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«Grandes écoles, la fin d'une exception française»?

Cet ouvrage important est une radioscopie des grandes écoles qui aboutit à questionner la pérennité ( du moins dans ses formes actuelles ) de ce système dans le cadre de la ‘’globalisation mondiale’’ et de la réforme des enseignements supérieurs engagée par la ministre Valérie Pécresse.

 

 

Deux journalistes – Thomas Lebègue et Emmanuelle Walter – viennent de publier chez Calmann-Lévy un livre très enlevé et très documenté, riche d’anecdotes significatives et à l’humour parfois ravageur ( on ne s’ennuie pas ! ), issu d’une plongée dans l’univers plus ou moins opaque ( sauf pour les ‘’initiés’’ ) des " grandes écoles " françaises. Ils ont rencontré beaucoup de leurs acteurs et de leurs usagers ; ils ont lu beaucoup d’articles et d’ouvrages sur le thème. Bref, c’est un ouvrage qui fait le point sur la question, de façon à la fois savante et concrète, ce qui est rare.

 

La quatrième de couverture donne le ton : " Le système des grandes écoles françaises ne vacille plus, il tangue. Jamais ses grands fondements n’ont été à ce point remis en cause. Jamais ses acteurs n’ont été à ce point ébranlés par le doute […] La formation endogamique et frileuse des élites françaises a-t-elle vécu ? Les grandes écoles le savent : déprimées par leurs mauvaises place dans les classements internationaux, consciente du mauvais état – à quelques exceptions près de leur recherche, elles voient miroiter au loin l’autre système, étranger, plus ouvert, plus dynamique, plus international. Profitant de cette crise identitaire, les auteurs ont ouvert les portes d’un monde jusqu’alors fermé et hautain. Elève, directeurs de grandes écoles et ministres prennent la parole ".

 

 

Après avoir traité l’affaire Kerviel ( " un cas d’école " ) et du " culte des prépas " ( entre " révolution ou dissolution " ) les deux journalistes abordent avec entrain " la folie des ‘’rankings’’ ). Las, cela commence à – mal – tourner : c’est " la claque " du classement dit de Shanghai ( fondé essentiellement sur la production scientifique ) : dans le classement 2007, l’ENS Paris se retrouve 83° loin des deux universités françaises les mieux classées ( Paris VI est 39°, Paris XI 52° ) ; Polytechnique est classé au-delà de la 200° place et l’Ecole des mines au-delà de la 300°.

Soit, dira-t-on, mais le classement selon la recherche n’est qu’un aspect parmi d’autres ( encore qu’il détermine la réputation internationale, ce qui n’est pas rien en pleine mondialisation ), car le haut du panier des grandes écoles forme les hauts cadres de l’économie. Mais cela ne va plus sans contestation, et au sein même de ces lieux de pouvoir. Même l’un des " parrains " du monde économique en France, Claude Bébéar ( pourtant lui-même diplômé de Polytechnique) en vient à dénoncer le " système endogamique français traditionnel " qui pèse sur le fonctionnement des entreprises. Le rapport de 2008 de l’Institut français des administrateurs déclare qu’ " une trop grande ressemblance entre les membres des conseils d’administration réduit la valeur ajoutée globale qui peut naître de l’apport de chacun et de sa ‘’différence’’ par rapport à l’autre ".

Fin 2007, Pierre Veltz ( ancien directeur de l’Ecole des ponts) publie un livre au titre emblématique : " Faut-il sauver les grandes écoles ? ". Sa réponse est radicalement négative : une élite sociale qui s’autoreproduit dans des écoles minuscules dont les capacités de recherche sont régulièrement ridiculisées dans les classements internationaux ne saurait fournir un modèle satisfaisant de formation des élites.

La ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, pourtant issue des grandes écoles ( diplômée HEC en 1988, et promotion Condorcet 1990-1992 de l'ENA ) ne se situe pas dans la dichotomie française traditionnelle et ne plaide pas la nécessité de deux filières ( la sélective d’une part, et l’universitaire d’autre part ) mais s’active pour des pôles de recherche et d’enseignement supérieur ( PRES ), ces nouvelles structures qui doivent regrouper les départements de recherche des grandes écoles et des universités, et qui constituent l’axe principal de sa politique. C’est l’heure des ‘’fusions’’ plus ou moins ratées ou réussies, plus ou moins réelles ou faux-semblants.

 

Le système des grandes écoles – exception française- est manifestement questionné et ébranlé ; mais nul ne sait encore ce qu’il en adviendra. Et in fine on rappellera que notre bonne vieille République égalitaire finance dans sa sagesse à hauteur de 3500 euros par an les études d’un étudiant de droit, à 10 600 euros celles d’un étudiant en sciences, à 13000 euros celles d’un étudiant en médecine et à 12800 euros celles d’un élève en écoles d’ingénieurs très ordinaires post-baccalauréat. Mais cela atteint aussi 35000 euros pour un élève d’une grande école d’ingénieurs post-classes préparatoires; et, en moyenne 39000 euros pour un élève de Normale Sup ou de l’ENA.

 

 

Tous les commentaires

19/09/2008, 14:12 | Par Guillaume Frasca

Je suis ravi de voir une étude fouillée sur un thème que je défend depuis un bon moment, à savoir la fusion du système universitaire et d'une filière élitiste, même si j'ai "profité" de ce système des grandes écoles. Un aspect tout aussi important est le préliminaire des grandes écoles, c'est-à-dire les classes prépa : endogamie sociale, taux d'encadrement sans commune mesure avec celui du premier cycle universitaire, facilités dans les conditions d'étude (internat...).
De nombreuses personnes s'accordent sur le constat je pense, mais malheureusement les personnes compétentes pour réformer voire annihiler ce système en sortent. Or il est difficile de tuer le père...

19/09/2008, 20:11 | Par delphes en réponse au commentaire de Guillaume Frasca le 19/09/2008 à 14:12

Dans la pratique, ça se passerait comment ? Effectivement, il y a beaucoup beaucoup beaucoup plus d'argent pour les classes prépa et les grandes écoles que pour l'université, mais comment on pourrait faire ? supprimer les prépa et les grandes écoles ? ce serait dommage, non ?

19/09/2008, 14:41 | Par Chrisreal

bonjour je ne contesterai pas les chiffres ni même l'ambiance globale du texte!!! La différence de moyens entre grandes écoles et universités ne datent pas d'hier (je ne me souviens plus du nombre de rapports enterrés par tous les gouvernements sur le sujet)...sauf que j'en ai marre, en tant qu'universitaire, qu'on me parle dans tous les médias de cette saloperie de rapport de Shangai, créé par les anglosaxons pour servir les anglosaxons!!! Que voulez vous comparer??? L'argent mis dans la formation et la recherche universitaire en général???Dois-je rappeler que la seule université de Harvard a un budget équivalent à celui du ministère français de l'enseignement supérieur et de la recherche!! Il vous viendrez à l'idée de comparer l'armée US et l'armée française en moyens matériel et humain???Si la réponse est non, laissez tomber ce classement (sans parler du fait que certaines disciplines comme les maths sont outrageusement ignorées)??? Certes on peut toujours améliorer un système et l'argent ne fait pas tout et la valeur des hommes compte aussi!!!M'enfin, en recherche et formation dans le supérieur, l'argent aide pas mal!!! Par expérience, c'est au niveau des entreprises privées françaises que j'ai toujours trouvé une fin (plus ou moins grande) de non-recevoir (et en plus je travaille dans le domaine pharmaco, là où les entreprises privées investissent le plus en recherche et développement)!!!! Ca m'a toujours rappelé ce que disait mon Patron de labo (qui avait beaucoup travaillé dans l'industrie pharmaceutique) et que visiblement il avait entendu ad nauseam: "deux façons de couler une entreprise :les femmes et la recherche". Comparer dans les entreprises françaises, les budgets d'avocats et de pub par rapport à celui consenti pour la recherche et développement, c'est éclairant!!! Je ne suis pas sur que la mentalité est changée (la recherche étant un coût à long terme). Un peu moins de classement, un peu moins de tentatives de monter les uns contre les autres, et surtout un peu plus d'attention sur les déclarations politiques dans les domaines de formation et de recherche qui ne sont jamais suivi de concret (même au niveau européen, cf Lisbonne) quand les décisions ne vont pas en sens inverse desdites déclarations - tant au niveau des moyens humains que financiers-!!!...il est là le vrai problème en France et en Europe!!! Chris

19/09/2008, 22:37 | Par emma w en réponse au commentaire de Chrisreal le 19/09/2008 à 14:41

Bonjour, tous Lectrice de Médiapart, je suis également... co-auteur du livre en question ("Grandes écoles, la fin d'une exception française" chez Calmann avec Thomas Lebègue), et donc je découvre ce forum (vive les alertes Google) avec surprise et ravissement. Cher Chrisreal, c'est un bonheur de vous lire tant vos vues coïncident avec les nôtres. Rassurez-vous: nous n'avons pas consacré l'ensemble du livre au classement de Shangaï! Nous avons montré comme d'autres avant nous qu'il avait été le révélateur d'une situation. Et moyens ou pas, la recherche était bien la cinquième roue du carrosse dans les GE. Je veux dire qu'auraient-elles eu beaucoup de moyens qu'elles ne les auraient pas placés dans la recherche, de toutes façons; et Shangaï les a secouées, pas si mal.

20/09/2008, 04:54 | Par Jean-Philippe Templier en réponse au commentaire de emma w le 19/09/2008 à 22:37

Le classement de Jiaotong est douloureux pour les universites pas pour les grandes ecoles.

19/09/2008, 15:48 | Par oratacarvaj

Je suis plutôt d'accord sur ce qui est dit, étant moi-même issu de formation grande école. La consanguinité qui résulte de ce système, ainsi que les castes y étant afférentes, sont un vrai problème, que ce soit pour une rotation des idées et des système de penser, mais aussi pour une plus grande justesse du recrutement. Quant à la recherche : elle n'est pas le principal souci des grandes écoles. Non, le souci principal est de modeler une élite. Elles ne sont qu'un centre de reproduction sociale de l'élite, et non plus un centre qui donne une formation d'élite.

19/09/2008, 16:15 | Par seveg

Entendu dans la bouche d'un président de grand oral de l'ENA il y a une dizaine d'années: "nous cherchons des gens qui nous ressemblent". CQFD. D'autre part, au sujet de l'argent, il faut dire que dans le cas de l'ENA comme dans celui de l'ENS, les frais de formation sont assortis pour l'étudiant d'une obligation de servir l'Etat pendant plusieurs années. On ne compte pas dans le coût de formation des ingénieurs et des HEC les coûts de formation investis sur eux par les entreprises qui les recrute pendant leurs premières années, que je sache. Enfin, je salue en tant qu'ancien sciences po les progrès faits par l'école depuis dix ans: le cursus est passé de 3 à 5 ans, avec un an obligatoire à l'étranger, et la possibilité de suivre une (grande) partie des enseignements dans sa langue étrangère de prédilection, en même temps que les étudiants étrangers originaires du pays de cette langue. C'est une formidable ouverture sur le monde, qui nous change d'une époque où l'IEP était un bocal étanche, dans lequel les enfants du 7ème continuaient tout naturellement leur scolarité en rentrant chez papa-maman à midi, pour le goûter et le soir. Et où les étudiants étrangers, pourtant nombreux, ghettoisés dans leur section spéciale, étaient des bêtes curieuses...A tel point qu'ils avaient créé leur propre bureau des élèves! Le président a créé une compagnie d'aviation, depuis!

19/09/2008, 22:49 | Par emma w en réponse au commentaire de seveg le 19/09/2008 à 16:15

Un regret: ne pas vous avoir interviewés, tous, pendant l'enquête! De Chrisreal qui raconte que selon un pédégé "la recherche et les femmes" ralentissent l'entreprise, à Seveg sur le clonage à l'Ena, que d'excellentes anecdotes... Sur Sciences Po (Paris), d'accord avec vous, Seveg, en grande partie puisque c'est la seule "grande école" (ou assimilé) qui ait choisi l'embryon du modèle que nous appelons de nos voeux: plus ouverte socialement, internationalement, plus d'élèves, plus d'exigence pédagogique. Sciences Po a encore fort à faire: la recherche y est encore terriblement franco-française (voir le livre, pardonnez-moi), le concours d'entrée n'a guère plus de sens, les conventions ZEP ont été mises en place alors même que, par ailleurs, la sélectivité scolaire et sociale à Sciences Po est extrêmement aigue pour cause de trop grande affluence de candidatures... Mais enfin l'esprit est là: volonté de mettre fin au malthusianisme et à l'arrogance de nano-confréries cocardières, et alignement sur le bac + 5 international. Sans compter qu'on rentre à Sciences Po de mille manières, et ça aussi c'est positif.

20/09/2008, 04:38 | Par Jean-Philippe Templier en réponse au commentaire de emma w le 19/09/2008 à 22:49

Votre argument est totalement farfelu. Les etudiants des grandes ecoles scientifiques (ENS Polytechnique Centrale Mines, etc) ont entre 18 et 24 ans. Durant ces annees de formation, la production de recherche est quasi-nulle. Il faut apprendre en qqs annees ce que les chercheurs du monde entier ont accumule en plusieurs siecles. La recherche qui est compatibilisee dans les classement est la recherche des professeurs de ces ecoles. Si on ajoute a cela le fait que les effectifs sont petits par definition le classement de Jiatong n'est pas un bon classement pour les grandes ecoles. Ce qui est vrai est que les grandes ecoles permettent de conserver un petit nombre de chercheurs de niveau international. Et qu'il faut continuer a ameliorer son fonctionnement. Enfin, que dites-vous du College de France dans votre livre? La France est le seul pays a posseder une telle institution. Supprimer de tels fleurons qui ont deux cents ans d'experiences et s'aligner sur le modele anglo-saxon (qui eux aussi ont plusieurs dizaines d'experience), c'est de la folie pure. C'est se tirer une balle dans le pied. Et malheureusement des gens sont pres a le faire.

22/09/2008, 15:37 | Par emma w en réponse au commentaire de Jean-Philippe Templier le 20/09/2008 à 04:38

Pas compris lequel de mes arguments était farfelu, et loin de nous l'idée de supprimer le Collège de France (!). En revanche, la dualité insensée de l'enseignement supérieur français (des sous, des petits effectifs et de l'emploi à la clé pour les jeunes de milieu supérieur; des amphis bondés, sans moyens et le chômage au bout pour les autres) est intenable, y compris d'un point de vue libéral-pragmatique. Voir ce que les économistes disent de l'inefficacité de ces conseils d'administration composés exclusivement de sortants des grandes écoles, et des vraies raisons du climat social exceptionnellement médiocre qui règne dans les entreprises françaises (je ne dirai jamais assez combien l'ouvrage de Thomas Philippon, Le Capitalisme d'Héritiers, est passionnant).

19/09/2008, 16:56 | Par jmduparc

Lorsque l'on parle des ressources des universités américaines il ne faut pas confondre le budget et l'"endowment", la dotation, le capital en quelque sorte , même si celui-ci génère des ressources, des intérêts. A titre d'éxemple, l'endowment de Harvard était en 2007 de 34,9 milliards de dollars tandis que le budget était de 3 milliards de dollars. En 2007 les crédits du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche français ont étés de 23,9 milliards d'euros.

19/09/2008, 18:30 | Par Chrisreal en réponse au commentaire de jmduparc le 19/09/2008 à 16:56

bonsoir dont acte...J'ai dit une co...erie!!! Je croyais que l'endowment servait à financer les bibliothèques, l'enseignement, la recherche et même les aides financières pour les étudiants, sans parler des musées et d'autres activités aussi diverses que variées de ces grandes universités (ref.the Harvard Guide). Sans oublier bien sur les assets. Chris

19/09/2008, 22:54 | Par emma w

Après, j'arrête, mais je voulais juste vous signaler que l'Ecole d'économie de Paris fondée par Piketty et l'Ecole de Toulouse (recherche en éco itou) pratiquent une forme d'endowment. Je n'ai cependant pas été très convaincue par l'argument selon lequel les entreprises donatrices laissaient aux labos une totale indépendance intellectuelle. C'est encore une autre histoire.

20/09/2008, 04:44 | Par Jean-Philippe Templier en réponse au commentaire de emma w le 19/09/2008 à 22:54

Ces institutions sont jeunes et elles ne concurenceront pas les grandes universites americaines dans un futur proche (d'ailleurs elles n'en ont pas la pretention). C'est bien d'encourager la diversite et de diversifier les fonds. Mais ce ne doit pas etre au detriment de ce qui fonctionne deja.

20/09/2008, 07:54 | Par Gerardo

On peut être tenté de questionner le classement de l'Université de Shanghai, mais l'École polytechnique fédérale de Zurich, elle, ne s'en plaint pas : une des universités leader en Europe dans le domaine de la chimie, de la physique et de l'informatique et la 5e meilleure université d'Europe en 2007 selon ce classement), université/école qui a formé de nombreux lauréats suisses du Prix Nobel, parmi lesquels Wilhelm Conrad Röntgen (physique) .Fritz Haber (chimie) Albert Einstein (physique) Wolfgang Pauli (physique), et dont quelques élèves ont marqué l'histoire des sciences : · Georg Cantor, mathématicien. · John von Neumann, mathématicien, physicien, chimiste et père de l'informatique moderne. (sélection au niveau Bac, pas de prépas, pas de concours!!!) (fait souligné par Albert Jacquard, lui-même ancien élève de Polytechnique Paris) Mais, si l'on considère par ailleurs le nombre de brevets délivrés p. ex. à la Suisse (relativement à la population), il est permis de se poser des questions sur la capacité du système français à former à l'innovation... et sur son efficacité économique et sociale (même si la structure des entreprises, l'intensité de la recherche et du développement dans celles-ci, les financements y sont aussi pour quelque-chose). Le nombre des brevets délivrés relativement à la population montre que de nombreux pays sont mieux placés que la France : Pays-Bas (x 2,53), Suisse (x4,71), Allemagne (x2,35), Corée du Sud (x5,13)… Et si l'on considère, en outre, les performances de l'Allemagne à l'exportation de biens d'équipement / produits de haute technologie, n'est-il pas permis de penser que le modèle français de formation des ingénieurs n'est peut-être pas vraiment la panacée ? (sans contester les qualités intellectuelles des étudiants de ces écoles - plutôt une question d'allocation des ressources intellectuelles dans le pays). Or l'exploitation industrielle de l'innovation (dont les brevets sont un indicateur) est créatrice d'emplois. Source des chiffres sur les brevets : WORLD PATENT REPORT A STATISTICAL REVIEW WORLD INTELLECTUAL PROPERTY ORGANIZATION 2006 France 2.5% Germany 7.4% Rep of Korea 9.8% Switzerland 1.4% Netherlands 1.6% (Chiffres corrigés de la population / par rapport à la France = 2,5%) France 2.5% (population 64,4 m) Germany 5,87% (population 82,3 m) (facteur 2,35) Rep of Korea 12,83% (population 49 m) (facteur 5,13) Switzerland 11,79% (population 7,6 m) (facteur 4,71 Netherlands 6,32% (population16,6 m) (facteur 2,53)

20/09/2008, 11:49 | Par Chrisreal en réponse au commentaire de Gerardo le 20/09/2008 à 07:54

bonjour En tant que vieux scientifique proche de la retraite, sur le fond, j'avoue ma préférence pour les brevets comme système de classement.....cela me paraît plus indicatif du niveau innovant d'un pays (même si vu comment cela se passe au Japon ou le fait qu'on puisse breveter aux USA des résultats non brevetables en Europe.....il y a obligatoirement des ajustements à faire) et donc du résultat de l'investissement dudit pays dans l'avenir....encore qu'il serait préférable de ramener ces chiffres non par rapport à la population mais par rapport aux personnels oeuvrant en recherche (ex : nous avons plus de députés en France qu'aux Etats-Unis, je ne crois pas qu'il y ait plus d'habitants!!)...On pourrait même regarder de plus près, quelle est la nationalité des chercheurs en question!!! Reste bien sur le cas des maths (où se classe la France en médaille Fields???!!, 2ème rang en nombre et par rapport à la population, premier rang) ce qui pose le problème des disciplines à comparer. Pour les brevets par exemple, j'avoue ne pas être sur que la sociologie ou l'archéologie puisse participer??!!En gros, avec les brevets, la formation de l'esprit disparaît au profit de l'économie et de la rentabilité!!! je pense que vous ne proposez pas de supprimer les facs de lettre??? De même si vous mettez l'accent sur le salaire des étudiants à la sortie comme critère important de classement, il est sur que les Universités allemandes, italiennes et françaises vont souffrir....puisque depuis de nombreuses années, on leur a demandé de faire de la formation de masse (avec peu de succès je le reconnais). ET donc tout système de classement à ses défauts, et devenant contestable ne sert plus à rien...si ce n'est à faire plaisir aux premiers!!! Je crains qu'il ne s'agisse d'un faux nez qui empêche de regarder en face les vrais problèmes (qui existent, j'en suis conscient depuis longtemps) et de chercher des solutions.....puisqu'il en existe une géniale, le système anglosaxon!!....la preuve : l'université française n'a rien à voir avec son homologue japonaise (par exemple beaucoup plus de facs privés au japon etc..). Les gouvernements respectifs considèrent leur système universitaire en crise et proposent....... la même chose, ie professionnalisation à outrance des filières, désengagement de l'Etat, volonté de distinguer les universités entre elles (où l'on retrouve le classement), régionalisation, renforcement des prérogatives des présidents dans le recrutement, concentration étatique des programmes de recherche dans quelques universités en association avec les entreprises, etc...va comprendre, Charles!!!! Chris

20/09/2008, 13:41 | Par guitard

cet article montre beaucoup de confusion et n'est pas au niveau habituel de ce blog : confusion entre les CPGE et les Ecoles, entre les prépas scientifiques créees au XIX° et les prépas dite commerciales qui datent des années 60 - 70 et l'ENA ou l'IEP qui ne sont pas dans ce système ! S"il y a des liens entre l'X, l'ENs et l'ENa ils sont indifférents à la formation des élites scientifiques ; ici, encore apparaît l'absence globale de réflexion depuis le triomphe des Bayrou, darcos et autres pseudo-humanistes dans les années 93-97 et la destruction de l'enseignement scientifique ( non pas en contenu ce qui est un point de vue erroné ) mais en heurs de formation ; l'heure d'enseignement perdue au Lycée ( un an d'horaire en 2-1-T ) ne se rattape . le Problème de cette confusion amène à croire 1° que le modèle des Ecoles est unique à la France ce qui est FAUX puisque ce moèle est connu des Anglo-saxons ( les Ecoles interne à Harvard, West-Point décalque de l'X, les tripos de Cambridge qui donne l'accés à certains collèges sur le camus de Cambridge aussi divers que l'ensembles des paris 1,2,3 à 13 , il est connu de la Russie ( à partir de l'académie des Sciences comme sous Napoléon ) ou de l'Est et est présent en Chine ( Centrale ) 2° les élites ne se reproduisent pas à Yale ou Harvard alors que le système américain est à double standard ( Yale ne veut rien dire : c'est de département qui compte ) y compris par l'existence de deux types d'étudiants les payant et les boursiers ( soit dit en passant, c'est le pb des bourses qui plombe l'élitisme républicain 3° à croire que les CPGE forment des X, Enarques etc... ce qui est FAUx puisqu'elles produisent les 10 000 ingénieurs dont le pays a besoin ; cet aveuglement ( la scotomisation qui ne fait pas voir les études scientifiques mais fait correspondre ascension sociale dans les banlieues et le recutement de l'IEP ) est une catastrophe culturelle vis à vis des pays émergents ( Inde et Chine ) comme le montre l'informatique et l'algorithmique ( qui connait ici l'INRIA ? ) les CPGE sont le lieu où sont formés les ingénieurs ( Centrale, Mines, CCP = des dizaines d'écoles couvrant toutes les villes moyennes ) et dont sortent les enseignants de haut niveau : normaliens et ...agrégés car la plupart de ceux qui réussissent en fac les concours de recutement de professeurs sont passés par les CPGE et tel qui veut enseigner les maths essaye de passer par une prépa le problème du coût est ridicule car connaissez-vous le coût d'un étudiant d'un collège de Cambrige qui est passé par les tripos et suit un tutorat en petit groupe à Caius ou Trinity ? Evidemment, dans un modèle qui comporte un double enseignement secondaire comme l'Allemagne, des instituts comme la Russie ou qui met tout à l4université y compris l'enseignement technique et la formation des travailleurs sociaux ( Us ) c'est invisible ll’affaire Kerviel n'Aa AUCUN RAPPORT avec les CPGE si elle en a avec le développement des maths financières ( l'ecole Française d'El Karoui ) et à l'incompétence scientifique ( assumée et revendiquée ) des communiquants, commerciaux et autres ressourceurs humanistes...la formation de Kerviel en est la preuve. j'ai l'impression d'ailleurs que les auteurs du livre font montre d'une inumeracy ( pîre que l'lletrisme ) dans l'utilisation spontanée et sauvage des stats : corrélation transformée en cause, un point effare : la conclusion populiste qui s'étonne que former un ingénieur même d'ENSI coute plus cher que de former un avocat ! Alors qu'en général, il faut des laboratoires , un encadrement eTC... Est-ce que former un chercheur du CEA ou du CNRZ scientifique coute trop cher ? C'est du maoisme et digne d'un terrible passage de "la déchirure " où le chef de camp demande à ceux qui intelectuels veulent rejoindre le peuple de se lever : ils seront liquidé car ils n'ont toujours pas renoncé à être le sel de la terre : la République n'a pas besoin de savant ! La lettre où Lavoisier écrit à la convention pour demander que Lagrange bien que turinois puisse être prof à l'X car il est "français par le mérite" est un must pour l'historien de notre République que tout inspecteur se rêve toujours d'être certes, le temps où Comte instituait la trinité savant-ingénieur-ouvrier en sortant de l'X et en décidant de faire des cours aux ouvriers est révolu mais aussi sa notion annexe de dictature de prolétariat : va-t-elle être remplacée par une sorte de haine intelectuelle de la science ? ranking : "c’est " la claque " du classement dit de Shanghai ( fondé essentiellement sur la production scientifique ) " ; je pourrai vous envoyer la pétition signée par les plus grands directeurs de revues d'histoire des sciences sur l'évaluation absurde par des commerciaux ( dont fait partie MMe Pécresse qui soit dit en passant a suivi de sainte marie de Neuilly à ginette un cursus dans l'enseignement catho où survit encore le bizuthage avec l'encouragement des jesuites et n'a jamais été à l'université sinon comme fille d'une distingué prof de com de Dauphine devenu directeur chez Bolloré, d'où ...sa place au gouvernement MALGRE l'ENA ) des revues d'histoire ; là encore, là où Cambridge est générique, les articles des normaliens référent à mille labos comme autant de collèges ; il suffit de réunir sur le plateau de Palaiseau comme cela va être fait l'X , ENSAE ( l'Ecole de stats ), ENSTA, et une école de management pour avoir Harvard ! Un peu d'honneteté ammène aussi à remarquer que le ranking dont les maths niveau spé ( Perron(Frobenius ) a permis le succés de google ne peut pas évaluer les travaux en français ni un apax ! Combien de chercheurs dans un domaine savent que l'histoire des sciences montre que tel article décisif en tel discipline n'apparaît pas dans le réseau des citations sauf par une exhaustion qui fait reconnaître son inspiration invisible ( j'ai travaillé sur les archives de l4institut : les "collèges invisibles" existent ) et sans forcer le trait, la lecture des articles ( = thèses, pHd ) montrent la réthorique des références des articles en biologie ou en physique ; de plus la qualité de l'enseignement qui permet ces recherches et qui est essentiel en mathématiques n'est pas évalué ( à la différence du système américain où le "teacher" a un statut et on vire des chercheurs incompétents pour enseigner ) ce qui correspond à l'illusion universitaire de l'enseignant-chercheur l'histoire de la création des universités et de l'enseignement scientifique éclaire le p^roblème des CPGe ; le séminaire invention allemande est institué après 71 par suite de la défaite mais jamais ce pays n'a connu le paradigme universitaire allemand décrit dans : Academic Charisma and The Origins of the Research University de William Clark , Chicago Press qui complète Geison et Fox sur la professionalisation en France On peut aussi effectivement faire du Hayek : " the Counter Revolution of Science" ( studies on the abuse of Reason ) mais il faut l'assumer avec la littérature adjacente sur l'effondrement de la science française par défaut d'empirisme humien...et le présenter comme une thése politique non comme une évidence factuelle historique s'il en est autres qu'interprétées.

Ce commentaire a été dépublié par la rédaction de Mediapart.

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20/09/2008, 14:31 | Par Jean-Philippe Templier

Le probleme chronique est le niveau tres faible des universites scientifiques en France. Cela nuit bien sur aux universites, mais aussi aux grandes ecoles. Je m'explique: les entreprises recrutent tres peu, voir pas d'etudiants avec un diplome de l'universite. Il y a meme des personnes qui ont un diplome d'ingenieur (bac+5) et une these d'universite (bac+8) et qui n'ecrivent pas sur leur CV qu'ils ont cette these, car c'est devalorisant aux yeux de certains recruteurs! Le diplome de doctorat des universites francaises est encore de qualite et bien reconnu internationalement. Il faut absolument modifier cette dynamique. Alors un probleme majeur est que les etudiants d'ecoles d'ingenieur en France travaillent peu en ecole (surtout dans les + prestigieuses: X, Centrale, Mines). En effet ils sont certains d'etre recruter a un tres bon poste a leur sortie, puisque la concurrence de l'universite n'existe pas. D'ou le probleme d'auto-reproduction, etc. Le premier soucis des directeurs de ces ecoles est de trouver des subterfuges pour faire travailler leurs effectifs qui recrutes avec un niveau excellent a bac+2 (CPGE+concours) sortent avec un niveau moyen a bac+5. Il y a deux solutions: ou bien valoriser les theses de doctorat dans les universites (ce qui est preconise dans le rapport de l'academie des sciences) ou bien niveler par le bas. Ce n'est pas seulement un probleme financier, de moyens, etc. C'est une question de changement de mentalite. Tant que les patrons penseront que les docteurs sont systematiquement moins bons que les grandes ecoles. Malheureusement je trouve que les choses ne vont pas dans le bon sens. En particulier c'est les grandes ecoles qui s'ouvrent aux universites et non l'inverse! Les grandes ecoles developpent de nombreux recrutements annexes, ou les universitaires les plus brillant peuvent passer un an dans l'ecole d'ingenieur et avoir le tampon "grande ecole" (tout en ayant recu une formation principale a l'universite). Les universites elles s'occupent des PRES. Une idee farfelue des commerciaux et des polotiques qui veulent regrouper sur le papier (dans les faits rien ne change) les universites pour ajouter leurs chiffres et remonter dans le classement jiaotong. (d'ailleurs dans le monde, personne ne se soucis de ce classement: les Etats-Unis ont leur propre critere de notation et en Chine c'est Beijing Daxue qui decide du classement et des fonds de toutes les universites du pays). Le PRES c'est ajouter LeMans et Rouan, Marseille et Lyon, Toulouse et Montpellier, etc. De l'administration pure qui va plomber le budget puisqu'il faudra payer une direction pour chaque PRES.

20/09/2008, 22:03 | Par Franck Gauthey

Un malheur ne vient jamais seul... Voilà que les grandes écoles Françaises sont critiquées dans leur essence même... alors que la finance mondiale se casse la figure et que se remet en cause, de manière drastique son fonctionnement de base... Voilà que s'exprime la souffrance et la violence au travail qui remet également en cause le sens et les modes d'organisations, les rapports sociaux... Alors que la planète Terre montre de signes de raz le bol des modes de production qu'on lui impose. Ca semble pas si faux que dans certaines périodes de l'histoire, que des ruptures s'accélèrent... De la besogne, il y en a...

21/09/2008, 12:08 | Par Gerardo

@Chrisreal Bonjour, C'est un jeune retraité, passé par une prépa et une école françaises (c'est très loin et le débat ne me passionne pas !), puis par une université allemande, et qui a fait sa carrière en Allemagne, qui vous répond. Je partage votre préférence pour les brevets comme indicateur d'innovation d'un pays (même grossier, mais faut-il renoncer à tout indicateur et à toute évaluation au motif que les instruments sont entachés d'erreur? Si vous demandez aux uns et aux autres, ils prétendront tous qu'ils ont le meilleur système)… et votre point de vue sur les nuances à apporter, ce que fait d'ailleurs l'OMPI dans son rapport 2008 puisqu'elle distingue dépôts et détentions de brevets par résidents et non-résidents, qu'elle ne rapporte pas seulement les chiffres à la population mais aussi au PIB et aux dépenses en R&D. Et nous sommes bien d'accord sur le fait que tout critère de classement est biaisé, même celui basé sur les notes données aux candidats à un concours (Comment noter l'élégance d'une démonstration en maths, un point de vue philosophique, comment justifier un 13 plutôt qu'un 12 ? Quelle est la pertinence de quelques dixièmes de point derrière la virgule par rapport aux qualités exigées plus tard dans l'exercice de la profession ?). Il ne fait aucun doute que ces classements comportent tous une marge d'erreur et que des ajustements sont nécessaires, mais, malgré cela, le Japon, les USA, l'Allemagne, la Corée ne se retrouvent jamais dans les derniers. La rentabilité des effectifs oeuvrant en recherche est en partie prise en compte dans l'analyse par dépenses de recherche et la nationalité des chercheurs ne présente pas à mon avis un grand intérêt (un grand nombre d'ingénieurs de la NASA sont de nationalité ou d'origine indienne). Je me suis placé surtout du point de vue de l'utilité des investissements dans le système de formation pour une économie nationale (l'analyse des balances du commerce extérieur, fortement positive pour l'Allemagne et négative pour la France, fait apparaître un manque de compétitivité technologique des entreprises industrielles françaises dans des domaines où la demande mondiale est forte. Pour les maths comme pour la médecine, personne dans le monde conteste la valeur des chercheurs français. Mais la découverte des infiniments petits n'est pas brevetable et je ne me suis référé aux brevets qu'en tant qu'indicateur grossier de l'efficacité économico-sociétale des systèmes de formation des ingénieurs. Par ailleurs, je ne suis pas favorable au tout brevetable, mais au niveau de la micro comme de la macroéconomie, la recherche de la rentabilité est inévitable (les ressources sont toujours limitées), même quand elle ne reflète pas totalement la formation de l'esprit ou le philosophiquement souhaitable. Non je ne souhaite pas la fermeture des facs de lettres. Un classement par les salaires obtenus ou par le nombre de cadres sup dans une entreprise ne me semble pas non plus souhaitable puisqu'il occulterait les effets de "cordées d'anciens élèves", des relations, des hautes rémunérations malgré des résultats parfois très mauvais (sujet d'actualité). Les universités allemandes viennent de créer des "universités d'élite" dotées de moyens financiers supplémentaires et recrutant sur des critères plus durs. Mais les salaires des ingénieurs allemands n'ont jamais été mauvais et beaucoup de PME allemandes (souvent plus grosses que les françaises) font de la recherche (les 2/3 d'entre-elles, ai-je lu récemment), et beaucoup d'ingénieurs font un doctorat - la voie royale en Allemagne. Les succès remportés par les entreprises industrielles allemandes à l'exportation (de produits sophistiqués) m'inclinent plutôt à penser que les formations d'ingénieurs de ce pays (moins universalistes, plus spécialisées) sont loin d'être mauvaises. La structure des entreprises et la mentalité des dirigeants sont d'autres aspects (dans les entreprises allemandes, il n'est pas pénalisant d'avoir fait de la recherche, c'est tout le contraire. Le Dipl. Ing., le Dr. Ing. et le Prof. Dr. Ing. n'y ont pas attendu les anglo-saxons… et voyez p. ex. le nombre de brevets détenus et attribués en 2006 dans le domaine des énergies renouvelables… http://www.wipo.int/ipstats/fr/statistics/patents/ http://www.wipo.int/ipstats/en/statistics/patents/wipo_pub_931.html" \t "_self Cordialement

21/09/2008, 15:49 | Par Academya

Je suis consterné de voir le professeur Lelièvre, bon connaisseur du primaire et du secondaire, faire l'apologie d'un ouvrage aussi médiocre sur les grandes écoles. Le présenter comme un travail sérieux est aflligeant tant le caractère supeficiel de l'enquête journalistique est évident pour le connaisseur et le parti pris idéologique, ou plutôt démagogique apparaît comme le moteur du raisonnement. Les commentaires sont à l'avenant. Dès que l'on parle des grandes écoles les passions sont aux commandes, pas le raisonnement.

21/09/2008, 16:43 | Par claude lelièvre

Et bien raisonnez et argumentez, vous en avez l'occasion! Et on verra sur pièces. Certes la passion est toujours partie prenante dans les débats sur l'Ecole, et sans doute là plus qu'ailleurs. Mais, je l'avoue, j'ai du mal à croire que ce livre est sans intérêt ( loin s'en faut ) ,et les commentaires contrastés et le plus souvent complexes auxquels il a donné lieu ici aussi. Mais il est vrai que je suis nettement moins ''expert'' des enseignements supérieurs que du primaire et du secondaire.

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