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Vers un raccourcissement des vacances scolaires?
Jusqu’à ces derniers jours, la piste officiellement la plus privilégiée dans les réaménagements des rythmes scolaires a été la semaine de cinq jours incluant le mercredi matin. Mais cela ne va pourtant pas de soi.
Le choix privilégié du mercredi matin rencontre en effet bon nombre de difficultés, comme on a d’ailleurs pu s’en rendre compte encore récemment dans les villes où la question a été posée depuis plus d’un an par certaines municipalités ( généralement de gauche ) qui se sont heurtées presque à chaque fois au refus majoritaire des Conseils d’école.
Cela n’est d’ailleurs pas très étonnant si l’on se rappelle quelques épisodes de notre histoire passée. Ainsi, il y a une quinzaine d’années, 40000 conseils d’école ont déjà eu à se prononcer sur cette question. Le maintien du statu quo de l’époque ( avec le samedi matin travaillé ) avait remporté 15 % des suffrages ; et le report simple du samedi matin au mercredi avait fait le plus mauvais score ( 4% des conseils…), alors que la libération du samedi matin avec le corollaire du raccourcissement des vacances scolaires avait –lui - connu un franc succès : 40 % des conseils s’étaient prononcés pour cette solution ( mais il est vrai que la ‘’libération’’ du samedi matin n’était pas alors chose acquise ).
Dans l’enseignement primaire, nous somme désormais actuellement – et de loin – le pays qui compte le moins de jours d’école dans les pays de l’OCDE ( même si nous nous trouvons toujours quasiment en tête pour le nombre annuel d’heures passées à l’école ). Or il se trouve que les pays qui obtiennent les meilleurs résultats aux tests des enquêtes internationales PISA ( à l’âge environ de la fin de la scolarité obligatoire) sont ceux qui ont une durée horaire cumulée d’enseignement nettement plus faible que la France ( Finlande : -33% ;Corée et Suède : -29% ; Japon : - 21% ) mais avec un nombre de jours et de semaines travaillées nettement supérieur. Par exemple, les écoliers japonais ont 210 jours de classe par an, et ceux de Finlande 188. Les jeunes Français ont un temps de travail scolaire concentré sur 36 semaines, alors que la moyenne des pays de l’OCDE se situe à trois semaines de plus. Chercher l’erreur.
L’ampleur relative de nos vacances scolaires date pour l’essentiel de l’entre-deux-guerres où elles ont été rallongées de quatre semaines en deux temps : deux semaines en 1922, et deux semaines sous le Front Populaire ( aussi bien pour l’école primaire que pour l’enseignement secondaire ), ce qui a permis de moins revaloriser les traitements. On pourrait faire actuellement le raisonnement inverse : une année scolaire plus efficace parce que distribuée sur plus de jours et de semaines, avec une certaine revalorisation du métier d’enseignant. Selon le récent rapport de la Cour des comptes ( qui s’y connaît, et pour cause, en la matière ), " si l’on prend en compte la richesse relative des pays, le ratio obtenu en rapportant le niveau moyen de rémunération des enseignants au PIB par habitant aboutit, par rapport à la moyenne de l’OCDE, à un résultat inférieur en France de 17% pour le primaire, 15% pour le collège, et 19 % pour le lycée ".
Car si les enseignants français sont appelés à s’aligner sur la moyenne des autres enseignants de l’OCDE en ce qui concerne la durée des vacances scolaires ( qui leur est si souvent '‘reprochée'’ ), ce ne serait que justice que leurs traitements soient aussi alignés sur la moyenne pondérée de ceux en usage au sein de cette même OCDE. Mais est-ce envisageable dans le contexte politique actuel ?


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Merci pour ce billet assez objectif. Il me parait toutefois utile de préciser que les enseignants sont payés sur dix mois, leur salaire étant ensuite divisé par douze.
Il me semble cependant que si l'on veut parler de rythme scolaire, il faudrait également étudier la répartition des trimestres qui rythment celle-ci. Par l'avancement à petit pas de la rentrée, quinze jours supplémentaires sont venus rallonger le premier trimestre. Loin d'améliorer la situation (je parle de ma propre opinion d'enseignant, aucune évaluation de ces deux semaines de cours en plus n'ayant été effectuée) le résultat est catastrophique avec des élèves complètement épuisés quand arrive Noël.
Par ailleurs, le troisième trimestre est quasi inexistant pour cause d'absence généralisée d'enseignants en correction ou surveillance d'examens divers. Pour prendre mon cas personnel, je ne fais plus cours depuis une semaine déjà et je vois mal quand je pourrais être présent dans mon établissement avant la rentrée prochaine, pour cause de correction du baccalauréat (je corrige quatre épreuves différentes). Voilà qui est savoureux; en effet, cette année les épreuves du bac ont été avancées pour moins perturber les cours... Cerise sur le gâteau, personne ne sait encore quand auront lieu les corrections des épreuves suivantes.
Dans ces conditions, à quoi bon raccourcir les vacances d'été?
Il nous faut cela depuis trop longtemps, c'est tellement évident!!
Plus de semaines d'écoles avec moins d'heures chaque jour, donc des vacances d'été plus courtes.
Mais il y a un autre paramètre qui va avec et dont vous ne parlez pas du tout
(parce qu'en France il est encore plus tabou que celui du mercredi?):
Avec cette augmentation du nombre de semaines et cette diminution du nombre d'heures par jour, il faut aussi changer le rythme quotidien:
Déjeuner à 11h, reprise des cours à 12h15 ou 12h30 voire 12h00
(ça fait à peine une heure ou une heure quinze pour la pause-repas et NON deux heures),
et fermeture des écoles dès 15h ou 15h15 maxi.
L'après-midi doit être long et très ressenti comme des "mini-vacances" quotidiennes, sur un rythme annuel très équilibré entre école et "hors-école".
Ce paramètre échappe aux Français parce que c'est toute la société française qui est basée sur le "huit heures midi deux heures six heures", passer tout son temps au turbin, avec ses QUATRE embouteillages auto par jour et son "vingt-heures" comme seul horizon de soit-disant détente le soir quand il fait déjà nuit et que la vie s'est arrêtée depuis longtemps.
Le pire c'est qu'il y a quand même quelques écoles en France qui fonctionnent comme ça (déjeuner à 11h et uniquement sport l'après-midi, jamais de cours), mais ce sont des exceptions expérimentales,
oui parce qu'il y a là encore un autre problème en France:
Quand on fait une expérience, au lieu de la faire sur tout le territoire pour se rendre vraiment compte de ce que ça donne
(et pour se donner vraiment tous les moyens de la faire sérieusement),
on fait semblant en la circoncisant à quelques privilégiés ou cobayes, puis on en conclut que ça ne marche pas
(alors que l'exp´rience, dans de telles conditions limitée, et bien n'en est pas une puisque non-représentative de l'ensemble du territoire, et ne peut raisonnablement déboucher sur aucune conclusion).
Autre avantage des vacances d'été plus courtes: on perd moins le fil des études.
Allez, quoi, un petit effort d'imagination, oui parce que c'est bien là que le problème se situe, j'ai l'impression!
Beaucoup de ceux qui envisagent consciencieusement une augmentation du nombre de jours par an, ne vont tout simplement pas au bout du raisonnement et n'imaginent pas les journées courtes et sympa que ça ferait, dont les fins-d'après-midi seraient autant de vraies coupures de vraie détente.
Tout un rythme humain et pas seulement scolaire, qui s'envisage en pleine intégration avec la vie de la société,
ce qui certes n'est pas le fort des Français puisque leur mentalité fait tout le contraire: elle est entièrement et profondément tournée dans un esprit de compartimentement de tout par rapport à tout, notamment de l'école par rapport au reste de la société.
+ 1 Axel (avec le commentaire precedent)
Le problème c'est qu'il faudrait organiser le temps périscolaire. Dans d'autres pays, soit les mères restent à la maison (ce qui n'est pas possible en France), soit l'école propose quantités de club: journalisme, peinture, écriture créative, débat, échecs, orchestre (avec instruments fournis par l'école), apprentissage de la conduite, et pas seulement du sport. Aux Etats-Unis, il y a même des clubs politiques, religieux, de la thérapie de groupe (les conseillers-d'orientation sont effectivement formés en psychologie sociale et clinique avec stages obligatoires, psycho étant une formation professionnalisante), un club chargé d'organiser des bals au lycée et des tombolas, etc.
Or, la question du budget alloué à tout cela se pose - quand on sait que près de la moitié des départements sont au bord de la faillite faute de reversement de ce que leur doit l'Etat....et que l'Etat coupe tous les fonds, partout, constamment.
Il y a aussi le surcoût demandé aux familles, quand on sait que certaines rechignent à payer, et que dans l'établissement d'un de mes gamins, les profs n'ont plus le droit de demander l'achat des cahiers d'exercices qui vont avec le livre pour cause "d'égalité des chances".
Exemple typique: dans certaines académies, les collégiens devaient apprendre la musique avec un "vrai orchestre", et donc on a demandé d'arrêter l'étude de la flute à bec. OK. Sauf que le "vrai orchestre" ne s'est jamais matérialisté, et maintenant les collégiens ne pratiquent plus du tout d'instrument. Avec cette libération du temps d'après-midi, je crains exactement la même chose: on promet des activités, et au final, ce sera "rien".
On pourrait garder les vacances actuelles pour les enfants mais en soustraire un mois pour les enseignants.
On ne voit pas en quoi cela serait de nature à améliorer les ''rythmes scolaires'' des enfants. Mais, en matière de ''raccourcissement,'' on voit bien que certains ont des idées courtes ( voire obsessionnelles ).
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Boddisatva,
Poujadiste perclus de passions tristes.
faire cour que le matin et sport l'après midi, va poser un gros problème de structures dans les communes et aussi pour les parents. J'ai lu sur courrier international qu'en Allemagne cette méthode était loin de faire l'unanimité, les parents travaillant, cela pose de gros problèmes.
Il me paraît évident que plus les enfants sont familialement éloignés d'un entraînement permanent de l'intelligence conceptuelle, plus la durée des interruptions/vacances est pénalisante pour leurs apprentissages.
Il me paraît tout aussi évident que raccourcir les vacances des enseignants sans revaloriser leurs rémunérations est une escroquerie inacceptable.
Le moment étant particulièrement mal choisi pour procéder à cette revalorisation, il semble urgent de raviver ce vieux slogan en déshérence "l'imagination au pouvoir".
Billet relativement confus, du moins sur les chiffres.
Le problème du temps passé à l'école est qu'il doit se penser en considérant aussi les moyens mis pour le temps passé en dehors de l'école, ou en dehors des heures de cours.
* une partie des heures de classes en France ne sont elles pas des heures de garderie déguisées?
* quels moyens pour les activités extra-scolaire : sportives, artistiques...
* quels moyens pour l'aide au travail personnel ou en groupe, pour les projets ?
* quels moyens pour les vacances ? 2 mois de vacances devant la télé ou pour faire des conneries en bas des immeubles?
* quels moyens pour la garde des enfants en fin de journée?
Ce que je vois en Allemage :
* effectivement moins de semaines de vacances : 6 semaines de vacances en été, reprise mi-août, pas de vacances de février, mais vacances de Noel de 3 semaines.
=> moins de problème pour faire garder les enfants pendant les vacances
* journées plus courtes, tous les enfants et ados étant sortis à 14h00 ou 13h30
* de moins en moins de moyens pour prendre en charge les enfants l'aprés midi
=> des mamans qui travaillent à mi-temps quand elles le peuvent
=> accroissement des inégalités
Même rythme scolaire ici en Irlande qu'en Allemagne.
Et même problème pour les mamans.
Des idées à creuser pourtant dans ce sytème.
Même chose en Scandinavie.
Mais ce problème n'est PAS la faute de l'école!
C'est cet arrangement qui est le bon.
Quant au problème des mamans et celui des inégalités croissantes, c'est un autre problème lié à l'économie financiarisée et au modèle devenu trop libéral de nos sociétés.
Trop contents ils seraient, de voir qu'on incriminerait l'école de leurs pressions sociales et professionnelles de plus en plus inhumaines!!
pourquoi du sport et uniquement du sport l'après-midi ?
il existe à Bordeaux un "lycée du matin " où l'on peut faire du sport l'après-midi si on le souhaite , mais aussi de la musique , du théâtre , des arts plastiques ... selon les goûts et les aptitudes de chacun .
Quant aux rythmes scolaires , que dire des vacances de février , faites pour favoriser les stations de ski , alors qu'un très petit pourcentage de jeunes peuvent profiter de ce genre de vacances , il vaudrait peut-être mieux favoriser les classes de neige et revenir à 3 vrais trimestres de longueur à peu près équivalente .
Le changement de rythme scolaire et la modification des dates de vacances évitent de se pencher sur les vrais problèmes du système éducatif français : la formation et le recrutement des enseignants , le nombre très insuffisant de surveillants , de conseillers d'éducation , d'infirmières scolaires par exemple .
Christine, ces autres questions que vous mentionnez avec raison ne sont pas évitées.
Elles sont traitées dans d'autres fils de discussion car vous avez raison elles le m´ritent.
Vous pouvez en parler ici aussi mais pas pour les opposer ni leur donner cette sempiternelle "fonction-annulation-renvoyage-dos-à-dos"...
Tout est lié.
On ne peut pas réfléchir sur les rythmes scolaires sans penser à tout le reste.
Et tout le reste, ça ne se limite pas à l'intérieur d'un compartiment étanche marqué "école".
Tout le reste, c'est aussi le fonctionement de toute la soci´té, voir notamment le commentaire de Oliv92, c'est aussi l'idée de précisément cesser de compartimenter mais au contraire de réfléchir à l'école en tant que une des composantes de tout un monde aux multiples composantes intégrées et interactives entre elles.
Sinon vous avez bien sûr raison et ça allait sans dire: on dit "sport" pour aller vite mais il y a bien d'autres activités extra-scolaires et tournées vers l'intégration à la société "hors-école"...
Tellement d'accord avec vous, Christine! On a l'impression que la seule alternative est le sport : le théâtre, la musique, les arts plastiques semblent ne pas exister dans l'esprit des responsables de la réforme ou faire partie de ces choses dont on pourrait tellement bien se passer. L'Histoire elle-même n'est-elle pas devenue une discipline superflue voire gênante, que l'on n'hésite pas à supprimer en Terminale?...
Michèle Pénalva
La cause de cette étroitesse de vue, à part le manque d'imagination et les diverses incompétences, c'est quand même une petite obsession causée par une vraie carence:
Les enfants français et les jeunes Français ne "font pas assez de sport", et ils en font moins que beaucoup de jeunes d'autres pays très développés et alphabêtisés.
Au lieu de poser cette question autrement, comme elle le devrait, on vient l'amalgamer avec la question du rythme scolaire. Mal barrés pour réfléchir et arriver à quoi que ce soit!
Vous avez raison: si on n'aime pas le sport on doit pouvoir faire le minimum scolaire et rien d'autre.
Les après-midis, rien ne devrait être imposé à ceux qui préfèrent par exemple la musique ou le théâtre.
Après,
traiter le problème du "pas assez de Français sportifs" se ferait éventuellement si le problème persistait,
ce dont je doute car je crois que dans la configuration après-midis libres que je préconise, beaucoup qui refusaient le sport à l'école en feront dans des clubs privés (je pense par exemple pour beaucoup de filles sports de combat ou yoga...) ou au sein de leur municipalité.
Cette question du sport, encore une fois, serait mieux traitée au niveau de la société, plutôt que d'en charger encore une fois l'école qu'on charge déjà de toutes sortes de trucs fous du genre Jardin d'Enfants pour les moins de six ans mais aussi par exemple le fameux Rôle Educatif
(prendre la place et les responsabilités de la famille)
dont la famille se défausse sur l'école depuis belle lurette avec un naturel incroyable, comme si les profs pouvaient pallier aux manques causés par les modèles sociaux ultralibéraux désastreux...
et que faire des élèves qui seront dispensés d'éducation physique ? L'idolâtrie du sport n'a-t-elle pas des relans fascisants d'idéologie hygiéniste ? Le problème soulevé par Oliv92 est réel : l'organisation du temps extra-scolaire est évacuée avec le raccourcissement facile des grandes vacances. Personnellement, je n'ai pas souvenir d'avoir souffert de mes grandes vacances mais plutôt des devoirs imposés pendant celles-ci pour être en avance à la rentrée sur mes petits camarades.
(Christine Roux a écrit une phrase qui vous a échappé):
"Il existe à Bordeaux un "lycée du matin " où l'on peut faire du sport l'après-midi si on le souhaite, mais aussi de la musique, du théâtre, des arts plastiques... selon les goûts et les aptitudes de chacun"
Voilà c'est tout: cessons de se focaliser sur le sport. Si on préfère d'autres activités extrascolaires c'est aussi bien que le sport.
C'est le "extra-scolaire" qui est important dans l'histoire.
Ah et pas besoin que ce soit au sein de l'école. Au contraire c'est mieux si c'est extra-scolaire: clubs, municipalités, troupes amateurs ou professionnelles, cinéma du quartier, courts de tennis municipaux etc etc etc.
Les comparaisons avec les autres pays de l'OCDE sont difficiles à mener terme à terme. En effet, dans nombre de ces derniers, l'après-midi est occupée par des cours privés permettant aux élèves de compléter ce qui n'est pas enseigné le matin.
Dans le débat actuel, la focalisation sur le sport me paraît significative. Ce sont toujours les mêmes élèves qui sont visés. Absentéistes, par la grâce de l'exercice physique (à quand le retour de la Force noire chère au Colonel Mangin?), ils reviendraient à l'école pour... se défouler. Après une après-midi de sport, on peine à imaginer qui que ce soit passer une soirée à lire.
En bref, ce débat, comme toujours ouvert sous les auspices des bons sentiments et du benchmarking (cf. les remarques d'Éric Maurin sur la difficulté à comparer les systèmes éducatifs dans son ouvrage La question scolaire), est un formidable moyen de marchandiser l'après-midi, tout en rendant plus prégnantes encore les inégalités. Car, pour avoir participé à une opération Collège ouvert (ouverture d'un établissement au début des vacances d'été et avant la rentrée), je peux témoigner que les activités culturelles intéressaient toujours les mêmes. Avec une exception, ceux qui étaient trop petits pour participer aux activités sportives.
Après l'annonce de la mise à mort de la scolarisation à deux ans, la question de l'enseignement le matin rend concrète la marchandisation de l'éducation. La réflexion sur les contenus, sur la répartition des activités dans la journée et dans l'année, au sein de l'Éducation Nationale, tel devrait être le cadre du débat.
Je suis totalement pour une refonte du rythme scolaire mais je souligne le point de vue de Christophe, très clairvoyant, au sujet de cette ouverture à la commercialisation de services nouveaux.
L'idée (utopique) serait de répartir autrement les enseignements, mais de garder sous la responsabilité publique (et le financment) l'organisation du reste du temps (sport,musique ...) afin que les inégalités ne s'engouffrent pas dans cette brèche.
Quand je vois les mômes aller au bahut, je les plains toujours. Ils sourient, déconnent, se chamaillent avec tellement de candeur. Je doute fortement de la volonté de construire une école vraiment généreuse du savoir. Jules Ferry ne doit pas reposer en paix, son bel idéal est chaque matin toujours plus norci. Tous les ministres réactionnaires successifs de l'Education Nationale qui établissent ces programmes sont des "casseurs" aussi violent qu'une bande de "Hooligans". Les nouvelles propositions, les programmes établis ne sont-ils pas volontairement mauvais ? Le système ne se préocupe-t'il pas seulement de maintenir à leur place derrière les mêmes barrières sociales les catégories desquelles elles sont originaires ? Combien de de filles, de fils du Monde d'en bas dans les grandes écoles ?!!!!!
Et pour terminer le parcours scolaire, "Apéro géants", juste pour se défoncer, sans revendications, sans idéal, sans réel projet. C'est affligeant, après ces années d'études. Comment peut-on si ce n'est que volontairement désintéresser ces élèves du véritable trésor qu'est la connaissance ?!!!! Comment peut-on si ce n'est que volontairement démobiliser la véritable force d'un individu, qui est de savoir, pour enfin pouvoir résister ?!!!!!
Finalement ne souhaite t'on pas seulement en faire du petit personnel docile, des consommateurs aliénés, des électeurs débiles ?!!!! L'appauvrissement est général dans notre belle France. Pour les petits et les grands !!!!
Il est toujours temps de faire la Révolution générale, la Révolution de l'intelligence !!!!!
Vous avez raison sur l'esprit de soumission et de castes qui est enseigné à l'école, mais encore une fois, ce n'est pas de la faute de l'école!!
C'est l'école qui est utilisée en France (pervertie) pour fabriquer des sujets féodaux soumis.
Ce qui n'est bien entendu pas le rôle de l'école, travaillons donc à sa libération, qu'elle puisse enfin jouer le rôle pour lequel elle est conçue,
mais ça passe par comment on voit la société et quelles tâches on assigne à l'école, bref ça s'organise hors-ecole
(par exemple, l'école ne devrait pas être confondue avec le Jardin d'Enfants, or en France elle l'est puisque les Français acceptent sans rire et sans s'étrangler de surprise outrée, qu'on soit scolarisé DÈS l'âge de TROIS ANS!!!).
à Axel J,
C'est ok, notre problème est avant tout politique, mais aussi médiatique qui ne colportent que les Copier/Coller des Ministères.
J'écoute quotidiennement France Info, P......, de démocratie !
Bien à Vous.
derrière le débat sur le raccourcissement des vacances scolaires des enfants se profile aussi celui du raccourcissement des congés payés des parents. N'oublions pas la promesse électorale de Nicolas Sarkozy : remettre la France au travail.
On ne se lasse pas de tes billets excellents et enrichissants, cher Claude, merci.
Attendons de voir comment les lobbies hôteliers et touristiques vont intervenir.
Ce sont eux que l'on écoutera . Il faut s'attendre a un saucissonage en Zônes des congés, même d'été de manière a répartir la mane et inciter a élargir a toute l'année la répartition du potentiel "marchandise touristique" que sont les familles en vacances.
Je suis sans doute d'un pessimisme que vous trouverez excessif mais cela fait partie de la marchandisation de l'ensemble "éducation"
à Gmm,
Vision pessimiste, non. Visionnaire, Oui.
A plus...
Les enseignants payés sur 10 mois puis la division par 12 de ce salaire de 10 mois pour obtenir le salaire mensuel est une légende qui a la vie dure. Les professeurs sont payés sur 12 mois.
D'autre part, les enseignants français, en terme de paie, terminent leur carrière là où les Allemends la débutent presque : France, fin de carrière (Prof d'école ou de collège) 2500 euros nets; Allemagne, début de carrière, 2300 euros nets ...
S'il faut donc s'aligner sur nos voisins en durée annuelle de classe, il va être très dur d'aligner les salaires français sur les paies allemandes ! Et ceux qui aiment les professeurs hurleraient !
Faux sur les 12 mois :
"c’est à cause de ces trois mois de vacances que le décret du 10 juillet 1946, concluant sur les délibérations des 6 janvier 1945 et 11 avril 1946, a fixé le traitement des enseignants au 10/12ème de celui des autres fonctionnaires de grade équivalent. "
Vu ici:
http://www.marianne2.fr/Salaire-des-profs-les-vacances-ont-bon-dos_a194120.html
Un enseignant d'école ou collège débute à 1300 euros nets en France à l'issue de sa titularisation (Licence + 1 an de préparation au concours + 1 an de formation jusqu'à cette rentrée). (ci-dessus, lire Allemands).
Tout à fait d'accord pour reconsidérer le rythme scolaire des enfants en allant vers des journées de cours plus courtes et favoriser les arts ou le sport qui font si cruellement défaut au risque de raccourcir les vacances d'été. Mais il faudra effectivement revaloriser les salaires des enseignants et se donner les moyens de proposer des activités complémentaires en après-midi. Hors de question de demander aux enseignants de faire de la garderie pour suppléer aux carences de la société .... On pourrait peut-être aiussi bientôt nous demander de border les enfants chaque soir et leur lire leurs histoires.... Certains ne se rendent pas compte de l'énergie que ce métier mobilise auprès des élèves, de la fatigue nerveuse qu'il génère et du travail qu'il demande au quotidien: préparations permanentes,
, corrections non stop, rencontres parents/profs, entretiens individuels quasi quotidiens avec les élèves, sorties scolaires, tâches administratives... Ceux qui ne sont jamais descendus dans l'arène d'une classe ne peuvent pas savoir et je suis toujours attristée de constater que certains blogueurs nous soupçonnent de "faire de la garderie" et envisagent de nous presser encore davantage jusqu'à ce que les pépins craquent!
Je suis un pépin en train de craquer : directrice d'école, on me retire depuis trois semaines l'enseignant en charge de la CLIS ( classe pour les enfants en grande difficulté dont un élève autiste) pour qu'il aille suppléer au manque de remplaçants, Il est remplaçant au départ mais affecté dans notre école depuis le début de l'année.
Donc, deux jours par semaine, nous nous répartissons ses élèves sur 4 classes. Une superbe ambiance de travail, n'est-ce pas ?
Je me souviens d'élèves rencontrés pendant les "grandes vacances" qui me disaient "on n'a rien contre ces deux mois de vacances d'été, mais après un mois, on n'a plus d'argent et on ne sait pas quoi faire !"
Pour étaler les temps de travail, on pourrait commencer par maintenir les cours jusqu'à l'avant dernière semaine de juin, la dernière étant réservée aux examens. Cela ferait gagner près de trois semaines de cours.
Si, si c'est possible !!!
Mes enfants ont fait une bonne partie de leurs études primaires et secondaires dans des lycées franco-latino-américains. Les cours se terminaient entre deux heures et quatre heures de l'après-midi. Les élèves avaient donc le temps de se donner à d'autres activités. L'ambiance était tout autre que ce que j'ai pu voir dans la quinzaine de collèges et lycées où j'ai travaillé en tant que "bouche trou" (prof. d'anglais puis "conseiller d'éducation"). A La Paz, par exemple, plus de la moitié des élèves se retrouvaient - de leur libre initiative - au "colegio franco-boliviano", le samedi matin. C'était l'un de leurs lieux de vie. Alors qu'en France, je me souviens d'un élève de lycée qui me disait : "Ici, c'est pas chez nous !"
Un étalement des temps de travail, cela peut aider à améliorer l'ambiance entre élèves et entre élèves et professeurs.
Hélas, ce n'est pas possible. la fameuse "reconquête du mois de juin" est une annonce pure.
D'abord, les épreuves du bac durent 3 semaines. Elles comprennent des oraux, pour lesquels on envoie les professeurs au bout de leur région. Donc, pendant ces semaines-là, les profs ne sont pas là. Et d'ailleurs, les élèves non plus, qui ne viennent plus en cours et préfèrent réviser chez eux, voire venir au lycée et travailler à la bibliothèque.
Avant que les élèves ne passent leurs épreuves (et il est nécessaire de leur donner au moins une semaine pour réviser), les profs jugent leurs voeux d'orientation, dont ont besoin les prépas, les IUT, les écoles, etc, pour constituer leur promotion de l'année suivante, et faire savoir aux élèves s'ils sont admis ou pas, la réponse devant leur arriver à peu près au moment des résultats du bac pour qu'ils puissent trouver autre chose ou s'inscrire en fac s'ils n'ont pas été admis où ils le souhaitaient tout d'abord.
Donc, dans les lycées, au mieux, le dernier mois est occupé à tout cela.
Dans les collèges, c'est différent. Le Brevet se passe sur 2 jours, et en juillet, donc théoriquement tout le mois de juin est travaillé. Dans la réalité, les 3e, notamment ceux qui veulent aller en Bac Pro ou en CAP ou faire un apprentissage, doivent avoir la décision du conseil de classe avant le 15 juin, parce qu'ensuite l'établissement d'accueil leur fait savoir s'ils sont pris, et s'ils ne sont pas pris, ils doivent trouver autre chose, etc. Quant à ceux à qui les profs demandent de redoubler, et qui ne veulent pas, ils ont droit à une commission d'appel, et tout cela prend du temps. Donc, 2 à 3 semaines avant le brevet, les collégiens sont déjà "en vacances".
Reste l'école primaire, où les élèves travaillent réellement jusqu'à la fin, mais sans rien apprendre de nouveau, car en juin ils sont épuisés.
Ah, j'oubliais: dans bon nombre de nos établissements scolaires fabriqués sur le modèle cages à lapins dans les années 60 et 70, dès que la température dépasse 20 degrés dehors, c'est étouffant à l'intérieur où les températures dépassent les 30 degrés. Donc travailler en juillet supposerait un budget pour l'isolation ou l'installation de ventilateurs...
De toutes façons, si jamais on voulait les faire travailler jusqu'au 14 juillet, il faudrait intercaler des petites vacances au moment des ponts de mai, et faire en sorte que les vacances de Pâques ne s'étalent pas jusqu'en mai.
La réalité dans les années à venir c'est quand même le bourrage des
classes dans le primaire, alors les longues causeries sur les rythmes
scolaires ...
Oui, don't forget !
ah oui c'est une super idée..... on revalorise les salaires mensuels, au niveau des Allemands, y compris pendant les vacances, on propose des journées allégèes, avec les activités sportives, artistiques, musique , dessin .....
On propose un poste de travail individuel dans l'établissement, raccordé au reseau informatique pour chaque prof, les établissements ouverts 24 h sur 24 toute l'année vacances comprises pour que les profs puissent travailler sur place, des installations sportives suffisantes, stade, salles de sports et salles spécialisées vestiaires avec sanitaires pour les élèves et les profs, une salle de spectacle pour les manifestations internes du lycée, des classes de 25 élèves maximum, je suis sûr que l'amélioration sera sensible, tant au niveau de l'engagement des profs que des élèves.comment ? Vous dites que ça va coûter trop cher ? et l'avion de Sarko, et les gardes du corp, et les salaires des cumulards, et les commisssions et rétrocommissions, et les cadeaux fiscaux, ect...... la liste est longue , ça ne coûte pas trop cher ?
ah vous n'êtes pas d'accord nous n'allons pas dans cette direction là ..... dommage!!!!!!!
C'est ok de mon côté...
je vais me permettre de rajouter..... que ce que je viens de décrire, ça existe, dans le public, mais oui, et même pas loin de chez nous.... et même que les salaires sont deux fois celui des allemands......en début de carrière.
Comme quoi tout est possible, il suffit de vouloir s'en donner les moyens.
En tant qu'instit, je suis tout à fait pour un raccourcissement du temps d'école quotidien. Mais la grande question sera celle de l'organisation du temps de travail des parents. Quelle entreprise va accepter qu'une partie de ses employés finissent à 15h. Et, quand j'entends parler d'activités sportives ou culturelles l'après-midi, je me demande immédiatemment quelle commune aura les moyens de les mettre en place ? En Allemagne, les enfants dont les mamans travaillent sont livrés à eux-mêmes l'après-midi, les communes ne pouvant plus assurer les activités périscolaires (1 piscine sur 4 a fermé en 4 ans dans le Saarland, région frontalière à la mienne).
Oui, la grande question est en effet d'abandonner enfin notre modèle actuel qui date de l'Ere Industrielle du Pétrole Bon-Marché, modèle qui arrive en fin de course, complètement perverti même aux yeux du plus fervent capitaliste, complètement confisqué par une petite caste de brigands déguisés en financiers.
Ce n'est pas "une partie des employés" qui doit finir à 15h mais tous.
Une seule petite pause-repas (à 11h c'est meilleur pour la santé et c'est plus "bio") d'une heure, comme le font déjà depuis toujours les Parisiens à Midi donc c'est faisable:
Cela diminuerait aussi par DEUX les coûts et le stress des transports, et aussi par DEUX la pollution automobile, puisqu'il n'y aurait plus que deux embouteillages par jour au lieu de quatre.
On dînerait tôt comme les Anglais et comme plus de la moitié des Européens, puis on aurait encore deux heures de conviviales avec la Lumière du Jour le soir.
On ne se sentirait pas sous pression en permanence, avec ensuite un mois d'Août infernalement booké pour soit-disant "décompresser".
On se sentirait "en vacances" pendant deux heures de chaque jour.
Une telle vision de la société ferait boule-de-neige et serait naturellement propice à ce qu'on se crée avec enthousiasme et imagination, toutes sortes d'activités qui recréeraient le sentiment social de faire partie d'une communauté d'êtres humains qui ont les mêmes intérêts et qui s'aiment.
L'école,
elle aussi se mettrait facilement au diapason de ce genre de façon de vivre.
Votre réflexion ne tient pas compte de l'organisation des Regroupements pédagogiques Intercommunaux. En effet, si la pause méridienne débute à 11h15, les élèves passent 40 mn dans les transports pour rentrer chez eux puis revenir à l'école...Vous avez une vision urbaine des choses.
Quand on a qu'une petite heure pour le déjeuner, on ne rentre pas chez soi, on mange à la cantine ou dans un restaurant d'entreprise.
Ça allait sans dire dans ma vision, surtout que je précisais qu'on supprimait du même coup deux transports par jour, sur les quatre actuels.
Les-deux-qu'on-supprimerait-seraient-celui-de-midi-et-celui-de-14h.
Il n'y aurait plus que deux trajets par jour: celui du matin vers l'école, et celui de 15h de retour de l'école.
Pareil pour les adultes:
Un trajet le matin pour aller bosser, et un trajet à 15h pour rentrer à la maison ou partir jouer au foot ou au bridge ou chanter à la chorale etc etc etc.
Ceci n'est PAS une vision spécialement urbaine. En fait je me base sur ce qui se fait en Finlande: plus rural tu meurs!
C'est tout le pays qui "se ressent" comme un village,
dans ce genre de société.
Bonne diversion ! Pendant qu'on parle rythmes scolaires, on oublie les coupes sombres qui se préparent dans l'éducation nationale en matière de taux d'encadrement, de remplacement etc ...
Bonne diversion ! Pendant qu'on parle rythmes scolaires, on oublie les coupes sombres qui se préparent dans l'éducation nationale en matière de taux d'encadrement, de remplacement etc ...
Un petit pb: si les journées scolaires étaient plus courtes, certains pourraient passer aux cours particuliers qui fleurissent dans de nombreux pays. Et ça reviendrait au même.
Ceux qui en auraient encore besoin malgré l'amélioration notable du niveau général, oui, le feraient, et sans que ça les stresse trop (contrairement à aujourd'hui).
Mais compter sur les cours particuliers, c'est un mauvais calcul et un constat d'échec, quel que soit le système et quels que soient les types de calendriers annuels et emplois-du-temps journaliers.
Et ça, on le sait, aussi bien chez ceux qui font des journées de fous à la française, que chez ceux qui se ménagent une approche détendue de la vie au quotidien.
Axel, là est un vrai problème, gravissime : en 15 ans, les cours particuliers ont explosé.
La faute à ?
trop long à dire. Mais un constat : l'aggravation de l'élitisme, la perte de la notion de "mission" du service public, et la progression d'une vision technique des problèmes (ce qui est le cache-sexe d'un air du temps que je ne qualifierait pas car on le connaît trop bien)
+1
Ce qui permet de dire qu'au delà de la question des rythmes deux réflexions doivent être menées :
quelle éducation voulons-nous ? l'idée exclusive du sport l'après midi est à cet égard, en effet consternante comme il a été dit plus haut quel est son prix ?Concernant la première, il faudrait je crois partir d'un constat évident : toute activité est par définition éducative. Il faudrait donc développer.
Qu'est-ce qui doir relever de l'éducation formelle ? qu'est-ce qui peut être laissé aux hasards de l'éducation non formelle ? peut-on construire un domaine intermédiaire ? comment garantir l'égalité en droit ?
Ceci amène à dire que la question du prix, ou des moyens est infiniment plus complexe que ne le laissent croire les controverses habituelles. Mais je ne crois pas qu'elle soit insurmontable.
J'avais déjà proposé d'engager le débat à travers deux billets :
- sur la priorité éducative et son urgence
- et "éducation : tout repenser"
Je trouve dommage d'opposer sport et activités culturelles, d'autant qu'à l'école , (de la maternelle au lycée) le mot n'apparaît pas dans les programmes, il est question d'éducation physique et sportive. Par exemple, parmi les compétences visées figurent des activités à visée artistique telles que la danse contemporaine.
Le but de l'école devrait être de proposer (entre autres) aux élèves un parcours culturel et sportif équilibré, varié, riche d'expériences motrices et sensorielles. Cela suppose de la formation pour les enseignants (réduite aujourd'hui à néant par le gouvernement de Sarkozy en ce qui concerne la didactique et la pédagogie) et des moyens: plus d'équipements sportifs et culturels de proximité, plus de projets du type des classes à projets culturels crées par Lang et supprimées par la droite faute de crédits dans les rectorats, plus de matériel dans les écoles et les établissements scolaires.
Ce manque de moyens limite considérablement une réforme des rythmes scolaires telles que proposée par Montagner ou Testu: le risque est grand de retrouver les enfants livrés à eux-mêmes dans les banlieues et les zones rurales, les activités de l'après-midi étant payantes ou trop éloignées. On retrouve le modèle allemand qui ne fait plus rêver les Allemands depuis longtemps. Et pourtant, ils disposent de beaucoup plus d'équipements qu'en France (les piscines par exemple).
Enfin, on ne peut envisager une réforme des rythmes scolaires, (et je souhaite une augmentation du nombre de jours et une diminution de la durée de la journée pour les apprentissages), sans poser le problème du contenu (les programmes) et des conceptions de l'enseignement (la suppression du redoublement par exemple). On revient encore et toujours au problème de la formation des enseignants, littéralement massacrée par ce gouvernement pour des raisons d'économie. Mais l'idéologie n'est pas absente de ces décisions.