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Des établissements de «réinsertion scolaire»?
Luc Chatel inaugurait ce lundi le premier d’entre eux. En réalité, cette création est à l’intersection de l’accentuation de la politique sécuritaire impulsée ces derniers temps et d’une certaine affirmation du "mérite"’ comme principe de base de l’Ecole.
Le ministre de l’Education nationale inaugure ce lundi à Saint-Dalmas-de-Tende ( Alpes maritimes ) le premier " établissement de réinsertion scolaire ". La circulaire du 15 juillet 2010 indique que " conformément aux engagements du Président de la République, les élèves particulièrement perturbateurs pourront être sortis de leur établissement et placés dans des structures adaptées, aussi longtemps que nécessaire ".
Il est donc prévu un nouveau type d’établissement, qui se situe entre les classes ou ateliers ‘’relais’’ ( qui réinsèrent la plupart de leurs élèves au bout de deux ou trois mois, ‘’normalement’’ ou à peu près ‘’normalement’’ selon les notes du ministère qui se sont succédé chaque année depuis leur création ) et " les centres éducatifs fermés " ( qui accueillent des élèves condamnés par la Justice ).
Ces nouveaux établissement, destinés à des élèves de 13 à 16 ans pour une durée d’ " au moins un an " ( renouvelable deux fois, soit jusque à la fin de la scolarité obligatoire ), doivent s’inscrire dans des partenariats, notamment avec les ministères de la Justice et de la Défense, et les collectivités territoriales.
Le 24 mai 2010, lors d’un déplacement à Beauvais ( Oise ) consacré au thème de la lutte contre l’absentéisme et les violences scolaires, Nicolas Sarkozy annonce que " dès le mois de septembre prochain, une dizaine d’établissements de ce type vont ouvrir en France, dont trois en Seine-Saint-Denis, et un dans le département de la Somme ".
Mais le Conseil général de la Somme ( majoritairement à gauche ) décline ‘’l’offre’’ du recteur d’Amiens. Et le président ( de gauche ) du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Claude Bartelone, met en avant le dispositif mis en place par le conseil général en collaboration avec l’inspection académique et les mairies concernées ( dans 24 collèges de 10 villes de Seine-Saint-Denis, à partir de septembre 2010 ). Des associations, des médiateurs ou des éducateurs spécialisés recrutés par les villes accueilleront les jeunes exclus pendant la période d’éloignement de l’établissement ( l’équipe éducative du collège étant également impliquée ) ; ce dispositif ayant été testé " avec succès " lors de l’année scolaire 2009-2010 à Stains et Pierrefitte. " Nous sommes là dans un dispositif de prévention, à la différence des établissements de réinsertion scolaire ", souligne Claude Bartelone.Finalement, le ministère annonce que trois "établissements de réinsertion scolaire" vont être créés fin octobre pour accueillir les élèves ''perturbateurs'' de Seine-Saint-Denis: 20 iront à Craon ( en Mayenne ), 10 à Port-Bail ( dans la Manche ), et 20 dans un lycée d'enseignement catholique à Vaujours ( en Seine-Saint-Denis ).
En définitive, le premier " établissement de réinsertion scolaire " a été créé à l’initiative ( précipitée ) du président du Conseil général des Alpes maritimes – Eric Ciotti – par ailleurs secrétaire national de l’UMP en charge de la sécurité. Eric Ciotti a été le rapporteur de la loi sur les violences en bande, et il a été à l’origine du texte prévoyant la suspension des allocations familiales pour les parents des enfants absents à l’école. En août dernier, il a été l’auteur d’un projet ( rejeté par François Fillon ) qui envisageait que " soit puni de deux ans de prison et de 30000 euros d’amende le fait pour le père ou la mère de laisser un enfant mineur, lorsque celui-ci a été poursuivi ou condamné pour une infraction, violer les interdictions et les obligations auxquels il est soumis ".
Et c’est donc lui qui s’est ‘’précipité’’ pour cette ‘’première’’, selon les dires mêmes du vice-président du conseil général des Alpes maritimes José Balarello ( conseiller général du canton où s’est faite l’installation ) qui a été " mis devant le fait accompli ".
Les auspices et les circonstances de la création de ce premier " établissement d’insertion scolaire " ne devraient d’ailleurs pas surprendre outre mesure lorsque qu’on ne cherche pas ( par delà le ‘’petit doigt’’ de l’intitulé " réinsertion scolaire’’ ) à se cacher ce qui est foncièrement recherché.
D’autant que Nicolas Sarkozy a été finalement assez direct lors de l’allocution qu’il a prononcée jeudi dernier à Marly-le-Roi pour l’inauguration de l’un des premiers " internats d’excellence " qui sont l’autre face de cette politique ( des " internats d’excellence " pour les uns, des " internats de réinsertion scolaire " pour les autres… )
Il est d’ailleurs caractéristique qu’il ait parlé en même temps et dans le même discours des uns et des autres, et à partir d’un même principe de base : le " mérite " ( à combiner ou non avec le " disciplinaire " ).
" A Marly-le-Roi [a-t-il dit ] ce sont des enfants méritants dans le cadre de familles modestes à qui on va donner une chance supplémentaire. Dans l’internat d’excellence, il n’y a aucune dimension disciplinaire. Ce n’est jamais une sanction que d’arriver dans un internat d’excellence. C’est une récompense, c’est une promotion, c’est une opportunité, c’est une chance ".
" Je voudrais dire aussi que les internats d’excellence ne sont pas la seule nouveauté de la rentrée. Lundi, le ministre Chatel inaugurera à Tende le premier établissement de réinsertion scolaire. Là, nous sommes dans une dimension totalement disciplinaire, je dirais exclusivement disciplinaire ".
Et Nicolas Sarkozy de conclure : " La République, c’est celle qui doit promouvoir celui qui le mérite et qui doit sanctionner celui qui le mérite ".
Cela a au moins le ‘’mérite’’ de la clarté : les établissements de ‘’réinsertion scolaire’’ ont toutes les ‘’chances’’ d’usurper leur nom.


Tous les commentaires
Merci, Claude Lelièvre !
Quand on sait la complexité de la mise en place de structures recevant des adolescents présentant des difficultés, on peut se poser des questions sur ce qui a l'air d'être créé si rapidement et sans coordination, semble-t-il, avec les acteurs locaux.
Cette complexité tient à celle de cet âge instable et qui représente une crise en soi ; elle tient aussi aux rapports ambivalents que les jeunes peuvent avoir avec les adultes, parents, enseignants et éducateurs, aux phénomènes de groupes, particulièrement importants à cet âge où le jeune s'identifie à ses pairs, et qui peuvent entrainer des contagions de passage à l'acte par concentration de jeunes gens ayant des problèmes voisins. S'il est question d'une réinsertion scolaire, la question de la phobie scolaire, et de la solution trouvée par le jeune d'une réponse en forme d'opposition, ne peut se résoudre par une injonction au travail qui peut se révéler, non seulement inefficace mais aussi contre-productive. Aider un jeune à réinvestir l'apprentissage n'est pas chose aisée, et nécessite une confiance de sa part envers les adultes qui l'entourent.
Si une aide doit être apportée aux jeunes en difficulté scolaire, il semble important de bien réfléchir à la forme que cette aide peut prendre : en effet le point de vue disciplinaire, s'il est exclusif, n'empêche pas la réalité des autres aspects de la problématique de ces jeunes d'être active. Et, faute d'en tenir compte, ces autres aspects pourraient être déterminants pour l'avenir de ces jeunes.
On peut trouver des éléments historiques sur cette question dans l'article de Jacques Bourquin de juin 2002 sur le Monde Diplomatique "Jeunes délinquants entre éducation et punition ; le fantôme des maisons de redressements".
Tout le monde sait, ou devrait savoir, que l'effort humain (et cela est d'autant plus vrai encore lorsqu'il s'agit de l'effort scolaire), est en relation étroite avec la probabilité d'une "récompense", qui est soit l'accès à un rôle actif et satisfaisant dans cette société, soit une promotion sociale, soit une possibilité de participer à l'élaboration de cette société... or la politique de déresponsabilisation des entreprises, de désastre social que mène notre gouvernement est en train de vider la motivation (au travail scolaire) de toute sa substance. Comme dans d'autres domaines, ce gouvernement semble miser ici sur l'obéissance et la soumission... et sur la mise en scène démonstrative de l'Autorité. Pitoyable et dangereux.
Chaque jour, nous savons un peu mieux à quoi nous en tenir.
Merci Claude Lelièvre
Merci Claude Lelièvre
Très bon Billet, comme d'habitude
J'allais écrire "pitoyable et dangereux", mais c'est déjà pris ...
Le propre de la bêtise est qu'elle ose tout (pour reprendre ce que disait Audiard). Quant elle est au Pouvoir, cela donne des populations saccagées, des générations sacrifiées et des drames humains à n'en plus finir. Envie de vomir.
Je ne suis pas loin de considérer que nous sommes en situation de guerre civile avec les institutions érigées contre la population. Et je vois de moins en moins comment "tout cela" pourrait se terminer dans le calme. Même la soumission a des limites.
Exclure, surveiller, punir, enfermer...les plus fragiles. Des solutions pour les sots , les paresseux et les dangereux idéologues.
Qui s'intéresse vraiment à la jeunesse actuellement ? Merci donc, cher Claude Lelièvre, pour cet article clair. Et je rejoins entièrement l'avis de Serge Koulberg.
Excellent billet mais il convient de revoir quelques notions de géographie:
-St Dalmas de Tende (Village du Canton de Tende) se situe dans le département des ALPES MARITIMES (06).
- ERIC CIOTTI est donc Président du Conseil Général des Alpes Maritimes (Ancien Directeur de Cabinet de C.ESTROSI "brillament élu" conseiller général du Canton de ST MARTIN VESUBIE (06) par la grâce de Mr Gaston FRANCO qui ,opportunément,ne se représentait pas!!!!).
Merci. Dont acte...Et quelques précisions supplémentaires pour ce qui concerne la Seine-Saint-Denis.
Billet remarquable qui montre que les gesticulations affligeantes de ce zélé du sarkozysme, qu'est Chatel, n'ont d'autre but que de créer de nouveaux ghettos.
J'ajoute les miens aux précédents remerciements; nous comptons sur votre vigilance
.
jpylg
quand on connait les trésors de créativité et de patiente attention dispensés dans toutes les structures associatives et éducatives pour parvenir à réconcilier avec l'école des gamins en perdition et qu'on sait que des résultats sont obtenus, même là où l'on pouvait n'en pas espérer, on ne peut qu'être catastrophés par l'improvisation dramatique qui semble caractériser l'ouverture de ces "internats de la réinsertion scolaire" : quelles méthodes, quelle pédagogie - pour ne pas dire quelle philosophie ? hormis la violence que véhicule le mot même de réinsertion ? quand ça n'arrive pas pas à entrer ou à rentrer, y a qu'à forcer un bon coup, ça passe ou ça casse... hallucinant ! mais sans doute n'est-ce qu'une réaction de "bien-pensant."
sans doute n'est-ce qu'une réaction de "bien-pensant
Je suis tout à fait convaincu qu'ils n'ont absolument pas Pensé.
Ils ont appliqué des principes autoritaires issus de leurs insuffisances intellectuelles personnelles à des mécanismes comptables.
Complètement d'accord avec la plupart des commentaires et notamment celui de samines. Je suis scandalisée par de telles mesures encore une fois dures et répresssives. L'incroyable violence et l'immense bêtise de ce sarko (et ses sbires) nous mènent tout droit à l'apocalypse...
Ce n'est pas encore très précis mais j'ai la terrible sensation que le nabot souhaite ardemment l'affrontement avec le peuple, mais comme celui-ci tarde à se soulever, il prend une autre piste, celle des jeunes dont il sait si bien attiser les réactions vives
j'espère me tromper mais la tournure que prennent les dispositifs de ce gouvernements de débiles profonds concernant les "jeunes en difficulté" m'inquiète vraiment...
Ou alors je n'ai pas tout compris et j'ai besoin de votre aide éclairée !
Bonjour,
Je ne sais pas si vous avez suivi de près le nouveau dispositif destiné à remplacer les "zones d'éducation prioritaire" ou "ambition réussite" ou tout autre label...
Jusqu'ici, un enseignant "en ZEP" était gratifié d'une prime et de points supplémentaires pour sa mutation. Le dispositif prévoyait en outre des moyens supplémentaires et des effectifs limités par classe.
Dans l'un de ses innombrables effets d'annonce, Luc Châtel a annonce la naissance d'un nouveau dispositif : CLAIR avec toute une série de mesures prévues :
- le choix des enseignants par le chef d'établissement
- des moyens supplémentaires
- la mise en place d'un préfet d'études (sur le modèle anglo-saxon)
Une première liste d'établissements a été publiée au BOEN en juillet dernier. Ils sont très peu nombreux et le dispositif est destiné à se substituer à l'existant.
Ce qui signifie dans une échéance très proche : disparition des ZEP (quid de la prime ? des points . des effectifs ?) et accent mis sur quelques établissements sur critères pour le moment totalement opaques.
Concrètement à Nanterre : un seul établissement est entré dans le dispositif sans aucune consultation préalable. Voir les premiers échos ci-dessous.
L'inspection académique affirme que le statut ZEP n'existe déjà plus. Nous sommes le seul lycée général de Nanterre et on nous annonce possiblement des effectifs pouvant grimper à 36. Vous êtes les bienvenus dans la classe pour voir ce que ça donne... Pour le moment, nous tenons, y compris grâce au chef d'établissement.
Nous ne savons rien des points et primes. Inutile de vous dire que de nombreux collègues attendent de retourner dans leur académie d'origine ; avec le blocage des postes par les stagiaires et la suppression éventuelle des points des zones prioritaires ; leur avenir s'annonce assez sombre.
Comme pour le reste, la gestion est totalement pragmatique et dé-réglementée. Aucun véritable écho syndical sur la question non plus mais il est vrai qu'ils ont fort à faire.
Est-ce qu'il n'y aurait pas là une investigation à mener afin de faire savoir publiquement que l'éducation prioritaire est entrain de disparaître ? Il y avait des choses à repenser certes, mais le CLAIR ne semble être que poudre aux yeux (ce serait presque poètique si ce n'était si triste)
Bien cordialement
Laurence De Cock,
Professeure d'histoire-géographie au lycée Joliot Curie de Nanterre
Copié-collé d'un écho du collège République à Nanterre :
... J'ai envoyé tes questions à ma déléguée syndicale. Voilà les réponses qu'elle m'a adressées :
Voici les réponses que j'ai :
- 2 postes ont été bloqués et deux TZR qui étaient là l'année dernière ont été
maintenus au collège
- Aucun moyen attribué si ce n'est 12h pour les préfets de études
- aucune prime pour les enseignants, pas de points pour quoi que ce soit
- aucune influence sur les effectifs des classes
- pour les préfets, il y en a un par niveau. Ils vont suivre environ 8 élèves
dans un premier temps (3h/semaine/niveau). Elèves choisis collectivement. ont du
potentiel mais manquent de cadrage et ne travaillent pas assez. objectif : les
remettre dans les rails.
- Quant à la surveillance des autorités de tutelle, nous ne la voyons pas
directement mais elle doit exister vu "la pression" que l'on nous met pour
justifier le I (innovation) de l'acronyme.
Nous sommes également vigilents car on ne nous a pas donné le choix et c'est
encore un dispositif mis en place sans moyens sup.
Le dispositif de prévention mis en place en Seine-Saint Denis semble intéressant , l'Etat pourrait s'en inspirer et le promouvoir .
Un concentré de pur classique individualisme : les individus sont maîtres de leur destin (dès l'enfance), ils mériteront leur position sociale, dans l'internat d'excellence ou dans les centres de déperdition scolaire (heu, "réinsertion [disciplinaire] scolaire") . A moins que les choses soient encore plus brutale et ressemble à la droite américaine. Dieu, la Nature, le Gènes, a fait des femmes et des hommes voués aux hauteurs de la société, les autres resteront tout en bas. Le travail du politique est de trier les âmes d'or, d'argent et de bronze.
La complexité de la gauche est d'inventer un modèle aussi simple que ce dernier, fondé sur l'individu mais qui prenne charge les inégalités sociales sans les figer dans le marbre de Dieu, de la Nature ou des Gènes. Et si notre responsabilité individuelle n'était pas impliqué dans le simple fait de ne pas "se battre" pour améliorer la situation de tous ceux qui sont dans ma situation ? Ne suis-je pas responsable de ne pas (ré)agir ?
Quel dommage (décidément je n'aime pas ce mot), que N. Sarkosy ai répété l'adjectif disciplinaire, et surtout exclusivement. Car une fois de plus, il crée un sentiment négatif et délétère. Ces collèges pourraient donc aussi bien se nommer : centre disciplinaire d'insertion, établissement exclusivement disciplinaire, ou encore collège à sanctions disciplinaire.
L'idée en soi n'est pas mauvaise, d'autant que l'environnement naturel et sportif de St Dalmas de Tende est magnifique. Faisons confiance aux intervenants (car ce sont eux finalement qui sont véritablement impliqués), et attendons de prendre connaissance des résultats obtenus...
En visionnant "Le chagrin et la pitié" de Max Ophuls", quelle coïncidence de voir se dérouler cette scène et se déployer des mots familiers...
C'est effroyable !!
Ensuite, on aura droit aux centres de " rééducation " pour tous ceux qui ne pensent pas de la bonne façon...
Commençons par les jeunes, ils sont plus ...malléables.
Ensuites, les vieux, car ils sont plus...faibles.
Et enfin les autres, car ils auront...peur.
Des lendemains qui chantent, je vous dis !
"les élèves particulièrement perturbateurs pourront être sortis de leur établissement" = je trouve la formulation assez cocace. Cela me rappelle un professeur principal de 5ème dont je tairai le nom qui manquait d'autorité dans sa classe et se faisait chahuter dans les années 65/66. Il terminait ses cours (si l'on peut dire) par cette formule : "Messieurs, je demande à l'interrupteur de la classe de bien vouloir se dénoncer". A la fin de l'année, tous les élèves s'étaient donc réunis pour se cotiser, comme c'était l'usage, afin de lui offrir son cadeau : un interrupteur électrique convertible pour usages multiples (prises de 110v et de 220v). Cette histoire anté-diluvienne me parait revenir à la mode, non ?
Merci, de votre article, Claude.
Je viens de répondre en vous citant à l'article de Louise Fessard:
http://www.mediapart.fr/journal/france/140910/education-des-senateurs-socialistes-secouent-le-cocotier
Voici ce que j'y écrivais:
Inutile de faire plus confiance au PS qu'à l'UMP ou autres partis.
Car ce sont les habitants du pays qui défendent leur système dès qu'on leur dit que cela va mieux ailleurs.
Tant que ce réflexe nationaliste empêchera une étude OBJECTIVE de ce qui réussit dans de nombreux pays d'Europe du Nord et d'Asie, RIEN ne changera.
J'ai publié une série d'articles - souvent avec photos, vidéos et statistiques - sur mon blog. D'autres ont aussi parlé de l'Education Nationale.
Il faudrait un tout autre système, non national, le national ne fixant plus que le "cadre", et mettre le paquet sur la maternelle et les crèches.
Mais là, les "élites" pensent ainsi :
Voici donc quelques articles pour penser un peu plus loin que les politiques, membres de la caste au pouvoir qu'ils soient de gauche ou de droite ou d'ailleurs... Ces "vieux" - il faut voir l'âge de la majorité des "élus"! - ne peuvent rien accepter d'innovant.
Un enfant de 6 ans rentre à l'école: J'espère que la maîtresse ne va pas nous gronder.
C'est la rentrée, de jeunes enseignants lâchés devant des élèves sans aucune formation
La rentrée ! Quelques réflexions sur la formation des "maîtres"...
Toute violence verbale à l'égard des personnels entraînera une procédure disciplinaire
Certains n'utilisent que 20 mots de la langue pour s'exprimer - Vision de l'être humain - Photos
Pourquoi les gens sont différents dans les différents pays ? Photos et vidéos
Engagement citoyen: Une triste cour d'école - transformée en paradis pour enfants - Photos
A la base de toute société: son Ecole - Qui est le "3eme enseignant"? Photos et vidéo
"Un violon ou violoncelle pour chaque enfant" en cours préparatoire - comment est-ce possible ?
Infantilisation acceptée par toute un population
La formation de la "pensée" française et ses conséquences
Le rôle de la TV dans l'acquisition du langage
L'orthographe et l'illetrisme
Les enfants français n'aiment PAS l'école. Pourquoi?
Pourquoi se dédouanner de ses propres responsabilités en nommant Sarkozy?
En outre, j'invite à écouter l'excellente émission sur France Inter qui confirme ce que j'écris depuis bientôt 3 ans, commentaires sur ce fil:
Le collectif a-t-il encore un sens ?
D'autres ont confirmé comme par exemple:
http://www.mediapart.fr/club/blog/shadokskaia/170810/les-enfants-francais-naiment-pas-lecole-est-ce-etonnant
ainsi que pas mal d'articles de Claude Lelièvre sur ce site.
Les gens qui vivent l'école au quotidien et ont l'oeil ouvert disent comme cette personne que les enfants français sont malheureux à l'école, en comparant avec ceux d'autres pays:
Je conseille aussi la lecture du bouquin de Peter Gumbel qui a un regard objectif, puisqu'extérieur, sur la France et son école.
A ceci s'ajoute donc cela... pour des générations...On tourne en rond depuis des décennies. Le dogmatisme politique tue l'école, l'hypercentralisation où tout est décidé à Paris également...
ya du boulot...
La France n'est pas une "île bienheureuse" au milieu d'un immense océan...
C'est à toute la société de prendre ce sujet à bras-le-corps en toute conscience de la situation nationale et internationale. Mais pour cela, il faudrait que la société soit correctement informée et soit solidaire dans l'action.
Et là... avec un taux d'organisation citoyenne les plus bas d'Europe dans le pays des corporatismes et du "chacun pour soi", j'en doute...
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Je proposerais qu'outre écrire des articles, donner des interviews, il serait bien de réunir ceux qui regardent cette catastrophe et font des propositions concrètes, hors de tout nationalisme malsain, pour remettre les choses à l'endroit en commençant par les crèches et les maternelles.
Cordialement
Je proposerais qu'outre écrire des articles, donner des interviews, il serait bien de réunir ceux qui regardent cette catastrophe et font des propositions concrètes, hors de tout nationalisme malsain, pour remettre les choses à l'endroit en commençant par les crèches et les maternelles.
Mais oui, qu'attendent donc ces personnes de terrains conscientes des horreurs qui se dessinent pour se mobiliser clairement et fermement ? Complètement de votre avis, Etoile66, dès la maternelle les choses se gâtent... Il m'est arrivé de combattre (le mot est parfaitement adapté) au coté d'une maman pour qu'elle résiste à la pression incroyable de mettre son enfant de 5 ans sous médication, sous prétexte qu'il était jugé "hyper actif" comme ils disent...
Révoltant, scandaleux, mais dans quel monde vit-on ?????????????
Je suis un peu étonné malgré tout à la fois de l'angélisme des critiques à ces "centres" et de l'ignorance qui l'alimente, chose bien curieuse chez un historien de l'éducation.
Car enfin il suffit se rappeler ce qu'était l'école en France en 1945 et sq...après 5 ans où elle n'avait fonctionné que de façon sporadique, en l'absence des maîtres, des pères et des services de police plus occupés à traquer le juif ou le resistant qu'à s'interesser aux errements d' une jeunesse déscolarisée et laissée peu ou prou à elle-même..
Il suffit aussi de se rappeler que sa mission, re-socialiser et éduquer, dans le cadre d'un pays ravagé et sans moyen a pourtant été menée à son terme et qu'en 1950, déja, les grands chocs, heurts destructurants étaient en grande partie résorbés.
Il avait suffit pour cela que l'on instituât le pensionnat, l'internat qui coupant les élèves d'une rue où ils avaient, pour beaucoup, été formés, leur redonnant un cadre de vie, des horaires, des lieux fixes, des règles leur permit de s'intègrer de nouveau dans une société qui elle aussi redécouvrait les règles, et la norme.
Et je m'étonne alors que des centaines de milliers de citoyens aujourd'hui ne doivent leur équilibre et leur intégration qu'aux internats on continue, a jets constants, soit de les ignorer soit d'en faire un enfer soit de les assimiler à des centres repressifs etc..Pure connerie. Je maintiens que la France n'a pu se reconstruire dans les trente glorieuses que sur la base des internats. Il y a en avait un par sous-préfecture et préfecture soit environ 4 par département soit environ 500 en France si l'on y ajoute les internats privés. Chacun recevait environ chaque année une vingtaine de nouveaux élèves c 'est à dire que chaque année c 'est 10.000 jeunes qui intégraient une structure chargée de les encadrer et de les former.
Bien sur il n'y a avait pas de douche individuelle, de chambre individuelle mais des dortoirs Avec des surveillants. Des horaires qui laissaient une large place et aux études surveillées - soutien scolaire par les "pions" - mais aussi aux jeux des cours de récréation. La présentation faite hier lundi soir à la télé des chambres des nouveaux pensionnaires déja considérés comme des post-délinquants relèvent de la provocation et de l'absurdité. Quel état peut recevoir chaque année dix mille jeunes c 'est a dire avoir une capacité d 'accueil de cinquante mille jeunes de 11 à 16 ans si chacun dispose d'une chambre d'ne douche d 'un cabinet de toilette etc... ne revons pas de façon aussi stupide. Combien de jeunes aujourd'hui partagent leur salle de bain avec les parents.? Il suffirait alors d 'être violent ou mal embouché d 'avoirde mauvais résultats et des comportements déviants pour bénéficier d'un luxe que les plus méritants n'ont pas!!!!!!
La décision d 'en finir avec les internats, pris sans concertation sans discussion ni débat par un obscur sous fiffre de je ne sais quel Ministère fut et continue à être une faute que l'on paie cher, très cher, par les transports scolaires qui absorbent plus de la moitié des budgets départementaux,par la desocialisation, la descolarisation et les résultats strictement scolaires.
Rouvrons les internats. A tous. Ne créons pas un internat disciplinaire autre façon de stigmatiser et d'isoler des jeunes qui ne demandent qu'à s 'intègrer sous une forme plus gratifiante mais un internat pour tous.
http://www.mediapart.fr/club/blog/kakadoundiaye/080510/la-violence-scolaire-pour-la-re-ouverture-des-internats
je reviens sur l'info donnée par Laurence De Cock : quelqu'un peut-il nous en dire plus sur le dispositif CLAIR , voir donner son témoignage ?