine ce jeune stagiaire.
Je suis allée voir ce lien et c'est vrai, le témoignage est tout à fait crédible. Sauf que vous confondez tout, la débacle d'une institution cassée par tous les dérèglements imaginables, et la formation des maîtres, dans son principe et dans ses multiples réalités. La formation a été mon métier, que j'ai exercé dans des contextes locaux et institutionnels extrêmement différents, et dont la qualité allait de l'excellent au lamentable. On n'a pas idée de la pagaille induite par plus de vingt ans de réformes incessantes balancées d'en haut, sous pression d'économies de personnels ( faire plus avec moins), de prétendue modernisation des structures ( prolifératoin bureaucratique et empilement de dispositifs), de dénonciations sans frein ( on ne vérifie jamais et le mépris du "pédagogisme" se nourrit de lui-même). Il y avait, vestige du système des Ecoles Normales, un corps de formateurs fortement diplômés ( pour beaucoup, anciens élèves de l'ENS, agrégés, titulaires de doctorats, ou titulaires du Cafimf, concours ardu de recrutement d'une élite de maîtres du primaire). Aucun groupe professionnel n'est bon en chacun de ses membres, mais ces formateurs étaient globalement compétents, dévoués à l'institution scolaire et engagés dans son perfectionnement. Le corps de formateurs a été détruit, ceux qui ont surnagé ont été dénigrés, brinquebalés de plan de formation bidon en plan de formation ubuesque ; et finalement cassés.
On met des rustines. Aux dernières nouvelles, le truc, ce serait le CD-ROM "tenue de classe", et des modules "anticipation des violences" délivrés par des officines de formation permanente.
Ce que vous dénoncez, c'est le résultat, en partie, de votre acharnement étrangement haineux contre une institution dont vous ignorez tout. Vous payez ? J'en suis fort aise. Vous en aurez pour votre argent. Ou plutôt : nous allons en avoir pour le peu d'argent qui reste à la République quand les plus fortunés ont tiré leur épingle du jeu.
@ Sophie emma
Vous ne savez que répondre ,comme tous les enseignants d'ailleurs ,à la question simple suivante (1):c'est la faute au ministère ,à la droite,au capitalisme , à Allègre ,aux riches etc...
(1)Pourquoi avant 1978 ,lorsque l'on consacrait 3% du PIB à l'EN ,il y avait peu d'illettrés en 6eme et maintenant que l'on consacre 6% du PIB à l'EN il y en a 15%?
Un regard critique sur le personnel enseignant ne me semble pas inutile...ou insultant .
Tout système a des défauts, donc l'IUFM aussi. Des exemples comme celui que vous indiquez il en existe plus d'un. Notre établissement effectue chaque année une étude de satisfaction très complète et anonyme. Nous avons un taux de satisfaction qui avoisine en satisfaction globale les 85 %. Avec certains points qui restent à améliorer. Mais tout de même ! Ce n'est pas rien !
Les premiers en grève contre la réforme, je devrais dire les premières car il y avait beaucoup de filles étaient les étudiants et professeurs stagiaires. Ils ne l'aurait pas fait sans la conviction que la formation leur apportait quelque chose.
Pour finir je trouve très curieux ce relevé minitieux de faits exclusivement négatifs et de réactions narcissiques.
Troll (Définition) :« Les méthodes d’action du troll vont de la simple insulte au
flood, en passant par diverses
démarches, telles que :
l'inverse être systématiquement d'accord. Le but n'est alors pas de
donner son avis mais d'alimenter la polémique ; [...]
l'expression « c'est n'importe quoi ») ;
débat) ;
nationalité, religion, opinion politique, etc.) et permettant de
déclencher de nouvelles interventions ;
pour s'attirer à la fois alliés et ennemis. Lorsque le but du troll est
le jeu ou la provocation il tente de maximiser son nombre d'adversaires.
Au contraire s'il est déterminé à nuire il va tenter d'avoir un maximum
d'alliés et d'isoler sa victime. [...]»
Don't feed the troll !
Chers citoyens et collègues,
Je souscris entièrement à l'expression: "agir en fonctionnaires de l'Etat de manière éthique et responsable'': ceci vaut pour toutes les administrations et, ipso facto, recadre les dérives actuelles visant à museler les fonctionnaires, à coup de radiations, mises à pied, convocations, avertissements, pressions diverses, etc (cf une enseigante d'art plastique "mise à pied" pour avoir giflé un élève qui l'insultait par le recteur de l'académie de Lille), les sanctions indignes subies par les professeurs "désobeisseurs", au moment où le pouvoir met en boucle les exemples des résistants, de Guy Moquet, de Jean Moulin, etc, alors même que des gendarmes sont cassés dans leur fonction pour avoir enfreint au devoir de réserve, et que le pouvoir en place en arrive même à sanctionner un gendarme qui aécrit un poème en soutien à un collègue (M Matelly)
Toutefois, et au risque d'en irriter plus d'un, je tiens à dire certaines choses que j'ai vécues, au cours d'une carrière qui a commencé en 1974, et où j'ai à peu-près tout fait (pion, remplaçant-y compris dans des matières qui n'étaient pas de mon domaine-, tuteur-formateur, formation adulte, jurys, sujets de bac et de Bts, et maintenant prof à la fac):
a) Nombreuses d'inspections par de véritables caricatures de pédagogues: suffisants, ayant oublié depuis longtemps ce qu'était une classe, jargonant, ne répondant pas à des questions précises, etc (et je ne parle pas tant pour moi, ayant eu aussi des inspections ayant débouché sur le "grand choix" avec comme corollaire des "minauderies" et demandes "pressantes"pour être "tuteur", etc, ou faire des sujets de rechange pour divers examens (Bep, Bac ou Bts).
b)Mais quand un collègue s'était fait casser la figure, où une collègue s'était fait cracher à la figure: plus personne: "silence radio": rectorats (j'ai été à Toulouse, Rennes, Paris et Orléans) aux abonnés absents, chefs d'établissements gênés et inertes ou lents, syndicats faisant le "minimum syndical", collègues peu solidaires, souhaitant simplement ne pas confrontés aux mêmes "problèmes".
c) A Auch, en 1977, lors d'un congrès syndical, nous avions eu la parole (et le micro) coupé, par des hiérarques descendus de Paris pour "échanger"
d) A Orléans, lors d'une capa, un collègue s'était vu nier un droit à congé formation au profit d'un collègue(arrrangement entre gens de bonne compagnie(inspecteurs, syndiaclistes), dans le couloir, sans que les syndicats rétorquent, puisqu'ils étaient "partie prenante" et que la mesure était en faveur de quelqu'un de "très bien"
e) Je n'ai jamais vu un inspecteur ou une inspectrice prendre le temps de faire un cours, encore moins un bâton de craie!
f) j'ai été stagiaire (très birèvement) à l'ENNA de Toulouse (1981), puis j'avais été prié d'alleer "boucher" un "trou": j'ai assisté à un festival de "jargon" par des Diafoirius, qui ne sont jamais venus me voir sur le terrain.
g) J'ai vu venir et partir des "modes", des "pédagogiquement" corrects, avec des avalanches de sigles, des réunions avec auto-censure à la clef dès que l'on dit quoi que ce soit qui ne soit pas dans l'air du temps!
Il est donc temps de revenir à des principes démocratiques: une éducation nationale qui soit faite avec et pour les élèves, les citoyens, les professeurs, avec la fin des caporalismes et des jargons administratifs, dans un esprit débarassé des corporatisme (sous prétexte qu'une enseignante était "certifiée" et moi "agrégé",des collègues m'ont dit, étonnés: "Pourquoi prends-tu sa défense?", de même, cette année, lorsque je me suis scandalisé qu'un président d'université se voie attribuer une "Velsatis" de fonction, j'ai eu droit à un festival de niaiseries:"c'est une bonne affaire:ça a été acheté par laune centrale d'achat", "ce poste implique des fonctions de représentations", "il y va du prestige de l'université"!
Revenons un peu aux principes sans doute "ringards" pour beaucoup: éducation pour tous, "hussards noirs" de la République, transmission des savoirs, ascenseur social, indépendance absolue des enseigants: nous ne sommes à la botte d'aucun pouvoir quel qu'il soit (ma mère, pourtant gaulliste fervante, avait refusé de lire un extrait d'un discours du Général, lors de son décès: pour honorer la mémoire du Général, elle avait demandé aux élèves de Terminales de faire des exerices supplémentaires de maths), refus de "dénoncer" ou "signaler" des élèves en situation irrégulière, etc: c'est ça "être droit dans ses bottes".
Et puis, je crois que l'enseignement est une fonction essentielle dans la République, et surtout, une vocation.
Mathieu Corrêa de Sa
Professeur à la Faculté de Droit d'Orléans.
.
Merci, une nouvelle fois, cher Claude, d'attirer notre attention sur les méfaits de cette majorité.
Lorsque la réforme se mettra en place, des stagiaires seront dès le début de l'année à temps plein face aux élèves, puis amenés à s'absenter en cours d'année pour formation, de plus un titulaire chargé de coacher ce stagiaire, qui ne sera donc pas devant ses élèves pendant ce temps, devra être remplacé lui aussi une partie de l'année, remplacements qu'on envisage de confier à des retraités (lesquels? je ne connais pas un seul ancien prof volontaire) ou à des étudiants vacataires (de toutes façons il n'y a pas assez de profs titulaires pour assurer les remplacements)... Les parents d'élèves concernés par ce ballet d'absences, remplacées (ou pas) par des gens dont la compétence ne sera pas nécessairement avérée devraient porter plainte pour rupture de la continuité du service public...(au conseil administratif ou au conseil d'état)
[...] de plus un titulaire chargé de coacher ce stagiaire, qui ne sera donc pas devant ses élèves pendant ce temps, devra être remplacé lui aussi une partie de l'année [...]
Ah ! Vous en êtes sûr ? Le tutorat ne serait donc pas inclus dans l'emploi du temps hebdomadaire de ce titulaire (et rémunéré). Quelles sont les sources qui vous permettent de l'affirmer ?
Les arrrêtés pris dans les rectorats indiquent que le tutorat ne sera pas inclus dans l'emploi du temps du titulaire; actuellement, les "tuteurs" devraient prendre sur du temps supplémentaire; il s'agirait d'une tâche volontaire. Au départ ils devaient laisser leurs classes pendant 2 mois pour pouvoir suivre les "juste reçus" mais finalement on s'est aperçu que ce n'était pas possible, donc cette solution a été bricolée. Le fait qu'elle ne soit pas plus pratique apparait maintenant dans les rectorats.
Les arrrêtés pris dans les rectorats indiquent que le tutorat ne sera pas inclus dans l'emploi du temps du titulaire; actuellement, les "tuteurs" devraient prendre sur du temps supplémentaire; il s'agirait d'une tâche volontaire. Au départ ils devaient laisser leurs classes pendant 2 mois pour pouvoir suivre les "juste reçus" mais finalement on s'est aperçu que ce n'était pas possible, donc cette solution a été bricolée. Le fait qu'elle ne soit pas plus pratique apparait maintenant dans les rectorats.
Bien sûr !
Hiber parlait de ce qu'il ne connait pas trop bien. D'où ma remarque.
Ce seront des services faits en sus et payés en HSE en proportion des heures effectivement faite à tutorer...
Il y aura problèmes à trouver tuteurs, çà et là, lorsque les profs sont déjà nombreux à faire des heures sup'. Il ne pourront pas en prendre sérieusement davantage. La démarche ministérielle relayée par les recteurs ces dernières années ayant été de supprimer des postes de titulaires avec en contrepartie des heures sup' pour les profs restants. On atteint souvent déjà la limite du supportable.
«Ce seront des services faits en sus et payés en HSE.»
Quand il en reste dans les Dotations Horaires Globales...
Il semble que le mur du silence contre lequel les universitaires et les étudiants qui manifestaient l'an dernier butaient se fissure. Enfin. Et pourtant, tout reste à faire. Nombre d'universités, leurs présidents en tête, continuent de mettre en oeuvre cette destruction du service public d'éducation.
À ceux qui croient que l'argent est la seule motivation, je me permets de les inviter à comparer le montant du bouclier fiscal avec "l'économie" réalisée par la réforme de la formation des maîtres sur cette page. Gouverner, c'est choisir, paraît-il. Le choix du gouvernement est clair. Vous ne trouvez pas?
Le sarkozyme prétend réformer. Mais, une fois de plus, il ya un détournement du sens commun. Réformer, c'est tirer un rideau de fumée pour fixer l'attention sur un leurre. La mastérisation en est tristement une illustration. Faire des économies, foutaises, rendre les futurs professeurs plus compétents, foutaises...Non, il s'agit de poursuivre la mise en oeuvre du grand projet de la sarkozie, le démolition systématique des éléments (acquis sociaux et intellectuels, système de valeurs partagées...) issus du CNR. Je me demande si combattre des mesures poncctuelles, quoique catastrophiques, ne nous fait pas tomber dans le "don quichotisme". Il n'y a qu'une seule réponse qui vaille, oeuvrer pour chasser Sarko et sa bande de malfrats en 2012.
A ceci s'ajoute qu'on ne peut obliger les enseignants à accepter des "nouvellement reçus au concours" (qui ne sont plus stagiaires puisqu'ils n'ont plus de stage...)
Dans mon académie, il m'est venu aux oreilles que le recteur/la rectrice s'inquiètent tant il y a eu de remontées de profs qui refusent - des collèges et des lycées entiers dans certaines matières.
Où va-t-on caser les "nouvellement reçus"? Uniquement dans les établissements où l'on aura accepté ceux-ci? Cela signifie donc un casse-tête terrible, puisqu'on annonce environ 90% des établissements touchés. Je n'aimerais pas être les 10% d'établissements volontaires, qui vont se retrouver avec 100% de stagiaires. Et cette idée, faisant boule de neige, va d'ailleurs peut-être transformer les volontaires à ne plus l'être....
dans toutes les formations, on propose des "stages" en milieu professionnel, sauf à l'EN ? tout ça pour satisfaire la RGPP? Ce gouvernement est j'allais dire irresponsable! Non, il est dangereux pour la République! La Fonction Publique, où les recrutements se font sur concours et non à la tête du client ou par le carnet d'adresses est le meilleur garant de l'intégration républicaine! Même les élites de l'EN s'en rendent compte!
Le ministère planifie: c'està-dire qu'on organise cela au plus haut niveau- il ne s'agit pas de "boucher des trous" en urgence: non, ce sont 1 million 600.000 enfants qui seront touchés.
qu'ils organisent, planifient, prévoient de nommer à n'importe quel poste demandant une qualification et supposant des responsabilités, une personne non-formée, est totalement intenable - qu'on parle de boulanger, maçon, ingénieur des ponts, infirmier, etc.
Pire: nommer en masse ces personnes non-formées pour un travail en contact avec des enfants est irresponsable et dangereux.
De l'extèrieur, pour un profane comme moi ignorant le sujet, on peut aussi interpréter cette "résistance" comme un mouvement "réactionnaire" au sens politique, "conservateur" et réfractaire à toutes réformes proposées par un ministère de l'Education Nationale qui essaye de dépoussiérer le "mamouth".
Ces nouveaux réactionnaires pullulent, se montent la tête en circuit fermé, sont persuadés de détenir le "how to do" en toutes matières, et veulent que rien ne bouge, surtout pas leur petit monde sclérosé par leurs petites habitudes confortables.
Voila le type de vision que l'on peut avoir de l'extérieur sur le monde de l'éducation nationale.
Et ce n'est pas cet article qui va nous faire changer d'avis.
Je vous rends grâce, Cloclo, pour la modération de votre message.
Il est sans doute assez exact que le mouvement a quelque chose de réactionnaire, dans la mesure où les changements imposés allant vers du pire, vouloir conserver, au sens de sauver ce qui existe est la première des choses. Quant à l'effet "coup de pied dans la fourmillière" et autre dégraissage de mammouth, ce sont des images qui (tout comme "mettez-vous au travail tas de paresseux", injonction adressée à tous les Français) ne résistent pas à l'hypothèse démagogique.
Il est vrai que ce métier d'enseignant est difficile à identifier, de l'extérieur (de l'intérieur aussi!!!). L'enseignant travaille à la fois seul et en équipe, à la fois en public et en privé, à la fois pour des groupes et pour chaque élève; il est à la fois un intellectuel et un praticien, à la fois en vacances et toujours au boulot pendant ses vacances; à la fois détenteur et donneur de savoir. Il est à la fois au service de la nation et à la fois comme un travailleur qui jouit de libertés. Enfin, la multitude et la variété des statuts, des élèves et des étudiants, des lieux géographiques, des types d'écoles et d'établissements, des disciplines aussi... Tout cela fait que "l'enseignant" n'existe pas. Reste le métier.
Ce qui est attaqué, par les réformes en cours, c'est ce métier. Comme s'il devenait honteux d'avoir un métier. On ne reconnaîtrait pas ce métier. On le met au rang de "job" que tout le monde peut exercer, sans formation, sans concours adapté.... Nous ne pouvons pas souhaiter cela...
Ma "réponse" est bien partielle... Les profs ne savent pas tout, ni comment tout faire. Mais leur monde peut-il être sclérosé alors que ce sont eux, plus que quiconque, qui côtoient les enfants et les adolescents ? John Mac Enroe, lorsqu'il était hué, tendait parfois sa raquette au public.
Bien à vous.
Vous avez tout à fait raison Nicole, c'est assez frappant de constater comment du sommet de l'Etat à bien des maires et des parents on imagine que tout le monde et n'importe qui peut, sans formation, devenir enseignant...J'ai déjà mille fois, mais répéter ne nuit pas dans ce cas précis, dit que les mêmes qui ne confieraient pas leur vie à un pilote sans heures de vol ou à un chirurgien sans pratique, sont prêts à confier ce qu'ils ont de plus précieux (leurs enfants) à des personnes non formées.
Il faut le répéter sans relâche, oui c'est un métier, oui comme tous les métiers cela s'apprend. Supprimer la formation des professeurs est une faute très lourde dont le gouvernement actuel doit être comptable.
@ Marie La vin ( n'en abusez vous pas un peu ?
)
Oui tout le monde peut devenir enseignant.C'est aussi difficile ou facile que d'être parent.
Pour être père et mère ,il n'y a pas besoin de formation ou de diplômes ...Mais peut être êtes vous célibataire ? Ce qui vous empêche de comprendre que 90 % des parents humains savent éduquer et 100% des lions apprennent à chasser sans avoir besoin de passer par l'éducation nationale .
Comparaison n'est pas raison et vos métaphores imbéciles sur les chirurgiens et les pilotes ne démontrent rien. C'est compliqué de comprendre cela pour les lettreux et les historiens dont le fonds de commerce est le verbiage .
A 23 ans ,un gamin qui devient prof ,a assisté et participé à 20 ans d'heures de cours .ça en fait des heures de vol et d'opération ,20 ans à participer et à assister à des cours (il a vu tous les cas possibles de conflit et toutes les méthodes ) .Alors inutile de rajouter la déformation des IUFM.
alcyme, je suppose que vous plaisantez en pensant qu'être parent et être prof, c'est pareil? ...
Quant aux lions, euh...?
Assister à un cours et enseigner, c'est le même rapport que prendre l'avion et piloter. Seul un enfant ou un ignorant peuvent croire que cela se ressemble.
La référence aux lions me fait penser que vous êtes jeune, l'usage du terme "imbécile" me fait penser que vous choisissez d'affecter l'ignorance afin de détourner le sujet vers votre personne, et ainsi parasiter la discussion d'une question extrêmement importante.
Ne serait-ce que le bon sens devrait permettre de comprendre qu'être enseignant requiert une qualification supérieure à celle qu'on demande à un maçon, à un coiffeur, ou à un assistant.
Cependant, libre à vous d'être fan de "catch me if you can" ou de "Quantum leap" et de croire qu'on peut s'improviser n'importe quoi, il y a des fans de l'île aux trésors qui en ont fait un métier et qui plongent à la recherche de pièces d'or, donc allez-y, ne vous gênez-pas, et venez nous raconter après.
Il faut imaginer alcyme jeune...? idée rafraichissante.
@ Pescaloun
Seul un crétin ou un prof corporatiste peut écrire cette phrase et ce type de métaphore .
"alcyme, je suppose que vous plaisantez en pensant qu'être parent et être prof, c'est pareil? ...
Quant aux lions, euh...?
Assister à un cours et enseigner, c'est le même rapport que prendre l'avion et piloter. Seul un enfant ou un ignorant peuvent croire que cela se ressemble.
Ne serait-ce que le bon sens devrait permettre de comprendre qu'être enseignant requiert une qualification supérieure à celle qu'on demande à un maçon, à un coiffeur, ou à un assistant. "
Vous confondez "diplômes et compétences " .C'est très fréquent chez les profs . Le marché attribue un revenu supérieur à un artisan maçon,à un plombier qu'à un prof car il rémunère les compétences et pas les bouts de papier genre licence de philo,de français ,d'histoire ,d'art plastique ,économie etc...
Vous confondez en plus entreprise privé et éducation nationale ,le client et le fournisseur
pour le "crétin", je ne répondrai pas, je suppose qu'il y a plusieurs façons de voir les choses, y compris les histoires de poutre et paille.
En revanche, pour ce qui est "prof corporatiste", vous vous trompez dans les grandes largeurs. En revanche, j'ai des enfants...
Troll (Définition) :
« Les méthodes d’action du troll vont de la simple insulte au flood, en passant par diverses
démarches, telles que :
l'inverse être systématiquement d'accord. Le but n'est alors pas de
donner son avis mais d'alimenter la polémique ; [...]
l'expression « c'est n'importe quoi ») ;
nationalité, religion, opinion politique, etc.) et permettant de
déclencher de nouvelles interventions ;
pour s'attirer à la fois alliés et ennemis. Lorsque le but du troll est
le jeu ou la provocation il tente de maximiser son nombre d'adversaires.
Au contraire s'il est déterminé à nuire il va tenter d'avoir un maximum
d'alliés et d'isoler sa victime. [...]»
Don't feed the troll !
Bravo ! Belle réponse . Merci .
Bien alcyme, car c'est vrai, pour être parent, il n'y a pas d'école de formation, heureusement beaucoup ont l'aptitude pour le faire.
pour être enseignant, la formation existe, l'aptitude aussi chez certains mais, ce n'est pas vrai pour tous.
Quel simplisme... j'ose espérer a vous lire que, fort de vos certitudes et de votre expérience (oh pardon « formation »), vous allez faire profiter notre jeunesse de vos compétences, et proposer vos services à l'Éducation Nationale pour la rentrée prochaine !
C'est avec de tels raisonnements simplistes que la France est en train de détruire un système éducatif que le monde lui enviait. Le pire étant que d'autres ayant tenté les mêmes politiques « d'ajustement » ailleurs, ont depuis fait machine arrière, vu les effets désastreux sur l'éducation de ces « ajustements » (cf. vocable de l'OMC).
Alors, monsieur « il suffit de », j'attendrais de vous avoir vu à l'œuvre face aux élèves, confrontant vos certitudes à une réalité tout autre que celle que vous vous êtes forgée durant votre « formation » pour pouvoir donner un peu de crédit à vos propos simplistes.
Alors qu'on affirme le droit à la formation pour tous, on l'enlève à ceux chargés de former.
A vous lire, on croirait qu'il n'y a que le monde de l'enseignement de compétent ! Bien sur que NON ! mais j'ai depuis mon plus jeune age entendu tous les gens non-enseignants me dire "ce sont des gens qui savent tout......)
Tout celà parce qu'ils enseignent, birarre NON !
Quant à moi, je n'ai nullement l'intention de prendre votre place mais, permettez moi de vous dire tout simplement que je ne suis pas démuni de pédagogie.
Tchao
A vous lire, on croirait qu'il n'y a que le monde de l'enseignement de compétent ! Bien sur que NON ! mais j'ai depuis mon plus jeune age entendu tous les gens non-enseignants me dire "ce sont des gens qui savent tout......)
Tout celà parce qu'ils enseignent, birarre NON !
Quant à moi, je n'ai nullement l'intention de prendre votre place mais, permettez moi de vous dire tout simplement que je ne suis pas démuni de pédagogie.
Tchao
A vous lire, on croirait qu'il n'y a que le monde de l'enseignement de compétent ! Bien sur que NON ! mais j'ai depuis mon plus jeune age entendu tous les gens non-enseignants me dire "ce sont des gens qui savent tout......)
Tout celà parce qu'ils enseignent, birarre NON !
Quant à moi, je n'ai nullement l'intention de prendre votre place mais, permettez moi de vous dire tout simplement que je ne suis pas démuni de pédagogie.
Tchao
A vous lire, on croirait qu'il n'y a que le monde de l'enseignement de compétent ! Bien sur que NON ! mais j'ai depuis mon plus jeune age entendu tous les gens non-enseignants me dire "ce sont des gens qui savent tout......)
Tout celà parce qu'ils enseignent, birarre NON !
Quant à moi, je n'ai nullement l'intention de prendre votre place mais, permettez moi de vous dire tout simplement que je ne suis pas démuni de pédagogie.
Tchao
A vous lire, on croirait qu'il n'y a que le monde de l'enseignement de compétent ! Bien sur que NON ! mais j'ai depuis mon plus jeune age entendu tous les gens non-enseignants me dire "ce sont des gens qui savent tout......)
Tout celà parce qu'ils enseignent, birarre NON !
Quant à moi, je n'ai nullement l'intention de prendre votre place mais, permettez moi de vous dire tout simplement que je ne suis pas démuni de pédagogie.
Tchao
A vous lire, on croirait qu'il n'y a que le monde de l'enseignement de compétent ! Bien sur que NON ! mais j'ai depuis mon plus jeune age entendu tous les gens non-enseignants me dire "ce sont des gens qui savent tout......)
Tout celà parce qu'ils enseignent, birarre NON !
Quant à moi, je n'ai nullement l'intention de prendre votre place mais, permettez moi de vous dire tout simplement que je ne suis pas démuni de pédagogie.
Tchao
je ne sais pas si vous vous adressez à moi, mais justement je souligne qu'il existe quantités de compétences professionnelles, et qu'à mon avis - qui n'est peut-être pas la plus communément admise - c'est qu'elles sont toutes respectables. J'ai cité de nombreux métiers. Tous supposent une formation générale, une formation théorique, et une formation pratique et professionnelle - plus ou moins longues selon la profession. Il n'y a aucune profession dite "qualifiée" qui puisse s'exercer sans la moindre formation.
Il ne me viendrait pas à l'esprit de décider la suppression de la formation dans ma profession, et je comprends la colère des enseignants.
Je vous assure que même les échelons intermédiaires de l'Education Nationale, chargés officiellement de soutenir cette suppression, craignent le pire pour la rentrée, et font part discrètement de leurs doutes quant à la faisabilité. Certains craignent des catastrophes (violences) ou des abandons rapides, laissant quantités de classes sans enseignants.
Enfin, en tant que parent, je m'inquiète beaucoup de ce qu'un de mes enfants se retrouve face à un de ces jeunes fraichement sortis d'un programme de recherche théorique en biologie moléculaire ou droit constitutionnel ou littérature du 12e siècle, et placés devant 25 ou 28 ou 34 gamins sans savoir ce qu'ils vont faire, comment, ce que les enfants comprendront, ce qu'il faut faire s'ils ne comprennent pas, comment utiliser les outils les plus récents, etc.
C'est pourquoi sur un autre post j'ai donné cet exemple de confier une maison à construire à un apprenti qui en est à son 1er jour sur le chantier, et si vous voudriez mettre votre enfant dans la maison. Moi non. Et comme je n'ai aucun contrôle sur qui sera nommé dans les classes de mes enfants, je préfère essayer d'empêcher les dégâts avant qu'ils ne servent de cobayes.
je ne vous laisserai pas dire que les enseignants sont recrutés sans formation ou alors, les années d'études dans des établissements de formation de maitres ne servent donc à rien ? c'est vraiment nouveau, vous êtes vraiment le premier à me tenir ce language Monsieur Pescaloun ?
Vous me faites rêver !
A partir de la rentrée, excusez-moi Cogilp je n'étais pas clair. :)
Actuellement ils ont un an d'apprentissage, qu'ils appellent "stage", moitié sur le terrain, moitié avec des cours professionnels. Cette année se fait après le recrutement donc il n'y a pas "des années d'études dans des établissements de formation des maitres", hélas. (Avant encore il y avait les écoles normales, plusieurs années pour les instituteurs, et les IPES pour certains profs du secondaire quand il y avait encore très peu d'élèves qui allaient dans le secondaire et qu'on faisait les classes de fin d'études et de certificat (12-14) avec des instits. On savait bien que moins les élèves sont intéressés, plus il faut que les profs soient bons. Or, on ne me dira pas que les élèves actuels sont plus intéressés par l'école que ceux d'il y a 40 ans :p). Donc on passe de 3 ans, à 1 an, déjà je trouve ça limite.
A partir de la rentrée, nada, on les envoie du concours, 6 ou 7 heures à gratter sur papier en 'algèbre linéaire' ou 'version latine' direct dans une classe, direct à l'arithmétique ou le français de 6e -- direct de leur tables d'étudiants en amphi où ils griffonent des notes, à gérer des gamins de 3, 8, 13 ou 17 ans.
Et personnellement, ça me pose problème, parce que savoir répondre à des questions compliquées c'est certes un préalable, mais ça ne prépare pas du tout à l'acte d'enseigner, parce que tout le monde voit bien qu'apprendre et enseigner ce sont deux choses différentes.
Ceci dit, même maintenant on pourrait nettement améliorer la formation, et surtout ça me semble abherrant que ça ait lieu APRES le concours de recrutement. Mais peut-être qu'il n'est pas possible de savoir qui fera un bon prof avant.
En attendant, mon problème est qu'il n'y ait plus de formation prévue pour les profs à la rentrée.
A vous tout seul ,Pescaloun ,vous êtes une justification au changement de mode de recrutement des profs ,au développement du privé dans l'enseignement ,à la suppression du statut de fonctionnaire dans l'EN .
vu que je ne suis pas prof, je ne comprends pas trop votre remarque...
Oui. Il y a eu de nombreux enseignants recrutés sans formation spécifique. Une mesure pour le moins idiote car "enseigner est un métier". Giscard avait inauguré le système "D" en proposant aux mères de famille qui avaient au moins trois enfants de venir grossir les rangs des enseignants, qui à l'époque "auraient été" en decrescendo . Ont succédé un peu plus tard sous Mitterand, dans les collèges et lycées, les fameux PEGC (et malheureusement d'autres). Ils avaient été cantonnés aux postes de profs d'histoire/géo, bio, techno, dessins, sports, entre autres, qui étaient considérés comme "secondaires".
Quelle insolence et quel mépris de penser que ces cours ne méritaient pas d'être dispensées par des gens spécialisés dans les domaines concernés. Quant aux jeunes auditeurs...à qui un "savoir" devait être communiqué, on n'en faisait pas cas.
J'ai très bien connu un instituteur qui ne supportait pas les jeunes enfants de sa classe. Ses relations avec eux étaient exécrables que c'en était parfois effrayant. Un jour, il s'est retrouvé bombardé PEGC, sans que son cas ne s'améliore pour autant. Comme si les ados posaient moins de problèmes que les petits. Plus tard, quelle ne fut pas ma surprise de le découvrir "inspecteur". Voilà qu'il allait "contrôler" et juger ses anciens collèges, dans des domaines où il avait totalement échoué. J'ai toujours nourri un très sérieux doute sur sa formation.
C'est un fabuleux métier que celui d'enseignant. Dommage qu'il y ait dans leurs rangs des éléments qui n'ont vraiment rien à y faire.
Je reprends un peu de service :
Il est judicieux de souligner et de mettre en parallèle les trois oppositions inédites. Je m'arrêterai sur la dernière en partant de la première.
Il me semble évident que ce ne sont pas les "désobéisseurs" qui ont été les plus grandes "victimes" du tour de vis de l'année dernière au sein de l'Education nationale. Certes des collègues ont eu des retraits de salaires ou des retraits de postes, voire une "rétrogradation", mais ces victimes sont, à mon sens, simplement collatérales.
La désobéissance au sein de l'Education nationale a été l'occasion pour le Ministère de "remettre de l'ordre" dans le corps des Inspecteurs qui avaient eu la tendance à "interpréter" les directives (Le précédent Recteur de l'Académie de Montpellier avait déclaré publiquement qu'il ne demanderait pas l'application des cours de morale au primaire comme cela était prévu dans les programmes). Ils étaient aussi ciblés comme étant ceux qui bloquaient la machine. En frappant fort sur des petits enseignants, on s'assurait de la "loyauté" du corps des Inspecteurs. Au passage, on a "fait bouger" quelques Inspecteurs ou Recteurs comme on a fait bouger des Préfets pour faire passer le message. La mise en ordre de bataille de l'administration est une priorité chez Sarkozy-Géant.
La troisième note de synthèse sur la mise en œuvre de la réforme de l'enseignement primaire (Rapport IGEN - Rapport conjoint IGEN-IGAENR) en atteste.
Cette déclaration du SIA prend donc d'autant plus de relief et d'importance dans ce contexte. Elle est à rapprocher des "réactions" des Préfets lors de la réforme qui donna plus de "force" au Préfets de Région plus directement liées à l'Elysée-Gouvernement.
@ Sebastien
Si les instituteurs mettaient autant d'énergie au service des élèves qu'ils en mettent à disséquer les circulaires ministérielles puis à les combattre ,il n'y aurait pas 20% d'illettrés en 6eme .
Mais je suis obligé de les lire les circulaires et si je veux connaître mon travail, je suis contraint de me renseigner un peu surtout auprès de mon ministère. Et j'avoue avoir le défaut de penser après avoir lu.
Par contre, il me semble que vous touchez du doigt une solution pour lutter contre l'illétrisme : faire adopter les élèves en difficulté par les enseignants, cela occuperait leur vaste temps libre. Mieux, faire passer une licence d'éduction pour chaque adulte ; les enfants seraient répartis au hasard entre tous les licenciers. Vive les soviets d'enfants !
Une fois de plus vous ne faites pas de commentaires sur ce que vous lisez mais lisez-vous ?
bon, je viens de lire et comprendre: alcyme est un troll -- don't feed the troll.
Troll (Définition) :
« Les méthodes d’action du troll vont de la simple insulte au flood, en passant par diverses
démarches, telles que :
l'inverse être systématiquement d'accord. Le but n'est alors pas de
donner son avis mais d'alimenter la polémique ; [...]
l'expression « c'est n'importe quoi ») ;
nationalité, religion, opinion politique, etc.) et permettant de
déclencher de nouvelles interventions ;
pour s'attirer à la fois alliés et ennemis. Lorsque le but du troll est
le jeu ou la provocation il tente de maximiser son nombre d'adversaires.
Au contraire s'il est déterminé à nuire il va tenter d'avoir un maximum
d'alliés et d'isoler sa victime. [...]»
Don't feed the troll !
vos interventions alcyme valent 10/10 - BRAVO
j'avais, vainement, interpellé Alcyme, à propos d'une contribution de monsieur Sébastien Rome. La lecture des commentaires de l'article de monsieur Lelièvre me convainc que c'est totalement inutile de vouloir réagir aux "interventions" d'Alcyme . Il prend les lieux de débats pour un terrain de jeu ! laissons -le à ses hochets ! comment ébrécher une telle épaisseur de préjugés, de désinformation, mais surtout d'absence de bienveillance ( sans doute cela fait partie du jeu , mais c'est lassant !. libre à lui de poursuivre dans ses invectives . j'ai appris de l'école que pour dialoguer, il fallait être au moins deux ! ( c'est aussi une déformation professionnelle de la relation pédagogique).
La lecture des éructations d'Alcyme sur les différents billets montrent l'affligeante bêtise et la haine qui sous-tendent chacun de ses aboiements. Nulle peine donc d'essayer d'entamer un quelconque débat avec ce curieux personnage polluant de nombreuses pages...
Filper et Hébert, si vous êtes enseignants, permettez moi de vous faire part de mon indignation de voir mettre dans l'enseignement de nos enfants, de tels personnages qui ne sauront leur apprendre que le sectarisme et la paranoia.
Ils doivent admettre une fois pour tout qu'aucune obligation n'est donnée aux parents de prendre "pitié" des enseignants et de dire "amen" à leurs désideratsas....
Quand même tout le monde à le droit à la parole et peut dialoguer même si ses idées sont différentes des votres.....
« Quand même tout le monde à le droit à la parole et peut dialoguer même si ses idées sont différentes des votres. »
Troll (Définition) :
« Les méthodes d’action du troll vont de la simple insulte au flood, en passant par diverses démarches, telles que :
Don't feed the troll !
Dans le pseudonyme cogilp, je crois reconnaître les deux premières syllabes du verbe "cogiter". cela semble donc vouloir dire que ce correspondant se fait un honneur de réfléchir, de prendre du recul, de la distance et de résister à l'expression "ad hominem".
personne ne demande d'avoir pitié des professeurs. Il s'agit de questions autrement plus graves et plus cruciales. cela demande autre chose que des répliques hyperboliques et des phrases imprudentes.
dialoguer, cela veut dire partager la parole pour faire avancer la réflexion, pour trouver des bribes d'éléments de réponses à des questions qui méritent autre chose que des slogans.
Rapporter des formules à l'emporte -pièce est contre-productif. Bien sûr tout le monde a droit à la parole . mais répéter inlassablement les mêmes formules, relève davantage du psitacisme que de la véritable discussion.
Soyons modestes !
Quelle étymologie pour filper ?
Filper et Viper
Filper et Vilper
etc....
Vous employez la langue de bois (scolaire) de ceux qui n'ont aucune argumentation valable contre un raisonnement qui les accule .Vous le nommez "slogan " et vous "dépassez" la question .Pitoyable rhétorique .
"personne ne demande d'avoir pitié des professeurs. Il s'agit de questions autrement plus graves et plus cruciales. cela demande autre chose que des répliques hyperboliques et des phrases imprudentes.
dialoguer, cela veut dire partager la parole pour faire avancer la réflexion, pour trouver des bribes d'éléments de réponses à des questions qui méritent autre chose que des slogans."
Troll (Définition) :
« Les méthodes d’action du troll vont de la simple insulte au flood, en passant par diverses
démarches, telles que :
l'inverse être systématiquement d'accord. Le but n'est alors pas de
donner son avis mais d'alimenter la polémique ; [...]
l'expression « c'est n'importe quoi ») ;
nationalité, religion, opinion politique, etc.) et permettant de
déclencher de nouvelles interventions ;
pour s'attirer à la fois alliés et ennemis. Lorsque le but du troll est
le jeu ou la provocation il tente de maximiser son nombre d'adversaires.
Au contraire s'il est déterminé à nuire il va tenter d'avoir un maximum
d'alliés et d'isoler sa victime. [...]»
Don't feed the troll !
bizarre FILPER, avez vous de la suite dans les idées ? je n'en sais rien et je m'en fous. Moi j'an ai, j'ai de l'expérience et je dialogue, non pas pour faire changer d'avis aux sectaires mais, effectivement pour faire avancer les choses et notamment pour lutter contre mles ijustices.....
Tchao
bizarre FILPER, avez vous de la suite dans les idées ? je n'en sais rien et je m'en fous. Moi j'an ai, j'ai de l'expérience et je dialogue, non pas pour faire changer d'avis aux sectaires mais, effectivement pour faire avancer les choses et notamment pour lutter contre mles ijustices.....
Tchao
Force est de constater une énième fois qu'il n'y a aucune possibilité de dialogue avec une certaine catégorie socio-professionnelle. Affligeant.
Bonsoir à tous,
Je ne suis pas enseignante, maman de 3 enfants, sans avoir fait d'études supérieures.
Je suis tellement navrée de constater les propos de personnes comme alcyme.
Comme dit plus haut j'ai envie que mes enfants aient des enseignants formés et j'avoue que la formation de l'école normale me parait tout à fait approprié.
Alcyme vous devriez écouter France Inter et France Culture un peu plus et votre réflexion évoluerez un peu plus.
Je connais pas mal d'enseignant et comme dans chaque corps de métier il y a des brebis galeuses, mais beaucoup d'entre eux font leur métier avec coeur et disent qu'ils font le plus beau métier du monde.
Plutôt que de leur demander un master2, qu'on les selectionne en fonction de leur réelle envie de faire ce métier, et qu'après la licence, ils se forment dans diverses endroits avant d'être lachés devant les enfants.
@ Sylvie T
Le fait que vous n'ayez pas fait d'études supérieures ne vous interdit pas d'avoir une opinion sur l'enseignement et les enseignants ...
D'ailleurs il y a études supérieures et études supérieures...Les études de lettres ,philosophie ,histoire ,psychologie sont à ranger dans "la catégorie tourisme universitaire " et pourtant le gros bataillon des instituteurs est recruté sur ces diplômes ...Si cela vous intéresse ,je vous donnerai un lien sur les épreuves de recrutement des instituteurs (Professeur des écoles ) en Mathématiques avant de rentrer dans les IUFM ...le niveau est vraiment bas et inquiétant .
Alors peut être à Master 2 ,ils seront meilleurs..améliorer le recrutement et le niveau des instituteurs est la priorité .
Troll (Définition) :
« Les méthodes d’action du troll vont de la simple insulte au flood, en passant par diverses
démarches, telles que :
l'inverse être systématiquement d'accord. Le but n'est alors pas de
donner son avis mais d'alimenter la polémique ; [...]
l'expression « c'est n'importe quoi ») ;
nationalité, religion, opinion politique, etc.) et permettant de
déclencher de nouvelles interventions ;
pour s'attirer à la fois alliés et ennemis. Lorsque le but du troll est
le jeu ou la provocation il tente de maximiser son nombre d'adversaires.
Au contraire s'il est déterminé à nuire il va tenter d'avoir un maximum
d'alliés et d'isoler sa victime. [...]»
Don't feed the troll !
Où sont les élèves dans vos débats? n'est ce pas avant tout pour eux qu'un enseignant va travailler tous les jours?
Alors oui les emplois du temps des enseignants vont encore moins ressembler à quelque chose, mais comment expliquer à un enfant de primaire que son enseignant, à qui il sera attaché, va partir pendant deux mois. Deux mois pendant lesquels un autre enseignant arrivera à se faire apprécier de lui pour au final lui aussi repartir pour laisser la place à celui à qui appartient le poste. Si un enfant à travers ce balai ne ressent pas le peu d'intérêt qu'on prête à lui et ces camarades, on aura bien de la chance de ne pas former une génération complètement contre le service d'enseignement public. Effectivement on peut compter sur les enseignants ayant une vraie vocation, mais celle ci va finir à mon sens par être insuffisante. Malgré toute la bonne volonté, absence de moyens humains et matériels vont une fois encore mettre à mal la plus belle des institutions.
à SYLVIE et CAKO
Je remercie SYLVIE d'abonder dans mon sens en disant que, les enseignants reçoivent bien une formation (l'école normale supérieure pour les uns et les écoles catholiques de formation de maitres entr'autres) Dont acte.
Ce qui veut dire que contrairement à ce qu'affirment les soit disant défenseurs des enseignants, il est faut de comparer un enseignant débutant à un premier emploi pour un apprenti. C'est affligeant d'entendre celà car, là aussi, il y a à redire entre une formation école et une formation sur le tas ?
Pour rassurer SYLVIE, je dois lui dire que je n'ai pas non plus fait d'études supérieures, que j'ai commencé à travailler à 16 ans avec un BEPC et que j'ai tout de même été classé BAC+4 après 40 ans de service (donc formation sur le tas) BRAVO à ce type de formation confortée par une FORMATION CONTINUE BIEN FAITE. (qui n'existait pas à mon époque !)
J'ai en conséquence été toute ma vie durant petit cadre moyen, donc classé dans la catégorie de ceux qui ne perçoivent pas (ou peu) d'aides et de subventions.et, pourqui l'entrée des grandes écoles est quasiment fermée (par manque d'informations !!!)
L'un MANAGER dans une entreprise multinationale(muni d'un DUT) CONSEILLER dans le monde entier auprès des filiales, MEMBRE de la HOLDING de direction
L'autre INGENIEUR AERONAUTIQUE
Il faut aussi de la VOLONTE pour réussir !!!!
Quant à CAKO, voila des preuves que je pense tout de même aux enfants que, personnellement je souhaite en recherche d'orientation dès le plus jeune âge afin de les orienter très tot vers des études supérieures ou des études techniques avec courroies de transfertd'une orientation à une autre en cours de parcours que de travail pour les C.I.O ? et pourtant c'est le seul moyen !!!!
Et, surtout donner à TOUS la possibilité financière de suivre des études supérieures et non à une seule catégorie bien informée......
Je voudrais intervenir sur trois sujets (même s'il y en a quantité d'autres qui méritent débat) : la formation des enseignants, les conditions d'enseignement, et le projet de copier le modèle allemand (cours le matin, sport l'après-midi).
1. formation des enseignants : il me semble qu'on devrait exiger des candidats aux concours de l'Education Nationale de joindre une pièce à leur dossier de candidature, à savoir un document émanant d'une association ou d'un organisme (colo, centre social, maison de quartier, MJC, etc), attestant que le candidat a déjà travaillé (comme salarié ou bénévole) avec des enfants ou des ados (des enfants s'il postule à un poste de professeur des écoles, des ados s'il postule à un poste de prof du secondaire). Soit en étant animateur en colo pendant quelques semaines, soit en travaillant pendant un an, le mercredi après-midi, dans un centre quelconque. Cette mesure permettrait aux étudiants désireux de s'orienter vers le métier d'enseignant de se rendre compte par eux-mêmes s'ils sont capables de gérer un groupe d'enfants ou d'ados (et donc, soit de se sentir plus à l'aise si cette première expérience a été positive, soit de choisir une autre voie s'ils se rendent compte que ça les rebute). Et elle permettrait de limiter l'absentéisme des profs, les dépressions nerveuses et les démissions.
2. conditions d'enseignement (dans le secondaire) :
- le principe de deux profs présents dans la classe (pas forcément dans toutes les classes, et pas forcément tout de suite : il faudrait faire des tests). Les deux profs feraient cours au tableau à tour de rôle (une semaine sur deux, par exemple), l'autre circulant dans la classe. Ce principe assurerait un minimum de calme et d'attention dans la classe, diminuerait considérablement le stress des profs (qui ont parfois l'impression, une fois la porte fermée, d'entrer dans l'arène), et leur permettrait de faire vraiment cours. En outre, le prof circulant dans la classe serait à même de repérer immédiatement les difficultés rencontrées par tel ou tel élève. Et les deux profs assumeraient ensemble et à tour de rôle l'image du "prof qui fait cours" et l'image de "l'assistant pédagogique". Bien sûr, ça coûterait assez cher - et face à un gouvernement qui souhaite diminuer le nombre d'enseignants, c'est difficile de demander à le doubler. Mais peut-être pas tant que cela : on pourrait envisager d'augmenter le service hebdomadaire des profs (au lieu de 18h hebdo, passer à 27h, dont la moitié en charge de cours, et l'autre en assistance pédagogique), sans que ça coûte une fortune. Les syndicats protesteraient vigoureusement, mais en prenant la peine d'expliquer et en faisant des tests, je pense qu'on pourrait leur démontrer qu'une telle mesure ne serai pas défavorable aux profs, même s'ils seraient obligés d'assurer 27h de présence dans l'établissement au lieu de 18. Petit calcul approximatif : si on part sur la base que 18h de cours représentent 45h de travail (facteur 2,5 : cours + préparation + correction des copies), 13h30 de cours représenteraient 33h 3/4 de travail, auxquelles il faudrait ajouter 13h30 d'assistance pédagogique, soit au total 47h 1/4 au lieu de 45. Il suffirait donc de donner un coup de pouce de 5% (et non de doubler le budget de l'Education nationale). Et ce coup de pouce serait largement compensé, financièrement par une diminution de l'absentéisme des profs, et humainement par un meilleur état d'esprit dans les établissements scolaires.
- le principe de l'uniforme scolaire : je sais que cette proposition va choquer tout le monde, et il y a quelques années elle m'aurait aussi scandalisée (uniforme=caserne). Mais depuis j'ai réfléchi, et j'ai vu ce qui se passait ailleurs : oublions les collégiens britanniques vêtus d'un uniforme ridicule qu'aucun enfant ou ado n'aimerait porter, et regardons les uniformes des écoles africaines ou asiatiques (tout simplement un short et un tee-shirt). J'ai vu aussi il y a 2 ou 3 ans un documentaire tourné dans un établissement d'ex-Allemagne de l'Est, qui avait choisi d'imposer l'uniforme aux élèves - mais un uniforme qui correspondait aux vêtements que les ados aiment porter (jean, parka, tee-shirt ou sweat-shirt), qui ne coûtait que 30 € par an aux parents. Le résultat étant après seulement quelques mois une baisse sensible des bagarres, des embrouilles et des insultes, et une amélioration sensible du calme et de l'attention en classe (avec à la clé une hausse du niveau). Autre avantage collatéral : la question du "voile", de la kippa ou de la casquette de base-ball ne se pose plus, vu que ça ne fait pas partie de l'uniforme.
3. le projet de copier le modèle allemand (cours le matin, sport l'après-midi). Pourquoi pas, mais :
- l'Allemagne semble vouloir remettre son système en cause, après s'être aperçue que les élèves allemands sont assez mal classés en matière de niveau scolaire. En outre, le système allemand repose sur la disponibilité des mères (faible taux d'activité professionnelle des femmes en Allemagne).
- le système allemand, ce n'est pas seulement le sport l'après-midi, mais aussi des activités artistiques et culturelles - et je ne crois pas que Luc Châtel ait envisagé d'autre activité que le sport. Je serais moins réservée si ce programme comportait des activités artistiques et culturelles. (Parenthèse au passage : avez vous vu le documentaire "El Sistema", qui porte sur les écoles de musique au Vénézuela ? Il a été diffusé récemment, et on le trouve en DVD).
- le projet de Luc Châtel n'est pas financé : ces activités sportives reposeront donc sur les enseignants et les bénévoles des associations.
- d'accord pour une approche ludique du sport, mais le sport débouche inévitablement sur la compétition. Qu'il s'agisse de sport individuel ou de sport collectif, l'objectif est de "vaincre l'adversaire", et même de l'écraser, voire de l'humilier (et je ne parle pas du sport professionnel, pourri par le fric...). Dans un monde où les maîtres-mots sont compétitivité et concurrence, est-il pédagogiquement judicieux d'embarquer des gamins dans ce système dès leur plus jeune âge? Il s'agit là d'un choix de société.
- enfin, l'école républicaine est censée être l'école de l'égalité des chances (en tout cas, on attend d'elle qu'elle fasse tout pour cela). Or le sport est ce qu'il y a de plus inégalitaire : le sport peut transcender les inégalités sociales, mais en valorisant les inégalités physiques. Un enfant qui est moins costaud, qui court moins vite ou qui saute moins haut (parce qu'il est trop frêle ou au contraire trop gros), aura beau travailler et suer sang et eau, il ne parviendra jamais à égaler les meilleurs de sa classe. Sans compter l'humiliation que subissent ces enfants, lorsque le prof organise un match de foot, désigne les deux capitaines qui à leur tour choisissent ceux qu'ils veulent dans leur équipe, et qui voient qu'à chaque fois personne ne veut d'eux. Je plains les gamins qui auront à subir quotidiennement cette humiliation.