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May

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CM2: Des ''niveaux'' qui baissent

Les performances d’élèves en fin de CM2 évaluées de façon comparable en 1987, 1997, 2007 pour la lecture, et en 1987,1999, 2007 pour le calcul sont à la baisse ou se ‘’tassent’’. Pour qui ?

 

 

La " Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance " vient de rendre publique ces comparaisons dans sa note d’information 08-38 ( après bien des tergiversations, dues semble-t-il au ministère de l’Education nationale ).

 

En calcul, on observe une baisse importante entre 1987 et 1999, et cette baisse touche tous les niveaux de compétences, avec accroissement de la dispersion des scores ( des inégalités de résultats ). De 1999 à 2007, il s’opère un ‘’tassement’’, avec un certain resserrement de la dispersion. Selon la Note, " ce redressement est peut-être à mettre au compte de la remise à l’ordre du jour du calcul dans les programmes de 2002, avec en particulier, l’accent mis sur le calcul mental et l’apprentissage des techniques opératoires ".

 

En lecture, la moyenne des scores est stable de 1987 à 1997, puis baisse de 1997 à 2007. Cette baisse moyenne s’observe quel que soit le type de compétences mises en jeu ( compréhension immédiate, construction d’informations et de significations, etc…)

Cette baisse est nettement plus marquée pour les élèves les plus faibles ( ainsi deux fois plus d’élèves – 21% - se situent en 2007 au niveau de compétence des 10% les plus faibles de 1987 ). En revanche les meilleurs élèves sont nettement moins concernés par cette tendance à la baisse, puisqu’ils sont encore 8% en 2007 à dépasser le niveau que les 10% les meilleurs dépassaient en 1987. On notera que la baisse constatée en lecture entre 1997 et 2007 n’a pas touché les enfants d’origines sociales favorisées.

 

 

Il est pour le moins malaisé de rapporter ces évolutions à des politiques scolaires gauche-droite définies ( si tant est d’ailleurs que cela puisse être décisif en l’occurrence ). Et cela d’abord parce que chacune des deux périodes a vu se succéder des ministres de l’Education nationale appartenant d’abord à des gouvernements de gauche, puis de droite.

Pour la première période ( allant de 1987 à 1997 ) : les ministres socialistes Lionel Jospin, puis Jack Lang de 1988 à 1993 ; et François Bayrou de 1993 à 1997.

Pour la seconde période ( allant de 1997 à 2007 ) : les ministres socialistes Claude Allègre ( et Ségolène Royal en tant que ministre déléguée aux enseignements scolaires ), puis à nouveau Jack Lang, de 1997 à 2002 ; et Luc Ferry, François Fillon, Gilles de Robien de 2002 à 2007.

 

 

Pour ce qui concerne la question de " la baisse " ( générale ? ) " du niveau ", on se souvient de la mise en garde retentissante des sociologues Christian Baudelot et Roger Establet dans leur ouvrage paru au Seuil précisément en …1989 : " Le niveau monte ; réfutation d’une vieille idée concernant la prétendue décadence de nos écoles ", à partir d’un florilège des affirmations péremptoires faites tout au long de l’histoire, et de l’analyse de l’évolution séculaire des résultats des conscrits aux tests qu’ils passaient lors de leur incorporation.

Les deux sociologues n’avaient pas manqué d’être durement interpellés par Alain Finkielkraut et Elisabeth de Fontenay dans une tribune parue dans " Le Monde " du 10 février 1989, il y a tout juste vingt ans. Le temps passe… " Il faut le dire d’entrée de jeu : ‘’le niveau baisse’’ et ‘’le niveau monte’’ sont, appliqués à l’école, deux énoncés strictement équivalents, également dérisoires et dénués de pertinence. Affirmer, comme le font Christian Baudelot et Roger Establet dans leur dernier livre, que le niveau monte, ce n’est pas rompre avec un cliché, c’est le répéter, en se contentant de l’affecter d’un autre signe. […] Plus on sait et plus ça circule, plus le niveau monte. Mais qu’est-ce qu’on accumule ? Du quantitatif, du mesurable, du comptable. Qu’est-ce qui circule ? De l’information bien sûr, étant entendu que moins ça exprime plus ça communique […] Et ce message euphorisant – le niveau monte, à bas les vieux ! – relègue en fin de volume la mention de l’écart grandissant entre les élèves des cycles courts et des cycles longs. Le scandale majeur ne résidera-t-il pas, cependant, dans cette distance qui fissure le principe démocratique ? Et n’appartenait-il pas à des théoriciens de la critique sociale d’opportunément sonner l’alarme à ce sujet ".

Cette " alarme ", Christian Baudelot et Roger Establet l’avaient pourtant bel et bien sonnée dans leur livre, accompagnée d’une métaphore qui m’apparaît plus que jamais éclairante. Après avoir noté que la fraction des 30% qui réussissaient le mieux aux tests d’incorporation les réussissaient plus que jamais dans les années 1980 (et que la plupart des autres réussissaient un peu mieux que dans les décennies précédentes ), ils attiraient en effet fortement l’attention sur le décrochage de la fraction des 20% qui réussissaient le moins ces tests, et de moins en moins… " Il reste encore aujourd’hui une quantité substantielle de jeunes qui sortent de l’école sans maîtriser les éléments fondamentaux d’un savoir minimum. L’élévation générale du niveau n’a exercé sur le leur aucun effet d’entraînement ; il n’y a aucune raison que la situation s’améliore tant qu’on comptera sur la hausse du plafond pour relever le plancher. La formule du SMIC culturel rompt, dans son réalisme modeste, avec la représentation dominante du libéralisme scolaire : elle oblige à ne plus considérer l’école depuis son sommet, mais à partir de sa base " ( " Le niveau monte ; réfutation d’une vieille idée concernant la prétendue décadence de nos écoles ", 1989, p. 195 ).

Tous les commentaires

Voila qui met parfaitement en lumière l'aspect structurel de la difficulté scolaire et qui laisse planer le doute quant à une réponse exclusivement interne au monde l'école...

laisse planer le doute quant à une réponse exclusivement interne au monde l'école... . Votre remarque m'inquiète... . Qu'appelez-vous "interne au monde de l'école" ? Où situez-vous ce "monde" ?

Ce que j'exprime est une idée simple. Au cours du XX siècle, d'incroyables efforts ont été fait pour élever le niveau de l'ensemble de la population. Ce pari a été entièrement gagné principalement grâce à l'ouverture de la scolarité à tous. Aujourd'hui, depuis les années 90, nous semblons butter contre un écueil dont nous avons du mal à définir les contours. La réponse la plus couru actuellement est qu'il faut changer les méthodes d'apprentissages, l'organisation de l'école et non augmenter le nombre d'enseignants. Xavier Darcos fait aussi cette analyse mais il la fait sous une volonté du gouvernement de réduire les dépenses de l'Etat à n'importe quel prix. Je m'accorde à penser que l'effort ne doit plus être quantitatif pour venir à bout de la part de la population qui résiste le mieux à l'enseignement et je ne situe pas cet effort au sein de l'école (et encore moins dans les officines privées financées par l'Etat pour lever vos inquiétudes). Les observations que l'on peut faire, en tant qu'enseignant du primaire, et qui, c'est un dur aveu pour un "boudieusien", rejoignent en partie la description des stratégies scolaires de Boudon, conduisent à retenir le désir familial d'immobilité sociale comme facteur principal de l'inertie de ces élèves. Je ferai un pas de plus en affirmant que c'est le manque de perspectives de mobilité sociale des parents qui conduit les parents, et donc les enfants, à ne pas croire (on est bien dans l'ordre de la croyance) en l'école. S'il y a bien des facteurs sociaux (habitus) induisant ses comportements, sa réalité psychologique individualisé se traduit par des phrases du type « j'ai peur que pour lui ça soit dur en CM2 ». Et effectivement, si pour un enfant dont l'intelligence est normale, et même un peu plus mature du fait de la compréhension empirique de la dureté de la vie, atteint les objectifs de sa mère en CM2, on doit se faire un devoir de constater ce processus familial comme le principal blocage. Mais je n'impute pas ce « manque d'ambition » à des stratégies ou des calculs d'investissements individuels, ni je ne renonce à faire progresser ces élèves en haussant les épaules pour dire des « c'est comme ça, c'est leur vie», mais au fait que la société n'offre aucune perspective d'évolution positive pour ces parents. Derrière chaque enfant en difficulté « qui résiste », il y a une histoire familiale qui n'est que sociale. C'est pourquoi, je crois que la perspective d'avoir un emploi, d'évoluer au cour d'une carrière (la France est spécialiste dans les carrières « plafonnée » au SMIC), de se former une fois adulte est primordiale pour permettre à un enfant de se projeter dans l'avenir. Sans projet, les parents ne peuvent insuffler un désir d'avenir aux enfants (désolé pour le désir d'avenir). Les solutions sont donc « au dehors du monde éducatif » dans la capacité de mettre en place une formation professionnelle efficace pour adulte, faire respecter le code du travail par plus d'inspecteurs du travail, le développement de la représentation syndicale, la mise en place d'incitations/sanctions pour favoriser des évolutions de carrières, l'allongement du congé de maternité...autant de mesure hors des murs de l'école mais qui favorise la mobilité sociale et rompt avec une société fermée. . C'est pourquoi je crois qu'il est possible de pister cette intuition par des statistiques : en comparant les résultats des élèves selon les parcours des mobilités sociales des parents (est-ce qu'être représentant syndical, être élu de sa commune, président d'une association, passer par une phase de formation professionnelle (réelle) sont autant de facteurs qui pourraient permettre aux enfants de mieux réussir ?)

Vos remarques sont très pertinentes et pour une grande partie contre la "pensée unique" ambiante, surtout imprimée par la pensée de gauche. Vous mentionnez le SMIC, un tabou, mais il a paupérisé toute une partie de la société française par pure idéologie. . Car si un employeur n'a pas de "salaire minimum" imposé par la loi, il peut négocier et embaucher à des tarifs qui lui semblent en cohésion avec son marché, ses concurrents, et la motivation qu'il veut donner à ses employés. En France, le salaire minimum étant fixé, tous les employeurs s'orientent à ce plancher, ce qui fait avancer toute une couche de la population au rythme des décisions gouvernementales qui "fixent" la paupérisation par le "salaire minimum". C'est totalement tabou d'en parler en France, car on pense surtout "sécurité" et "salaire garanti", c'est le salaire de la peur et du conservatisme. . En Allemagne, il n'y a jamais eu de SMIC et les salaires ont toujours été plus élevés, depuis au moins 30 ans où je vis dans ce pays. Bien sûr il y a des gens qui sont payés en dessous de ce qui correspond au SMIC, mais c'était une minorité avant la crise. Une analyse sur les 30 dernières années, montre la différence entre les deux systèmes au profit des salariés non "soumis" au SMIC. Travaillant dans le recrutement sur les deux pays, je vois les différences frappantes depuis des décennies... Mais le sujet du SMIC est totalement tabou en France, car on suppose, par idéologie, qu'un employeur (je ne parle pas des grandes entreprises, mais des PME) va exploiter ses employés, alors qu'en fait, il s'agit d'une co-dépendance. Un employeur ne peut rien faire s'il n'a pas de bons employés, motivés, donc bien traités. Sinon, ils partent ailleurs. Tant que les salariés français auront peur et n'auront pas conscience de leur propre valeur pour un employeur, on assistera à la poursuite de la paupérisation de toute cette couche de la société qui avance toute au même rythme, fixé par le SMIC. Les gouvernements successifs leur donne cette "aumône garantie", du pur mépris qui les traitent de manière intantile... . Actuellement en Allemagne, depuis les réformes de G: Schröder, il y a une revendication de l'aile gauche du SPD pour introduire le SMIC en Allemagne. Certains secteurs l'ont déjà installé. Mais la majorité des acteurs de l'économie ont vu - avec l'exemple de la France - que le SMIC contribuait à la paupérisation de toute une couche sociale sur des décennies et y sont farouchement opposés. . Donc votre remarque est très pertinente. De même que celle concernant le milieu familial et sa perception de l'école et de "l'échec scolaire" - terrible terme utilisé par l'Education Nationale - qu'ils ont subi et le mépris total du travail manuel en France par le milieu enseignant. On dit aux enfants qui ne "réussissent" pas qu'ils feront des "manuels". Alors qu'en Allemagne, les artisans sont très respectés, gagnent souvent plus que les cadres français. Un proverbe dit "Le travail manuel a le sol en OR". En France, on mise tout sur l'intellect et c'est une grosse erreur, car un être humain n'est pas qu'un cerveau, ni les choses apprises dans les "Grandes Ecoles", financées par toute une population qui n'ira jamais, sont souvent très théoriques et en déphasage total avec la VIE réelle. C'est une "culture" d'une "élite" comme on cultive les microbes dans des cultures en laboratoire... . On peut penser de Bayrou ce que l'on veut, je n'apprécie pas toujours ses actes, mais il a fait faire une enquête quand il était au ministère de l'EN concernant le milieu familial des enfants, car il avait constaté que des enfants de toutes les couches sociales avaient des problèmes avec l'école. Et la conclusion de l'enquête a été la suivante: "Les enfants des familles qui aimaient et respectaient l'Ecole, réussissaient, ceux qui dénigraient l'Ecole en famille, échouaient". Donc, vos observations concordent avec cette enquête. C'est aussi au niveau familial et psychologique qu'il faudrait que l'Education Nationale agisse et commence tout d'abord par RESPECTER le travail manuel et lui donner une grande valeur, en sortant de cet intellectualisme morbide et méprisant. . Tous les êtres humains sont des complexes psycho-somatiques et l'interaction entre le corps, l'intellectel et la pschycologie est indéniable. . Continuez à vous engager sur cette voie, c'est vous qui avez raison, d'autant plus que vous le constatez empiriquement sur le terrain. C'est plus précieux que toutes les théories sorties du cerveau des "dirigeants politiques" qui ont perdu tout contact avec la réalité du terrain. . Bon courage pour former les petits d'Homme qui vous sont confiés.

Le SMIC financier a son utilité : dans les pays où il y a un SMIC financier, le rapport entre le décime le plus riche de la population et le décime le plus pauvre est de 1 à 3. Dans les pays où il n'y a pas de SMIC financier, ce rapport est de 1 à 12. . Aussi, le socle commun de connaissances et compétences, parfois appelé "SMIC culturel", est une ambition qui répond à un impératif de justice sociale...

En effet; et ''l'ultralibéralisme est contre''. C'est d'ailleurs pourquoi les sociologues Baudelot et Establet n 'ont certainement pas tort de filer en l'occurrence la métaphore du ''libéralisme scolaire'' ( dans l'extrait de leur livre cité en fin de billet )

Utiliser le terme "SMIC" qui vient de "Salaire" pour définir toutes sortes de choses, biaise le débat selon moi. . D'accord avec la partie du texte: "oblige à ne plus considérer l’école depuis son sommet, mais à partir de sa base". . Cela aurait toujours dû être le cas. . En réponse à remyrem2 qui utilise aussi de sigle SMIC, une question : "Qu'appelez-vous SMIC financier?" . En ce qui concerne le vrai SMIC, la situation est telle que je l'ai décrite entre les deux pays. Sur une période de 30 - 40 ans environ. Les niveaux de vie sont assez différents et ne se mesurent pas vraiment statistiquement, car les paramètres utilisés pour mesurer ne sont pas les mêmes ou n'ont pas la même signification dans les différents pays, comme le seuil de pauvreté par exemple.. . Si on prend juste le revenu en terme de somme d'argent, on a une vue tout à fait faussée, car dans un pays s'ajoutent les dons en nature, comme les vêtements d'hiver et d'été pour toute la famille, le téléphone, la part du loyer, les soins médicaux gratuits, etc. etc. On ne peut comparer des pommes et des poires.

J'ai fait un parallèle entre SMIC financier (petit plénonasme, je sais) et SMIC culturel... Cela signifie le minimum, le vade mecum, le viatique : ce qu'il faut au minimum pour subvenir à ses besoins pécuniers comme à ses besoins intellectuels.

Il faudrait recommander la lecture de ce billet (comme tant d'autres sur Médiapart) à Nicolas Sarkozy. En effet, lors de son récent discours sur la recherche, celui-là même qui met le feu aux poudres dans les universités françaises, n'a-t-il pas affirmé doctement "Sans évaluation, pas de performance" ?
Cette tendance, cette tentation, à vouloir traduire toutes les situations par un chiffre d'or, rendant l'analyse inutile et les solutions immédiates traduit la mort de la pensée politique et sociale. Allez, encore une lecture pour notre président : Edgar Morin, au-delà de sa "politique de civilisation" bien (mal) connue de lui, a écrit quelques opuscules qui pourraient l'intéresser sur la nécessité de prendre en compte la complexité des événements. Eh oui, un seul nombre n'y suffit pas. Fichtre !

Je doute fortement que Nicolas Sarkozy lit pour s'instruire. Il est plus probable qu'il s'en moque royalement de la qualité et de la pertinence des débats, sur Mediapart comme ailleurs. L'"ouverture" est une "politique" (au sens qu'en donne le président Sarkozy), et non pas une philosophie de vie ou une orientation de l'être. Le monde qui l'entoure l'intéresse fort peu, c'est le monde dont il s'entoure qui l'intéresse.

En effet , le plafond monte toujours : voyez les programmes de biologie , de physique ...en terminale .Quand aurons-nous enfin un vrai socle commun minimum mais donnant de vraies bases opératoires pour être capables de s' instruire , de se cultiver tout au long de la vie et de prendre plaisir à toutes les nouveautés .

Le socle commun de connaissances ET de compétences est plus que jamais d'actualité. Il serait intéressant de référencer les "pour" et les "contre"... dans les partis politiques, dans les syndicats enseignants... Cet exercice permettrait de faire une différence claire entre le camp des constructeurs et celui des conservateurs.

Bonne question et certainement bon test ( qui vraisemblablement donnerait des résultats parfois surprenants, mais instructifs )

. Le niveau baisse ? . Bof ! . Du moment que le syndicalisme se maintient... . jpylg

Touché! Mais pas coulé: cela ne me suffit pas, sans quoi je n'aurais pas écrit ce billet....

. Je m'entends, claude lelièvre : ce n'est certainement pas vous que je vise en disant cela ... . De même que je ne me moque pas si je dis : "merci de nous éclairer..." . evidemment, on peut s'y tromper... . jpylg

C'est tout le problème des mises en abyme, à manier sans doute avec beaucoup de précaution et de parcimonie. Sans quoi, très vite, plus personne ne sait où il en est, où il est. Et c'est la fuite, l'explosion ou l'ostracisme. On croyait rompre une communication routinière, pour une expression plus forte. Et c'est l'incommunicabilité pour tout horizon.

. une expression plus forte... l'explosion... l'ostracisme...claude lelièvre . Egalement le solipsisme, comme on me l'a dit récemment. . Je viens d'écrire quelques mots à ce sujet dans le fil sur le formatage de l'opinion, où il est question des yeux qui ne peuvent pas se voir, si ce n'est dans les yeux de l'autre, ou éventuellemnent dans un miroir, lequel - même déformant - peut vous envoyer des informations utiles... utiles y compris pour comprendre la déformation... . j'ai peur d'être prétentieux avec une telle argumentation; je vais toutefois me permettre de dire que j'ai animé de très nombreux stages de communication d'entreprise pendant dix ans dans un cabinet de psycho-sociologues. Je connais l'effet des mots. . Je suis le premier destinataire de mes messages. Je veux savoir exactement ce que je pense sur tel ou tel sujet; donc, je cherche à l'exprimer pour moi-même; je suis souvent surpris que cela en intéresse d'autres; en revanche, je ne suis pas surpris que, généralement, ces "autres" comprennent de travers. Et cela pousse plus loin ma réflexion : pourquoi (en dehors du problème des mots qui peuvent être une première cause , mais il y en a d'autres) pourquoi comprennent-ils de travers, ou pourquoi ne veulent-ils pas comprendre, ou ne veulent-ils pas entendre ? . Mais rassurez-vous, Claude Lelièvre, je ne me prends pas pour Nietzsche. . jpylg

Cher Claude Lelièvre, existe t'il quelque part une statistique (je ne crois pas mais bon) qui distinguerait la réussite des élèves au sein des ouvriers/employés selon l'engagement syndical ou politique des parents. Je suis sûr que nous pourrions en tirer grand profit. Peut-être est-ce une question à poser à Louis Maurin. Avez-vous des éléments de réponses ? ou cela vous laisse t'il perplexe ? Est-ce que champ d'investigation vous semble incongru ?

Cher Sébastien Rome, je ne connais pas de statistiques établies sur ce sujet. Mais il y a une trentaine d'années, une thèse ( que j'ai malheureusement - ou heureusement ? - perdue de vous ) avait mis en valeur l'importance statistiquement dominante de l'intérêt ( et de l'espérance ) portés sur l'école par les parents d'élèves d'origines populaires ( par rapport à d'autres variables, de compétences plus culturelles y compris)

Peut être un jour trouvera-t-on des sociologues pour évaluer les évolutions de niveaux en fonction de la probabilité plus ou moins grande de monayer équitablement ses résultats scolaires sur le marché du travail en fonction de l'espace de participation démocratique qui reste encore aux catégories sociales les plus maltraitées en fonction de pédagogies qui parient sur l'intelligence... ou sur l'utilisation propagandiste de simplifications populistes. Les comptabilités me semblent entrer dans les préoccupations dominantes des instances décideuses : comment transmettre les bases sans risquer d'élever le niveau d'intelligence. Serge Koulberg

Cher Serge Koulberg, la question fondamentale en l'occurrence est bien de savoir ( au mieux ) ce que l'on compte et comment, et surtout pour quoi et pour qui . Et il y a de quoi s'interroger tout particulièrement là dessus depuis un certain nombre d'années, et encore davantage actuellement. Même si cela m'apparaît, en définitive, comme l'on dit maintenant, incontournable.

comment transmettre les bases sans risquer d'élever le niveau d'intelligence Mais c'est exactement de cela qu'il s'agit :-) . Voici ce que j'écrivais sur http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/301208/la-formation-de-la-pensee-francaise-et-ses-consequences Le peuple "s'autorégule" pour ne surtout pas arriver au niveau de "l'élite" qui est réservée juste à quelques-uns... . Et le pouvoir en place - de gauche comme de droite - veille à n'avoir qu'une petite "élite" qui se reproduit elle-même. . La preuve ? . La dépense publique annuelle par étudiant en 2006 était de 9 370 €, ce qui place la France en dessous de la moyenne des pays de l'OCDE et masque une grande diversité puisque les chiffres varient de . - 7 840 € pour les universités à près de - 20 000 € pour les « grandes écoles »... presque trois fois plus, financés par ceux dont les enfants n'iront jamais... . Sans parler du mépris par le pays du "travail manuel" et des quelque 500.000 jeunes qui quittent le système scolaire sans AUCUNE formation. Un scandale... . 67,1 % des chefs de famille d'élèves de grandes écoles sont cadres supérieurs, alors qu'ils ne sont que 15,7% dans la population totale, . Voir "Origine sociale des élèves : ce qu'il en est exactement - Conférence des Grandes Écoles, juin 2005", document à lire avec attention: http://www.cge.asso.fr/SYNTHORIGINECSP2004B1406.pdf . En fait, tout commence à la maternelle...

Dans le même sens : la note 07-41 de la Direction de la prospective et de l'évalution du ministère de l'Education nationale, nous apprend que la Fance se situe au-dessous de la moyenne pour l'enseignement élémentaire ( avec une dépense de 5080 équivalents dollars par écolier pour l'année 2004, contre 5830 pour la moyenne des pays de l'OCDE) alors qu'elle dépense plus par élève du second degré que la moyenne des pays de l'OCDE ( 8740 équivalent dollars contre 7280 en moyenne ), cela étant dû essentiellement au coût ( relativement ) élevé du lycéen en France ( 10 320 euros en second cycle long ou technologique; 10380 euros en second cycle professionnel ) pour 2006 . Certes, tout n'est pas essentiellement de l'ordre des moyens; mais c'est une indication sur la façon dont les priorités sont établies en France. Le ''sommet'' ( relatif ) avant la ''base''.

Est-ce une des raisons pour lesquelles les enfants français n'aiment pas l'école ? . Ce qui est très triste... et joue un très grand rôle pour l'avenir du pays. . Voir le fil : Les enfants français n'aiment pas l'école. Pourquoi ?

Il y aurait tant à dire sur ces "évaluations" de personnes, comme des choses. Que l'on évalue un travail fait, que les élèves eux-mêmes s'auto-évaluent, oui, sûrement, pourquoi pas ? La réflexion, la recherche sont absolument nécessaires. Mais c'est le sens même de ce mot "évaluation" (de la personne humaine), qui est vraiment à considérer. Mais surtout, c'est cette volonté actuelle d'évaluer la jeunesse française, qui est vraiment préoccupante. Que cherche-t-on en voulant ainsi étiqueter "les jeunes" ? Voici l'orthographe d'un texte véridique d'une personne adulte (d'environ cinquante ans), Conseiller dans une agence bancaire : "je vous souhaite a mon tour une bonne continuation et des reception de votre transfert de compte, je ferais partie votre dossier a votre nouvelle agence" Cette personne est "cadre" et n'a pas vingt ans. Bien cordialement à vous,

Sur l'auto-évaluation des élèves - qui devrait aller de pair avec l'évaluation des enseignants par les élèves - je vous raconte juste ce que j'ai vécu à Hambourg, dans une Ecole certifiée ISO 9001. . Il y avait des formulaires d'auto-évaluation pour chaque enseignant - le directeur avait le même. L'enseignant remplissait son formulaire et le directeur aussi. Puis il y avait un entretien entre les deux, et chacun devait expliquer ses "notes". C'était intéressant car souvent le directeur donnait de meilleures notes et les justifiait et sur certains points de moins bonnes et les justifiait. Cela favorisait l'avancée des deux. . De plus, chaque enseignant avait un formulaire à remplir sur la direction, tout anonyme et juste une croix à mettre, on ne pouvait donc identifier les personnes. Le contenu du formulaire avait été négocié entre la direction et les représentants du personnel. . Il y avait ensuite une réunion pour discuter - ensemble - des résultats. Le but étant l'amélioration continue. . Les élèves avaient aussi un formulaire de questions à remplir, une fois par trimestre. Il jugeaient tout, depuis le secrétariat, en passant par les locaux, et les cours, les différentes matières, etc... . Etant directrice adjointe, j'avais la tâche de passer dans les classes pour faire remplir le formulaire et j'en faisais l'évaluation sur informatique. On voyait très bien où étaient les problèmes et ce qu'il fallait améliorer. . Dans le cas des maternelles ou écoles primaires, on pourrait envisager un formulaire parents-enseignants. . Cela changerait toute l'ambiance entre les divers acteurs, si le but était l'amélioration continue et le respect mutuel. .

.

Ce témoignage de votre expérience est très édifiant et passionnant. Il y a peu d'expériences pédagogiques nouvelles en France, mais il y en a eues : Dans une école primaire, expérimentale à l'époque (1975-81) - l'école Bossuet à Paris 6ème -, où le travail se faisait en "ateliers", les élèves s'auto-évaluaient aussi chaque semaine avec l'aide de leur instituteur(trice), et la vie de cette école ouverte était un enchantement, tant pour les enfants que pour les enseignants - sans oublier les parents qui avaient aussi toute leur place. Jamais une évaluation d'un enfant ne se faisait, sans concertation, sans dialogue, sans accord - le but de ces évaluations du travail d'abord à accomplir (en début de semaine) et ensuite accompli, étant la progression et la réussite scolaire - les enfants étant invités à être participants à part entière à leur programme scolaire, comme au projet pédagogique et son organisation. L'élaboration même des lois de l'école se faisait avec les élèves. Inutile de dire que c'était une école vivante, puisque cette pédagogie prenait sa source auprès des enfants en étant les créateurs ! Et bien évidemment, ce dont nous parlons ici, n'a rien à voir avec l'évaluation, selon Nicolas Sarkozy. Merci à vous Claude Lelièvre, d'inviter, grâce à ce billet, à cette réflexion.

Excellent ce que vous citez sur l'école Bossuet de Paris. . Mon fils a aussi été dans une école semblable, avec projets sur la semaine, chaque enfant avançait à son rythme, il y avait trois enfants handicapés par classe. Une instit, un "social-pédagogue" (je ne connais aucun équivalent en France) et un jeune qui faisait son service civil et était chargé d'aider les enfants handicapés. . Les bulletins trimestriels étaient tous encourageants, mentionnaient ce que l'enfant savait déjà et ce qui lui restait à apprendre dans le cadre du trimestre, et ce pour toutes les matières. Je les ai conservés, car je n'ai jamais vu cela en France. Et pourtant j'en ai vu des bulletins de notes... où les "peut mieux faire" "doit faire une effort" etc... l'emportaient... . Merci de votre témoignage. Peut-être ce fil apportera d'autres sources de bonheur dans ce paysage triste...

Non seulement les enfants doivent aimés l'école pour pouvoir réussir mais en plus ils doivent aimés les enseignants. Force effectivement de constater le hiatus entre les élèves de parents dont les carrières n'en sont pas aux parents qui peuvent évoluer dans le milieu professionnel. J'insiste sur le fait que les enfants doivent aimer les enseignants. C'est sans nul doute la raison principale pour laquelle régulièrement je défends ce corps. Mais je constate aussi son manque de flexibilité. Lorsqu'un gamin pose les questions du pourquoi du comment de la présence ou pas d'une mosquée dans une petite ville, je suppose qu'un cours d'Histoire est indispensable. Faut-il qu'un instituteur soit expert sur des sujets comme la démographie, l'immigration, les mathématiques, l'anglais etc.? A mon humble avis, l'instituteur doit être méthodique et pragmatique. Un enseignement ici ne peut pas être le même là. L'objectif doit pour autant rester le même : Savoir lire, écrire et compter pour pouvoir suivre au collège. Maintenant c'est du "donnant-donnant", nos élites puisqu'elles sont des élites doivent apprécier le parcours d'un enfant ou se cumulent les difficultés économiques et sociales. Apprendre l'arabe ne doit pas être un handicap pour entrer à Sciences Po ou à Maths Sup bien au contraire ! Or nos élites ne sont pas évaluées tout le long de leur parcours professionnel. Sortant de l'ENA, un médiocre pour ne pas dire un imbécile ne subira plus la moindre sanction en cas de défaillance pendant toute sa carrière ! Un préfet peut-il être sanctionné si l'ordre n'est pas maintenu ? Aujourd'hui oui mais malheureusement sous un faux prétexte ! Etait-ce le cas hier ? Non ! Une école pour tous, tout le long de la vie, doit nécessiter une évaluation. Ainsi peut-elle introduire de l'égalité entre les hommes ! Par ailleurs, notre société n'accepte pas aujourd'hui la diversité. Seul le sport offre un avenir à certains de nos gamins ! Seulement comme le dit Finkielkraut, il est plus difficile de faire un Zidane qu'un polytechnicien ! Alors imaginez demain faire des "Marie Curie", c'est tout simplement faire des plans sur la comète ! Soyons rationnels, le meilleur moyen pour que nos enfants apprennent, est de leur permettre de jouer ! Jouer à compter, c'est découvrir les nombres, l'écriture et la poésie ! Jouer à écrire, c'est découvrir la logique et le raisonnement ! Jouer est donc apprendre son histoire qui se coule dans une Histoire, celle de la République !

Non seulement les enfants doivent aimés l'école pour pouvoir réussir mais en plus ils doivent aimés les enseignants. Force effectivement de constater le hiatus entre les élèves de parents dont les carrières n'en sont pas aux parents qui peuvent évoluer dans le milieu professionnel. J'insiste sur le fait que les enfants doivent aimer les enseignants. C'est sans nul doute la raison principale pour laquelle régulièrement je défends ce corps. Mais je constate aussi son manque de flexibilité. Lorsqu'un gamin pose les questions du pourquoi du comment de la présence ou pas d'une mosquée dans une petite ville, je suppose qu'un cours d'Histoire est indispensable. Faut-il qu'un instituteur soit expert sur des sujets comme la démographie, l'immigration, les mathématiques, l'anglais etc.? A mon humble avis, l'instituteur doit être méthodique et pragmatique. Un enseignement ici ne peut pas être le même là. L'objectif doit pour autant rester le même : Savoir lire, écrire et compter pour pouvoir suivre au collège. Maintenant c'est du "donnant-donnant", nos élites puisqu'elles sont des élites doivent apprécier le parcours d'un enfant ou se cumulent les difficultés économiques et sociales. Apprendre l'arabe ne doit pas être un handicap pour entrer à Sciences Po ou à Maths Sup bien au contraire ! Or nos élites ne sont pas évaluées tout le long de leur parcours professionnel. Sortant de l'ENA, un médiocre pour ne pas dire un imbécile ne subira plus la moindre sanction en cas de défaillance pendant toute sa carrière ! Un préfet peut-il être sanctionné si l'ordre n'est pas maintenu ? Aujourd'hui oui mais malheureusement sous un faux prétexte ! Etait-ce le cas hier ? Non ! Une école pour tous, tout le long de la vie, doit nécessiter une évaluation. Ainsi peut-elle introduire de l'égalité entre les hommes ! Par ailleurs, notre société n'accepte pas aujourd'hui la diversité. Seul le sport offre un avenir à certains de nos gamins ! Seulement comme le dit Finkielkraut, il est plus difficile de faire un Zidane qu'un polytechnicien ! Alors imaginez demain faire des "Marie Curie", c'est tout simplement faire des plans sur la comète ! Soyons rationnels, le meilleur moyen pour que nos enfants apprennent, est de leur permettre de jouer ! Jouer à compter, c'est découvrir les nombres, l'écriture et la poésie ! Jouer à écrire, c'est découvrir la logique et le raisonnement ! Jouer est donc apprendre son histoire qui se coule dans une Histoire, celle de la République !

@ zaaga: Vous avez tout à fait raison sur deux points essentiels, lorsque vous écrivez . 1) J'insiste sur le fait que les enfants doivent aimer les enseignants. C'est sans nul doute la raison principale pour laquelle régulièrement je défends ce corps. Mais je constate aussi son manque de flexibilité . C'est tout à fait exact. Pour apprendre, il faut AIMER. On n'apprend très mal ce que l'on n'aime pas. Par contre, on investit une force énorme dans ce que l'on aime. . Les enseignants ont un grave problème. Ils ont quitté l'école pour leurs études et reviennent à l'école, sans RIEN connaître du monde des parents, du monde du travail. . C'est pourquoi je suis pour . a) Un service civil obligatoire pour tout garçon et fille de plus de 16 ans, si possible avant de commencer des études, car après cette année d'expérience humaine et professionnelle, une grande partie va changer de projets de vie, car ils y verront plus clair . b) Un stage en entreprise - de production, agricole, de service ou social - pour toute personne se destinant à l'enseignement en maternelle, école primaire ou lycée. . Ayant une grande partie de ma famille dans l'Education nationale, je vois bien à quel point le manque de flexibilité est caractéristique de cette profession. La raison est qu'ils sont toujours devant une classe ou un groupe d'enfants où ils occupent la position du "sachant" devant des "ignorants". Cette position, répétée pendant des années où ils répètent ce qu'ils ont appris au cours de leurs études, sans ajouter d'autres matières ni d'autres savoirs, les conduit à un manque total de remise en cause ou de flexibilité. Le maître a raison, point. Les autres - enfants, parents, politiques, etc... - sont des ignorants. . C'est une position terrible que très peu d'enseignants - heureusement ils existent - arrivent à remettre en question et à accepter l'autocritique et surtout la critique externe, même constructive. . 2) En ce qui concerne le sujet "aimer l'Ecole et les enseignants", j'ai recherché et trouvé ce que disait F. Bayrou à ce sujet lors de la campagne des présidentielles: "...Je sais bien, j'ai bien vu, après l'émission de lundi soir, qu'un certain nombre de gens regrettaient que je ne me joigne pas au cœur de ceux qui montrent du doigt les enseignants. Je ne le ferai jamais, car j'ai le souvenir récent d'un événement qui s'est produit alors que j'étais ministre de l'Éducation nationale. J'avais eu l'idée de lancer une Enquête pour savoir pour quelle raison il y avait -phénomène bizarre-, dans un pays où tout le monde disait que le succès scolaire venait de la famille, il se faisait qu'il y avait des enfants issus de milieux très défavorisés qui réussissaient très bien, pas majoritairement, pas assez, mais il y en avait, et des enfants issus de milieu très favorisés, matériellement ou culturellement, et qui échouaient sans qu'il y ait de raison intellectuelle à cet échec. J'ai demandé que des gens intelligents, pour une fois très formés et très ouverts conduisent cette enquête et la conclusion a été, pour moi, une leçon que je n'oublierai jamais. Elle était celle-ci : réussissent les enfants dans la famille desquels l'école est estimée, soutenue, défendue par les parents et échouent les enfants dans la famille desquels l'école est méprisée, accusée et, au fond, dépréciée par les parents. Eh bien, mes chers amis, je voudrais que l'on y réfléchisse tous ensemble, car c'est une grande cause et ce qui est vrai dans une famille est vrai dans une nation. En effet, les pays du monde qui ont les meilleures performances scolaires, les pays du sud-est asiatique et les pays scandinaves, sont des pays dans lesquels l'école est soutenue par l'ensemble de la nation." . A lire entre autres sur: L'avenir dans une République sociale ! . Une école pour tous, tout le long de la vie, doit nécessiter une évaluation. Absolument d'accord. . Alors imaginez demain faire des "Marie Curie", c'est tout simplement faire des plans sur la comète ! Soyons rationnels, le meilleur moyen pour que nos enfants apprennent, est de leur permettre de jouer ! Jouer à compter, c'est découvrir les nombres, l'écriture et la poésie ! Jouer à écrire, c'est découvrir la logique et le raisonnement ! Jouer est donc apprendre son histoire qui se coule dans une Histoire, celle de la République ! . Vous avez totalement raison, ce n'est que par le JEU que les enfants, les plus jeunes, apprennent. Quand je vois les maternelles et le primaire en France, j'en ai la chair de poule... . Voir le fil que j'avais lancé suite à la publication d'un rappport de l'OCDE sur l'Ecole: http://www.mediapart.fr/club/blog/etoile66/090908/les-enfants-francais-n-aiment-pas-l-ecole-pourquoi : Je discutais il y a trois semaines avec deux institutrices, la mère et la fille, lors d'une rencontre chez des amis. La fille venait d'avoir son premier poste, elle était en maternelle - en ce qui est appelé "moyenne section" - et disait qu'elle préfèrerait avoir des enfants plus âgés. La mère disait aussi que c'était "mieux". . Je leur ai dit que pourtant c'était LÀ que se posait toute la base de l'extension du vocabulaire, de la perception du sens des mots, qu'il y avait un grand pourcentage des élèves qui ne comprenait pas ce qui se disait en classe de primaire, etc... elles étaient toutes les deux d'accord sur l'importance de la maîtrise de la langue, mais revenaient tout de suite à ce qui était intéressant pour ELLES en tant qu'enseignantes. J'étais sciée... . Lire aussi l'intéressante étude sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080924.OBS2522/22_des_eleves_en_difficulte_ne_comprennent_pas_les_cour.html . Un extrait en chiffres: . En résumé: - A la question "En classe, est-ce que tu comprends toujours ce que l'on te demande de faire ?", seulement 15 % des enfants répondent "toujours", 63 % "pas certaines fois" et 22 % "souvent, je ne comprends pas". Dans ce cas de figure, seulement 52 % disent solliciter les explications de leur enseignant. . - Près de 30 %"ne lèvent jamais" ou "pas très souvent" le doigt en classe. 56 % d'entre eux l'expliquent par "la peur de se tromper ou la méconnaissance des réponses". . - Près d'un tiers des élèves interrogés disent qu'ils s'ennuient souvent, voire tout le temps à l'école. . - Quelque 35 % ont "parfois mal au ventre" avant d'aller en classe, et la même proportion l'explique par la peur, le stress, ou l'absence d'envie de s'y rendre. . - 42 % ne prennent pas ou rarement un petit-déjeuner avant d'aller en classe. . - 75 % ne pratiquent pas d'activité culturelle ou artistique en dehors de l'école, mais 33 % font du sport en club et 44 % "avec les copains". Plus d'un tiers dit ne "jamais lire ou rarement un livre à la maison". 20 % disent se coucher après 22 heures. Plus de la moitié des élèves interrogés déclarent avoir une télévision dans leur chambre." . Voilà qui en dit long sur les raisons pour lesquelles la majorité des enfants français n'aiment pas l'école... Et sur l'urgence de revoir la structure de la maternelle en France. Non pas la "garde" des enfants, qui y est excellente, mais de ce que l'on fait avec les enfants pendant ce temps de vie.

"Et sur l'urgence de revoir la structure de la maternelle en France. Non pas la "garde" des enfants, qui y est excellente, mais de ce que l'on fait avec les enfants pendant ce temps de vie." Justement, on n'attendait que votre feu vert... Personne n'y avait pensé, c'est ballot !

***Les deux sociologues n’avaient pas manqué d’être durement interpellés par Alain Finkielkraut et Elisabeth de Fontenay dans une tribune parue dans " Le Monde " du 10 février 1989 " (...) ce message euphorisant – le niveau monte, à bas les vieux ! – relègue en fin de volume la mention de l’écart grandissant entre les élèves des cycles courts et des cycles longs. Le scandale majeur ne résidera-t-il pas, cependant, dans cette distance qui fissure le principe démocratique ? Et n’appartenait-il pas à des théoriciens de la critique sociale d’opportunément sonner l’alarme à ce sujet ". Cette " alarme ", Christian Baudelot et Roger Establet l’avaient pourtant bel et bien sonnée dans leur livre*** . Mazette ! Serait-ce que Finkie n'a lu que le titre et la table des matières, ou du moins que le titre l'obsède assez pour lui faire dire qu'une nuance de taille est marginalisée, alors qu'elle figure en bonne place ? Quelle est l'hypothèse la plus favorable pour lui, en termes de niveau ?

''La raison est qu'ils sont toujours devant une classe ou un groupe d'enfants où ils occupent la position du "sachant" devant des "ignorants". ''manque total de remise en cause ou de flexibilité. Le maître a raison, point. Les autres - enfants, parents, politiques, etc... - sont des ignorants.'' Je m'insurge! Que d'inepties redondantes a-t-on encore à lire en 2009! NON , et ce, depuis des années, les enseignants ne se comportent pas comme seuls détenteurs du savoir, face à des ignorants! Lisez les programmes de 2002 , penchez-vous sur la démarche de la ''main à la pâte'' adoptée de plus en plus en ce qui concerne les sciences! Jusqu'aux programmes de 2008, les enseignants devaient mettre leurs élèves devant des situations problèmes pour les amener à réfléchir, à comprendre que le savoir n'est pas une chose gratuite basée sur quelque dogme! Exemples de débuts de séances devant des élèves de cycle 3 (CE2/CM1/CM2) tirés d'ouvrages basés sur des situations problèmes GEOGRAPHIE Importance des coordonnées: longitude/latitude Un vaisseau spatial extra-terrestre est en panne à la surface de notre planète. L'équipage appelle à l'aide. Comment peut-il indiquer sa position?(auteurs: Dalongeville/Huber) Les élèves découvrent ainsi l'importance des coordonnées et le pourquoi de l'invention des planisphères! HISTOIRE (auteur: Dalongeville) Quelle rupture entre l'homme et l'animal? Qu'est-ce qui nous constitue en tant qu'êtres humains? Situation problème: lecture d'un extrait du roman de Vercors:''les animaux dénaturés'' Une population vient d'être découverte: les Tropis. Ils ressemblent à des singes mais sont bipèdes... Ils sont utilisés comme animaux-esclaves. Un homme, révolté par leur sort, décide de choquer l'opinion pour que le problème soit soulevé. Il en élève un comme un enfant puis l'assassine. Il se dénonce ensuite et attend son jugement. LES ELEVES DEVIENNENT JUGES ET SELON LES INFORMATIONS DONNEES DOIVENT DISTINGUER L'HUMAIN DE L'animal. Voilà comment on peut les amener à réfléchir et non à absorber bêtement. EDUCATION CIVIQUE (auteurs: Bour/Pettier/Solonel) La notion de liberté: comparer deux panneaux ''deux panneaux à la même époque dans des pays différents'' Panneau 1: ''Magasin interdit aux chiens et aux noirs.'' Panneau 2: ''Interdit de fumer dans ce magasin.'' etc...etc... MAIS Ô HORREUR! Ô DESESPOIR! Avec les nouveaux programmes de juin 2008, impossible d'opérer de la même façon! Plus de notions à aborder en moins de temps: bref, disparition presque totale de réflexion! Hors les programmes 2002 étaient la fruit de recherches faites par des spécialistes de l'éducation, recherches mises en place en classe! Apprendre à chacun à devenir un futur citoyen libre et autonome, construisant son savoir tout en se construisant: trop ambitieux sans doute? Qu'en reste-t-il pour les enseignants d'aujourd'hui? NOTA BENE: A quand enfin des médias qui traduiraient réellement ce que pensent ou revendiquent les uns sans qu'en ne reste qu'une peau de chagrin misérabilis de sens pour les autres? NOTA BENE: NON LES ENSEIGNANTS N'enseignent pas que devant UN groupe mais adaptent aussi les séances selon les niveaux différents des élèves au sein de ce groupe: pas chaque instant, pas individuellement, mais quand même! Quant à vouloir que les futurs enseignants suivent un service civil ou effectuent un stage en ferme, mais pour qui les prend-on? Ce sont eux qui emmènent nos enfants dans les exploitations agricoles, ces enfants qui ne connaissent que le poisson carré, qui ne distinguent pas tel légume de tel autre, qui ne savent comment se fabrique le fromage! C'est aux gestionnaires pondeurs de programmes aberrants de suivre une formation dans le secteur privé pour comprendre que tous les maillons de la chaîne ne peuvent être séparés , si l'on veut qu'une réforme efficace soit mise en place! Combien de choses encore à répéter? Pendant combien de temps? Bien à vous en ces temps d'incompréhension. La conscience de Zaaga

''La raison est qu'ils sont toujours devant une classe ou un groupe d'enfants où ils occupent la position du "sachant" devant des "ignorants". ''manque total de remise en cause ou de flexibilité. Le maître a raison, point. Les autres - enfants, parents, politiques, etc... - sont des ignorants.'' Je m'insurge! Que d'inepties redondantes a-t-on encore à lire en 2009! NON , et ce, depuis des années, les enseignants ne se comportent pas comme seuls détenteurs du savoir, face à des ignorants! Lisez les programmes de 2002 , penchez-vous sur la démarche de la ''main à la pâte'' adoptée de plus en plus en ce qui concerne les sciences! Jusqu'aux programmes de 2008, les enseignants devaient mettre leurs élèves devant des situations problèmes pour les amener à réfléchir, à comprendre que le savoir n'est pas une chose gratuite basée sur quelque dogme! Exemples de débuts de séances devant des élèves de cycle 3 (CE2/CM1/CM2) tirés d'ouvrages basés sur des situations problèmes GEOGRAPHIE Importance des coordonnées: longitude/latitude Un vaisseau spatial extra-terrestre est en panne à la surface de notre planète. L'équipage appelle à l'aide. Comment peut-il indiquer sa position?(auteurs: Dalongeville/Huber) Les élèves découvrent ainsi l'importance des coordonnées et le pourquoi de l'invention des planisphères! HISTOIRE (auteur: Dalongeville) Quelle rupture entre l'homme et l'animal? Qu'est-ce qui nous constitue en tant qu'êtres humains? Situation problème: lecture d'un extrait du roman de Vercors:''les animaux dénaturés'' Une population vient d'être découverte: les Tropis. Ils ressemblent à des singes mais sont bipèdes... Ils sont utilisés comme animaux-esclaves. Un homme, révolté par leur sort, décide de choquer l'opinion pour que le problème soit soulevé. Il en élève un comme un enfant puis l'assassine. Il se dénonce ensuite et attend son jugement. LES ELEVES DEVIENNENT JUGES ET SELON LES INFORMATIONS DONNEES DOIVENT DISTINGUER L'HUMAIN DE L'animal. Voilà comment on peut les amener à réfléchir et non à absorber bêtement. EDUCATION CIVIQUE (auteurs: Bour/Pettier/Solonel) La notion de liberté: comparer deux panneaux ''deux panneaux à la même époque dans des pays différents'' Panneau 1: ''Magasin interdit aux chiens et aux noirs.'' Panneau 2: ''Interdit de fumer dans ce magasin.'' etc...etc... MAIS Ô HORREUR! Ô DESESPOIR! Avec les nouveaux programmes de juin 2008, impossible d'opérer de la même façon! Plus de notions à aborder en moins de temps: bref, disparition presque totale de réflexion! Hors les programmes 2002 étaient la fruit de recherches faites par des spécialistes de l'éducation, recherches mises en place en classe! Apprendre à chacun à devenir un futur citoyen libre et autonome, construisant son savoir tout en se construisant: trop ambitieux sans doute? Qu'en reste-t-il pour les enseignants d'aujourd'hui? NOTA BENE: A quand enfin des médias qui traduiraient réellement ce que pensent ou revendiquent les uns sans qu'en ne reste qu'une peau de chagrin misérabilis de sens pour les autres? NOTA BENE: NON LES ENSEIGNANTS N'enseignent pas que devant UN groupe mais adaptent aussi les séances selon les niveaux différents des élèves au sein de ce groupe: pas chaque instant, pas individuellement, mais quand même! Quant à vouloir que les futurs enseignants suivent un service civil ou effectuent un stage en ferme, mais pour qui les prend-on? Ce sont eux qui emmènent nos enfants dans les exploitations agricoles, ces enfants qui ne connaissent que le poisson carré, qui ne distinguent pas tel légume de tel autre, qui ne savent comment se fabrique le fromage! C'est aux gestionnaires pondeurs de programmes aberrants de suivre une formation dans le secteur privé pour comprendre que tous les maillons de la chaîne ne peuvent être séparés , si l'on veut qu'une réforme efficace soit mise en place! Combien de choses encore à répéter? Pendant combien de temps? Bien à vous en ces temps d'incompréhension. La conscience de Zaaga

''La raison est qu'ils sont toujours devant une classe ou un groupe d'enfants où ils occupent la position du "sachant" devant des "ignorants". ''manque total de remise en cause ou de flexibilité. Le maître a raison, point. Les autres - enfants, parents, politiques, etc... - sont des ignorants.'' Je m'insurge! Que d'inepties redondantes a-t-on encore à lire en 2009! NON , et ce, depuis des années, les enseignants ne se comportent pas comme seuls détenteurs du savoir, face à des ignorants! Lisez les programmes de 2002 , penchez-vous sur la démarche de la ''main à la pâte'' adoptée de plus en plus en ce qui concerne les sciences! Jusqu'aux programmes de 2008, les enseignants devaient mettre leurs élèves devant des situations problèmes pour les amener à réfléchir, à comprendre que le savoir n'est pas une chose gratuite basée sur quelque dogme! Exemples de débuts de séances devant des élèves de cycle 3 (CE2/CM1/CM2) tirés d'ouvrages basés sur des situations problèmes GEOGRAPHIE Importance des coordonnées: longitude/latitude Un vaisseau spatial extra-terrestre est en panne à la surface de notre planète. L'équipage appelle à l'aide. Comment peut-il indiquer sa position?(auteurs: Dalongeville/Huber) Les élèves découvrent ainsi l'importance des coordonnées et le pourquoi de l'invention des planisphères! HISTOIRE (auteur: Dalongeville) Quelle rupture entre l'homme et l'animal? Qu'est-ce qui nous constitue en tant qu'êtres humains? Situation problème: lecture d'un extrait du roman de Vercors:''les animaux dénaturés'' Une population vient d'être découverte: les Tropis. Ils ressemblent à des singes mais sont bipèdes... Ils sont utilisés comme animaux-esclaves. Un homme, révolté par leur sort, décide de choquer l'opinion pour que le problème soit soulevé. Il en élève un comme un enfant puis l'assassine. Il se dénonce ensuite et attend son jugement. LES ELEVES DEVIENNENT JUGES ET SELON LES INFORMATIONS DONNEES DOIVENT DISTINGUER L'HUMAIN DE L'animal. Voilà comment on peut les amener à réfléchir et non à absorber bêtement. EDUCATION CIVIQUE (auteurs: Bour/Pettier/Solonel) La notion de liberté: comparer deux panneaux ''deux panneaux à la même époque dans des pays différents'' Panneau 1: ''Magasin interdit aux chiens et aux noirs.'' Panneau 2: ''Interdit de fumer dans ce magasin.'' etc...etc... MAIS Ô HORREUR! Ô DESESPOIR! Avec les nouveaux programmes de juin 2008, impossible d'opérer de la même façon! Plus de notions à aborder en moins de temps: bref, disparition presque totale de réflexion! Hors les programmes 2002 étaient la fruit de recherches faites par des spécialistes de l'éducation, recherches mises en place en classe! Apprendre à chacun à devenir un futur citoyen libre et autonome, construisant son savoir tout en se construisant: trop ambitieux sans doute? Qu'en reste-t-il pour les enseignants d'aujourd'hui? NOTA BENE: A quand enfin des médias qui traduiraient réellement ce que pensent ou revendiquent les uns sans qu'en ne reste qu'une peau de chagrin misérabilis de sens pour les autres? NOTA BENE: NON LES ENSEIGNANTS N'enseignent pas que devant UN groupe mais adaptent aussi les séances selon les niveaux différents des élèves au sein de ce groupe: pas chaque instant, pas individuellement, mais quand même! Quant à vouloir que les futurs enseignants suivent un service civil ou effectuent un stage en ferme, mais pour qui les prend-on? Ce sont eux qui emmènent nos enfants dans les exploitations agricoles, ces enfants qui ne connaissent que le poisson carré, qui ne distinguent pas tel légume de tel autre, qui ne savent comment se fabrique le fromage! C'est aux gestionnaires pondeurs de programmes aberrants de suivre une formation dans le secteur privé pour comprendre que tous les maillons de la chaîne ne peuvent être séparés , si l'on veut qu'une réforme efficace soit mise en place! Combien de choses encore à répéter? Pendant combien de temps? Bien à vous en ces temps d'incompréhension. La conscience de Zaaga

''La raison est qu'ils sont toujours devant une classe ou un groupe d'enfants où ils occupent la position du "sachant" devant des "ignorants". ''manque total de remise en cause ou de flexibilité. Le maître a raison, point. Les autres - enfants, parents, politiques, etc... - sont des ignorants.'' Je m'insurge! Que d'inepties redondantes a-t-on encore à lire en 2009! NON , et ce, depuis des années, les enseignants ne se comportent pas comme seuls détenteurs du savoir, face à des ignorants! Lisez les programmes de 2002 , penchez-vous sur la démarche de la ''main à la pâte'' adoptée de plus en plus en ce qui concerne les sciences! Jusqu'aux programmes de 2008, les enseignants devaient mettre leurs élèves devant des situations problèmes pour les amener à réfléchir, à comprendre que le savoir n'est pas une chose gratuite basée sur quelque dogme! Exemples de débuts de séances devant des élèves de cycle 3 (CE2/CM1/CM2) tirés d'ouvrages basés sur des situations problèmes GEOGRAPHIE Importance des coordonnées: longitude/latitude Un vaisseau spatial extra-terrestre est en panne à la surface de notre planète. L'équipage appelle à l'aide. Comment peut-il indiquer sa position?(auteurs: Dalongeville/Huber) Les élèves découvrent ainsi l'importance des coordonnées et le pourquoi de l'invention des planisphères! HISTOIRE (auteur: Dalongeville) Quelle rupture entre l'homme et l'animal? Qu'est-ce qui nous constitue en tant qu'êtres humains? Situation problème: lecture d'un extrait du roman de Vercors:''les animaux dénaturés'' Une population vient d'être découverte: les Tropis. Ils ressemblent à des singes mais sont bipèdes... Ils sont utilisés comme animaux-esclaves. Un homme, révolté par leur sort, décide de choquer l'opinion pour que le problème soit soulevé. Il en élève un comme un enfant puis l'assassine. Il se dénonce ensuite et attend son jugement. LES ELEVES DEVIENNENT JUGES ET SELON LES INFORMATIONS DONNEES DOIVENT DISTINGUER L'HUMAIN DE L'animal. Voilà comment on peut les amener à réfléchir et non à absorber bêtement. EDUCATION CIVIQUE (auteurs: Bour/Pettier/Solonel) La notion de liberté: comparer deux panneaux ''deux panneaux à la même époque dans des pays différents'' Panneau 1: ''Magasin interdit aux chiens et aux noirs.'' Panneau 2: ''Interdit de fumer dans ce magasin.'' etc...etc... MAIS Ô HORREUR! Ô DESESPOIR! Avec les nouveaux programmes de juin 2008, impossible d'opérer de la même façon! Plus de notions à aborder en moins de temps: bref, disparition presque totale de réflexion! Hors les programmes 2002 étaient la fruit de recherches faites par des spécialistes de l'éducation, recherches mises en place en classe! Apprendre à chacun à devenir un futur citoyen libre et autonome, construisant son savoir tout en se construisant: trop ambitieux sans doute? Qu'en reste-t-il pour les enseignants d'aujourd'hui? NOTA BENE: A quand enfin des médias qui traduiraient réellement ce que pensent ou revendiquent les uns sans qu'en ne reste qu'une peau de chagrin misérabilis de sens pour les autres? NOTA BENE: NON LES ENSEIGNANTS N'enseignent pas que devant UN groupe mais adaptent aussi les séances selon les niveaux différents des élèves au sein de ce groupe: pas chaque instant, pas individuellement, mais quand même! Quant à vouloir que les futurs enseignants suivent un service civil ou effectuent un stage en ferme, mais pour qui les prend-on? Ce sont eux qui emmènent nos enfants dans les exploitations agricoles, ces enfants qui ne connaissent que le poisson carré, qui ne distinguent pas tel légume de tel autre, qui ne savent comment se fabrique le fromage! C'est aux gestionnaires pondeurs de programmes aberrants de suivre une formation dans le secteur privé pour comprendre que tous les maillons de la chaîne ne peuvent être séparés , si l'on veut qu'une réforme efficace soit mise en place! Combien de choses encore à répéter? Pendant combien de temps? Bien à vous en ces temps d'incompréhension. La conscience de Zaaga

Cher(e) ? zaaga, Votre "Je m'insurge" auquel je m'attendais, vous a tellement sonné(e) que vous avez tapé trois ou quatre fois sur la touche "publier", de sorte que nous avons votre réponse en plusieurs exemplaires. Peut-être pourriez-vous supprimer le texte de ceux auxquels il n'y a pas encore eu de réponse ? Ce serait plus "léger" pour le fil de discussion. . En fait vous confirmez par votre réponse exactement ce que j'écrivais plus haut. Dans toutes les situations que vous décrivez, la situation est la suivante: L'enseignant SAIT, les élèves découvrent. . Et ce comportement, mille fois répété, contribue à "dé-former" la personnalité de ces "spécialistes" qui ne peuvent plus - au bout d'un certain temps - se remettre totalement en question. Impossible. Il leur faut une énergie énorme pour arriver à admettre qu'ils n'ont pas raison. Je ne leur en veux pas, mais après l'avoir si souvent constaté, j'ai abandonné tout espoir d'un dialogue fructueux et intellectuellement honnête avec la plus grande partie d'entre eux. Car j'ai constaté qu'il leur était impossible de sortir de ce comportement, même entre amis. Ils rejouent le prof et ont tout simplement raison... même quand ils ont tort. Terrible pour leurs amis... . C'est pourquoi il serait urgent que les enseignants sortent de l'Education Nationale pour se retrouver en position de "non-sachant", en entreprise par exemple ou à l'hôpital ou dans une exploitation agricole. Des stages de 6 mois - répartis au cours de leur carrière - pourraient les aider à remettre leurs pendules à l'heure de la population du pays dans lequel ils vivent, surtout à l'heure des parents des enfants dont ils ont la charge... Ils comprendraient mieux...

kairos Comment nier que le niveau baisse? Un exemple? Notre président, dans un discours sur la culture (qui doit être la réponse de la France à la crise mondiale, rien de moins) confond "acceptation" et "acception" ("La république des livres", blog de Pierre Assouline")... Et il paraît qu'il peut faire beaucoup mieux...

Oui le niveau des écoles primaires baisse mais pas seulement celui du niveau général de la culture sans parler de celui des connaissances générales aussi ! Nos politiques et nos spécialistes ne trouvent pas de solutions ! Est-ce notre mode production qu'il faut remettre en cause ? Je tente maladroitement de présenter des pistes de réflexions. Je m'adresse là tout particulièrement à Etoile66. Je le dis clairement ce n'est pas mon job ! Le mien consiste à s'appuyer sur les méthodes d'apprentissage et l'expérience des professionnels de l'éducation pour concevoir des pages interactives. Aujourd'hui il est possible de faire comprendre à nos jolies têtes blondes par simulation en 3D, de façon ludique, la circulation sanguine, le système solaire, des domaines variés et riches de connaissances. Ce travail là s'oppose à certaines pratiques et traditions. Je ne remets pas en cause l'ingéniosité des professionnels. Je souhaite une collaboration plus étroite avec les chercheurs.

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