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Redoublements: le temps des décisions

La fin de l’année scolaire peut être un moment de doute et d’incertitude dans les familles dont certains enfants éprouvent des difficultés scolaires plus ou moins sensibles. Et la question du redoublement, de son opportunité et de ses modalités, revient, lancinante. 

 

Si l’on en juge par une enquête menée en 2004 par la SOFRES, 49% des parents d’élèves dont l’enfant a redoublé une ou plusieurs fois à l’école élémentaire considèrent que cela a été une très bonne chose pour leur enfant, 36% plutôt une bonne chose, 8% plutôt une mauvaise chose, 7% une très mauvaise chose. En revanche, parmi les parents d’élèves dont il a été seulement envisagé que leur enfant redouble dans le primaire sans que cela se fasse, 73% considèrent que c’est mieux que leur enfant n’ait pas redoublé, et 27% qu’il aurait mieux valu qu’ils redoublent. La seule chose qui soit sûre – finalement - en l’occurrence, c’est qu’une large majorité de parents ( quelle que soit la décision prise ) considère qu’elle a été bien prise ( même si une minorité non négligeable la regrette finalement )…

 

Le redoublement repose sur l’idée que la répétition d’une année scolaire peut permettre à un élève de combler ses lacunes et de surmonter durablement ses difficultés. Il constituerait une mesure pédagogique efficace : à court terme, en donnant à l’élève l’occasion de consolider ses acquis ; et à long terme en lui apportant de réelles chances de poursuivre sa scolarité sans nouvelle difficulté.

Mais ce n’est pas en réalité si évident. Les élèves qui ont redoublé en primaire parviennent au collège avec un niveau scolaire statistiquement nettement inférieur à celui des autres élèves ( le déficit se creusant, statistiquement là encore, avec la précocité du redoublement). Ainsi, 61% des redoublants se situent parmi les 25% d’élèves les plus faibles en français ( 57% en mathématiques) au début du collège. Le destin des élèves ayant redoublé le cours préparatoire se révèle particulièrement difficile : près du tiers achèvent leurs études sans qualification, 43% sans le moindre diplôme ( soit une fréquence trois fois supérieure à la moyenne d’ensemble )

En revanche, au niveau du lycée, il apparaît que le redoublement constitue une mesure souvent utile, puisque 80% des redoublants à ce niveau obtiennent un baccalauréat général ou technologique. Comme pour l’école élémentaire ou le collège, ce résultat n’est pas totalement indépendant du niveau de précocité du redoublement : les redoublants de seconde deviennent moins souvent bacheliers que les élèves qui redoublent la première ou la terminale ( 75% contre respectivement 84% et 83% ).

 

Les effets à court terme du redoublement ont rarement fait l’objet d’investigation précises et convaincantes ( car elles sont techniquement difficiles à mener ). On peut cependant en citer deux, qui donnent vraiment à réfléchir.

La première concerne un échantillon d’élèves scolarisés en cours préparatoire ( CP ) en 1978-1979, auxquels deux séries d’épreuves en français et en mathématiques ont été administrées ( l’une en juin 1979 et l’autre en décembre 1979 ) en distinguant non-redoublants ( forts, moyens, faibles entrés au CE1 en 1979 ) et redoublants (entrés au CP en 1978, et redoublant cette même classe en 1979 ). Non-redoublants faibles et redoublants présentent un même degré de performance initiale ( en juin 1979, à l’issue du CP ). Mais ils connaissent de juin 1979 à décembre 1979 des progressions très différentes : les premiers réussissent dix-sept épreuves de plus, les seconds seulement quatre. Il apparaît que le passage en cours élémentaire première année ( CE1 ) et la confrontation à de nouveaux programmes et à des exigences plus élevées ont été de fait plus profitables aux élèves faibles que la répétition du cours préparatoire.

La progression d’acquis en français et en mathématiques a également été examinée en sixième et cinquième, à la rentrée 1989, quand ce cycle d’observation pouvait éventuellement s’effectuer en trois années différentes ( au lieu de deux années, avec redoublement de l’une de ces deux années ). A caractéristiques familiales et niveaux de départ comparables ( faibles ), les élèves ayant redoublé la classe de cinquième ou effectué le cycle en trois ans ont davantage progressé que ceux qui l’ont effectué sans redoubler. En revanche, le redoublement de la sixième n’a entraîné aucun effet positif significatif.

In fine, il reste aussi à souligner que le redoublement est plutôt une spécialité française parce que, même si la pratique du redoublement a diminué des deux tiers en France ces cinquante dernières années, elle est encore nettement supérieure à la plupart des autres pays. Selon l’enquête internationale PISA de 2003, le taux de redoublement est quasi nul dans les pays nordiques, au Japon et au Royaume-Uni ; et les deux tiers des pays de l’OCDE ont un taux de retard à 15 ans inférieur à 20%, soit deux fois moins que celui de la France. Beaucoup d’autres pays n’ont donc pas notre culture du redoublement, et ils ne s’en portent pas plus mal parce qu’ils ont développé une véritable culture de suivi, d’accompagnement et de soutien individualisés au sein même des classes. Le cas de la Finlande est maintenant connu. Mais il y en a bien d’autres. C’est ce qui a sans doute amené le récent rapport de la Cour des comptes sur le système éducatif français à soutenir que le redoublement est " un système coûteux, inefficace et inéquitable, car il ne permet pas de rattraper les retards en matière d’acquisition de connaissances ou de compétences, alors même qu’il coûte deux milliards d’euros par an ".

 

 

 

Tous les commentaires

La démagogie de la réforme Haby a introduit le refus du redoublement sans jamais permettre un suivi qui puisse étayer cette absence de redoublement. Pire même, cette réforme a engendré le consumérisme dans l'éducation.

Merci pour cette réflexion riche, cher Claude.

"Mais ce n’est pas en réalité si évident. Les élèves qui ont redoublé en primaire parviennent au collège avec un niveau scolaire statistiquement nettement inférieur à celui des autres élèves ( le déficit se creusant, statistiquement là encore, avec la précocité du redoublement)."

On peut dire aussi qu'un enfant qui redouble tôt (par exemple son CP) est plus en difficulté qu'un élève qui redouble le CM2. Donc c'est logique que ses résultats soient plus faibles par la suite.

Le redoublement est, en effet, une situation à manipuler avec précaution. Les enfants qui sont en échec scolaire devraient pouvoir bénéficier d'un enseignement dans des classes à effectif allégé avec des enseignants aidés par des maîtres spécialisés pour leur permettre de rattraper -autant que faire se peut-, leur retard. Si la difficulté scolaire était un problème vraiment pris au sérieux dans ce pays, ça se saurait et des mesures efficaces auraient été prises depuis longtems. Mais les enfants en difficulté n'intéressent pas grand monde, sauf leurs enseignants qui font -pour la grande majorité d'entre eux-, leur maximum.

"Qui a redoublé, redoublera". Cet adage a toujours sa valeur. Car comme vous le soulignez ce qui manque ce sont des dispositifs qui permettent aux élèves en difficulté de "recoller" au peloton des élèves "moyens" qui arrivent peu ou preu à suivre un enseignement destiné avant tout aux élèves les plus à l'aise dans notre système d'enseignement.

En conséquence, le redoublement est souvent le seul moyen qui reste, avec plus ou moins de réussite comme vous l'avez souligné. Finalement, ce qui explique sa relative réussite au lycée, n'est-ce pas parce qu'il permet à des élèves psychologiquement non encore capables (cas de beaucoup de garçons, voir aussi http://cle.formiris.org/index.php?page=document&docID=500) de suivre le rythme souvent infernal du lycée, de disposer d'un temps supplémentaire pour "murir" et résoudre partiellement leurs problèmes de rapport au savoir scolaire ?

Bien d'accord avec vous: moi, je veux bien qu'on ne fasse plus redoubler..., mais au collège en tout cas, sans moyens spécifiques pour les élèves en difficulté- et la difficulté vient très souvent de problèmes de lecture...-, que fait-on? Je dis bien "moyens spécifiques", c'est-à-dire classe très allégée, possibilité de s'abstraire vraiment des programmes, quitte à ne pas avoir la fameuse "culture commune" ( en 6°, Homère, Ovide, Virgile... des auteurs grecs ou latins dont la caractéristique première est d'utiliser de phrases à rallonge typiques des Anciens, au langage orné puisque poétique( et même si la traduction est en prose) + La Fontaine, Molière...., et ce alors que certains gamins ne lisent pas de façon fluide, et surtout ne maîtrisent pas la prosodie de la langue....).

"Se sentir moins bon" dit un Médiapartien dans les commentaires plus bas.... Qu'on demande à mon Jimmy, ma Pauline, mon Melvin, ma Roxane, mon Amélie, ma Julianne s'ils ne sentent pas "moins bons", eux, non redoublants et qui ne redoubleront pas leur 6°, mais qui en 5° ne comprendront toujours pas les textes qu'on leur donne, ni les énoncés dans toutes les matières...C'est tous les jours déjà qu'ils se sentent moins bons, tous les jours qu'ils se prennent gamelle sur gamelle...

Nous sommes 29 dans ma classe...6 élèves en difficulté importante de lecture ( 3 dys avérée, avec problème de mémoire immédiate pour certains, 2 autres suivis en orthophonie...), deux au moins avec des difficultés de compréhension quand ils lisent.... 8 élèves qui lisent et écrivent superbement... et puis environ 12 élèves lambda.... Que puis-je faire pour mes 6 +2 dans un tel contexte, parmi la vingtaine qui sait vraiment lire??Ils ne redoubleront pas - ou redoubleront....Mais pourquoi donc les moyens n'ont-ils pas été mis avant pour qu'ils n'arrivent pas en 6° avec de telles difficultés??

Chère Pascale, lorsque je pensais aux élèves se sentant "moins bons", je pensais à des enfants du primaire, ceux ou l'âge de conscience n'est pas atteint, et ou peut s'inscrire profondément un sentiment dévalorisant, à mettre bien sûr en perspective avec les capacités ou difficultés de chacun, les encadrements familiaux... Aussi, évidemment, 15 élèves par classe devrait être une limite à ne pas dépasser comme il ne faut pas dépasser 50 km/h en ville. Le sentiment d'être en retard est d'autant plus ressenti lorsque l'on n'est pas épaulé de manière juste, c'est à dire plus que les plus chanceux. Mais peut naître aussi le sentiment d'être encombrant voire inutile.

Je n'arrive toujours pas à comprendre comment notre société peut générer et accepter ces aberrantes classes nombreuses.

Vous poser la bonne et essentielle question : "Mais pourquoi donc les moyens n'ont-ils pas été mis avant pour qu'ils n'arrivent pas en 6° avec de telles difficultés ??"

Aussi, l'école peut difficilement tout porter et on ne peut pas dire que les relais sociaux, lorsque nombres de parents sont démissionnaires, soient particulièrement aidés par le gouvernement actuel, qui lui-même permet déjà des manques de classes et de professeurs.

Bien cordialement,

Pascal Mournard

Lorsqu'un enfant passe une année entouré d'élèves avec qui vont se nouer des liens structurants son identité, il va devenir particulièrement dévalorisant, lors de son redoublement, de vivre la séparation d'avec ses anciens camarades. Ce rétropédalage d'une dynamique de l'évolution se fait de manière d'autant plus insidieuse que l'enfant est petit et qu'il se construit encore de manière très inconsciente, très émotionnelle.

Tous les petits gestes quotidiens avec ses anciens copains et copines qui se perdent, les mots qui se font plus rares, le temps donné aux nouvelles habitudes ou l'enfant se sent obligé de nourrir de nouvelles relations avec ceux de sa classe, mais en se sentant "autre" créent un trouble qui entretient un sentiment d'échec. Il ne faut pas oublier que l'enfant est déjà dans une situation de difficulté, de fragilité, je ne parle pas ici de ceux qui sont en avance d'âge et ont un manque de maturité.

Se sentir moins bon, plus jeune, en retard ou simplement en distance dans l'organisation des relations aux autres aurait selon moi plus tendance à figer une difficulté. Mieux vaut la bousculer positivement en faisant émerger de la nouveauté, bien plus stimulante, d'autant plus si cette nouveauté est rassurée par l'égalité perçue dans le maintien.

Merci M. Lelièvre pour cet éclairant billet.

Le problème est que le redoublement concerne l'ensemble des matières étudiées au cours de l'année scolaire. Au collège, où j'enseigne, le redoublant doit reprendre les cours d'histoire-géo, de SVT, de musique, d'anglais, ... , alors que le retard scolaire est dans la maîtrise du langage ou un rapport délétère avec la chose scolaire.

 

C'est pourquoi en primaire ont été mis en place les cycles qui permettent d'étaler dans le temps les apprentissages et d'organiser, par les enseignants du cycle, la prise en charge collective des difficultés scolaires de certains élèves. Dans le secondaire, les notions de groupes de besoin, d'accompagnement éducatif, de soutien, de pédagogie différentiée à l'aide des TICE peuvent être opportunes.

 

Mais cela suppose de sortir du carcan séculaire d'une classe-une salle-un enseignant, de faire vivre les concepts de projet d'établissement et de projet pédagogique susceptibles de prendre à bras le corps la difficulté scolaire comme le suggèrent le dernier rapport de la cour des comptes et le modèle finlandais. Sans oublier pour autant la promotion de l'excellence scolaire.

 

Bref, un vrai travail d'équipes d'adultes professionnels, une réelle politique d'offres pédagogiques aux publics scolaires concernés et non plus un épuisement d'enseignants esseulés qui font -pour la grande majorité d'entre eux-, leur maximum, quand ils ne sont pas découragés.

Vous pointez là, à mon sens, un des problèmes parmi les plus importants. En particulier si l'on a à l'esprit la façon dont le ''socle commun de connaissances et de compétences" ( qui concerne à la fois le primaire et le collège, et tout le monde - pas seulement les élèves en difficulté scolaire comme on le croit trop souvent) apparaît dans le décret d'application du 11 juillet 2006: "S'agissant d'une culture commune pour tous les élèves, le socle traduit tout autant une ambition pour les plus fragiles qu'une exigence pour tous les élèves. Les graves manques pour les uns et les lacunes pour les autres à la sortie de l'école obligatoire constituent des freins à une pleine réussite et à l'exercice d'une citoyenneté libre et responsable. Il ne peut donc y avoir de compensation entre les compétences requises". Autrement dit,dans son principe ( mais il n'est que trop vrai que l'on en est loin dans l'ersatz qui est mis de fait en place ), le socle ''commun'' ( et c'est en cela qu'il est ''commun''' ) est fait aussi bien pour les élèves faibles que pour les élèves moyens ou bons ( qui peuvent avoir des" lacunes" importantes dans telle ou telle compétence, mais qui, dans le cadrede ce qu'il est jugé "indispensable'' de maîtriser lors de la scolarité obligatoire, ne peuvent pas et ne doivent pas être compensées par des "excellences" dans telle ou telle autre ). Ce qui implique une toute autre organisation scolaire . On en est loin.

D'autant plus que, comme vous le suggérez entre les lignes, ce socle commun, clairement défini par des listes exhaustives de compétences, doit être acquis par 100% des élèves, à différents stades du parcours scolaire. C'est une injonction législative beaucoup plus contraignante que le "mettre l'élève au centre du système éducatif" de 1989.

 

Je suggère à ce propos qu'il serait pertinent de faire évoluer le système de l'inspection vers une évaluation des établissements scolaires, des équipes pédagogiques plutôt qu'entretenir le système infantilisant actuel car individualisé, qui n'a d'intérêt que pour l'avancement de certains, au choix ou grand choix, dans la plus grande opacité, sans pour autant sanctionner ou réorienter les enseignants indélicats ou inadaptés à leur poste.

 

La mise en place d'organisations pédagogiques, pour l'acquisition du socle commun des connaissances par 100% des cohortes d'élèves fréquentant un établissement, devrait pouvoir être l'occasion d'une remise à plat de l'évaluation sur le terrain et de l'abandon progressif du redoublement (qui n'est d'ailleurs plus proposé aux élèves âgés, agités et en grande difficulté scolaire que l'on pousse hypocritement mais inéluctablement vers la sortie, sans remédiation).

Oui. Et pour ce qui concerne votre dernière parenthèse, certains d'entre eux dans certains établissements s'appellent eux-mêmes les "élèves TGV'' ( ce qui montre par ailleurs qu'ils ne sont pas dupes )...

Si d'autres pays font mieux que nous sans redoublements - et ce ne sont pas des pays qui ont fait la Révolution ( Royaume Uni , Japon , Finlande...et les 2 tiers des pays de l'OCDE )- il faut donc que nous changions , que nous ayons une véritable formation pédagogique pour appliquer "le suivi , l'accompagnement et le soutien individualisé au sein même de la classe " .

Merci à Claude Leliévre pour ce dernier rappel de ce que le véritable socle commun est profitable pour TOUS les élèves .

 

J'avoue être un peu étonné par le fait que vous avanciez des résultats statistiques pour forger une opinion sur une décision très individuelle.

 

Ceci étant, je sens intuitivement que le redoublement est une solution très stressante pour l'élève, puisque outre le changement de camarades, il marque le constat d'échec pour l'élève d'une part, et l'absence de confiance des adultes dans ses capacités à rebondir en restant dans un cadre "normal" d'autre part, ce qui ne place pas, psychologiquement, dans de bonnes dispositions pour résussir par la suite.

Aussi, à part quelques cas d'absence longue (maladie, par exemple), ou de difficultés passagère (décès d'un proche, divorce mal vécu,....), qui auraient empêché l'acquisition de savoirs et compétences indispensables pour la suite (comme l'apprentissage de la lecture en CP, par exemple) et irratrapables, il est évident que le redoublement n'est que rarement une solution, et que lorsqu'il en est une, il a d'autant plus de chance de réussir que les parents sont convaincus aussi de l'intéret de la chose.

 

Ce que l'on peut déplorer aussi, c'est que la baisse des moyens en effectifs, le manque de souplesse de l'institution, conduit à augmenter le nombre de redoublement pour de mauvaise raisons.

Ainsi, dans le cas d'un élève limite, un effectif dans la classe supérieure très important, qui ne laissera pas suffisamment de possibilité de différencier et d'adapter la pédagogie à son cas, peut conduire à une proposition de redoublement dans une classe où il sera moins en échec et mieux encadré.

Le redoublement n'est pas une décision "très individuelle" . Il est fortement conseillé aux parents par des enseignants convaincus que c'est une bonne décision . Ce billet dans lequel les statistiques ne sont pas inventées est très bien venu pour amener la réflexion sur un sujet où justement la France est en décalage .

http://www.profencampagne.com/article-education-segolene-royal-s-exprime-50867582.html

Ségolène Royal s'exprime sur le sujet. Et sur bien d'autres... Peu de politiques du même niveau ne s'étaient engagés à ce point sur les voies que nous défendons ici et ailleurs...

Le texte date d'hier, 21 mai.

Amitiés

 

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