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Le Parlement peut-il décider de ce qui doit être enseigné?

Mardi 28 octobre, Xavier Darcos s’est demandé si le Parlement ne pourrait pas prescrire «ce qui doit être enseigné» aux élèves dans des matières sensibles comme l’histoire.

 

Auditionné par plusieurs députés appartenant à la mission d’information sur les questions mémorielles de l’Assemblée nationale ( mise en place après le tollé qui avait suivi l’idée lancée par Nicolas Sarkozy que ‘’tous les enfants de CM2 se voient confier la mémoire d’un des 11000 enfants victimes de la Shoah’’ ), le ministre de l’Education nationale a précisé : " Est-ce qu’il ne faudrait pas qu’une bonne fois pour toutes, ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale ? […]. Je me demande même, pour ce qui est de l’histoire en particulier, si ça ne s’impose pas. C’est moins important pour des enseignements de disciplines qui ont un caractère scientifique et répétitif plus marqué ; mais peut-être que pour l’histoire ce serait nécessaire. Je pense que nous réglerions une partie de nos difficultés – parce qu’on voit bien qu’on est en difficulté au fond. Derrière tout cela il y a des questions politiques […] ; il y a des débats profonds – et peut-être un vrai débat public devrait se passer au Parlement ". Et Xavier Darcos de conclure en souhaitant que " sortent de cette mission mémorielle des recommandations qui puissent déboucher sur cette idée là ".

Mercredi, le ministre de l’Education nationale s’est montré plus circonspect en soutenant qu’il serait " très vigilant " quant à une " ingérence " du politique dans l’enseignement de l’histoire : " Il s’agit, comme nous l’avons fait pour l’enseignement primaire, de recueillir l’avis de la représentation nationale sur la manière dont les programmes sont orientés mais surtout pas évidemment sur les contenus historiques et sur la manière d’enseigner l’histoire. Pour ce qui est des questions mémorielles, et c’était de cela dont nous parlions hier – les grandes dates, les événements que la nation doit célébrer -, c’est aussi à la nation de le dire ".

 

A ce propos, le Rapport de la Commission Thélot de 2004 avait abordé ce type de question mais dans un cadre plus large et dans d’autres dispositions d’esprit, que je me permets de citer in extenso ( puisque j’en étais membre, et que cela vient – certes d’une étrange façon - à l’ordre du jour ).

Il est apparu à la Commission que la définition du socle commun de connaissance et de compétence que chaque élève devait pouvoir être en mesure de maîtriser exigeait " de concilier deux impératifs : permettre aux membres du système éducatif de participer à la détermination des contenus des enseignements et apprentissages, assurer la légitimité démocratique des choix pour l’Ecole ".

D’où la proposition d’un montage ( certes complexe ) pour tenter d’avancer ( dans une question complexe ).

" La Commission considère qu’il est alors indispensable d’associer le Parlement àla définition du socle commun. D’autre part, elle juge nécessaire qu’une Haute Autorité indépendante soit chargée de déterminer précisément les éléments du socle commun. La Commission recommande le dispositif suivant :

  • Le Parlement définit les objectifs qu’il assigne à l’Ecole en matière de formation et d’éducation des élèves au terme de la scolarité obligatoire. Il élabore un cahier des charges que la Haute Autorité devra respecter pour déterminer les éléments du socle.
  • Les fonctions précises d’élaboration du socle, d’écriture des programmes et d’évaluation sont assurées par une Haute Autorité indépendante composée de personnalités diverses dont la majorité ne sont pas des experts du système éducatif. Elle accompagne la définition du socle et des programmes d’un cahier des charges destiné à encadrer l’élaboration des outils pédagogique et notamment des manuels scolaires. Elle vérifie l’application de ce cahier des charges.
  • Pour assurer ses mission, cette Haute Autorité indépendante s’appuie sur deux organes qui lui sont rattachés et qui se substituent au Conseil national des programmes ( CNP ) et au Haut Conseil de l’évaluation de l’Ecole ( Hcéé) :
  • Un conseil scientifique des programmes composés d’experts du système éducatif. Ce conseil comportera obligatoirement des personnalités qualifiées étrangères. Il n’a pas de pouvoir propre : il s’agit d’un organe d’instruction et de consultation ;
  • Une commission de l’évaluation chargée d’apprécier, à partir de données qualitatives et quantitatives, la pertinence des choix des programmes, en veillant tout particulièrement à l’évaluation de la maîtrise des connaissances et des compétences par les élèves.

 

La Haute Autorité indépendante élabore un rapport annuel sur l’état de la scolarisation obligatoire à l’intention du Parlement. Ce rapport est rendu public "

 

Le débat est ouvert.

 

Il faut savoir par ailleurs combien les procédures actuelles qui ont cours depuis pas mal d’années peuvent être aléatoires et parfois opaques. Je n’en prendrai pour preuve que la liste de personnages historiques considérés comme " constitutifs d’une culture et d’une conscience nationale " mise à la base du programme d’histoire de l’enseignement primaire en 1995 ( alors même que, à tort ou à raison, était souligné justement son extrême importance ). Il semble qu’elle ait été dressée et décidée ( en une heure pour l’essentiel ) par François Bayrou et le directeur des Ecoles Marcel Duhamel ( les deux signataires du texte ). Deux explorateurs ( Cartier et Colomb ), deux savants ( Pasteur et Marie Curie ), trois artistes ( Léonard de Vinci, Molière, Hugo ), quatre ‘’résistants’’ ( Vercingétorix, Jeanne d’Arc, Jean Moulin et Charles de Gaulle, présenté comme l’homme du 18 juin ), deux ministres ( Colbert et Jules Ferry ) neuf monarques ( César, Clovis, Charlemagne, Capet, Saint-Louis, François I, Henri IV, Louis XIV, Napoléon I ).

Passons sur le fait que l’on retrouvait ainsi la vulgate historique de l’école communale, mais où le panthéon républicain s’était vidé de ses hommes politiques ( Mirabeau, Danton, Robespierre, Hoche, Lamartine, Gambetta , Clemenceau ). Passons aussi sur le fait que le pourcentage de femmes citées était bien entendu au-dessous de 10% ( le fameux ‘’plafond de verre’’).

Et venons en au plus significatif, c’est à dire à ce qui s’est passé à ce propos quand sont parus ( au BO du 26 août 1999 ) des " documents d’application des programmes de 1995 " devant être soumis à la consultation des enseignants du primaire ( signés par Claude Allègre, ministre de l’Education nationale, et Ségolène Royal, ministre déléguée, chargée des enseignements scolaires ).

La constitution de la liste est la même, à quatre changements près : Louis XI remplace Clovis, les trois artistes sont supprimés, tandis que les noms de Godefroy de Bouillon, Vauban et Napoléon III apparaissent à leur place. Napoléon III à la place de Victor Hugo, il fallait le faire ! Et que dire de la présence de deux personnages ( autant que pour l’ensemble des femmes…) emblématiques des croisades : Godefroy de Bouillon et Saint louis, alors même que le texte insiste lourdement ( " c’est au nom de la religion que des Français participent aux croisades , expéditions menées depuis l’Europe chrétienne pour délivrer le tombeau du Christ tombé aux mains des musulmans " ).

Il est vraisemblable ( comme je l’ai écrit alors dans " Le Monde " du 17 février 2000 ( avec le soutien de l’historien Jacques Le Goff ) que " les deux ministres qui ont signé ce texte – Claude Allègre et Ségolène Royal – ont eu leur bonne foi surprise " ( et qu’ils n’avaient pas lu le texte, au moins attentivement …). J’ai tenté de savoir qui avait été responsable de cela. Le directeur des lycées et collèges n’avait été en rien consulté ( ! ). Le conseiller spécial du ministre de l’Education nationale pour les programmes ( et ancien président du Conseil national des programmes ), Didier Dacunha-Castelle, m’a assuré qu’il n’y avait été strictement pour rien. Quelques années après ( ! ) il m’a été dit que le texte sur l’histoire avait été à la discrétion de l’historien siégeant alors au Conseil national des programmes, ( plus ou moins ‘’couvert’’ par le président du CNP de l’époque, Luc Ferry ).

On peut comprendre ainsi que, quelques années plus tard, alors que j’en avais l’occasion au sein de la commission Thélot, j’ai cru bon de faire ( avec quelques autres ) des propositions qui figurent dans le rapport final de la Commission ( rappelées ci-dessus ).

 

 

Tous les commentaires

. Est-ce qu’il ne faudrait pas qu’une bonne fois pour toutes, ce que nous considérons comme devant être enseigné aux élèves soit prescrit par la représentation nationale ? Derrière tout cela il y a des questions politiques […] ; il y a des débats profonds – et peut-être un vrai débat public devrait se passer au Parlement " Xavier Darcos . Le problème de l'ingérence du politique dans l'enseignement de l'histoire n'a pas commencé avec Nicolas Sarkozy. . Ce matin, ce problème a été évoqué par un message de Vincent Truffy rapportant un article du Figaro, titrant : . Les programmes d'histoire choisis par le Parlement ? (Le Figaro) . J'y ai répondu (avec, à tort ou à raison, quelques éléments polémiques). . Je rappelle d'un mot mon point de vue, (qui ne reste pas moins fort sceptique, même en apprenant la proposition que j'ignorais de la commission Thélot de 2004, de créer une "Haute autorité indépendante" ): . Les programmes d'histoire (comme du reste) sont définis par l'administration (l'Education nationale) laquelle est sous le contrôle du gouvernement, lequel est sous le contrôle du Parlement. . Appelons cela démocratie si l'on veut. Il reste que, de tous temps, et sous tous les régimes, d'une façon ou d'une autre, l'histoire est essentiellement dépendante de la politique. . Il y avait une conférence (que j'aimerais bien retrouver) de Raymond Aron disant que l'historien a deux casquettes: celle de l'homme de sciences et celle de l'homme politique, créateur de valeurs identitaires. Raymond Aron soulignait, évidemment, le conflit résultant. . jean-paul yves le goff démocrate utopiste républicain réaliste http://www.lelivrelibre.net

Sans doute, et je souscris bien volontiers à ces remarques et à la mise en évidence opportune de cette tension irréductible. Encore convient-il de tenter de la faire vivre au mieux. Surtout dans un pays ( et cela est assez exceptionnel dans un pays de tradition démocratique pour que l'on s'y arrête) que l'enseignement de l'histoire peut devenir une affaire d'Etat, avec intervention directe du Chef de l'Etat. On peut songer ( entre autres ) à l'intervention du pésident de la République François Mitterrand sur le sujet en plein Conseil des ministres du 31 août 1983 ( alors que ce n'était nullement prévu à l'ordre du jour ). Comme le dit Philippe Joutard ( historien et ancien recteur ), en France, "l'histoire est une passion".

Si je me rappelle bien, François Mitterrand avait augmenté les horaires de cet enseignement, au moins au collège: pas pour longtemps, puisque Chevènement, avec l'introduction de nouveaux programmes au collège à partir de 1986, avait réduit l'horaire consacré à l'histoire et à la géographie avec l'introduction de l'éducation civique. Depuis le temps consacré à l'histoire (et à la géographie) a encore diminué, au moins au collège. Il serait intéressant de se pencher sur la double (triple?) casquette des enseignants de cette matière: matières développant l'esprit critique avec l'histoire et la géographie, et euh, disons tendance à la propagande avec l'éducation civique? Reste que l'histoire en particulier passionne de nombreux élèves.

. Encore convient-il de tenter de la faire vivre au mieux Claude Lelièvre . Je sais que le "vivre ensemble" entraîne certaines nécessités. J'admets presque tous les partis pris, à condition qu'ils soient reconnus et assumés. En retour, j'aimerais que mon propre parti pris soit admis et pour cela d'abord compris. Je ne demande pas qu'il soit partagé. C'est celui de l'hypercritique (qui me vaut, tout-à-fait à tort, d'être perçu comme "nihiliste", ou encore "désespéré"). Je considère que dans la culture du faux où nous baignons, les historiens ont une grande responsabilité. (Les philosophes aussi, si vous me pardonnez). . jpylg

Face à cette nouvelle déclaration, on peut émettre deux hypothèses : - Darcos n'a pas l'air de savoir comment faire parler de lui (1) - il n' a de cesse de vouloir donner des gages à son cher président, ni à sa chère majorité. L'histoire n'appartient pas aux historiens, mais appartient-elle aux partis politiques ? Faire en sorte que la représentation nationale participe, d'une manière ou d'une autre, aux différentes commissions qui élaborent les programmes, pourquoi pas. Mais que ce soit à elle d'en décider, non. Voir le site : http://cvuh.free.fr/ (1) Il est beaucoup moins fringant quand il est en visite dans un département et que des manifestants veulent le rencontrer.

. Ne pas oublier non plus le site : . http://www.lph-asso.fr/ . jpylg

Selon l'AFP, l'historien Jean-Pierre Azéma a jugé "inadmissible que le pouvoir politique gouvernemental et parlementaire puisse imposer ce qui doit être recherché et a fortiori enseigné". Accord total pour ce qui est de la recherche, de sa publicité, de ses publications. Mais pour ce qui est de l'enseignement scolaire de l'histoire, le pouvoir politique a le plus souvent participé ( pour le moins ) à sa définition. Ce qu'il convient sans doute de faire ( plutôt que d'être dans la dénégation ) c'est de tenter de clarifier les prérogatives des uns et des autres ( politiques et historiens ), de mieux déterminer ce qui peut relever des uns ou des autres; et de contribuer à ce que les procédures effectivement suivies soient plus réglées et plus transparentes ( ce qui devrait aller dans le sens de plus de ''démocratie'' et de plus de ''scientificité'' ); cf a contrario ''l'exemple'' que j'ai donné en fin de billet

. Le coup de gueule d'Azéma, c'est probablement parce qu'il n'a pas été auditionné par la Commission "lois mémorielles" de l'Assemblée, alors qu'un tas de potes à lui l'ont été. . De quoi vous dégoûter de la démocratie... . jpylg . PS : http://www.assemblee-nationale.fr/13/commissions/questions_memorielles/index.asp .

I N T E L L I G E N C E Nos intelligences se valent et, la meilleure serait celle qui nous convaincrait que nous sommes tous égaux. Etre convaincu, c'est vivre l'attitude sans en avoir le besoin de l'exprimer. Les expressions intellectuelles de chacun sont différentes, déterminées par les différentes formes, expressions que l'humain peut explorer (l'un(e) les sciences, l'autre la littérature etc. ...). Tout comme pour le physique, suivant notre "génétique" et en fonction de l'entraînement, nous nous engageons dans des disciplines sportives différentes avec des résultats divers. Que ce soit mentalement ou physiquement nous penchons naturellement vers les sujets auxquels nos prédispositions nous ont avantagés : le meilleur résultat nous entraîne vers plus de motivation, vers plus d'effort etc. ... Quant au surhomme ou la surfemme, il ne peut y en avoir ; notre nature par définition est limitée puisque humaine. Aux qualificatifs d’ "idiot(e)", d’ "imbécile", d’ "ignorant(e)" … contestables, je crois qu'il n'y a que des intelligences différentes dans les divers milieux et domaines que nous vivons. Intelligences qui peuvent être perçues de manières différentes suivant des "circonstances" ponctuelles. Aux « experts littéraires» donneurs de leçons je leur dis que : Ni faute d'orthographe, ni vocabulaire, ne dérange lorsque la valeur des idées est présente, alors que dans des propos vides, ces artifices sont dérisoires. "Nous sommes tous experts de ce que nous vivons". (Une prhase de Ségolène Royal).

Je me permets de renvoyer, pour élargir le débat, au billet ( ou article ) écrit par David Dahomay ( "La nation doit-elle s'immiscer dans les programmes scolaires?" ), puisqu'il fait des propositions précises dans le domaine de l'histoire, à partir d'une réflexion argumentée qui me paraît foncièrement solide.

. Sans vouloir, en rien, minimiser les mérites du billet de David Dahomey, je pense qu'il aurait mieux fait de mettre ses remarques sur ce fil, dont le titre, à lui seul, pose plus que clairement le problème: "Le Parlement peut-il décider de ce qui doit être enseigné?" . Ce que ce fil a de remarquable, c'est que, alors que Claude Lelièvre invitait au débat - sachant qu'au moins Claude Lelièvre, lui, répond - c'est qu'il n'a pas mobilisé les foules. Je veux bien que le fil ouvert par David Dahomey fasse mieux, pourquoi pas ? . Mais, je note que le fil intitulé "historiens-circulez-vous-n-avez-rien-a-dire là-dessus, réponse à Henri Guaino" du 23 octobre ici et "A qui l'histoire appartient-elle ?" du 27 octobre ne semblent guère intéresser davantage. . C'est cette apathie qui me semble devoir être l'objet de la réflexion. Il est vrai que l'écriture de l'histoire ne figure dans aucune des six motions du congrès de Reims. (Arrêtez-moi si je me trompe). J'ajoute que je trouve croquignolet qu'un expert qui a lancé la question avec une interpellation à Henri Guaino et qui a invité tout un chacun à la vigilance s'en désintéresse aussi rapidement. . Pour ce qui me concerne, j'ai encore une ou deux choses à dire sur l'écriture de l'histoire et c'est dans ce fil "Le Parlement peut-il décider de ce qui doit être enseigné?"que je le ferai. . jpylg

Cher jean-paul-yves-le-goff, Rassurez-vous, tout comme vous, et comme ceux qui essaient de soulever le débat sur ces questions essentielles, je reste fortement mobilisé sur le sujet. Cependant, je n'ai pu ces jours-ci (pour des raisons personnelles) répondre dans des temps raisonnables aux quelques rares commentaires à mon article. Mais, plus encore, j'avoue être quelque peu affecté par l'absence d'intérêt sur un sujet aussi important. Ce débat ne devrait pas rester uniquement l'affaire de spécialistes, d'autant que personnellement je ne me considère aucunement comme tel. Cela me rend quelque peu pessimiste sur l'état de l'opinion en France, et pour ne rien arranger, le triste spectacle qu'offre le PS finit de me décourager. Espérons que cela n'est qu'un moment à vide. Une seule bonne nouvelle tout de même : Je viens d'entamer le dernier livre d'Emmanuel Todd, "après la démocratie", que je trouve vraiment stimulant! Voilà un intellectuel qui, me semble-t-il, mériterait à lui tout seul de refonder la gauche. Mais triste époque vous dis-je. Faut-il vraiment que nous allions jusqu'au désastre pour espérer une vraie refondation ?

. @ David Dahomey. . Merci pour votre réponse ainsi que pour cette référence à ce dernier livre d'Emmanuel Todd,(Après la Démocratie) sur lequel je vais me renseigner sans plus attendre. . J'aurais eu, pour ma part, plusieurs autres choses à dire sur cette question du rapport entre les historiens et la politique et le rôle essentiel joué par l'Etat; mais comme tout le monde semble n'en avoir que pour (ou contre) Ségo, je laisse tomber, étant déjà suffisamment en retard comme ça dans mon travail. . C'est, effectivement atterrant, de voir des "militants", la fine fleur de la vie civique, s'investir dans des querelles d'une telle puérilité. . Je vais encore me faire quelques amis supplémentaires, mais j'ose dire que, quand je vois que le débat tombe aussi bas, il me semble qu'il est urgent qu'on supprime le suffrage universel ! . jean-paul yves le goff démocrate utopiste républicain réaliste

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